Sea Wars

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La Sea Wars est le nom évocateur que les témoins traumatisés ont donné à ce terrible conflit qui s'est déroulé en l'an 4724 selon le calendrier des bernards-l'ermite sur la plage de Ploufkof-les-camemberts, petite bourgade à la frontière entre la Normandie et la Bretagne ; cette bataille sanglante opposait les moules normandes et les bigorneaux bretons, a duré trois semaines et a coûté la vie à suffisamment de mollusques pour permettre aux habitants d'ouvrir trois restaurants avec vue sur la mer.

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Les lieux d'une boucherie restée dans les mémoires

[modifier] Épisode 1 : La menace d'une guerre sanglante

[modifier] Les causes du conflit

Lors du découpage de la France en régions, le haut conseil des mollusques a réuni ses principaux ministres lors de la célèbre conférence de Cherbourg-Octeville, pour décider de l'aménagement du territoire ; c'est lors de cette conférence que l'on décida que les moules auront le droit de s'étendre sur toutes les plages du territoire normand, et les bigorneaux sur tout le littoral breton. Or se posa rapidement le problème de la petite plage de Ploufkof-les-camemberts, que les deux camps revendiquaient ; il faut dire que le climat y est agréable, et que la plage est riche en algues et en rochers, éléments essentiels à la survie des deux espèces. Les négociations tournèrent au vinaigre, et la guerre fut déclarée le 12 octobre.

[modifier] Les deux camps

Comme tous les autres mollusques se foutaient pas mal des enjeux de ce combat, aucune des deux tribus ne bénéficia du moindre soutien, et elles durent toutes deux lutter avec leurs propres garnisons.

  • Les moules : l'armée moulique avait l'avantage du nombre, puisqu'elle disposait de 7800 coquilles noires prêtes à tout pour vaincre leurs ennemis, bien grasses et bien entrainées. Les soldats étaient divisés en plusieurs centuries, comme au bon temps des Romains, avec à leurs têtes des centurions belliqueux et hargneux tout plein. De plus, les soldats les moins sages avaient été reconvertis en kamikazes d'élite.
  • Les bigorneaux : conscients de leur faible effectif, ils n'étaient que 3400, les généraux de l'armée bigorneautique décidèrent dès le départ de surpasser leurs adversaires par la stratégie ; en effet, l'armée avait à son service de nombreux ingénieurs et tacticiens, qu'elle mit au travail dès la proclamation de la guerre. Il fallait aussi motiver les troupes, plus pacifistes qu'autre chose ; les ingénieurs-tacticiens inventèrent pour remédier à ce problème de calme et de sérénité le football à échelle bigorneau. Les résultats furent immédiats : après le premier match, les supporters, révoltés, prirent les armes et commencèrent à se tirer dessus. Le deuxième camp était prêt à l'attaque.

[modifier] Quelles armes ?

Les deux armées ennemies combattaient à armement égal : trois sous-marins nucléaires, une mitraillette pour chaque coquille et quelques soucoupes volantes à rayon laser. Tout ça annonçait du sang, des morts, et un sacré bordel. Ce fut le cas !

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Les moules partent au combat (vue aérienne)

[modifier] Épisode 2 : L'attaque des moules

[modifier] Premier affrontement

Les moules ouvrirent le feu sur les camps retranchés des bigorneaux le 14 octobre au petit matin, alors que la marée descendait. Les bigorneaux, sous l'effet de la surprise, ne purent riposter à temps, et il y eut un gigantesque massacre, où l'on compta 100 victimes du côté des bigorneaux, et 1 victime du côté des moules (un sacré abruti de mollusque qui tenait sa mitraillette à l'envers).

[modifier] Le massacre continue

La marée remontant, les tacticiens bigorneaux pensèrent à attaquer par surprise avec un de leurs sous-marins la base de l'armée moulique. Occupés à régler les derniers préparatifs de l'attaque, aucun des bigorneaux ne remarqua le décollage de trois soucoupes volantes du camp adverse. Les rayons laser intégrés causèrent d'importants dégâts dans le moral de l'armée infortunée, qui perdit, en l'espace de quelques minutes, son terrain de football tout neuf.

