Réunion de famille

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"Comme t'as grandi !"

Rah nom d'un chien, que je hais ces réunions de famille ! On arrive, habillé comme un connard, on fête les 97 ans de mamie, la mort de pépé, la naissance de Jean-Miguelito, ou même Noël. On se retrouve avec tous les gens qui nous ont traumatisé grave notre enfance, et on se fait chier. Parfois, j'ai juste envie de sortir un M-16, et comme ça, blam, tuer tout le monde, hop, fini.

Heureusement que y'a de l'alcool, sinon ouh là là, j'aurais fait un massacre.

[modifier] Pépé

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Voilà qui résume assez bien pépé.

Ah ben parlons-en de pépé ! Y'a de quoi, il est mort ! Enfin, presque, vu qu'il entend presque plus, voit pratiquement plus rien, et quand il parle, c'est pour dire "roooh mon petit chéri, comment que tu as grandi". Il dirait "cerveaaaaaaaau", ça aurait le même effet.

[modifier] Sa jeunesse

Pourtant, pépé n'a pas toujours été gâteux. Jeune, c'était un sacré roublard, paraît-il. Le genre à aller chiper des pommes avec ses potes dans le pommier de M. Bernardin, le vieil ermite manchot qui habitait en bordure de son village. Celui-là même qui a fait la guerre de 1870. Il les poursuivait armé d'une pelle qu'il tenait dans la bouche, en hurlant "Heutits chenahans !" et en courant. Pépé s'est fait attraper une fois, et faut pas croire, un type qui a appris à tout faire avec sa bouche, il a un cou de taureau. Ce qui fait que les coups de pelle que se prit pépé, il en est resté paraplégique. Ah oui, pépé est paraplégique depuis qu'il a onze ans. Ce qui ne l'a pas empêché d'être un sacré contestataire.

[modifier] La guerre

Pour preuve, sur la ligne Maginot, il refusait de tirer sur les boches qui arrivaient en courant. En même temps, avec sa chaise roulante, il s'était embourbé jusqu'à la taille, et ne passait pas par-dessus le poste de tir. Il a donc été relégué aux cuisines, où il refusa d'écraser le raisin avec ses pieds pour faire du vin. On le força plusieurs fois, mais il intoxiqua tout un régiment avec l'huile qu'il mettait dans ses roues. On dit qu'il l'a fait exprès, et moi j'aime bien le croire, vu que ça lui donne un air de sacré punk, et les punks, c'est fun. Enfin, de toutes façons, un jour il a manqué d'huile, et ben à cause de ça, il a pas pu s'enfuir quand les nazis sont arrivés, et s'est fait envoyer en camp de travail forcé. Là-bas, il a sacrément fait le punk, puisqu'il refusait d'aider ses petits copains, en faisant à la place de la lèche aux officiers allemands. Quand j'y pense, j'en ai la larme à l'œil.

[modifier] Après la guerre

Après la guerre, pépé a été embauché comme videur de bar. À force de faire de la chaise roulante dans la boue, faut dire qu'il a développé des bras super musclés ! Et les gens qui se foutaient de sa condition, ils finissaient vite fait sans dents, et avec des traces de pneu sur le visage. Ah, pépé, fallait pas le faire chier. Très vite, il a été embauché comme gardien de la paix. Un contestataire mon pépé, qui en a fait baver à ces sales gauchistes en mai 68. Il avait posé un bélier entre ses jambes, accroché à la chaise, et, placé à la bonne hauteur, castré une vingtaine de ces sales beatniks, en leur rentrant en plein dans les boules. Ah ça ! Il avait fait assez de ravages pour former un orchestre symphonique en falsetto ! Des chansons, rien qu'avec des eunuques !

[modifier] Mémé

D'ailleurs ça a bien payé, vu qu'il a explosé les burnes du fiancé de celle qui allait être ma mémé. Séduite par cet énorme bélier phallique, elle n'a pas hésité un instant, et l'a retrouvé après au bal de la police. La rumeur dit que, complètement bourrée, elle s'est faite prendre par toute la station, et que mon grand-père serait en fait le brigadier Marcel, alcoolique de 67 ans alors, originaire de l'Isère, et qu'en fait pépé était impuissant du fait de sa paraplégie. Personnellement, je n'y crois pas trop. Enfin, il a eu pas mal de promotions, et a été le premier ministre de l'intérieur en chaise roulante. Un modèle d'intégration.

[modifier] Tante Clitorine

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Voilà qui résume assez bien tante Clitorine.

Aaah, merde, ils doivent aller chercher les stocks. J'ai déjà fini mon champagne ? Hors de question que j'aille discuter avec ces mongoliens de cousins ! Oh non putain de chiotte à beurre, voilà tante Clitorine qui s'amène, merde merde merde faut que je m'éclipse merde merde merde AAAAAH, TANTE CLITORINE, QUELLE JOIE !

