Madame Hilda

Un article de la désencyclopédie.

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Des mois que nous recherchons le type. De mes vingt années au service de la police, rien ne semble rester. Nous piétinons dans la mélasse, une mélasse boueuse, sordide et puante, semblable à l'amas de cadavres que les alliés ont dû nettoyer en visitant Auschwitz. Je me dévoue corps et âme à cette affaire. Ma femme, excédée, m'a quitté pour un dresseur de girafes nigérian. Mes enfants l'ont suivie, mes chers petits Matthieu et Jérémy (qui se nomment apparemment maintenant N'bougli et F'nalaglo). Même les hommes sous mes ordres commencent à en avoir assez. Aussi dévoués à leur poste qu'un cul-de-jatte à la marche à pied.

— Inspecteur, vos comparaisons sont vraiment d'un goût douteux.
— Tu te permettras de critiquer ma façon de parler quand tu auras trouvé une solution pour coincer ce salaud ! réponds-je à l'officier Bobbely, mon second, venant d'entrer dans mon bureau.
— Euh, ben justement, j'aurais peut-être une idée.
— Ah ouais ? Comme quoi ? Demander à un aveugle de le suivre grâce à son flair ?
— Comme vous êtes passé par la plupart des clichés de l'inspecteur, on pourrait pousser jusqu'au bout et demander de l'aide à une voyante extralucide, propose-t-il.
— Vous avez encore pris de la drogue ?
— Dans les films américains, ils finissent souvent par faire ça, et des fois ça marche !
— C'est ça, allons kidnapper le perroquet de l'officier Dupond et lisons dans son foie, dis-je, sarcastiquement.
— Eh oh, touchez pas à Christine ! crie l'intéressé.
— Christine en plus, quel gros nom de merde ! j'éructe.
— Grrrros nom de merrrrrde. Cloac ! hurle la bestiole.
— Et en plus vous la traînez toujours avec vous ! j'ajoute. Remarquez, ça a son petit côté pratique, au moins on peut vous suivre à la trace grâce aux fientes qu'elle laisse.
— Nom mais ça va pas espèce de gros connard ! hurle Dupond.
— Grrrros connarrrrrd.
— Oui, bon, excusez-moi, je sais que c'est le seul souvenir qu'il vous reste de votre mère. Et je sais à quel point c'était une brave dame, dis-je.
— Merci, inspecteur.
— Grrrrros connarrrrd, Cloac !
— Bon, officier Bobbely, où on peut la trouver votre voyante de merde ? Je sens que ça va être aussi ridicule qu'un manchot s'initiant au jonglage !

Madame Hilda

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Nous arrivons dans une sorte de foire. Plus l'on avance dans ce lieu, plus je ressens le grotesque de la situation. Je pense que ledit grotesque touche son paroxysme alors que nous arrivons au stand de pêche au canard.

— Bobbely ! Elle est encore loin votre putain de voyante ?
— Non non chef, on arrive, j'vous jure ! Plus que la tente de la femme à barbe et de l'homme à seins à passer et on y est !
— Y'a intérêt !
— Intérrrrrêt, putain de voyante, clok !
— C'est pas vrai, Dupond, vous avez amené Christine ? je demande à Dupond, qui marche derrière moi.
— Elle voulait absolument aller voir le nain lanceur de taupes, j'ai pas pu résister, répond-il.
— Lanceurrrrr de nabots !
— Alors allez-y le temps que je casse la gueule à Bobbely pour nous avoir monté un plan digne de l'efficacité des nations unies lors du génocide au Rwanda ! dis-je en hurlant à un tel point que l'avaleur de sabres en avale son pommeau.

Enfin, nous arrivons à une tente délabrée, puante et miteuse, aux couleurs criardes et déteintes, avec, écrit en gros sur la devanture : « Hilda, voyante extralucide, vous aide à gagner au loto et autres trucs ». Nous entrons, et mon estomac se rappelle à moi en protestant contre l'odeur d'encens et de grenouille morte qui règne dans l'habitacle. Devant nous, une vieille femme aux cheveux noirs et longs, portant des créoles et un turban. Elle nous regarde, se lève, se colle contre le mur de la tente, face contre tente, et met les mains dans son dos.

