Saint-Brieuc
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Située en gros à mi-chemin entre Brest (à l'ouest, tout tout tout au bout !) et Rennes (la Ville, avec un grand V), Saint-Brieuc revendique son statut de capitale de l'entre-deux. Le problème se pose quand l'entre-deux, c'est le vide. Or, Saint-Brieuc, par les atouts que nous allons exposés plus loin, arrive justement à donner une consistance au vide.
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[modifier] Quelques points d'Histoire
[modifier] Création
En 848, le Roi de Bretagne, Nominoë effectua un remaniement des évêchés bretons après le départ des Normands. C'est à cette date que fut fondé l'évêché de Saint-Brieuc. Puis Saint-Brieuc est libérée en 1944 par les Américains qui, surpris de ne pas voir la Tour Eiffel, se demandaient où ils étaient arrivés. Il a fallu attendre 1980 pour que l'axe Rennes/Brest soit ouvert. Ce fut un exode sans précédent (il y avait encore 53 000 habitants en 1975). Depuis, la population briochine stagne misérablement à 46 000 habitants.
[modifier] Des personnalités hors-paire
Saint-Brieuc, c'est la ville de Louis Guilloux. Même les briochins ne le connaissent pas vraiment. En fait, il s'agit surtout de ne pas laisser Saint-Brieuc sans un Nom, un grand nom. Si c'était pas Louis Guilloux, c'était Anatole Le Braz, Roger Nimier (qui ça ?!), Renan Luce (qui a seulement débuté la chanson à Saint-Brieuc), Patrick Le Lay, Bernard Hinault (on imagine mal le Tour de France passer à Saint-Brieuc sinon). C'est dire que Louis Guilloux, c'est plus un choix par défaut que le choix du cœur...
[modifier] Dynamisme, activités diurnes et nocturnes
Le shopping sur Saint-Brieuc, c'est à Langueux (une zone commerciale type année 80, très moche, bondée le samedi, dédiée à la voiture), donc c'est pas à Saint-Brieuc. L'attrait du centre-ville de Saint-Brieuc se résume à la rue Saint-Guillaume (encore un inconnu), vaste secteur piétonnier d'au moins 300m de long, jonché d'enseignes en tout genre (70% vêtements féminins), et de déjections canines.
L'ampleur de son campus étudiant (1000 étudiants dans les années fastes), permet à Saint-Brieuc de rivaliser avec des centres tels Pontivy, Loudéac voire Guingamp. Un dynamisme porté à bouts de bras par l'important volume de bars et autres bistrots de la ville. Une clientèle fidèle s'ajoutant au 39 678 ivrognes que compte la cité (source INSEE), qui agite les jeudis soirs jusqu'à 23h à peu près, heure après laquelle les rues paraissent aussi peu fréquentables qu'une ruelle irakienne par une nuit sans lune...
[modifier] Le sport
Côté foot, Saint-Brieuc possède le fameux Stade Briochin, club qui a tout de même connu la division 2 il y a quelques années avant, pour des sombres histoires "politico-je n'sais quoi" de sous-sous, de sombrer dans les profondeurs de notre non moins côté championnat de CFA2. Depuis, l'optimisme est au beau fixe et le club joue le maintien chaque année avec le succès qu'on lui connaît (relégation en DH certaine car il faut bien quelqu'un pour accompagner le stade lamballais dans les méandres du foot amateur breton).
Il y a également le club de volley du Trégor-Goëlo, fleuron du sport à Saint-Brieuc. Dans les faits, le volley n'intéresse personne (90% des spectateurs du club se voient offrir leur place par le Conseil Général), et le Saint-Brieuc ne s'y intéresse que depuis que le club connaît les joies d'évoluer dans l'élite nationale du volley-ball. Et puis, le Trégor-Goëlo, c'est l'U.S. Tagarine au départ, et c'est pas à Saint-Brieuc.
Une ville qui se caractérise donc par son dynamisme à toute épreuve, de tous temps et, comme l'ont montré ces différents exemples, dans de nombreux domaines.
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