[modifier] Une petite fille précoce

Un cas aussi cette tante Clitorine. Il paraît que c'était une sacrée gonzesse ! Moult histoires fusent dans la famille, concernant sa soi-disant dépravation. À sept ans, elle avait déjà compris comment fonctionnaient les garçons. Il lui suffisait de montrer sa culotte, et elle avait ce qu'elle voulait, soit des bonbons, des poupées, et de la thune. C'est d'ailleurs à peu près à cette période-là que pépé a commencé sa politique de "une connerie = un coup de roue sur le pied". Inutile d'indiquer qu'au bout de deux mois, tante Clitorine avait une vingtaine d'ongles incarnés, et une plante pédestre constellée d'ampoules. Après huit ans de ces traitements, elle s'en est allée à Paris, vivre de ses propres moyens, vu qu'elle connaissait une communauté de fumeurs de joints là-bas, partisans du sexe libre. Ce qui sous-entend se faire baiser, voire enculer, bon on va dire troncher par tous les trous, sans fioritures, quand on veut. Une époque que je regrette pas mal, personnellement. Comme tout le monde en fait.

[modifier] Les années hippies

Arrivée à Paris, elle eut tôt fait de se défoncer la gueule et de se faire défoncer le vagin par une dizaine d'abrutis hallucinés gavés de champignons et portant des habits colorés sous des cheveux ridiculement longs. Quand je pense que moi, là, maintenant, j'en suis à peine à ma dixième coupe de champagne. C'est pitoyable, où nous en sommes arrivés. Euh j'en étais où ? Faut se dire qu'en 68, elle s'est retrouvée face à son père. Mais comme elle avait fugué et entre temps pas mal changé, il ne l'a pas reconnue une seconde, et lui a bien défoncé la gueule à coups de bélier. Ah oui, j'oubliais, pépé avait aussi une lance, qu'il utilisait pour frapper les femmes en pleins nibards et faire bien mal.

[modifier] Le mariage

Ah, ça, elle l'a mal vécu, le fait de vieillir. À trente-cinq ans, elle s'est enfin mariée. Avec un con, qui en plus était laid, non content de ne pas avoir d'amis. Mais mes grands-parents l'aimaient bien, donc, forcément, ça aide. Ou plutôt, ça force. Les années mariages furent catastrophiques (sluuuuuuuuuurp). Elle n'arraitait pas de se faire battre par son mari, qui en plus allait aux putes, prenant des benzodiazépines, et tuait des mendiants dans la rue. Un vrai gros fils de pute. Elle a pas divorcé : il a fini par attraper la syphilis, et fut un des derniers cas à en crever. Il l'a pas volée. Grâce à lui, elle hérita d'une fortune, et put aller se faire sauter par les plus grosses stars dans des hôtels cinq étoiles. La classe. Moi je dis respect.

[modifier] Cousin Bob

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Voilà qui résume assez bien mon cousin Bob.

Pfiou, finie ! Tiens, grosse pute de coupe (personne ne regarde ?) j'te jette dans les fourrés, et j'attaque le whisky. Ouh merde, le cousin Bob, merde merde merde j'ai absolument pas envie de parler à ce gros loser de merde merde merde vite un deuxième verre de whisky un troisème allez encore et merde SALUT BOB ! ALORS MA POULE, COMMENT QUE ÇA ROULE ?

[modifier] Mon copain de jeu

Robert a toujours été un faible. Il a un an de plus que moi, et pourtant je l'ai toujours dominé. J'ai toujours réussi à me barrer avant d'avoir à ranger la table de déjeuner, à me cacher sous la table à l'heure de la messe, alors que lui allait se faire chier à écouter un pédophile parler pendant plus d'une heure. Je suis assez fier de mes conneries. Je mettais des crapauds dans son slip, je lui faisais des brûlures indiennes au bras et les piquais avec une fourchette, et surtout je disais à toutes les filles qu'il était pédé. Néanmoins, nous nous sommes bien marrés, pendant ces week-ends chez les grands-parents. On mettait une ficelle à la chaise de pépé, qu'on attachait à l'armoire à alcools. Ensuite on le traitait de sale réac, et là il avait des flashs de mai 68, et nous courait après, nous prenant pour des anarchos. Le jeu était de ne pas se faire attraper, puis de revenir à la maison pile le moment où il reprenait ses esprits, afin qu'il se fasse sèchement engueuler par mémé. Enfin, on a fini par deviner que c'était nous, et j'ai encore des traces de pneus sur les mollets qui témoignent de cette époque.

