Melon

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« Il est fourbe, sournois. Comme un petit pois mais en plus gros »
~ Roger Deschamps, chasseur de melons
« Moi vous savez, je suis plutôt poisson, comme la carotte »
~ Lionel Jospin, viandeur médiatique professionnel

Le melon est un animal circulaire invertébré omnivore. Sa chair orange tendre et juteuse constitue un met de choix et a la particularité de se déguster crue. Encore aujourd'hui, la plèbe est persuadée qu'il s'agit d'un fruit (ou d'un légume pour les plus attardés). Affirmer son appartenance au règne animal est donc une excellente façon de montrer une bonne fois pour toute que vous au moins, vous avez de la culture.

[modifier] Origines

Le melon est originaire de Melonie, petit pays insignifiant coincé entre la Macédoine et la Saladie. De la même famille que la pastèque dont il est un parent au 16ème degré 1/2, il s'est répandu peu à peu sur toute la surface du globe en se glissant dans les camions de fruits et légumes, d’où l’erreur commune de le prendre pour une plante. Grand voyageur, il n’a pas hésité à emprunter l’avion, le cargo ou la bicyclette pour conquérir le monde.

Vol vélo

Un melon agressant une cycliste afin de s'emparer de son véhicule et de conquérir la Pologne.

[modifier] Mode de vie

[modifier] Déplacements et comportements sociaux

Splosh

Melon en ayant eu assez de la vie. Oui, c'est un melon, arrêtez de fixer cette image comme ça, espèce de voyeur morbide !

Dans les campagnes, le melon vit en troupeaux composés d’une trentaine d’individus mâles et femelles. En ville, par souci de discrétion, le troupeau se réduit à une dizaine d'animaux. La seule façon que le melon a de se déplacer, quand il ne pique pas le tricycle de votre petite sœur, est de rouler jusqu'à destination. Le melon n'est pas équipé de freins, aussi est-il très prudent avant de se lancer dans une pente dont il ne voit pas le bout. Deux ou trois individus sont habituellement envoyés en éclaireurs pour le troupeau lorsque celui-ci pénètre sur un nouveau territoire.

Animal rusé, le melon repère ses prédateurs et leur tend des embuscades dans les vallées ou les rampes d'accès de parkings pour les ensevelir sous le nombre. Mauvais nageur, il coule rapidement s’il ne rejoint pas la rive, à l’exception du melon d’eau. Une chute de plus de deux mètres lui est fatale à coup sûr car malgré son aspect robuste, le melon cache des entrailles et un petit cœur tendres et fragiles. Les moyens de communication du melon avec ses congénères sont à ce jour inconnus. La peau du melon est en effet unie sans aucune trace d'yeux, d'oreilles, de bouche ou de tentacules. Seule la petite antenne que présente le melon au sommet de son individu permet de distinguer le haut du bas. Un célèbre naturaliste buveur d'eau chaude a émis l'hypothèse que les melons utiliseraient cet organe pour communiquer par télépathie entre eux. L'ensemble de la communauté scientifique lui a ri au nez en lui demandant gentiment de retourner à ses singeries et de laisser les gens sérieux travailler. En attendant une hypothèse plus crédible, le pourquoi du comment de ce noble animal reste un mystère.

[modifier] Alimentation

Le melon est omnivore, ce qui veut dire qu'il mange de tout. S'il est malade ou blessé, il n'hésitera pas à fouiller dans vos ordures pour finir vos croûtes de pizza et vos épluchures de patates. Il préfère tout de même les produits frais. Les melons urbains s'attaquent aux vieux rentrant du marché pour leur piquer leurs courses tandis que les melons ruraux sont connus pour leurs ravages dans les cultures, particulièrement les champs de cassoulet toulousain, l’un de leurs mets favoris. Les agriculteurs furieux n'hésitent pas à tirer sur les melons à vue pour les faire dégager de leurs champs. Les troupeaux de melons importants peuvent aussi s’attaquer à des proies conséquentes comme le sanglier ou le promeneur paumé.

[modifier] Reproduction

La reproduction du melon reste mal connue. Une fois ses graines fécondées, probablement par un rituel chamanique étant donné l'absence d'orifice de reproduction, la femelle melon les sème à peu près n’importe où et repart mener sa vie de mère indigne. Les petits, livrés à eux-mêmes une fois éclos, doivent happer tout ce qui passe à leur portée, principalement des insectes et des légumes trop lents pour leur échapper. Ils sont reconnaissables au cordon ombilical, nommé « tige mère », qui les relie entre eux. Une fois sa croissance terminée, le jeune melon se détache de ses frères et sœurs et roule à la recherche d’un troupeau. C'est une phase particulièrement dangereuse de sa vie puisqu'un melon seul est une proie facile pour tout être mesurant plus de 20cm de haut.

[modifier] Espèces

[modifier] Melon sauvage d'Europe

Prédateurs melon

Melon dans la mouise, ce qui ne l'empêche pas de rester maître de lui-même.

