Pizza

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On ne parle que d'elle sur Facebook, sur MSN, sur Twitter ou même dans les journaux télévisés : la pizza, sans doute le plat le plus connu de la planète, mérite sans doute son titre de meilleur ami de l'homme ; pourtant, comment ne pas se rendre compte que cet ami si populaire, personne ne le connaît vraiment ?

La pizza : tout un savoir-faire

Tout le monde sait comment est préparée une pizza. Il est donc inutile de s'attarder dessus. Nous rappellerons donc ses principales étapes au travers d'une modeste présentation :


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Tout d'abord, il faut sélectionner une pâte à pizza bien tendre. Ensuite, malaxez la pâte à pizza jusqu'à ce que vous ayez mal aux doigts. Une fois la pâte malaxée, il ne restera plus qu'à l'allonger sur une table et à la découper avec une roulette à pizza bien aiguisée.


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Attention ! Vérifiez qu'aucun grumeau (ou autre objet) n'est resté dans la pâte ! Enfin, il ne reste plus qu'à ajouter votre garniture.


Ah oui, juste un dernier conseil : pour que votre pizza soit plus savoureuse, vous pouvez la faire cuire à la poêle ou à la friteuse.

Bien, maintenant que cette étape fastidieuse (mais nécessaire pour plaire à notre public semi-analphabète) est terminée, nous pouvons nous pencher sur les thématiques socio-historiques, mais également scientifiques, de la pizza.

L'arrivée de la pizza sur Terre

Lorsque la pizza est apparue sur Terre, elle s'est diffusée presque instantanément et a envahi notre quotidien tout aussi vite. Si bien que l'on peut se demander si la pizza n'est pas un genre d'artefact extra-terrestre venu pour piéger les humains et en faire ses esclaves. Qui peut résister à une pizza ? Qui, s'il résiste à une pizza, peut vivre heureux ? Et qui, s'il vit heureux en ayant résisté à une pizza, peut vraiment connaître le bonheur ? Autant de questions qui méritent de chercher une réponse : la pizza est-elle terrestre, ou sommes-nous tous déjà l'objet d'une invasion extra-terrestre, sans même le savoir, et pire, en y prenant plaisir ?

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Lorsque l'on voit cette photo, aucun doute n'est possible.

Certains pensent connaître la vérité. Certains pensent que les pizzas sont sur notre planète pour nous transformer progressivement, pour faire de nous des sortes d'humanoïdes ventripotents.

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À tous ceux qui pensent avoir trouvé la vérité sur l'origine de la pizza, à tous ceux qui pensent qu'elle agit contre la race humaine, je vous le déclare : arrêtez de vous fourrer des suppositoires hallucinogènes entre les fesses, ou vérifiez les champignons qu'il y a sur votre pizza. C'est bon, vous avez arrêté votre délire ? Continuons.


L'histoire de la pizza, entre grandeur et décadence

On ne sait pas réellement d'où vient la pizza, et c'est sans doute ce qui en fait son charme. On suppose que la pizza date de la préhistoire, en raison de fresques retrouvées dans certaines grottes : difficile toutefois de savoir si les peintures représentent une pizza, un vaisseau spatial ou un diaphragme. Ce qui est certain en revanche, c'est qu'il faudra attendre l'époque moderne pour assister à la démocratisation de la pizza ; une démocratisation qu'on ne peut néanmoins que relativiser...


Quatre saisons et Quatre fromages

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Durant l'Ancien Régime, il ne valait mieux pas faire partie des pizzas mises à l'index. Cette gravure, qui représente la condamnation au bûcher d'une pizza Régina (ou plutôt de son ancêtre), le montre bien.

La pizza est de nos jours un plat très répandu : c'est, de fait, une des nourritures les plus populaires, car chacun peut trouver une pizza adaptée à son goût. Qui plus est, personne ne viendra remettre en cause votre choix, que vous décidiez de commander une pizza au thon ou une pizza au chèvre.