— Attendez Hilda, dit Bobbely, Nous ne venons pas vous arrêter ce coup-ci, on voudrait profiter de vos services !
— Attendez, dis-je à l'officier en le prenant à part, vous avez déjà eu affaire à cette femme !?
— Bah eh, comment la connaîtrais-je sinon ? On l'avait arrêtée une fois pour avoir volé un des chevaux du dresseur pour pouvoir lire dans ses entrailles.
— Et elle est quand même revenue exercer ici ?
— Oui, une chance que le dresseur de chevaux soit mort durant son jugement.
— Que lui est-il arrivé ?
— Une sale histoire... Ses chevaux se sont un jour retournés contre lui et l'ont plaqué comme des rugbymen. Six cent kilos de bidoche sur le tronche, ça pardonne pas.

Quelque chose me dit qu'Hilda était pour quelque chose dans ce meurtre. Si c'est le cas, elle est effectivement très puissante, et nous avons finalement bien fait de venir ici.

— Bonjour, messieurs les officiers, dit-elle avec une voix digne d'un cancéreux de la gorge en phase terminale.
— Bonjour, madame Hilda, dis-je. On vient demander vos services. On aurait besoin de vous pour retrouver un meurtrier.
— Ah, je suis désolée, je ne peux plus exercer le métier de voyante extra-lucide.
— Comment ? dis-je. Pourtant, sur votre tente...
— Oui, c'est pour appâter les gogos. Je leur prédit l'avenir en racontant n'importe quoi qui leur ferait plaisir, et je gagne ma vie comme ça. Je ne peux plus pratiquer honnêtement, et pour cause, je ne vois plus rien. Je souffre de lésions oculaires, et ma vue est réduite à un tout petit point lumineux au centre de l'œil droit. Donc ne me parlez même pas de boule de cristal.
— Bon sang, Bobbely, encore une idée débile !
— Mais, ajoute-t-elle, si vous êtes vraiment désespéré, je peux vous aider. Mais vous n'aurez que des petits morceaux d'informations.
— Bon, dis-je, fatigué. On fera avec.
— Alors, quel est le nom du criminel ?
— John Koledegardeure.
— Ah oui, j'en ai entendu parler. C'est pas lui qui collectionne les têtes de chien des gens chez qui il pénètre ?
— Si si, dit Bobbely, et on a beau ratisser toute la France, impossible de lui mettre la main dessus.
— Alors, je sors ma boule de cristal.

Elle met sur la table une sorte de boule en verre posée sur un trépied et couverte de poussière, met ses mains au-dessus, et commence à dire une formule. Sa voix rauque et gutturale me glace le sang, et ressemblerait presque au cri d'agonie d'un iguane qui se serait pris une balle dans les cordes vocales.

— Dites donc, lui dis-je, c'est des morts-vivants que vous essayez d'invoquer ?
— Excusez-moi, c'est mon sandwich au thon qui passe mal. Bon, je prononce la formule magique.

Elle se remet en position, et hurle « MERCI ! » avant de rapprocher son visage de la boule. Elle plisse les yeux, colle presque sa gueule à l'ustensile. Elle se relève d'un coup, le front couvert de poussière, et dit : « Trois cercles ! »

— Trois cercles ? je demande.
— Voilà. Sur le bout de l'image que j'ai pu apercevoir, il y avait trois cercles.
— Mais c'est Mickey Mouse que vous avez vu ! dit Bobbely.
— Comment vous pouvez associer trois putain de cercles à une souris en bermuda !? je hurle à l'intention de mon second.
— Sourrris en berrrmuda !
— Ah, vous revoilà vous. Bon, Hilda, que pouvez-vous voir d'autre ?
— Rien, à moins que vous ayez un indice laissé par le malfrat.
— Attendez, j'ai pris le cadavre d'un chien qu'il a décapité, lui dis-je, sortant une énorme valise.
— C'est ça que vous traîniez depuis tout à l'heure, chef !? demande Dupond. Mais c'est dégueulasse ! C'est ça qui puait dans la voiture !
— Et en plus à cause de ça tout le monde m'a accusé d'avoir pété ! dit Bobbely.
— Alors, dit la voyante après avoir étalé le cadavre sur la table. Vous pouvez me passer le couteau sacrificiel derrière vous, inspecteur ?

