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Posat Modifier

Posat

Pas plus de 50 véhicules par jour

Havre de paix dans la campagne fribourgeoise, comprenant une chapelle, un restaurant, une laiterie et deux paysans. Capitale mondiale du poulet au panier, on y vient donc principalement pour y manger ou pour y bâtir si l'on est millionnaire. Posat évolue à un rythme médiéval, pour preuve sa devise : « Posat, c'est sympa, on y mange avec les doigts ».


Histoire Modifier

  • 1136 : Les Seigneurs de Pont offrent à l'Abbaye d'Humilimont un terrain en friche dans un hameau appelé Vilar Aldiert (ou Vilaraldies).
  • 1137 : Les moines de Marsens mettent une année entière pour trouver ce bled perdu situé pourtant qu'à 9.2 km à vol de piaf de leur monastère. Ils y construisent un couvent, une chapelle et accessoirement élèvent vaches, poules et coq.
  • 1320 : L'intendant du monastère, le Père Ler, doit résoudre un problème de vaisselle sale qui s'accumule depuis des semaines. La prolifération des maladies et l'insalubrité des lieux exigent une extrême prudence. Crise de la vache folle oblige, c'est le moine cuisinier qui trouve une solution provisoire : il remplaça le traditionnel bœuf mijoté par un coquelet rôti, confectionna un panier en osier et l'y déposa. Le poulet au panier de Posat est ainsi né.
  • 1428 : création d'une section de l'UDC-PAI.
  • 1675 : une fontaine est installée en contre-bas de la chapelle, édifice qui permet aux pèlerins rentrant d'Autigny en passant par la Glâne de s'y laver les pieds. C'est un Appenzellois qui découvre que cette fontaine possède des vertus guérisseuses pour les yeux.
  • 1726 : Posat emprunte le code postal de sa grande voisine Farvagny-le-Grand (Farvagny-le-Grand s'accorde au féminin car c'est dans ce village que l'on trouve essentiellement les filles à marier). Bref, le courrier arrive. Quand la route est praticable.
  • 1847 : Le Sonderbund, c'est la révolte des cantons catholiques conservateurs face aux méchants radicaux au pouvoir qui veulent fermer les couvents. Posat n'y échappe pas, mais reste en guerre ouverte contre Grenilles (déjà sous tutelle de l'Etat). Le Général Dufour, commandant des armées confédérales, fait une halte-apéro à l'Auberge de la Croix d'Or à Posat, commande un pichet de Pinot Noir et fonde la Croix-Rouge.
  • 1945 : Quatre familles, souvent en guerre, régissent le village : Endré, Gâvié, Archingre et Réno. Elles possèdent le 95% du territoire : 95% de terres marécageuses et pleines de cailloux, de forêts remplies de bostryche et de pic-niqueurs du dimanche, de gouilles à grenouilles. 95% de pas grand-chose donc. Plus tard, l'Histoire nous apprendra que les terres marécageuses deviendront soit fertiles, soit en zones à construire, que les cailloux se vendront pas trop mal auprès des cimentiers, que les pic-niqueurs devront désormais faire 2 bornes à pied pour aller griller leur cervelas et que le biotope sera classé d'importance nationale. Pas touche aux grenouilles !
  • 1976 : Magnedens, avec l'autoroute A12 en construction sur son territoire, a enfin trouvé quelques piécettes pour goudronner le tronçon Magnedens-Posat. Le courrier arrive. Quand la route de leur côté est praticable.
  • 1995 : Fête au village. On ne sait plus pour quoi on a voté, mais le bistrot n'a jamais été aussi plein. Et pour une fois tout est gratuit. Posat reste Posat, mais seul un représentant des familles seigneuriales siège à la nouvelle commune de Farvagny (Farvagny s'accorde désormais au masculin parce qu'on y a été intégré, et que bon, on voudrait pas passer pour des fillettes).
  • 2008 : Alors que Elon Musk démarre la production de sa voiture entièrement électrique Tesla, et que les premiers faisceaux de protons sont injectés dans le grand collisionneur de hadrons au CERN, les TPF découvrent lors d'une déviation de trafic qu'une route d'accès passant par Magnedens-Posat-Grenilles permet également d'arriver à Farvagny. D'où l'idée hallucinante de son directeur d'y desservir la zone par des bus quatre fois par jour uniquement pour les écoliers. Il crée par la même occasion le concept de l'arrêt de bus « au milieu de la route », n'ayant pu marchander 2 mètres carrés de terrain avec les familles régnantes pour y construire un abri.
  • 2016 : Re-Fête au village. On ne sait pas pourquoi on a voté oui à cette fusion, mais on a bien bu. Chacun chez soi. Parce qu'au bistrot on n'y va plus depuis que les boissons sont aussi cher que dans un cabaret. Posat reste Posat. Il n'y a plus de représentant des quatre familles initiales au conseil communal ou au conseil général de la nouvelle commune de Gibloux. Traverser la route devient aussi dangereux que de l'emprunter, en référence aux chicanes inutiles jalonnant le tracé. Le courrier arrive. Quand la route est praticable.

