Toulon

Un article de la désencyclopédie.

Aller à : Navigation, chercher

Sommaire

[modifier] Population

Le Toulonnais se déplace souvent en scooter 2 ou 3 roues (mode j'ai pas le permis moto). Il n'existe pas de place en terrasse aux cafés, car celles-ci sont réservées aux scooters, à moins de vouloir manger dessus... Ces véhicules effectuent tous le même trajet, soit : maison => bistrot => plage =>bistrot => maison; Le Toulonnais mâle s'habille ainsi l'été (mais comme il n'y a pas d'hiver, il s'habille comme ça toute l'année) : chemise rose ou T-shirt D&G, poils saillants, pantacourt, chaine en or de 3kgs, tongues pour la sécurité et obligatoirement un casque de couleur rose ou noir mat.

La Cagole de Toulon (terme non péjoratif ici) est une espèce protégée à ne pas confondre avec celle de Marseille. On la reconnait facilement : Coupe de cheveux à frange, rimmel à la truelle autour des yeux, débardeur avec Wonderbras apparent, pantalon taille basse avec string qui dépasse, bottes ou cuissardes, accent chantant et prononciation particulière des T et des D. La lettre T se prononçant tcheu et la lettre D djeu. Ce qui donne : "Dji moa tcha vu Djylan hier ?"

Toulon est aussi la deuxième capitale de la Bretagne de part la densité de bretons (made in marine nationale) qui la peuplent. Ceux ci ne se déplacent qu'en monospace 7 à 9 places dont seul les deux places avant ne sont pas équipées de sièges enfants.

[modifier] Circulation

Toulon est la seule ville de France où les routes sont tellement défoncées que l'on préfère passer sur les ralentisseurs plutôt que de les éviter. D'ailleurs les habitants se demandent toujours pourquoi il est besoin de placer des ralentisseurs.

La proportion de radars mobiles (bien que les policiers en faction ne soient pas trés mobiles et se retrouvent toujours au même endroit) est plus élevée que les radars fixes, ce qui fait que la profession de radariste automobile a été inventée à Toulon et forme un syndicat trés influent.

La ville a largement investi dans les places de parking (environ 3 000 places pour un besoin quotidien en parc automobile estimé à 75 000 véhicules). D'où la spécialité locale du garage de voiture en double (voire triple) file.

L'automobiliste Toulonnais est très amical et délicat. Cette amabilité se déverse de préférence sur les chauffeurs immatriculés dans le 75. En guise de "bonjour" ils auront droit à un "encore un conno qui vient nous casser les couilleeees" ou à un poétique "dégage Innnnculé de parigot". Dans tous les cas, sachez que si un chauffeur Toulonnais sort sa main de la voiture, le majeur levé au ciel et les autres doigts repliés, il s'agit vraisemblablement d'un salut local auquel il est bienvenu de répondre de la même façon, en y ajoutant un "salut Ducon !" signe de votre bonne compréhension des mœurs locales.

[modifier] Architecture

Son architecture Haussmanno-Bordélienne date du milieu du siècle des Lumières (Courbis, Le Chevalier, Manu Diaz, Raimu). On retrouve la physionomie des grands boulevards parisiens, caractérisée ici par de larges axes automobiles 4x4 voies traversant le centre de la ville. De véritables autoroutes urbaines qui permettent de parcourir Toulon à grande vitesse, et ainsi d'éviter tout contact inconvénient avec la population locale.

La ville est objectivement de l'avis de ceux qui la visitent très moche et vieille, à l'image du centre où il n'y a absolument rien à faire, et où tout vous semble très mais alors très très vieux, surtout dans les vitrines.

La fierté architecturale des Toulonnais reste le Stade Mayol qui abrite les matchs de rugby du RCT et qui autrefois, d'après les contes de nos anciens, abritait aussi des matchs de football, à l'époque lointaine où Toulon avait une équipe (dans les années 1920 selon les historiens). Ce stade qui se situe en plein centre-ville a la particularité de créer un bon gros bordel au niveau de la circulation, car il n'y a aucune place pour s'y garer. A noter que les ferries pour la Corse viennent se garer juste à côté, ce qui (avec les gens qui sortent du centre commercial le samedi) est d'autant plus rigolo en termes de circulation aux heures de pointe.