Il serait pourtant erroné de penser qu'une telle tolérance, en matière de pizza, existe depuis l'aube de l'humanité ! Bien au contraire, à l'époque moderne, seules deux pizzas étaient tolérées : la pizza quatre saisons, et la pizza quatre fromages. Toutes les autres pizzas étaient mises à l'index, considérées comme hérétiques.

Les protestants, qui furent de tous temps un problème pour les catholiques, consommaient quant à eux des pizzas aux fruits de mer, ce qui fit de cette pizza le plus blasphématoire des plats aux yeux de la papauté, et le pire des affronts politiques aux yeux de la monarchie française. Toute personne prise en flagrant délit de consommation de pizza illicite risquait d'être tout bonnement jetée au bûcher : une sentence qui peut aujourd'hui paraître cruelle, mais qui était alors nécessaire pour maintenir le pouvoir monarchique de droit divin.

Malheureusement, alors que la situation était stable depuis plusieurs dizaines d'années, un conflit philosophique vint apporter la discorde dans toute la société d'Ancien Régime.

Une rencontre métaphysique qui tourne mal

René Descartes est le père du rationalisme. Né en 1596, il épouse la cause des jésuites, et tente d'imposer la vision d'un homme maître de sa volonté : l'homme, même s'il a été créé par Dieu, s'auto-détermine librement.

Le pire ennemi de René se nomme Pascal, Blaise Pascal. Ce dernier, après une vie de débauche passée à maîtriser l'urophilie, la coprophilie et autres perversions douteuses, décide de cesser ces activités pour se dévouer à Dieu. Très vite, Pascal s'intéresse à la doctrine de Jansène, qui professe que l'homme doit se soumettre à Dieu, voire se fouetter par humilité envers Jésus (C'est d'ailleurs l'attrait pour l'auto-mutilation et l'auto-flagellation qui vont décider Pascal à adhérer au jansénisme). Selon Pascal, l'homme ne peut espérer atteindre son salut par lui-même : le salut ne peut venir que de Dieu, et l'homme ne peut donc pas espérer agir en fonction de sa volonté.

Comme on peut le constater, la doctrine de Pascal est particulièrement opposée à celle de Descartes. Pourtant, les deux hommes ne s'étaient jamais véritablement affrontés : tout au plus s'étaient-ils insultés d'enculés dans la cour de la Sorbonne.

Un jour pourtant, Descartes décide de rencontrer Pascal, afin de philosopher durant un copieux repas, et pourquoi pas convaincre son adversaire de ses torts.

Le 14 juillet 1632, les deux hommes se rencontrent, et commencent à discuter de leurs conceptions. Descartes attaque sur les passions et sur la distinction entre l'âme et le corps.

Pascal lui répond du tac au tac, concluant par une réplique qui restera dans les annales de la philosophie : "Cher René, le cœur a ses raisons que la raison ignore, et vous, vous n'avez pas le monopole du cœur". Descartes est outré, et la joute fait naître le respect entre les deux hommes.

Voyant qu'il est en position favorable, Pascal enchaîne son adversaire : sans humilité et sans la grâce, l'homme ne peut rien ; et de plus, l'homme est un être qui se situe entre deux infinis, entre l'infiniment petit et l'infiniment grand.

Descartes joue le tout pour le tout, et décide d'enchaîner à son tour son adversaire, en lui imposant un véritable best-of de son oeuvre : Je pense donc je suis, et même si un malin génie me trompe et que tout ce qui m'est extérieur n'existe pas, il n'empêche que moi qui contemple une substance étendue, je suis, j'existe. Sans oublier qu'une glande pinéale assure la liaison entre le corps mortel et l'âme immortelle, en distribuant des esprits animaux qui expliquent pourquoi l'homme, même s'il est rationnel, peut parfois être un peu enchaîné à ses passions.

Fougueux, Pascal décide le retournement : il assène une terrible vérité à René, lui affirmant que l'homme est un roseau pensant, qu'il est par nature un pécheur et un être faible, et qu'il est empli de vanité. Pascal, voyant que son adversaire lui a sorti un best of de ses meilleures pensées, opte pour un best of de ses meilleures citations : Un roi sans divertissement est un hommes plein de misères, et ça montre que le moi est haïssable, et que la condition de l'homme, c'est l'inconstance, l'ennui, l'inquiétude.