Je me saisis d'un couteau rouillé à bout rond situé sur une étagère dans mon dos, sur lequel je distingue du Nutella léché négligemment. Je le tends à Hilda, qui ouvre le chien et farfouille dans ses viscères.

— Intéressant, dit-elle. Très intéressant.
— Quoi ? Quoi ? demande Bobbely.
— C'est un épagneul mâle de trois ans. Il avait mangé un canari avant de mourir, ainsi que trois pantoufles et six cadavres d'oiseaux.

Puis, elle retire ses mains du cadavre et les pose sur ses genoux.

— Eh bien quoi, c'est tout ? je crie. On vous a pas demandé une autopsie, bordel de merde !
— Borrrrdel de merrrrde !
— Attendez, dit-elle, il faut maintenant constituer une parabole avec ce que l'on a. Épagneul, trois ans, canari, chaussons, cadavres de piafs... J'ai trouvé !
— « Indigestion » ?
—  Non ! « Pagnol poilant, sourit sous son batave de taffe !
— Attendez, dis-je. Il y a un truc qui me turlupine.
— Quoi donc, dit-elle.
— Est-ce à vous ou à Bobbely que je dois matraquer la gueule avec une boule de cristal ?
— Arrêtez inspecteur, dit Dupond. Elle a fait ce qu'on lui a demandé. Essayons de nous en tirer avec cela.
— Tu parles ! Ça va nous être aussi utile qu'un dictaphone à un sourd-muet !

Le libraire barbu

Seul, dans mon bureau. Plus d'indices depuis une semaine, plus d'indications, et pourtant les meurtres continuent. Je n'ai rien à faire dans mon bureau. Je reste assis, bloqué sur cette affaire. J'ai bien fait d'acheter ce yoyo pour jouer. Je suis à deux doigts de réussir la figure de la Tour Eiffel quand Dupond entre en trombe dans mon bureau.

— Inspecteur  ? Ce... Ça va ?
— Non. On continue de piétiner, et Koledegardeure court toujours.
— Oui, je sais, c'est dur.
— En plus, j'ai reçu une lettre de ma femme.
— Ah, ben c'est plutôt une bonne nouvelle ça !
— Oui, enfin... Elle y a aussi joint une photo d'elle et de son nouveau mari en train de faire la position du double torpilleur inversé.
— Aïe.
— Et mon ongle incarné, que je me suis fait en me cognant le petit orteil contre un pied de tabouret il y a trois jours s'est infecté, et j'ai développé une gangrène purulente. Je vais me le faire amputer cet après-midi.
— Outch.
— Et j'ai chopé des hémorroïdes à force de me retenir de péter pendant mon speed-dating.
— Euh...
— Sans compter que j'ai maintenant une mycose sortie de je ne sais où sur la bite, ce qui donne à mon gland l'aspect d'une amanite phalloïde putréfiée, sans parler de l'odeur qui...
— Stop !
— Vous vouliez quelque chose en particulier, Dupond ?
— Oui, inspecteur, l'officier Gérard, qui bosse à la réception, pense avoir trouvé la signification des trois cercles décrits par la voyante.
— Bien. Amenez-le moi.

Arrive alors dans mon bureau l'officier Gérard. Un jeunot avec des lunettes, pas l'air très dégourdi. Probablement un intellectuel à la manque.