[modifier] Climat

La ville de Toulon est bien connue pour ses phénomènes météorologiques résultants de la présence d'un micro-climat propre à la cité que ses habitants appellent le "tchedeconencoreunquiasauté". Ce phénomène météo-sociologique est imprévisible et a pour conséquence l'explosion nocturne d'une boite de nuit ou d'un café-restaurant, touché par un éclair que personne n'a vu venir "car on était parti au cabanon dans la colline au même moment, avec des amis qui peuvent en témoigner".

La température moyenne à Toulon s'élève à 35 degrés. Avec environ 52 degrés l'été et 18 degrés l'hiver. Il pleut à peu près 11 jours par an, sauf sur le centre ville ou il ne pleut jamais (même si certaines mauvaises langues prétendent le contraire) et il fait sécheresse le reste du temps; sauf durant les mois de Juin, Juillet et Août, où là il y a des incendies.

L'eau nécessaire au remplissage des carafes à pastis provient du barrage du Revest ou il est interdit de se baigner (oui oui ça donne du goût au pastis).

[modifier] Végétation

Ils sont vraiment partout !!

A une époque, dont seuls les plus âgés (soit 70% de la population) se souviennent (mais pas très bien), la végétation de la cité était rare, mais diversifiée. On pouvait y rencontrer pins parasols, pins maritimes, pins penchés, pins bagnats, pins tades et... platanes.

Mais un jour, le maire de la ville eu la mauvaise idée de vouloir embellir la ville. L'élu bienveillant mais imprudent, décida de faire planter un palmier. Bien mal lui en pris ! Durant quelques jours l'arbuste fit la fierté de la ville mais il montra bien vite sa vrai nature de prédateur. En effet, les palmiers grandissent à une vitesse folle et en quelques semaines à peine la ville n'était plus qu'une vaste forêt de palmiers. Rien n'échappa à cette palmiérisation massive de Toulon. Rond-points, terre-pleins, places, plages, lycées, cinémas, jardiland et autre lieux furent envahis par ce que les toulonnais surnomment désormais "des putains de palmiers".

Grace à ces palmiers ,il ne reste plus qu'au Maire de Toulon à offrir des chameaux aux Toulonnais pour que la place de La Liberté se transforme et que l'on se croit sans difficultées à Marrakech,lorsque la température frôle les 50° au soleil l'été.

Tout cela grâce à un service espace vert les plus dynamiques du pays, et à son directeur motivé, ambitieux, travaillant d'arache pied sur des projets de plus en plus fou...

[modifier] Economie

La force vive de Toulon réside principalement dans la force de travail et la puissance économique de l'ARSENAL. L'arsenal, où il est "plus facile de trouver un poteau électrique en fleurs qu'un ouvrier en sueur" (Yves Pujol du groupe Aioli).

Toulon est également très en pointe dans sa politique économique, en particulier une nouvelle fois grâce à son fameux tunnel, qui ponctionne un maximum de fonds publics (près de 700 millions d'euros pour l'instant). Les travaux ont commencé en 1984 et ne sont toujours pas terminés, et quand ils le seront, l'équivalent de trois tubes de tunnel auront été creusés. Mais réjouissons-nous, les travaux du tunnel doivent s'achever en 2012, au moment où commenceront ceux du chantier du Trolley. Il est bien indiqué le Trolley car du fait du coût du tunnel, et du futur coût de la Ligne à Grande Vitesse, il faut faire des économies. Donc l'équipe municipale, qui est au top de la gestion, à pensé avec juste raison qu'en supprimant les rails du tramway on pourrait économiser des sous. La seule obligation étant de rebaptiser le Tramway en "Trolley". Ce qui nous permettrait de revenir 35 ans en arrière. Attendons l'année prochaine pour voir si de nouvelles économies ne pourraient pas être envisagées, par exemple en supprimant le "Trolley" et en le remplaçant par "rien". Ce qui permettrait d'économiser encore plus de sous et éviterait de supprimer des voies de circulation automobiles, qui sont déjà insuffisantes, et dont on envisage pourtant de réduire le nombre pour laisser passer le Trolley.