Voyant que Descartes est rouge et en sueur, Pascal veut l'achever : il tente donc de sortir un argument imparable : le vide existe, et... Et quoi déjà ? Il ne se souvient plus de ce qu'il voulait dire ! Malheureusement pour lui, Descartes l'a devancé ! Il vient tout juste de sortir son exemplaire de L'art d'avoir toujours raison de Schopenhauer. Vite, vite :

Stratagème VIII

Fâcher l’adversaire

Provoquez la colère de votre adversaire : la colère voile le jugement et il perdra de vue où sont ses intérêts.

Il est possible de provoquer la colère de l’adversaire en étant injuste envers lui à plusieurs reprises, ou par des chicanes, et en étant généralement insolent.

Descartes attaque donc Pascal, rigolant soudainement et affirmant qu'il n'avait jamais vu un janséniste hétérosexuel. Pascal s'énerve, et il ne parvient plus à trouver de répartie. Il sort donc à son tour le livre de Schopenhauer, jusque-là caché sous son manteau :


Stratagème XXVIII

Convaincre le public et non l’adversaire

Il s’agit du genre de stratégie que l’on peut utiliser lors d’une discussion entre érudits en présence d’un public non instruit. Si vous n’avez pas d’argumentum ad rem, ni même d’ad hominem, vous pouvez en faire un ad auditores, c.-à-d. une objection invalide, mais invalide seulement pour un expert.

Votre adversaire aura beau être un expert, ceux qui composent le public n’en sont pas, et à leurs yeux, vous l’aurez battu, surtout si votre objection le place sous un jour ridicule.

Pascal décide de suivre le stratagème. Soudain, il s'exclame en regardant le serveur : "Il faudrait vraiment être con pour penser qu'il y a une glande pinéale dans le cerveau !!!!" Le serveur éclate de rire : c'est vrai que Descartes est con, contrairement à ce qu'on peut lire dans les magazines de l'époque !!! LOL!!"

Descartes ne compte pas abandonner. Tel Harry Potter qui brandit sa baguette, René brandit son livre de Schopenhauer :


Ultime stratagème

Soyez personnel, insultant, malpoli

Lorsque l’on se rend compte que l’adversaire nous est supérieur et nous ôte toute raison, il faut alors devenir personnel, insultant, malpoli.


Excellent conseil : René insulte alors copieusement Pascal de fils de pute, d'enculé de la chatte à sa mère la pute, de gros bâtard de suceur de queues, de sale merdeux lécheur de cul. Pascal, touché au plus profond de son être, se met à pleurer, implorant Dieu de faire cesser ce flot de paroles venimeuses.

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Descartes est soudainement envahi de remords. Il fait une légère tape dans le dos de Pascal. Il faut maintenant se calmer et passer au plat de résistance. Les deux philosophes décident de partager une pizza, symbole de leur volonté de réconciliation. Descartes commande donc une pizza quatre fromages.

Pascal semble s'étouffer : "une pizza quatre fromages ? Mais j'aurais préféré une pizza quatre saisons ! Je préfère une pizza moins vaniteuse !". Descartes s'emporte, affirmant que la pizza quatre fromages permet davantage de savoir que l'on existe. Pascal rétorque que le moi pue, et que la pizza quatre fromages devrait être interdite, car elle entraîne la suffisance et nous éloigne de Dieu.

Soudainement et au même moment, tous deux utilisent le stratagème XXVIII de Schopenhauer ; la foule se divise alors en deux camps, les défenseurs de la pizza quatre fromages emportés par Descartes, et les défenseurs de la pizza quatre saisons emportés par Pascal. Alors qu'ils utilisent l'ultime stratagème, tous les individus présents dans le bar se mettent à s'insulter, puis se munissent de battes de base-ball pour se foutre sur la gueule.

Ainsi débute la terrible bataille entre les pizzas quatre-saisons (PQS) et les pizzas aux quatre-fromages (PQF).

