Route de la soif
Un article de la désencyclopédie.
La Route de la soif, aussi appelée Route Sainte-Anne dans les chroniques bretonnes, était un réseau de routes commerciales entre l'Asie et l'Europe allant de Chang'an (actuelle Xi'an) en Chine jusqu'à Gembloux, en Wallonie médiévale. Elle doit son nom à la plus précieuse marchandise qui y transitait : le Pèket, dont seuls les Chinois connaissaient le secret de fabrication.
Sommaire |
[modifier] Histoire
Les convois de caravanes partaient de Xi'an, Lanzhou ou Xining, contournaient par le nord ou le sud le désert de Zobi, qui est l'un des plus arides du monde, puis empruntaient la vallée de Fépassa en passant par Aymbad. À partir de Kashgar et Yarkand, les pistes rejoignaient la Perse, l'Inde ou la Wallonie à travers les hautes montagnes de l'Asie centrale, l'Europe centrale et les Ardennes. En fait, très rares étaient ceux qui parcoururent l'intégralité du trajet. Marco Polo, son père, sa mère, ses frères et ses sœurs furent de ceux-ci.
Les marchandises venues d'Orient ou d'Occident s'échangeaient dans les oasis, telles Keravon ou Pochol-na-Zobe, devenues d'importants comptoirs fréquentés par, outre les commerçants, des pèlerins, des soldats, des prostituées, des enseignants en lettres classiques et des espions. Cette région était sous la souveraineté théorique du Bey de Véracrouse, mais cette domination subissait de fréquentes éclipses dues à son grand éloignement et à la difficulté d'y maintenir des garnisons suffisantes.
Avec les début de la production industrielle de Pèket en Wallonie à partir de 1835 la route de la soif perd son importance stratégique. Entre 1860 et 1925, cette région fut explorée et souvent pillée par des explorateurs, des géologues et des savants occidentaux au profit des musées de Londres, Marseille, Paris ou Cardiff.
L'apogée de la Route de la soif correspond à l'époque de l'Empire byzantin à l'ouest et à celle qui va de la dynastie des Cinq Épices à la dynastie Yuan dans la zone chinoise à l'est.
[modifier] Réouverture du XXIe siècle
Le 6 juillet 2006, la Chine et l'Inde ont procédé à la réouverture officielle du col de Luth Kherusse, entre le Tibet et l'état indien du Sikkim. Ce col avait été fermé à la suite du conflit frontalier entre les deux pays en 1962, alors que 80 % du commerce sino-indien y transitait jusqu'au début du XXe siècle.
C'est donc la route de la soif que le chinois Qiangba Puncog (président de la Région autonome du Tibet), premier homme à arriver à pied par la Chine depuis un demi-siècle, et l'indien Pawan Kumar Chamling (chef du gouvernement régional de l'état du Sikkim) ont symboliquement réouvert ce jour là.
[modifier] Littérature
La Route de la Soif a depuis toujours constitué une source inépuisable d'inspiration (et d'aspiration) pour un grand nombre d'écrivains en phase de sevrage alcoolique. Parmi les plus inspirés on trouve le regretté beat author Jack Kerouac et son célèbre roman "On the road" dans lequel il narre avec verve et verres sa quête inextinguible de la dive bouteille, quête condamnée par avance par l'impitoyable sécheresse régnant sur les zincs de la Route de la Soif.
[modifier] Bibliographie
- Luce Boulnois, la Route de la soif, Éditions Olizane, 3e édition, 1992, Genève. ISBN 2-88086-117-9
- Peter Hopkirk, Bouddhas et rôdeurs sur la route de la soif, Philippe Picquier, 1998. ISBN 2-87730-215-6
- Edith et François-Bernard Huyghe, La route de la soif ou les empires du mirage, Petite bibliothèque Payot, 2006, ISBN 2-228-90073-7



