Jean-Baptiste Lully

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Lully

Jean-Baptiste Lully, 28 Nov. 1632 (Laurence) - 17 Mars 1687(Paris)

« Ton livret, c'est de la merde »
« Pousse-toi de là que je m'y mette »
~ id.
« Je me vengerai »
~ id.

[modifier] Considérations

Jean-Baptiste Lully est un menteur, ou alors un nom de scène, puisqu'il s'appelle en fait Giambattista Lulli. C'est bien connu, tous les Italiens sont des homosexuels, des compositeurs médiocres, des tricheurs au foot, des conducteurs ignares et en plus ils parlent avec les mains. Alors Lully ne fait ni une ni deux et se fait renommer Jean-Baptiste Lully. Il naît donc en 1632 et décide de mourir en 1687, en se tirant un coup de canne dans le pied.

Lully était fou de pouvoir et de logistique, alors il a décidé de copier le Roi et est devenu le Monarque absolu de la Musique : c'est lui qui dirigeait tout et qui empoisonnait ses rivaux et ses ennemis. Ils le lui ont bien rendu puisqu'ils ont trafiqué sa canne pour qu'elle lui explose à la figure (et accessoirement le pied).

[modifier] Enfance et Descendance

Comme il avait compris qu'on ne pouvait rien tirer de l'Italie, et que Léonard de Vinci, Michel Ange et les Romains, c'était de la gnognotte comparé aux Français, il profite que le Chevalier de Guise, assoiffé de petits garçons, le mette dans son lit et ses valises. À dix ans, il préfère aller faire la Cuisine chez une proche du Roi. Comme il s'y fait chier sévère, il invente des pas de danse et tout le monde s'extasie. Et puis alors, il écrit de la musique et joue de la guitare. Et là ça plaît à tout le monde alors il devient musicien.

Lully était très laid mais comme il était artiste on le trouvait très beau. Il a dix enfants, qui s'appellent tous, au moins, Jean-Baptiste, ou Jean, ou Baptiste. Et comme il est lèche-cul il appelle un fils Louis, histoire de plaire au Roi. Lully est aussi lèche-bite puisqu'il entretenait des relations pédérastiques avec un certain Brunet, un sombre petit page de la Chapelle.

[modifier] Essayages musicaux : genres et typicités lulliennes

Lully donne de l'éclat à la musique française, tellement elle était nulle avant lui. Elle est redevenue nulle après lui. Il a créé des modes, qu'on s'est pas senti obligé de suivre après sa mort.

[modifier] Opéras ou, mieux, Tragédies Lyriques ou Mises en Musique ou Tragédies Ornées d'Entrées de Ballets et de Changements de Théâtres

Pourtant, dans ses opéras, ses personnages sont tous vertueux et même les méchants regrettent tout le mal qu'ils font. C'est bien sûr à cause de Quinault, celui qui écrivait les vers, qui était neu-neu et qui ne savait parler que de l'Amour, parce qu'il s'était tapé plein de vieilles rombières dans sa jeunesse et les Salons Précieux. Les histoires à l'eau de Rose plaisent aux Grand-mères et Quinault aimait bien plaire aux vieilles ; et il ne plaisait qu'à elles. Lully fait la musique assortie. C'est donc de la musique de vieux.

Lully envoie en prison Perrin, qui dirigeait l'académie de l'opéra, pour pouvoir diriger lui-même. Il emploie Quinault afin d'avoir des vers à mettre en musique et se faire de l'argent.

Cependant les opéras de Lully et de Quinault ont beaucoup de succès. Ils sont très jolis, d'ailleurs, et finissent toujours pareil, sauf deux. En général, on "[chante] tous en ce jour/ La gloire de l'Amour". Mais dans Atys on pleure beaucoup. Dans Armide,on sait pas trop comment la prendre et l'opéra finit connement, en eau de boudin. Alors pour faire genre, Quinault décide de tout détruire à la fin, histoire d'impressionner le public. Ça a bien marché puisqu' Armide est toujours l'opéra qu'on préfère. Le Roi aimait bien Atys alors, à plat ventre, on applaudit en bavant.