La bataille entre les PQS et les PQF

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Un seigneur et ses soldats sous les armoiries des quatre fromages.

En moins de 3 jours, tous les catholiques de France furent divisés en deux clans [1] : les pro-quatre-saisons, et les pro-quatre-fromages.

Chaque camp faisait régner la terreur dans les villages : les pro-quatre-saisons passaient en troupe et dévastaient tout pour retrouver les pizzas quatre-fromages cachées dans les fourneaux ; quelques jours plus tard, voire quelques heures, l'inquisition de la sainte quatre-fromages entrait à son tour dans le village, et le réduisait en cendres pour récupérer et brûler les pizzas quatre-saisons qui avaient survécu. Sous le feu croisé, la population ne pouvait rien faire, si ce n'est espérer et prier.

Les pays alentour furent rapidement touchés, et l'Autriche-Hongrie, comme l'Espagne, décidèrent de soutenir les quatre fromages. La Flandre et l'Angleterre, quant à eux, vinrent soutenir les quatre saisons. Aussitôt, des artistes vinrent pour modifier les armoiries des chevaliers : les boucliers furent systématiquement peints aux couleurs de la pizza défendue, et parfois même les heaumes. Les épées laissèrent la place aux roulettes à pizza, qui pouvaient ainsi mieux découper les boucliers adverses.

Après être allés détruire les tartes flambées alsaciennes (honteux plagiats), les deux camps décidèrent de se battre en Italie, devant la tour de Pise (Toura di pizza en italien) : la bataille fit rage pendant 8 mois, provoquant la mort de centaines de milliers de chevaliers des deux camps. Puis la lutte devint moins acharnée.

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Francisco di Quattro Fromagio, duc de Pise, devint tout naturellement (par ses origines et son courage) le leader du camp des 4 fromages. Sa férocité n'avait pas de limite, et l'on raconte qu'il parvint en une heure à briser une centaine de boucliers adverses, uniquement en se servant de ses roulettes à pizza.


La bataille étant devenue une véritable catastrophe démographique, chaque camp décida de mettre à l'abri ses hommes : les adversaires se retirèrent chacun derrière leurs lignes, commençant dès lors à creuser des tranchées. Le visage de l'affrontement se transforma alors, passant d'une guerre de mouvement à une véritable guerre de position qui dura environ 4 ans. De nouvelles techniques militaires apparurent, issues parfois de l'expérience des simples soldats. Ainsi, lorsqu'ils dégustaient leur pizza, les soldats utilisaient de la moutarde pour relever le goût : ceci leur donna vite l'idée de balancer ces pots de moutarde dans la tranchée adverse. Le gaz moutarde qui s'échappait du pot asphyxiait aussitôt ceux qui se situaient à proximité. La moutarde fit ainsi plus de morts que les épées, les lances et les roulettes à pizza.

Naturellement, les pizzas furent utilisées comme shurikens : ce ne fut cependant qu'à la fin de la guerre que ces armes furent réellement efficaces, lorsque des ingénieurs eurent l'idée de découper la croûte en pointes.


La bataille aurait pu durer un temps infini, si un événement tout à fait inattendu n'était pas survenu : le célèbre philosophe Thomas Hobbes, considérant que l'homme était un loup pour l'homme, inventa le hamburger. Très vite, les pizzas furent abandonnées, et la bataille également.

Les belligérants se rendirent vite compte de l'inutilité d'un tel affrontement : quelle était la différence entre une pizza quatre fromages et une pizza quatre saisons ?

Au fond, il n'y avait qu'un petit changement dans la garniture. Alors qu'entre la pizza et le hamburger, il y avait véritablement une incompatibilité conceptuelle : c'est d'ailleurs pour cela que quelques mois plus tard eut lieu la fameuse guerre du hamburger contre la pizza, qui n'eut pas un véritable impact.

Tout au plus déboucha-t-elle sur la Révolution Française, la chute de la monarchie et la conquête de l'Europe par Napoléon.

