Richard III

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Richard III est le principal protagoniste d'une pièce de théâtre d'ailleurs appellée Richard III.


[modifier] La trame

L'histoire : le duc de Gloucester veut le pouvoir. Pour cela, il organise une élection présidentielle. À la suite de celle-ci, et contrairement aux pratiques efféminées des démocraties libérales, il fait tuer l'ensemble de ses opposants, à savoir : le roi Henri VI et son fils Edouard (accessoirement son frère et son neveu) ainsi que son autre frère et ses autres neveux. Il en profite pour se remarier avec Lady Anne, la femme de feu Edouard.


Cette tactique, très bien pensée, permet au duc de Gloucester de devenir roi sous le nom de Richard III. C'est important puisque, sans cela, le lecteur n'aurait jamais compris pourquoi William Shakespeare a appelé sa pièce ainsi.

[modifier] Politique du personnage

En se contentant de la trame narrative, voire d'une lecture superficielle de l'œuvre, le lecteur pourrait se contenter de penser que Richard III est un monstre, voire un gothique.

En fait, il n'en est rien. Ou presque rien. Richard III, à l'image de Iago (mais en bien mieux), est un homme qui n'accepte pas le donné de la nature. Ainsi, la nature l'a conçu difforme et infiniment laid en plus de lui refuser le droit d'être roi puisqu'il est le cadet. Richard III conçoit donc à l'égard de la nature un puissant sentiment d'injustice qui le pousse à vouloir la transformer afin qu'elle dispense à l'avenir ses dons avec plus de générosité et plus d'équité.

Cette soif d'égalité, à laquelle se résume au fond la recherche métaphysique de Richard III, en fait l'un des premiers théoriciens socialistes.


En effet, en tuant ses frères et ses neveux qui sont plus beaux et réussissent à séduire de belles dames contrairement à lui, Richard III ne fait que rétablir un équilibre nié par la nature qui lui a refusé tous ces dons. La séduction de Lady Anne (qu'il entreprend au début de la pièce) prouve la réussite de ses conceptions politiques : compensant sa laideur par une capacité de conviction et un verbe sans égaux, Richard III réussit à retourner les esprits les plus sains et les plus rigides par la force des mots.

En tant que tel, il est aussi l'un des premiers grands tribuns socialistes de l'histoire.


[modifier] Richard III où le drame du nihilisme

Tout le drame de Richard III réside dans l'impossibilité de construire une vie ou une politique sur la simple rancoeur envers le donné naturel. Si la révolte due au ressentiment peut amener des réussites à court terme, elle ne permet pas de conforter durablement une légitimité et une autorité dépourvues de sens, puisque le pouvoir de Richard III s'est justement bâti sur leur négation.

Ainsi, Richard III présentait avec trois siècles d'avance la nullité des programmes du socialisme réel du XXe siècle. De même que les pays se prétendant régis par cette idéologie, le pouvoir de Richard III ne peut se maintenir que par une surenchère perpetuelle dans laquelle l'autoritarisme pallie l'autorité, la mégalomanie remplace la légitimité, et le mensonge se substitue au discours de vérité.


[modifier] Richard III et la question des fantômes en débat

En effet, Richard III voit des fantômes juste avant sa chute. L'existence de ce phénomène étrange semble prouvée par les nombreuses mentions shakespeariennes. Ainsi, Hamlet lui aussi voit des fantômes. certains ont tenté de donner à ces présences toutes sortes d'explications symboliques plus ou moins fumeuses : ainsi, les fantômes pourraient constituer une réminiscence de la conscience de Richard III, qui lui rappellerait le prix de son pouvoir démentiel...

Mais foin de tout cela : les fantômes sont essentiellement la manifestation physique évidente de vies multidimentionnelles. Chacun sait que Shakespeare était lié à d'éminents hommes de science. Or, la théorie des cordes postule justement que le monde est le produit de 11 dimensions. Puisque nous ne percevons que 3 d'entre elles, il est normal que nous considérions ceux qui vivent dans 5 ou 6 dimensions comme des fantômes, puisque nos faibles sens ne peuvent rendre compte de leur existence réelle dans la totalité des dimensions.

Aussi, Shakespeare, en plus d'être un brillant penseur politique, accorda une large place aux théories scientifiques les plus en pointe.


[modifier] Conclusion

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