Ribierois, ou une énigme du monde moderne

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[modifier] Définition

[modifier] Définition basique

Un Ribierois est un habitant de Ribiers, petit village du Dauphiné, comptant quelques centaines d’âmes (si tant est que ces créatures en aient une). Le Ribierois est un être fruste, disposant d’une morphologie à peu près humaine, comparable à celle que l’on retrouve dans les villages campagnards de France profonde, mais avec une mâchoire et une panse plus proéminente (sûrement dû à l’abus de boissons alcoolisées, dont ils excellent dans la fabrication, et, surtout, dans la consommation).

Les opinions divergent quant à l’apparition de l’espèce : tout d’abord, on pense qu’une tribu humaine aurait pu s’isoler, et à force de consanguinité et de changements radicaux dans le mode de vie, muter pour créer une nouvelle espèce. Si une autre communauté de Ribierois était trouvée ailleurs dans le monde, cette hypothèse serait démentie. D’autres pensent que ce serait l’évolution d’une espèce cousine de l’homme, comme les singes, ayant la même ascendance. Certains soutiennent même que les Ribierois seraient des humains, mais que leur développement physique et mental soit ralenti et altéré par l’atroce manière dont ils viennent au monde. La première possibilité reste la plus probable, bien que l’idée que cette souche soit issue de l’homme me répugne.

[modifier] Morphologie et apparence

Ils sont généralement vêtus, à l’extérieur, de chemises et pantalons en tissus dont l’origine laisse encore aujourd’hui à penser (voir « culture »). Le système pileux du Ribierois semble, comme celui de l’espèce humaine, se développer à partir de la puberté, entre 520 et 728 années ribieroises (10 et 14 années de notre bon calendrier chrétien).

C’est aussi un être bipède, ressemblant en beaucoup de points à notre espèce, mais il est évident en regardant certains détails qu’ils sont très différents de nous, notamment au niveau de la constitution du cerveau, de certains détails physiques, et même du génome, ce qui a permis de les classer comme une différente espèce. (plus de renseignements en section « culture » et « génétique »)

Comme cité plus haut, la mâchoire et le ventre du Ribierois sont développés, comme on a pu l’observer chez certains grands primates, proches de l’homme. Ainsi, leurs yeux sont plus enfoncés dans leurs orbites, et leurs os sont plus épais. Les dents, quant à elles, sont très spéciales. En effet l’alimentation du Ribierois peut être qualifiée d’omnivore, avec bien sûr quelques réserves quant à l’efficacité de ce régime sur cette espèce. Les dents sont donc disposées de manière anarchiques, et observent une taille extrêmement variable selon les individus, pouvant aller du grain de riz à la défense de phacochère. Certains chercheurs ont trouvé un lien entre le développement des dents et l'arboriculture, une industrie commune dans la région.

[modifier] Religion

[modifier] Croyances

Les Ribierois sont une peuplade que l’on peut qualifier d’animiste. Chez eux, chaque parcelle de nature renferme une force ou une divinité quelconque. Ce genre de croyances ne se trouvent encore de nos jours que dans de rares peuplades d’Afrique noire et commencent à être remplacées d’ailleurs, par des religions plus courantes, comme le catholicisme et l’islam.

[modifier] Mythologie

Les Ribierois disposent d’une mythologie propre mettant en scène une foule de dieux, dans des situations allant du burlesque gag à l’aventure philosophique sous LSD frôlant la Quatrième dimension.

[modifier] Le Grand Volant

Leurs principaux dieux ont pu cependant être classés par nos théologiens et nos archéologues : « Le Grand Volant », comme nous avons traduit en déchiffrant leur langage primitif, semble être apparu il y a à peu près 60 années humaines, évènement marquant pour ce peuple, et apparaît comme le commencement de leur calendrier. Ce Grand Volant, d’après nos recherches était en fait un parachutiste américain que les primitifs ont pris pour une divinité de par son allure et son accoutrement. Dès son arrivée au sol, ils lui ont sauté dessus et ont déchiré le malheureux à mains nues, voulant emporter un bout de leur nouveau dieu. Ils pensaient qu’étant immortel, il renaîtrait et reviendrait annoncer des jours meilleurs.

Chaque famille de Ribierois ayant obtenu un précieux fragment du G.I. se le transmet de génération en génération. Malheureusement, sur plusieurs centaines de fragments prélevés, seulement quelques dizaines contenaient des os et ont donc pu « survivre » au temps. Le chef du village possède le fusil, et s’en sert comme trophée, pour décorer sa hutte.

Puis vient peu après l’époque des installations militaires. Les Américains sont venus et installèrent un pont (plus grande avancée technologique des Ribierois depuis leur maîtrise relative du feu) pour le transport de troupes, et laissèrent un tuyau de côté. Rongé par la rouille, ce tuyau, affirment-ils, est une rognure d’ongle du dieu des morts, qui installa la « route pour traverser les mondes ». Ils cognent dessus les jours de fêtes, avec un sens du rythme très approximatif en hurlant des chants tribaux et dissonants.

[modifier] Le Grand Calmar

Vous l’avez compris, la mythologie ribieroise est d’une naïveté navrante, tellement la faculté de compréhension de ces êtres est limitée.

Pour les Ribierois, le mythe du commencement des temps est représenté par une immense pluie, qui creusa leur fleuve (le Buëch) et donna vie aux environs, et, du torrent au grand Kalm-Ärr, jaillit les graines de pommes et les gouttes de vase. Les graines de pommes germèrent en une nuit, les pommes grossirent et tombèrent sur les gouttes de vase. Pendant 30 jours, les gouttes de vase aux pommes séchèrent et, du cidre crasseux, naquirent les Ribierois (certaines familles évoquent que le fruit serait en fait du raisin voire même de l’orge, mais la majorité s’accordent pour la pomme).