Postérité de la bataille de la pizza

La bataille a été l'objet de nombreux écrits, que ce soit de la part d'historiens ou de psychiatres. Si tant d'analyses se sont penchées sur ce sombre événement, c'est sans doute parce que l'homme a pris conscience d'une chose : pour vivre à fond son humanité, il doit faire son devoir de mémoire. Lorsqu'il mange une pizza, aussi agréable soit-elle, il doit se souvenir qu'elle fut à l'origine d'un drame humain, d'une bataille sans merci menant à la mort, à la destruction, à la souffrance et à l'agonie.

Les artistes ont vite réalisé l'horreur vécue au cœur de cette bataille entre les quatre fromages et les quatre saisons. Et parmi les artistes les plus renommés, le plus célèbre est sans doute Picasso. Picasso qui, touché par l'angoisse qui se dégage de cet événement, décida pour toujours de ne plus manger de pizza ; et qui légua à l'humanité la toile la plus poignante ayant jamais été peinte : il s'agit bien sûr de Guernica, qui n'hésite pas à se focaliser sur les victimes de cette odieuse bataille.

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Ce tableau, qui exprime parfaitement l'enfer vécu par la population lors des affrontements entre les pros-quatre-saisons et les pros-quatre-fromages, est sans doute le plus touchant de Picasso.

Si Picasso trouble le regard en montrant l'inmontrable, Vivaldi trouble les oreilles en faisant écouter l'inécoutable : le musicien, très touché par cette absurde bataille, décida en effet de lui dédier une musique.

Toutefois, si Vivaldi n'a pas eu le même succès que Picasso, c'est sans doute à cause de la polémique née de son œuvre : lorsqu'il conçut La quatre saisons, il fut accusé de prendre partie contre la quatre fromages, et de ne pas comprendre que les hommes doivent aller au-delà de la garniture.

C'est sans doute ce que n'a pas réussi à faire Vivaldi : comprendre que l'on doit tolérer toutes les formes de pizza, aller au-delà de nos préjugés pour embrasser la paix universelle.

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La quatre saisons de Verdi est une œuvre engagée, mais elle manque un peu de saveur.

Universalité de la pizza

La pizza, nourriture universelle

Tout le monde mange de la pizza et aime ça. Même les chiens pseudo-communistes (et pourtant, Dieu sait qu'il s'agit d'une nourriture de capitalistes !). L'auteur de cet article lui-même adore les pizzas ; en fait, toute créature vivante les apprécie, si bien qu'on peut conclure avec évidence que l'on peut nourrir les plantes et les hippocampes avec un régime constitué exclusivement de pizzas.

Tout cela, l'humanité entière le sait, et en tire une grande fierté. Pourtant, si l'on y songe, la pizza n'est pas la chose la plus universelle qui soit : la chose la plus universelle qui existe est, en effet, l'univers.

L'univers, nourriture pizza

À la Renaissance, Galilée s'évertuait à convaincre ses contemporains que la terre tournait autour du soleil. Cette théorie était fortement combattue par les géocentristes, qui considéraient que le soleil tournait, tout comme les autres planètes, autour de la Terre. Théorie géocentriste elle-même combattue par les géoplanétnocentristes, pour lesquels le Soleil tournait autour de la Terre, tandis que la Terre tournait autour des autres planètes ; une théorie elle-même combattue par les hélioplanétnocentristes, lesquels considéraient que la Terre tournait autour du Soleil, tandis que le Soleil tournait autour des autres planètes, lesquelles tournaient autour de la Terre, qui elle-même tournait autour de la lune, laquelle effectuait une rotation autour de Vénus.

Tous avaient des théories divergentes ; et pourtant, tous s'accordaient sur un point : tous les mouvements célestes étaient parfaitement circulaires. Logique, puisque Dieu avait créé l'univers avec un compas céleste.

Pendant que Galilée cirait quelques pompes et léchait quelques anus de papes et autres seigneurs puissants (afin de faire éclater la vérité), Johannes Kepler se préparait à contredire à son tour Galilée, mais également ses adversaires : certes, la Terre tournait autour du Soleil, mais sa trajectoire n'était pas du tout - Mais alors pas du tout ! - circulaire. Selon Kepler, la trajectoire de la Terre, tout comme celle des autres planètes, était elliptique.