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Les deux camps face à face à marée haute


[modifier] Épisode 3 : La revanche des bigorneaux

[modifier] Des troupes remontées

C'en est trop pour les bigorneaux, cette situation ne peut plus durer ! Finalement, ce sont trois sous-marins nucléaires qui sont envoyés sur le camp adverse, pendant que les tacticiens finissent les toutes premières kalachnikov à retardement bleu turquoise de l'histoire, et que quatre soucoupes volantes à rayons lasers partent à l'assaut de l'ennemi. Les moules n'avaient pas prévu du tout une réponse de cette envergure, et les centurions ordonnent le camouflage immédiat. L'armée moulique disparait sous le sable. Quand les soucoupes volantes arrivent, les bigorneaux à leur bord découvrent un camp vide et commencent à se sentir bêtes. Heureusement, les sous-marins sont plus efficaces : l'un d'eux rentre dans un rocher à cause de l'inattention déplorable du maître de bord, explose et détruit par la même occasion deux sous-marins mouliques qui étaient garés là. Quant aux autres sous-marins bigorneautiques, ils envahissent la base sous-marine des moules, capturent deux centurions et une boîte de cassoulet qui trainait à côté, et retournent à leur campement.

[modifier] Retour au camp

Comme les bigorneaux ne savent finalement pas quoi faire des deux centurions capturés, ils les relâchent, et se consacrent à la boîte de cassoulet, qu'ils ouvrent à l'aide des toutes nouvelles kalachnikovs. Pour fêter l'anniversaire de la cousine de la femme du général en chef, le butin est divisé en parts égales pour chaque soldat et ingurgité. Le reste de la nuit est dépensé en danses folkloriques et devinettes (Qu'est-ce qui est plus dangereux qu'un homard champion de karaté ? Deux homards champions de karaté.) Pendant que les bigorneaux festoient, 2000 moules meurent étouffées sous le sable.

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Les fissures dans ce rocher sont des séquelles de l'explosion

[modifier] Épisode 4 : Un nouvel arrivant

[modifier] Matin

Au matin, une pieuvre qui n'avait rien à faire là échoue quand même sur la plage, côté moules. Les principaux centurions se pressent autour d'elle dans le but de s'en faire un allié. Les négociations durent jusqu'à ce que la pieuvre soit emportée par le courant.

[modifier] Midi

La pieuvre arrive près du camp des bigorneaux, qui, la prenant pour une nouvelle alliée de l'armée adverse, ouvre le feu sur elle. La pieuvre, toujours déportée par le courant, se rapproche à grande vitesse.

[modifier] Soir

Les bigorneaux se rendent compte que ce qu'ils avaient pris pour une pieuvre était en fait un sac poubelle. Le journaliste présent sur le campement écrira sur son carnet de bord à ce propos : « Si ces crétins d'humains arrêtaient de polluer nos plages, ça nous faciliterait grandement l'existence ».

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Le camp de l'armée bigorneau


[modifier] Épisode 5 : Les moules contre-attaquent

[modifier] Le combat reprend

Bon, pas la peine de détailler, les mollusques se canardent pendant deux semaines et demie, les vivres commencent à manquer des deux côtés, et le général bigorneau a une ampoule au pied. Quand l'espion moule fait son rapport au centurion général, celui-ci rétorque « Vous racontez n'importe quoi, les bigorneaux n'ont pas de pieds », avant de partir en haussant les épaules.

[modifier] Bilan des pertes

À la fin, il ne reste que 300 bigorneaux et 467 moules. Toutes les armes ont été détruites ; les deux camps entament une trêve forcée.

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Cadavres de bigorneaux à l'abandon


[modifier] Épisode 6 : Le retour à la normale

[modifier] Une invention prodigieuse

Les tacticiens bigorneaux inventent un tout nouveau truc pour continuer à castagner les mollusques d'en face : le catch. Quelques heures d'entrainement suffisent à mettre K.O. la totalité des survivants de l'armée bigorneautique, qui prend la terrible décision de demander un armistice.

[modifier] Mutinerie

Chez les moules, la situation n'est guère plus enviable : la famine et une épidémie causée par les vers de vase se répandent à grande vitesse. Les moules se rebellent, tout le monde en a assez de cette guerre qui ne sert à rien. Les quelques centurions restants décident de lever le camp. Les survivants partent sans voir au loin le petit drapeau blanc des bigorneaux s'agiter dans la brise matinale.

[modifier] Conséquences de la Sea wars

La plage de Ploufkof-les-camemberts est devenue un lieu maudit pour les bigorneaux comme pour les moules ; aucune des deux espèces n'y a trainé sa coquille depuis ces terribles évènements. La petite bourgade sert désormais de frontière très large entre ces mollusques barbares qui ne se sont jamais ré-affrontés depuis.

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Retour à l'ordre


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Ce sondage a été créé le avril 19, 2009 22:47 et 180 personnes ont déjà voté.


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