Tout le monde connaît son hopital qui s'écroule et l'autre que l'on vous promet depuis une trentaine d'années. Il fait aussi parti des trois premiers employeurs de toulon et surtout employeurs de petits chefs,ce qui fait qu'on recule au lieu d'avancer

[modifier] Culture

La culture nord Africaine est très présente à Toulon, la ville étant la 2eme ville africaine de France après Marseille; du coup cela offre de nombreuses variétés culinaires exotiques telles que le couscous ou le sandwich rat-merguez (une spécialité locale...).

Le marché africain du Cours Lafayette est lui aussi très populaire et fait partie à part entière de la culture de la ville, comme aussi le rendez vous hebdomadaire à l'ANPE pour une grande partie de la population, ou la sieste quotidienne (obligatoire pour certains emplois comme la DDE, la poste, la mairie, la Sécu, ou encore la Préfecture et le Conseil général).

Le monde entier nous envie la richesse de nos équipement de culture et de loisirs: trois stades de foot et de rugby dont un en centre ville (le célèbre stade Mayol), une bibliothèque, un théâtre, deux cinémas, 54 kebabs et 371 bars (dont la moitié ouverts de nuit, du côté du Port).

Toulon est connue pour sa célèbre Poste du Mourillon, ses quatre guichets dont un seul est occupé, superbe lieu de détente et de rencontre où l'on peut passer des heures à 50, sous 45 °c, dans un local de 20 m², à attendre le retrait d'un colis, tout en écoutant le patois local et le langage quelquefois coloré des Toulonnais qui sont des gens patients et courtois.

Ne pas oublier aussi sa célèbre école d'ingénieur, l'ISEN, où chaque année quelques 80 jeunes et boutonneux étudiants deviendront un jour l'élite de la France, si bien sûr l'on ferme toutes les autres écoles y compris les écoles maternelles...

[modifier] Littoral

Toulon à la chance de posséder un littoral. Dans le but fort louable de donner un accès à cette ressource naturelle maritime primordiale et nourricière, et dans l'objectif probable d'éduquer les Toulonnais au respect de ce joyaux sans prix qu'est la mer, une bonne partie du bord de cette fameuse mer a donc été détruit à la dynamite. Effort fondateur qui a permis a deux bijoux d'architecture de devenir des écrins servant à sa juste mesure la beauté et la majesté de cette Méditerranée qui est tout pour le Toulonnais : le port et les plages du Mourillon.

Du premier, il n'est besoin de rien dire tant tout le monde nous l'envie. Les reconstructions d'après guerre ayant encore embelli ce que d'aucuns pensaient déjà toucher à la perfection par l'adjonction de cette novatrice barre de béton... vite devenue une référence internationale posant les bases d'une architecture révolutionnaire dite de la "cage à lapin monumentale". Grâce à son port, Toulon apparaissait déjà, dès la seconde guerre mondiale, sur l'échiquier planétaire des cités aux bâtiments les plus marquants. Un timbre les représentant serait en projet, avec le soutien de notre président Nicolas, et dit-on, du pape Benoît lui même, voyant dans cette œuvre une manifestation tangible de l'esprit divin au travers du génie urbain.