Alors que Galilée se contentait d'arguments peu convaincants, Kepler déployait une foule d'idées toutes plus novatrices les unes que les autres. Travaillant sans relâche pendant 2 ans, il élabora un savant calcul, qui devait mener à une conclusion irrévocable et révolutionnaire :


Première prémisse :


L'univers ne peut pas être circulaire, ou alors les planètes finiraient par s'entrechoquer.


Seconde prémisse :


Les pizzas ne sont jamais complètement circulaires, même si elles en ont l'air : elles sont généralement elliptiques, ce qui explique qu'elles ne correspondent pas à 100% à l'assiette qui les contient.


Corrolaire de la seconde prémisse :


Les pizzas étant elliptiques, l'univers l'est aussi forcément.


Conclusion :


Les pizzas et les ellipses étant universelles, l'univers et la pizza sont une même chose.


Corrolaire de la conclusion :


Les pizzas étant plus petites que l'univers, elles ne sont pas l'univers ; en revanche, l'univers étant plus grand, il est une pizza.


Cette conclusion (ou plutôt ce corrolaire de conclusion) allait réellement révolutionner l'astronomie, mais pas seulement : la religion venait d'être sapée dans son fondement.

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Ce que Kepler a trouvé grâce à la logique, nous pouvons aujourd'hui directement l'observer : il suffit en effet de placer un filtre sur le télescope pour se rendre compte que l'univers est une vaste pizza.

Certes, ce n'était pas le premier affront fait à l'encontre du christianisme : les musulmans affirmaient déjà que l'univers était un vaste couscous, dont les grains de semoule étaient des étoiles, et dont les planètes étaient des pois chiches. De sorte que le grand Allah devait finir par dévorer l'univers. Pourtant, il s'agissait là d'une croyance ne recevant pas le témoignage de la science : aucune preuve ne pouvant corroborer cette théorie, la religion catholique ne pouvait pas en souffrir.

Le modèle keplerien, à l'inverse, était le modèle explicatif parfait : Dieu devenait le grand pizzaiolo, créateur d'une pizza géante (l'univers) agrémentée de mini-pizzas (les planètes, à la fois garniture et mini-pizzas, sont sans doute la plus grande faiblesse du système de Kepler, qui dut faire face à un certain nombre de contradictions).

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Galilée finit par accepter le système de Kepler, et même par le défendre. C'est ainsi que confronté à l'inquisition, il fit cette célèbre remarque : "Et pourtant, elle tourne !"

La genèse du monde selon Kepler

Faisant à l'origine du monde tourner la pâte à pizza, Dieu recouvrait ensuite les planètes de garniture. Tout était expliqué par la théorie keplerienne : la terre était à la base une planète magmatique, c'est à dire de la pâte recouverte de sauce tomate en fusion ; une fois la pâte durcie, Dieu posa la garniture : les plantes (nommées pepperonis dans la conception de Kepler), puis les animaux (les anchois pour simplifier).

Peu à peu, les planètes se diversifièrent : tandis que Mars était une marguerita, la Terre était la planète la plus complète, une pizza royale, avec jambon et fruits de mer.

Kepler s'accordait avec l'Ancien Testament : Dieu avait bel et bien créé la Terre en 6 jours : le premier jour, il fit la pâte. Le second, il ajouta la sauce tomate. Rapidement, de l'eau se forma sur Terre : la sauce tomate était trop liquide. Le troisième jour, Dieu voulut rattraper un peu son erreur, et il recouvrit la planète de fromage (la terre et le sable). Vint le tour, au quatrième jour, des pepperonis. Le cinquième jour fut celui du poulet, des fruits de mer et des anchois.

