Miles Davis

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« Pouet! »
~ Miles Davis


Né en 1926, Miles Davis était un trompettiste dont la carrière s'est étendue entre 1945 environ et 1991, car après il mourut. Ses contemporains le décrivaient comme un Manipulateur Pervers Narcissique.

[modifier] Miles Davis, éternel insatisfait ou génie?

En 50 ans de carrière, Miles a à peu près tout essayé, tous les courants du jazz qui ont traversé le siècle en même temps que lui, étant même l'instigateur de plusieurs. Cependant, grand indécis, il ne s'est jamais fixé définitivement sur un style. Certains disent que c'est parce qu'il ne trouvait son content dans aucun des courants, d'autres clament qu'il était un génie qui avait vite fait d'épuiser toutes les les possibilités musicales imaginables sur un style figé, et qu'il devait alors se renouveler.

Alors, Miles Davis, éternel insatisfait ou génie?


[modifier] Ses essais dans le Bebop

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Miles vient d'entendre un chorus de Dizzy Gillespie. "Putain, j'passe pour un con!" panique-t-il.

A ses tous débuts en tant que professionnel, Miles voue une grande admiration à Charlie Parker, ce qui laisserait penser qu'il a choisi la trompette par dépit. Alors qu'il réussit à intégrer le groupe du Bird, Miles fait la connaissance de Dizzy Gillespie. Il s'aperçoit alors rapidement qu'il n'arrivera jamais à sa cheville, et plutôt que d'essayer, Miles adopte son style propre, à l'opposé de celui de Dizzy : un son dégueulasse et faiblard, reconnaissable entre mille, et des rythmes jamais plus rapides que la croche, entrecoupés d'un maximum de silences. Le tout dans une position voutée. Les critiques n'ont jamais su si c'était pour déformer la colonne d'air et donc pourrir le son, ou due à une insuffisance musculaire dorsale, ou encore pour que sa tête, et a fortiori ses dents, soient plus près du sol pour l'aider à y rayer le parquet.

Ses caractéristiques sonores font que le son de Miles n'est pas du tout approprié au bebop, qui est une musique très rapide et rythmée, aussi il abandonne et essaie autre chose.

[modifier] Le Cool

Comme il n'arrive pas à jouer du Bebop convenablement, Miles va donc créer un genre nouveau, plutôt que d'essayer de copier les autres (il a déjà échoué avec Dizzy Gillespie). Ainsi, il invente le Cool jazz. Crée pour être joué par des grands ensembles (octet minimum), le Cool permet à Miles de jouer entouré par pleins de musiciens talentueux, au milieu desquels il peut facilement cacher son son de coq enroué. Mais comme il a un ego démesuré, cela ne lui convient toujours pas, il veut qu'on l'entende, mal mais qu'on l'entende, et il essaie encore et toujours autre chose.

Enfin bon écoutez les albums bebop de miles, vous verrez c'est quand même très bon, son son est très bon alors, écoutez le. ;)

[modifier] Le Hard Bop

Dans le Hard Bop, Miles commence à trouver son bonheur: Les compositions sont majoritairement écrites pour des ensembles assez réduits, il peut alors s'exprimer clairement et distinctement et le tempo est plus lent que dans le Bebop, ce qui permet à Miles de bien poser ses croches et ses silences, et d'éviter encore et toujours les notes trop rapides, qui lui rappellent Dizzy.

Cependant, il y a encore un hic : l'harmonie est encore un peu complexe, et Miles n'aime pas trop, ça fait réfléchir. Or, s'il laisse autant de silences et de notes longues, c'est non seulement pour s'éloigner de Dizzy, mais aussi pour pouvoir réfléchir à la suite. Si les informations sont trop nombreuses, Miles ne peut improviser convenablement.

[modifier] Le jazz modal

C'est avec le jazz modal que Miles trouve la solution. Le tempo est modéré et l'harmonie est constituée d'un maximum de deux accords. Miles est content: ça joue pas trop vite et pas trop compliqué. L'un de ses plus grands titres So what?, que l'on pourrait traduire par "et donc?", ou encore "c'est tout?", exprime bien l'aspect épuré, voire pauvre, du jazz modal.

[modifier] Le début du nu-jazz

Malgré tout, le jazz modal conserve un défaut majeur: il n'est écouté que par des puristes. Cela ne satisfait pas du tout Miles qui, en plus d'avoir un ego démesuré, est aussi très vénal. Il commence donc à suivre la tendance et incorpore des instruments électroniques dans ses orchestres vers le début des années 70. L'harmonie reste très pauvre, et le tempo devient parfois flexible, variant au cours des morceaux ou même différent entre chaque musicien. Et le public aime, donc achète (à cette époque, le téléchargement illégal n'existe pas) et Miles est encore plus content qu'à l'époque du jazz modal.

[modifier] La décadence

Sur la fin de sa vie, Miles Davis suit tellement la mode qu'il reprend des titres de variétés dans ses albums. Il atteint alors le summum de la simplicité harmonique, et aussi le summum de son succès populaire, bien que les jazzeux puristes s'éloignent de lui, car il n'y a plus qu'une seule tonalité dans certains de ces morceaux!
On dit que Dieu le rappela à lui à cette époque pour ne pas qu'il sombre encore plus dans la merde.

[modifier] Miles Davis, éternel insatisfait ou génie : Conclusion

Le génie de Miles est plus que contestable : Il apparait clairement que sa polyvalence stylistique est due à une indécision et une insatisfaction constante plus qu'à un talent d'adaptation propre. De plus si le son de sa trompette (qui pourrait être assimilé à une voix de castrat si les trompettes étaient pourvues de testicules), qu'il a créé pour se démarquer, permet de le reconnaître facilement, il est aussi un sacré handicap et sujet aux quolibets chez les vrais trompettistes.


[modifier] Miles hors de la musique

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Miles est content: il vient de décrocher un contrat pour un set de 20 minutes à 10000$. "C'est qui le con maintenant?!" se gausse-t-il.

Même s'il passait le plus clair de son temps avec sa trompette à la main, Miles a aussi eu une vie hors de la scène, bien qu'elle ait été très courte.

Suivant son idole Charlie Parker, et de nombreux autres musiciens, Miles a été un toxicomane célèbre, héroïnomane professionnel reconnu par ses pairs. D'aucun tireront la conclusion que pour jouer de la musique correctement, il faut être déchiré. On se souviendra aussi de la boutade qu'il fit à John Coltrane en le poussant à se droguer pour qu'il joue mieux, puis en l'expulsant sous prétexte qu'il se droguait. Un véritable connard, en somme.

Miles était également un grand égocentrique, qui s'amusait à demander des cachets énormissimes pour un concert de vingt minutes. Le pire, c'est que les producteurs acceptaient.

On lui dénote aussi quelques histoires de cul d'amour notoires, avec Juliette Greco par exemple. Il a aussi quelques enfants, moins notoires.

Pour conclure, on peut dire que la vie de Miles a quand même été à 99% sur la scène, et le reste était pour meubler.


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