L’espèce la plus connue est le melon sauvage d’Europe. Il s'agit de l'espèce sauvage de melon la plus grande et la plus lourde. Très recherché pour les plateaux de viande avec le jambon de Parme, le melon d'Europe est chassé principalement en été lorsque la chaleur le rend somnolent. Lors des hivers rigoureux, le melon hiberne dans les réserves des supermarchés et les squats de punks à chien. Sa peau verte et épaisse, carrelée vert sur vert à rayures vertes, lui permet de se fondre dans la nature et les cageots de fruits Carrefour. Ses prédateurs naturels sont le couteau de cuisine et la fourchette en inox.

[modifier] Melon sauvage d'Asie

Le melon sauvage d'Asie, appelé communément « melon jaune », est le cousin asiatique du melon d’Europe. Il est reconnaissable à sa peau jaune, ses pépins bridés et son goût exotique. Très friand de riz, on peut le trouver localement en Occident près des restaurants chinois. Il s'attaque particulièrement aux chiens, aux canards et au porc laqué. Si vous parvenez à capturer un melon d'Asie et que vous le relâchez par bonté de cœur (ou juste parce que vous êtes une lopette et ne pouvez pas le tuer vous-même) il vous remerciera en laissant un petit-gâteau-moelleux-mais-croustillant asiatique dépositaire de l'ultime savoir de l'univers, couramment nommé Fortune cookie. Ce gâteau renferme un petit papier sur lequel est écrit une phrase prophétique qui s'appliquera fatalement à votre avenir, même si elle a l'air incompréhensible et comporte les mots chant, bretzel et atomisation.

[modifier] Melon d'eau

Le melon d’eau appartient à une autre branche éloignée du melon sauvage. L’évolution de l’espèce lui a permis de s’adapter à l’eau douce où il a prospéré. C’est un animal aquatique nocturne se reproduisant le long des berges des cours d’eau. Tout comme les licornes, le melon d'eau possède une âme pure et consacre sa vie à la recherche de la beauté et de l'harmonie. La pêche au melon d’eau se pratique d'ailleurs avec pour appât des caniches nains qui, par leur physique hideux et leurs jappements irritants, attirent irrésistiblement les melons d’eau guidés par leur instinct de purification. Il est à noter que la prolifération des déjections de Satan, des adeptes de tuning et des blogueuses mode a entraîné la raréfaction des melons d'eau connus pour leur bon goût. L'espèce ne peut que difficilement se maintenir dans une région irradiée par la médiocrité et l'idiotisme, aussi les melons d'eau ne se trouvent plus que dans des lieux où la population humaine ne dépasse pas un habitant par km2.

[modifier] Melon domestique

Plus rare, le melon domestique est la propriété quasi-exclusive des femelles humaines, essentiellement par lot de deux. Très possessive, la femme ne laisse pas n’importe qui caresser ou nourrir ses melons. Ce peut être un sujet de dispute au sein du couple humain et participe au mystère féminin. Peu répandu en Asie, où règne plutôt la cerise domestique, le melon domestique est concentré en Russie, au nord de l’Europe et en Amérique du nord où son diamètre atteint en moyenne le D.

Melon domestique

Femelle humaine endormie tout contre sa belle paire de melons domestiques.


[modifier] Techniques de chasse

Les êtres humains chassent le melon depuis la Préhistoire. Des sculptures représentant vraisemblablement l'ancêtre du melon actuel ont été retrouvées sur les plus grands sites archéologiques dans le monde entier. Autrefois, l'homme n'avait pas 36 solutions pour attraper un melon : il prenait une grosse pierre et essayait de bien viser. Il pouvait aussi creuser des fosses et diriger le troupeau vers ce piège pour achever les animaux tombés avec des rochers. Réussir à atteindre un melon avec une lance ou une flèche prouvait la grande habilité d'un chasseur et celui-ci était alors symboliquement décrit comme possédant les attributs du melon, à savoir des boules robustes et intrépides.

Sculptures melon

Au vu des attributs de ces statues, les archéologues ont conclu que l'ancêtre du melon était un redoutable prédateur.

Bonne chasse

Un chasseur sachant chasser.

Les techniques de chasse ont évolué en même temps que l'intellect humain, c'est-à-dire pas de beaucoup mais c'est déjà ça. Dans l'Antiquité, des romains eurent l'idée d'utiliser des filets de pêche pour piéger les melons. Cette stratégie de chasse au melon est encore la plus utilisée aujourd’hui. Le filet est étendu au bas d’une pente non loin d’un lieu de passage de troupeaux (point d’eau, supermarché, restaurant chinois pour le melon jaune). Il est camouflé parmi les hautes herbes ou les détritus, invisible depuis le sommet de la pente. Un ou plusieurs acolytes se chargent de tendre le filet au bon moment. Les chasseurs n'ont alors plus qu'à rabattre le troupeau vers le piège. Entraînés par leur élan, les melons ne peuvent s’arrêter à temps et finissent pris dans les mailles du filet.

Le consommateur étant une petite nature, il veut acheter un beau melon entier sans trace de carnage. Les chasseurs abattent donc les melons par injection de glucose liquide directement dans leur organisme. La mort est rapide, indolore puisque l'on a jamais entendu de melon se plaindre, et cette méthode a l'avantage de renforcer le goût sucré de la chair.


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