Le sixième jour, il fallut rajouter les olives. Hélas, ayant projeté avec trop de force les olives, une partie de la garniture périt (le poulet dans la théologie de Kepler): Dieu dut changer sa recette, remplaçant le poulet par du jambon (d'où la thématique chrétienne du remplacement du dinosaure par l'Homme). La recette était parfaite. Le septième jour, Dieu n'eut plus qu'à mettre la pizza au four, et donc à se reposer. Absorbé par la préparation d'une autre de ses mini-pizzas, il oublia même de manger la Terre.

Malheureusement pour lui, il ne le pourra jamais, comme l'a démontré Newton, lequel prouva que Dieu était mort en 1736 d'une indigestion.

Les développements postérieurs à la théorie képlerienne

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Kepler avait toujours eu du mal à concilier la planète-pizza et l'univers-pizza. Ces deux concepts semblaient inconciliables, jusqu'à ce que Poincaré intervienne dans le débat.

Le modèle de Kepler, aussi intéressant soit-il dans l'histoire des sciences, souleva autant de questions qu'il donna de réponses ; ainsi, le problème des planètes-mini-pizzas ne trouva une réponse qu'au XXème siècle, lorsque Henri Poincaré conçut la première mini-pizza destinée à l'apéritif. Dès lors, le chaînon manquant fut trouvé, et l'on put considérer que Kepler avait résolu le problème de la formation de la Terre: les systèmes stellaires étaient des systèmes de mini-pizzas ayant leur propre mouvement tout en étant des éléments de la garniture d'une plus grande pizza, dite pizza universelle.

Malheureusement, concernant l'univers, il restait encore beaucoup de choses à découvrir...

L'univers-pizza et la théorie de la relativité

Albert Einstein est principalement connu pour une formule, qui est e=mc². Pourtant, peu d'individus savent ce qu'elle signifie.

En réalité, le c représente la circonférence de l'univers-pizza, et m représente sa masse. Lorsque l'on multiplie la circonférence de la pizza au carré, par sa masse, on obtient donc de l'enrobement (e). Mais après avoir écrit sa formule, Einstein n'était pas très sûr de la raison d'être d'un tel enrobement : quel était-il ? À quoi pouvait-il correspondre ? Pourtant, Einstein était certain que, s'il avait écrit cette formule, elle devait probablement être vraie.

Il ne répondit pas à cette question dans sa théorie de la relativité restreinte, mais il s'y pencha dans son œuvre la plus importante : la théorie de la relativité générale. Il découvrit en effet que l'univers-pizza n'était lui-même qu'un univers parmi d'autres, inaugurant avec Max Planck la théorie de l'enrobement quantique : l'univers que nous connaissons n'est qu'une pizza parmi d'autres possibilités de pizzas. Ainsi, Einstein et Planck en arrivèrent à la conclusion que les pizzas étaient infinies, et que le méta-univers, renfermant cette infinité, était obèse.

Nombreuses furent les découvertes qui suivirent : ainsi, en 1938, Einstein supposa que le temps et l'espace n'étaient pas lisses ; il découvrit que l'espace-temps était courbe, et qu'il épousait les contours de la grande pizza. Ainsi, le temps s'écoulait plus vite lorsque l'on s'approchait de la croute de l'univers ; tandis qu'au centre, vers les artichauts, le temps s'écoulait moins vite. Et de même, la lumière ne suivait pas une trajectoire rectiligne : sa trajectoire se courbait lorsque l'on approchait de la croûte, dont la masse était plus importante.

Einstein supposa que la lumière devait être, au contact des olives de l'univers, complètement absorbée : c'est ce qu'il nomma les "trous noirs" (cette théorie ne fonctionne évidemment pas avec les olives vertes). Il proposa donc des coordonnées aux astrophysiciens, affirmant que l'on y trouverait une anomalie lumineuse.

Quelques années plus tard, on découvrit en effet, confirmant en cela l'hypothèse einsteinienne que des olives absorbant la lumière étaient présentes un peu partout dans l'univers.

Einstein pensait que ces olives formaient une déformation massive dans l'espace-temps de la pizza, si bien qu'il songea qu'il serait possible, en entrant dans les olives, de voyager dans le passé.