Le village Modifier

Géographie Modifier

Sa situation géographique, blottie au fond d'une cuvette, lui confère une atmosphère nébuleuse enviée par les Broyards qui pourtant continuent de revendiquer l'invention du brouillard alors qu'ici nous en avons la légitimité. La dernière apparition du soleil remonte au 18 août 1944.

Le plan d'aménagement local est un exemple même d'urbanisme envié par toutes les grandes métropoles mondiales puisque le village consiste en une route principale de 1,3 km parsemée de part et d'autres d'habitations, essentiellement de type villa ou ferme à l'abandon. Dans les années 1990, apparition d'un quartier dissident dans la zone Pra-d'Avau. Depuis la fusion de 2016, apparition de poulaillers bâtis par des promoteurs cupides pour boucher les trous entre lesdites constructions.

Démographie Modifier

Posat comptait durant le XXème siècle moins de 100 habitants, ce qui en faisait une des plus petite commune indépendante du canton de Fribourg. Les quatre agriculteurs comptabilisaient durant la même période plus de 200 têtes de bétail, ce qui en faisait malgré tout de petits paysans.

Au début du XXIème siècle, Posat voit sa population augmenter à environ 180 âmes, la faute au marché immobilier saturé dans le Grand Fribourg et au vieillissement des propriétaires terriens locaux. L'étranger est accueilli par des épandages de lisier pour lui signifier qu'il est le bienvenu dans un village de merde.

Population Modifier

Les habitants de Posat sont francs, accueillants et courtois. Ils n'hésitent jamais à envoyer des pèlerins de St-Jacques de Compostelle dormir à Farvagny, en omettant de leur dire que la chapelle n'est pas vraiment sur la route qu'ils leur indiquent.

Ne dites jamais un Posatois ou un Posatien, car nul ne sait vraiment comment les appeler. Les villages avoisinants ont par conséquent affublé les habitants de Posat du sobriquet de « sac », ce qui n'effleure guère les autochtones, étant entourés par « les poux » (Corpataux), « les fouette-chiens » (Ecuvillens) ou encore « les culs carrés » (Farvagny).

La jeunesse de Posat est inexistante. Sauf pour qui veut ne rien faire. Parce qu'à Posat, y a rien. Pas de lieu de divertissement, pas de transports publics, pas de place de sport. Ce qui n'encourage certainement pas à la procréation, raison pour laquelle la démographie stagne depuis un siècle. Pour la 882ème année consécutive, il n'y a pas eu d'acte de violence ou de déprédation dans l'espace public, ce qui en fait le village le plus sûr au monde.


Personnalités célèbres Modifier

  • Le révérend Père Apollinaire Morel de Posat, capucin, massacré aux Carmes le 2 septembre 1792 et béatifié par Pie XI en 1926. Notre médaillé olympique à nous !
  • Théophile Archingre (se prononce Tchofile), chérif du village durant plus d'une génération, membre de l'UDC quand ce parti s'appelait encore PAI (et qu'il prônait l'importation de main d’œuvre agricole italienne et turque), député au Grand Conseil fribourgeois durant deux législatures. Notre mérite sportif à nous !
  • Bluette, 4ème dans l'allée de l'écurie depuis la gauche, 2ème dauphine au Marché-concours de la race Red Holstein à Bulle en 1982. Notre fabrique de lait à nous !
  • Le Père Ler, descendant direct des moines du XIIème siècle, ancien animateur des nuits fribourgeoises et entrepreneur, actif dans la poule et le poulet. Initiateur du modèle économique dit « du recyclage » des poules sur le déclin, il met en application avec brio le principe du « faire d'abord, demander ensuite ».

Particularités Modifier

  • Malgré sa réputation et sa notoriété, 70% de la population du canton de Fribourg ne sait pas situer géographiquement Posat. Il n'est pas rare de croiser un citadin en voiture dans le village de Posieux, s'évertuant à régler son GPS.
  • L'activité principale de Posat est sans conteste le commérage. Une information glanée au fond du patelin met en moyenne 4min 32 pour être distillée jusqu'aux limites nord-est du territoire, ce qui en fait le réseau le plus rapide de la commune, loin devant Swisscom, Sunrise et Radio Fribourg.


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