[modifier] Ballets

Après (et d'ailleurs, avant) Lully écrit des Ballets. Avec un Ballet pour tout. Pour le Temps, pour les Plaisirs, pour les Arts, pour Boire, pour Quoy, pour Suite, pour Parler, pour Ris, pour Sceaux, pour Tours, pour Toulouse, dont il ne reste que l'ouverture et une Gigue. Dans les Ballets on danse et on chante et quand le Roi veut danser, alors on applaudit à plat ventre en bavant.

[modifier] Danses lullistes

C'est Lully qui invente le menuet, cette danse où on marche en agitant les bras et en faisant des révérences. On aime bien le menuet à Versailles, alors on le danse. Et quand le Roi danse, on applaudit en bavant à plat ventre.

[modifier] Meurtre et Suicide

Lully avait décidé de travailler avec Molière; non seulement ils finissent par se taper sur la gueule mais en plus Molière meurt. C'est donc en 1673 (ou 1672) que Lully travaille avec Quinault, une fois qu'il a tué Molière (quand il jouait le Malade Imaginaire : Lully empoisonne Molière en remplissant de poison un pot de médicament).

Lully a peut-être le palmarès de la mort la plus bête. Comme le Roi avait très mal au derrière et que ça lui était passé en 1687, Lully décide de remercier Dieu de ce soulagement en faisant jouer son Te Deum de 1677. Mais Dieu n'aime pas le réchauffé et fait en sorte que Lully, devenu mégalo, se plante sa canne avec laquelle il dirigeait l'orchestre dans le pied. Suicide, Vengeance Divine ou moliéresque ? Ce dont on est sûr, c'est qu'il meurt de la gangrène dans d'atroces douleurs.

[modifier] Considération sur sa Musique

La musique de Lully est très belle. Tous ses morceaux finissent de la même façon, c'est-à-dire une noire, une noire pointée, un croche et une blanche.

Illustration (en do majeur): mi, ré, do, do.

Mais plus encore, il est intéressant de considérer les renversements du premier degré dans la basse obstinée des sarabandes à quatre temps, alors que la tierce majeure dans une modulation mineure empêche tout saut à l'octave. Mais la dissonance est rattrapée par l'appui de l'ornement et du contretemps qui fait une noire alors qu'on attendrait une croche avec appoggiature avec celui-ci.

Ainsi se pose une question : peut-on encore trouver de l'intertextualité musicale dans ces oeuvres si représentatives ?

[modifier] Élèves

Seulement deux, qui devaient être mauvais pour qu'il les encourage, afin qu'ils ne Lui fassent pas trop d'ombre :

  • Marin Marais, qui préfère faire du jardinage parce qu'il n'a pas eu de succès.
  • Pascal Collasse, qui préfère mourir fou en recherchant la Pierre Philosophale.
  • Louis Lully, son fils (!) et un fils à papa.

[modifier] Admirateurs

Ils essaient tous de faire comme Lully, sans y arriver :

  • Purcell, qui veut mourir jeune (36 ans) pour bâtir une légende plutot que de continuer à faire du mauvais Lully. Procédé repris par un certain Mozart.
  • Händel, anglais, encore, qui n'avait pas compris que Lully n'aimait pas les Italiens et qui n'a fait que des opéras italiens, d'un sombre ennui.
  • Charpentier, qui joue les victimes parce qu'il n'a pas de portrait, alors il estime que son talent ne peut pas pleinement s'exprimer.
  • Rameau, qui fait style il a tout compris alors que sa musique est loin d'être comme celle de Lully.
  • Bach, le pire : laid, con, sans valeur, sans génie, sans intérêt.

[modifier] Essai de Conservation ou Entretien du Formol

De nos jours, on tente d'exhumer Lully, on recrée ses opéras, on enregistre des disques. Mais ça ne fait rien, quand on demande "Est-ce que tu aimes Lully ?" on croit toujours "Est-ce que tu aimes le lit ?" et la réputation est pour jamais brisée.

[modifier] Voir aussi


Edward Khil  Portail de la Musique

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