Récemment, Stephen Hawking a quelque peu mis à mal les espoirs d'Einstein : à une conférence donnée à Las Vegas en 1998, il a en effet confirmé que les trous noirs n'étaient pas dénoyautés, ce qui empêchait toute possibilité d'excursion spacio-temporelle. À l'heure actuelle, les astronomes recherchent toujours l'existence de trous noirs dénoyautés.

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Récemment, cette photo de l'univers prise par une sonde a relancé la question des trous noirs dénoyautés : on voit ici clairement de la lumière entrer dans un des trous noirs, et ne pas en ressortir.

La théorie la plus récente concernant la forme de l'univers contredit partiellement les conceptions de Kepler, d'Albert Einstein, et même de Claude François. Alors que l'on supposait depuis Kepler que l'univers était elliptique, certains savants n'ont pas hésité à briser un tel schéma : selon certains physiciens tels que Riemann, l'univers est replié sur lui-même, comme une pizza Calzone (nommée en langage commun pizza en chausson). D'autres considèrent que l'univers est rectangulaire, tout comme certaines pizzas familiales.


Les débats ne sont pas finis, loin de là, et l'on commence à peine à utiliser la pizza comme modèle heuristique dans le domaine de l'infiniment petit : ainsi, certains partisans de la mécanique quantique affirment que les atomes sont composés de pizzas microscopiques nommées particules élémentaires.

Bohr, Heisenberg et Schrödinger affirment même que la matière est constituée à la fois de corpuscules (pizzas), et d'ondes (chaleur du four).

Les conséquences d'une telle théorie divisent les scientifiques : il serait en effet impossible de connaître en même temps la position et la vitesse d'une pizza particulaire, de sorte qu'on ne peut que supposer que de la matière noire engloutit les nano-pizzas et les régurgite dans un autre espace-temps, de sorte que la téléportation serait théoriquement possible.

Foire aux questions :

La pizza peut-elle être utilisée comme tapis de souris ?

Cela va de soi, une pizza peut être retournée et utilisée comme tapis de souris. C'est même l'accessoire ultime pour les gamers ou pour les graphistes ! Les technologies les plus adaptées à la pizza sont les souris lasers et les souris optiques. Les souris à boules ont un peu de mal, sauf si la pâte est très cuite.

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Réchauffer une pizza au micro-ondes peut être extrêmement dangereux.

Une pizza peut-elle être réchauffée au micro-ondes ?

Il est possible mais fortement déconseillé de placer une pizza dans un four à micro-ondes : les particules élémentaires de la pizza pourraient fusionner et engendrer une réaction en chaîne conduisant à une explosion thermo-nucléaire. Ou au mieux la pâte sera trop ramollie par la cuisson.


Quels peuvent être les usages ludiques de la pizza ?

Une pizza peut être employée comme frizbee, son aérodynamisme lui permettant de monter jusqu'à 200 tours par seconde, et d'atteindre une vitesse de 124 km/h. Il faut juste veiller à la laisser refroidir avant de la lancer, la sauce tomate pouvant être projetée de la pizza, et ébouillanter les joueurs jusqu'au sang.

On peut du reste se servir de la pizza comme d'un plateau de jeu : les joueurs peuvent ainsi faire avancer leurs pions sur les différentes cases que sont les morceaux de jambon, les fruits de mer, les pepperonis ou encore les tranches de saucisse.

Enfin, on peut utiliser la pizza pour jouer à Urgences ou à Grey's anatomy : il suffit de plaquer la pizza de toutes ses forces sur la bouche d'un(e) de ses ami(e)s. Une fois qu'il (ou elle) est suffisamment moribond(e), vous pourrez profiter de son agonie pour réaliser une trachéotomie, comme en vrai !

Notes scientifiques

  1. En réalité, une troisième faction est même née, affirmant la sainteté de la pizza aux oignons. Cette faction fut en partie décimée : les survivants partirent en Amérique et fondèrent l'État du Mexique.


Iconerestaurant.jpg Des bons plats à découvrir sur la sencyclopédie.Iconerestaurant.jpg
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Ce sondage a été créé le octobre 17, 2009 15:10 et 904 personnes ont déjà voté.


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