[modifier] Un gros nolife en fait

À force de le traiter de pédé, Bob l'est vraiment devenu. Il a fait des études scientifiques, et a suivi une formation d'informaticien. Il paraît qu'aujourd'hui, il bosse pour une super compagnie. HAL, GIGN, un truc du style. En même temps j'en ai absolument rien à foutre, et je l'emmerde. Ah ! Il se barre. Je retourne au buffet.

[modifier] Marraine Gérardine

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Voilà qui résume assez bien ma marraine Gérardine.

Déjà plus d'alcool ? Mais c'est pas possible ! Je suis à peine bourré ! Et en plus ya ma marraine qui arrive ! Bon sang de merde de bon sang de merde merde merde MARRAINE ! COMMENT JE SUIS OVER JOYEUX DE TE VOIR !

[modifier] La faute de frappe

Gérardine. C'est dingue, une petite erreur de prononciation, un minuscule malentendu, un "r" à la place d'un "l", et hop ! On porte un prénom ridicule jusqu'à sa mort. Néanmoins, ma tante (et marraine) Gérardine a su s'en servir : elle a usé de sa particularité prénominale pour se créer une image d'artiste et se faire passer pour telle. Petite, elle dessinait déjà beaucoup. Elle dessinait tout : hommes, femmes, enfants, décors, grand-père en chaise roulante, natures mortes, hommes morts, femmes mortes, enfants morts, décors morts... Le seul regret qu'elle a par rapport à cette époque est de n'avoir jamais pu dessiner grand-père en chaise roulante mort.

[modifier] Sa réorientation

Vers ses quinze ans, Gérardine se rend compte qu'elle n'a aucun talent pour le dessin. Pourtant bien décidée à finir artiste reconnue (surtout pour se faire un max de pognon sans en branler une), elle monte à la capitale et se met à l'art transgressif : pour percer, il faut choquer, se dit-elle. Elle emprunte ainsi dix mille francs à une banque privée afin de se procurer deux tonnes de colombienne coupée à l'ecsta. Elle adjoint à cela divers outils de création : toiles, peinture, mais aussi détritus, cadavres d'animaux, laxatifs, vomitifs et lames de rasoir. Complètement défoncée, elle réalise sa première œuvre : "Détritus sur peinture sur toile de pigeons morts dans un océan de ma merde molle et de ma bile jaunâtre et de mon sang que j'ai fait couler de mon poignet en utilisant une lame de rasoir alors que j'étais défoncée à la coke". Le célèbre business man et amateur d'art Mitchu Blakolmastaquistetto la remarque aussitôt et lui commande une dizaine d'autres œuvres.

[modifier] La reine de la Jet-Set

Suite à sa célébrité, Gérardine a à ses pieds presque n'importe quel homme du milieu artistique. Cela, malgré le fait qu'elle soit laide, grosse et boutonneuse, et qu'elle ait la voix rauque, de la barbe et la lèpre. À trente-cinq ans, elle épouse Yan Kühl, superbe artiste hollandais auteur de sculptures en groins de yacks tibétains. Ils n'eurent jamais d'enfants (pour ne pas se conformer aux standards du bonheur consumériste selon cette société pourrie par le stupre et l'argent) et vécurent dans une villa à Ibiza. J'aimais bien aller chez eux, ils me laissaient faire des tours à l'arrière de la Ferrari 599GT d'oncle Yan. Ce dernier est mort il y a trois ans. En effet, lors de ses prospections artistiques au Tibet, il s'est fait dévorer par une famille de yacks transgéniques importés par le gouvernement chinois pour manger les dissidents tibétains et les journalistes. Les placides mammifères interprétèrent tout simplement sa calvitie comme étant le crâne rasé d'un moine. Gérardine n'était pas triste outre mesure de la mort de son mari, cette mort étant tout à fait dans l'esprit du couple. "Cthulhu ne pouvait pas me faire plus plaisir", aurait-elle dit.

[modifier] Le discours de pépé

Pfff...

Tout le monde a l'air de se faire aussi chier que moi.

Je comprends à peine ce qu'il raconte. "Jeunesse". Ah, ça c'était pas difficile.

Quelqu'un a pété là ? P'tain, ça daube ! J'y crois pas, les vieux de nos jours, ça sait plus contrôler son sphincter !

Y'a quand même un bon côté au fait que tout le monde garde en soi cette haine que l'on a les uns pour les autres. Y'a jamais d'engueulade à ces réunions de famille.

Euh... Il a dit un truc bizarre, là... Ces quoi ces histoires de chaise roulante piégée ?

Pépé : CREVEZ, BANDE DE BONS À RIEN !
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BOOOM !!!


Voilà qui résume assez bien toute véritable réunion de famille.
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