[modifier] Aspects obscurs des rituels ribierois

Les chats sont considérés par les Ribierois comme des esprits protecteurs.

Certains aspects de la religion ribieroise sont sanglants et obscurs. En effet, ils pratiquent le sacrifice humain et ils sélectionnent les jeunes qui sont capables de survivre. Au septième mois de la grossesse (28e année ribieroise), la femelle se voit arracher son fœtus du ventre, et celui-ci est précipité dans la rivière, laissé à la dérive, aux résidus toxiques, et au calmar géant. Seuls ceux qui reviendront auront une place dans la communauté, ceux qui ne reviennent pas sont d’après la légende, envoyés dans le monde d’au delà du pont, avec les dieux, et reviendront pour la bataille finale entre les dieux et les Ribierois, et les forces du mal, au côté du peuple ribierrois et des dieux.

Inutile de préciser que suite à ces pratiques barbares, la population ribieroise tend à décliner fortement, autant par le manque de nouveaux nés que par les atroces infections et hémorragies causant la mort de nombreuses femmes. Pourtant, il semble qu’environ un fœtus sur quatre revient inexplicablement, et est aussitôt accueilli par son foyer. Aucun scientifique n’a réussi à trouver comment un fœtus de sept mois peut réussir à traverser une rivière polluée à contre-courant et à survivre plusieurs jours dedans et ensuite réussir à se développer et survivre.

[modifier] Vie courante

[modifier] Ribiers et l’alcool

Il est impossible de parler de Ribiers sans parler d’alcool, tellement il en est consommé dans cette ville. On pense qu’il fait même partie de l’alimentation indispensable d’un Ribierois, et que la molécule d’alcool est indispensable à leur développement physique (au détriment du mental) et à leur survie, un peu comme l’eau pour un être humain. Les analyses cellulaires et génétiques de ces êtres nous apprendront beaucoup, et expliqueront bien des questions mystérieuses, mais risquent d’en soulever d’autres, plus obscures encore.

Un habitant de Ribiers peut consommer aisément douze litres de bière sans risque pour sa santé physique, et trois litre d’alcool à 40° ; il est même très probable qu’il supporte plus, mais les tests ont du être stoppés à cause :

  1. du manque d’alcool disponible, d’une part ;
  2. d'autre part, de l’évanouissement d’un chercheur suite à l’inspiration d’un nuage d’air alcoolisé en provenance d’une bouche de Ribierois venant d’absorber une bouteille de rhum à 50° et cinq litres et demi de bière à 12°[1] ;
  3. de l'éthylomètre qui est finalement tombé en panne.

[modifier] La sexualité ribieroise

Tabou. Les questions que nous avons posées nous ont values la perte d’un paléontologue qui a fini au fond d’une marmite ribieroise après avoir été dépecé vivant, et les restes de son corps, consommés lors du grand banquet, ont été jetés dans la rivière (le Riou ou le Buech), en hommage au calmar géant. Quelques commentaires collectés au bord du zinc ont pu nous indiquer que plusieurs ribierois sont polygames.

[modifier] Le système hiérarchique

Ribiers fonctionne grâce à un système tribal peu évolué, mais fort étrange, que nous avons du mal à saisir avec nos caractéristiques d’espèce avancée.

Tous d’abord, en bas, nous retrouvons les enfants, dégénérés et capricieux, qui restent oisifs la plupart du temps et boivent les fonds d’alcool laissés par les plus âgés (pour peu qu’il y en ait) tout en essayant de réfléchir (?!!?) à un moyen de lapider quelque passant pour leur arracher leurs lobes d’oreille droite (ceci a valu à un stagiaire archéologue d’être surnommé « Van Gogh »).

Après viennent les jeunes adultes, capables d’absorber une quantité de pommes considérable et une dose d’alcool équivalente, ils effectuent les travaux de force et dangereux, comme la récolte des pommes sous la direction de leurs aînés, la distillation d’alcool (risque d’explosion important car, malgré leur maîtrise de cette technique, les Ribierois expérimentent différentes manières et ont mis en place un alambic géant pour pouvoir distiller un hectolitre de pomka, leur alcool national à base de pomme qui réussit à contenir 75° d’alcool pour le plus léger, consommé lors de l’apéro) ou encore ils sont les victimes des sacrifices inhumains qui sont pratique courante chez les Ribierois.

Ensuite viennent les adultes âgés et les vieillards, véritables patrimoines humains et légendes vivantes pour les plus jeunes, car très compétents dans le ramassage et la culture de pommes, ainsi que dans la consommation et la manière de distiller de l’alcool. Ce sont parmi eux que sont choisis les prêtres qui effectuent les sacrifices et qui dirigent les fêtes religieuses de la Grande Rognure, du Pont, ou de la Présentation des fœtus, etc.

Les femmes sont quant à elles tout en bas de la pyramide. Le Ribierois considère la femelle comme un objet qui rassemble les capacité de la machine à coudre, du lave-linge, du four et de l’épluche-patate, ainsi que le rôle de reproductrice dont le ventre sera atrocement mutilé à la fin de sa grossesse.

[modifier] Notes

  1. Ces tests ont été réalisés sur des enfants âgés de 9 ans pesant 32 kg et mesurant 1,36 m, bien que certaines sources évoquent un enfant de 14 ans mesurant 1,85 m ayant fait un coma éthylique suite à l’absorption d’un seul litre d’alcool fort de type anisé, pur.


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