Voici maintenant que s'offrent à nos yeux ébahis, les délicates plages du Mourillon. Accapulco et Tahiti n'ont qu'à bien se tenir, tant les courbes scintillantes du sable artificiel des plages de Toulon touchent au miracle : une pure et simple déclaration d'amour à la mer, à l'eau, au gazon et au bitume. Les plages du Mourillon ont aussi la particularité unique en France d'avoir été entièrement bâties sur des déchets industriels et autres remblais encombrants pour la mairie. Les défenses immunitaires de jeunes Toulonnais étant ainsi sollicitées, renforçant notamment la résistance cutanée aux diverses affections qui tueraient probablement un non Toulonnais. Rituel initiatique, passage fondateur pour le Toulonnais et la Toulonnaise, les mycoses et autres verrues et staphylocoques formant le ferment d'une unité culturelle que nos voisins nous envient. Il fallait y penser et oser ce pari de santé publique et de ré-injection de valeurs initiatiques et sacrées dans une société en perte de repères. Mais les politiciens de Toulon savent faire passer l'intérêt général avant un consensus politiquement correct électoraliste. Le tunnel sous la ville n'étant qu'une illustration récente de ce courage novateur, issu d'une tradition longue et fournie entamée par l'éradication d'une côte trop naturelle et donc, probablement sauvage et pleine d'animaux (vraisemblablement sauvages eux aussi). Ouf. Les Toulonnais l'ont échappée belle!

Mais la mystérieuse beauté du rivage Toulonnais gardait suffisamment de cette nature pour offrir aux citoyens de cette ville une autre merveille du littoral : le sentier des douaniers. Plus que le lieux où Toulon s'effondre (au sens propre) dans l'eau, le sentier est "la voie", au sens du chemin intérieur. La nuit, penseurs et philosophes s'y côtoient, profitant de l'obscurité pour échanger. Ils échangent, ils échangent beaucoup et leurs échanges sont variés - et commencent parfois sur les parkings bitumés du Mourillon, mais je m'égare. Les jeunes Toulonnais y trouvent là source d'inspiration et parfois même d'éducation. Les anciens y ravivent des sensations parfois oubliées depuis longtemps... toujours ce sens du partage, de l'échange et de la curiosité réciproque (ou pas). Si le Mourillon est un rituel de passage "extérieur", au sens cutané, le sentier est lui un rituel de passage "intérieur", au sens organique et viscéral... l'arpenter peut varier d'une balade post hippie teintée de reggae à un mauvais épisode de Derrick, version pervers pépère... que de richesse, que de variété d'expériences offerte aux citoyens aventureux de Toulon!

La baignade le long des côtes permet d'admirer et de croiser une faune et une flore comme nulle autre pareille, il n'est pas rare de se baigner au milieu des sous marins nucléaires, de croiser un pétrolier ravitailleur de retour au nid, voir un croiseur lance missile nucléaire Russe de passage lors de sa migration annuelle. L'été l'on peut encore admirer le survol gracieux des hélicoptères de combat et de transport passant au ras des plages.

[modifier] Sports

Le sport roi à Toulon reste bien sûr le "glandage" (en équipe ou en individuel) suivi de près par la descente de Pastis, la pétanque et la sieste (sorte de variante du glandage).

Toulon 12ème ville de France, a réussi à placer son club de football en 4ème division ce qui est remarquable. Le club est actuellement classé 181 ème club de France, juste derrière un concurrent direct "Rians-la-Cascade", ce qui crée des derby varois très très chauds!

Même si Toulon voit sa souveraineté sportive menacée par des villes comme La Seyne-sur-mer, Ollioules ou Le Revest-les-Eaux, la ville peut se vanter de posséder deux clubs au standing impressionnant : le Sporting Toulon Var pour le Football, et le RCT (prononcez "Errecété") pour le Rugby. Certains affirment même qu'il y a un club de basket en pro A, pour de vrai, mais personne ne l'a jamais vu. D'après certains témoins il s'agit d'une alliance avec Hyères composée massivement par des géants américains (mais il ne s'agit là que de rumeurs).

Grâce à sa gestion parfaite des clubs de football et de rugby, le sport à Toulon a connu de grandes heures de gloire:

  • Double relégation du club de football dans les années 1990 (actuellement en CFA 23, appelé aussi "Division des chasseurs et pêcheurs"
Qu'avez-vous pensé de l'article "Toulon" ?
 
732
 
1183
 
117
 
91
 
43
 
131
 
31
 

Le sondage fut créé le 22:46, et février 6, 2008 personnes ont déjà voté.


Cet article a une chance non nulle de figurer dans le Best Of ou de ne pas en être.
S'il vous a enthousiasmé, votez pour lui sur sa page de vote ! Ou pas.