— Bonjour inspecteur, je suis fort jouasse de faire votre connaissance, s'exprime-t-il.
— Hum, oui, moi aussi, je lui réponds. Alors, que pensez-vous avoir trouvé ?
— Tout cela est simple. Les trois cercles composent le pictogramme représentatif de la librairie de mon quartier, la librairie Flatengluck.
— Super, réponds-je. Maintenant que vous avez pu faire votre proposition absolument pas plausible, foutez-moi le camp, que je travaille la figure de la Grande Roue.
— Attendez inspecteur, m'arrête-t-il. Comparez cela avec la parabole. Pagnol, batave, librairie Flatengluck...
— Vous pensez qu'il a un quelconque lien avec cette librairie ?
— Ça vaut le coup d'essayer, dit l'officier Gérard.


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Trente minutes de route, et nous voilà à la librairie qui pourrait nous apporter les réponses que nous cherchons. Façade sale, sigle qui semble avoir été écrit par un gamin durant un week-end. Nous entrons, et allons vers la libraire, qui se trouve être un homme.
En fait d'homme, c'est un espèce d'énorme porc barbu et poilu qui tient la baraque et, alors que nous nous dirigeons vers lui, nous lance un regard disant « Si tu tiens à tes couilles, m'approche pas ». Alors que nous le saluons, il nous répond avec un fort accent tout droit sorti d'Europe de l'Est.

— Quoi vous vouloir ? dit-il.
— Bonjour Rabouznev, dit l'officier Gérard, j'aimerais pouvoir profiter de ton aide dans le cadre d'une affaire de meurtres en série.
— Écoute, toi gentil, moi content avec toi, toi acheter Playboy ou Entrevue, toi payer, toi jamais prendre crédit, pas problème.
— Je le sais bien.
— Mais si toi venir fouiller merde, moi plus aimer toi.
— Rabouznev, interviens-je, nous avons besoin de renseignements, êtes-vous capable de nous aider ?
— Capable, oui, répond-il. Mais moi pas envie.
— Très bien. Maintenant, j'aimerais mettre un ou deux trucs au clair. Nous sommes des policiers, vrai ? Bon. Nous avons donc la capacité, liée à notre fonction, de vous péter la tête à coups de matraque. Enfin, pas tout à fait légalement, mais vous seriez plus embêté que nous. C'est dur, moralement, de se nourrir avec une paille pendant trois mois.
— Vous menacer moi !?
— Si l'on pouvait compter le degré de menace en nombre de juifs morts entre 1936 et 1945, vous pourriez m'appeler Himmler.
— Vous partir tout de suite !
— D'accord, d'accord.

Un passage à tabac pour la digestion

Je retire une molaire de ma matraque en aluminium et m'affale dans un fauteuil, content de moi. Tabasser les suspects fait partie des petits plaisirs du métier d'agent de la paix, et dans ce commissariat, personne ne s'en prive. Et ces putains de malfrats l'ont toujours cherché.

— Putains de malfrrrrats.
— Mais ? Dupond, comment se fait-il que Christine lise dans mes pensées ?
— C'est un petit tour que lui a appris Madame Hilda ! répond-il.
— Tiens, on va à nouveau avoir besoin de la vieille portugaise, d'ailleurs, lui dis-je.
— Ah ? Et pourquoi ?
— En fait, Rabouznev est mort.
— Ah bon ?
— Oui, j'ai entendu son coeur éclater quand je lui ai pété le sternum à coups de bélier. Aussi solide qu'un sidaïque en phase terminale, ce mec.
— Attendez, dit Bobbely, assis, en sueur, de l'autre côté de la pièce. Dans quoi voulez-vous faire lire Hilda ce coup-ci ? On n'a plus rien !
— On a Rabouznev, je lui réponds.
— Vous voulez qu'elle lise dans les tripes de cet ignoble yougoslave ?
— J'admets que je la plains.


Le soir même, Hilda était là. Farfouillant, tripotant, elle lisait tant bien que mal entre la graisse. Enfin, elle retira ses mains, leva la tête, et se retourna vers nous.

— Voilà ce que j'ai pu lire : ". ..bite .. .rent.. ... ... ....ncule".
— Quoi, c'est tout ? j'éructe.
— Bite, rent, ncule... marmonne Dupond.
— Ma bite rrrentrrre et t'encule ! Cloc !
— Nom de Dieu, Hilda, vous êtes aussi utile qu'un jeu d'échecs à un trisomique !
— Eh oh, attention, s'offusque-t-elle, je fais ça par bénévolat, moi !
— Eh bien bénévole ou pas, tu vas mieux lire là-dedans ou je te tarte la gueule jusqu'à qu'elle soit aussi plate que les nichons de Kate Moss !

Sans lui laisser le temps de répondre, je lui fourre la tête dans l'estomac de Rabouznev. Elle hurle qu'elle ne peut voir plus que ça, ce à quoi je réponds par le biais de ma matraque. Bien m'en a pris, puisque cela débloque son oeil et lui permet de regarder à un endroit différent après chaque coup. Enfin, elle ressort, et nous donne en mille l'adresse de Koledegardeure.

J'habite au trente-six rue pédoncule.

L'assaut

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Suspectant mon licenciement prochain dû au temps que prend cette enquête, j'organise un assaut sur la maison dès le lendemain.


Moi, Bobbely, Dupond, Christine, armés jusqu'aux dents, en tenues d'assaut, sommes postés aux quatre coins de la maison. J'entre par la porte de devant, Bobbely par celle de derrière, Dupond par une fenêtre, tandis que Christine couvre ses arrières. Je lance le décompte par contact radio.

— Dans trois. Un... Deux... Trois !

Dans un vacarme, je défonce la porte et me retrouve dans le living-room. J'entends Bobbely faire de même de l'autre côté. J'entends enfin Dupond bloqué à la fenêtre.

— Dupond ! Sapristi, nous devrions déjà avoir sécurisé la moitié du rez-de-chaussée !
— Oui, je sais... Arfgh, mais cette fenêtre était sacrément haute, et la vitre m'est retombée dessus, je suis coincé !
— Bobbely ! On fait quoi ?
— Ben, on se fume une clope, inspecteur.
— Ah, bonne idée.

Alors que Bobbely, Christine et moi nous détendons, Dupond finit par se tirer de la fenêtre, et s'écroule sur le parquet du salon. J'écrase ma cigarette, Bobbely jette sa roulée, et Christine éteint sa pipe. Nous avançons doucement dans la maison, sans bruit, avant d'arriver à l'étage.

— Pssst ! dit Bobbely. J'entends des bruits venant de cette pièce, il est en train de jouer à World of Warcraft !
— Vous en êtes sûr ? lui demande-je.
— Positif ! Même qu'il bataille contre un phacochère, et qu'il joue un elfe de la nuit niveau treize. Il est d'ailleurs assez mauvais à ce jeu.
— On gaze et on entre !


Épilogue

Koledegardeure était finalement un mec assez sympa. À peine sommes-nous arrivés, qu'il nous a offert des cookies et a proposé de se rendre. Dupond, croyant que les cookies étaient des cocktails molotovs, a ouvert le feu, et, finalement, nous nous y sommes tous mis. Une affaire rondement menée. Ce brave Dupond. Il chiale à côté de moi en ce moment même, alors que nous nous recueillons sur la tombe de son perroquet.

— Bouhouhou ! Christine ! Tu me manques tellement !
— Allons, allons, dis-je en le prenant dans mes bras. Je suis sûr qu'elle est très heureuse là où elle est.
— Merci, inspecteur, snif. Merci d'être venu.

Alors que nous nous en allons, j'hésite à lui dire que c'est moi qui ai tiré sur Christine en profitant de la confusion. Finalement, je ne lui dirai pas tout de suite. Que voulez-vous, ce sale piaf m'horripilait !

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Le lendemain, de retour au boulot, voilà que nous tombe sur les bras une nouvelle affaire de meurtre. C'est Bobbely qui me l'annonce.

— Une sale affaire, me dit-il, une femme et ses trois enfants, décapités. Le tueur s'est enfui.
— Vous avez des suspects ? Je lui demande.
— Oui, un seul, inspecteur.
— Alors ouvrez-lui le bide et appelez Madame Hilda !


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