Les mathématiques, ou l'art et la manière de briller en société

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[modifier] Introduction

Les mathématiques sont depuis l'Antiquité un excellent moyen de briller en société. On peut en effet retenir différents noms qui ont traversés les âges: Pythagore et sa secte d'apprentis sorciers, les Pythagoriciens, Thalès, Newton, Oussama Ben Laden ou plus récemment le petit groupuscule de traders de Wall Street. Tous ont maintenant leur nom inscrit dans l'histoire, et cela grâce aux mathématiques. Cet article pourra peut-être vous permettre de vous élever au niveau de ces grands hommes, en comprenant la façon dont ils se sont illustrés dans notre société.

[modifier] Les grands noms des mathématiques

[modifier] L'Antiquité, débuts des mathématiques

Il faut savoir que les grecs ne sont pas les premiers à avoir pratiqué les mathématiques. Bien avant eux, les Égyptiens utilisaient déjà les rudiments du calcul. Mais compter avec des hiboux et des ânkhs gravés sur le granit n'était pas vraiment fonctionnel... Et si vous deviez appliquer ce mode de calcul aujourd'hui, cela pourrait vous revenir cher en écran d'ordinateur. Donc nous commencerons par nous intéresser aux grecs (à leurs chiffres, rien d'autres, bande de pervers!).

[modifier] Pythagore

Pythagore, grand nom des mathématiques de la Grèce Antique, s'est fait connaitre grâce à une formule, simplissime, soit, mais encore couramment utilisée au collège pour dissuader (ou dégouter) les jeunes d'étudier les maths. Cette formule permet de calculer le carré de l'hypoténuse par la somme des carrés des cotés adjacents à l'angle droit (90°, ou π/2 en grec). En gros, ça donne:

BC²=AB²+AC²

Simplifiable en:

BC=√(AB²+AC²)

Bien sur, je devrai utiliser les lettres grecques... Mais on va quand même pas se faire chier à ce point! Si? Ah... Ben ça donne:

BΓ²=AB²+CΓ²

(Hé oui, le C n'existe pas en grec... Il faut mettre le Γ, équivalent du G... Quoi ? On s'en fout ? Oui, c'est vrai...).

Cette formule, connue de tous aujourd'hui, permettait aux grecs, qui n'avaient pas de logiciel d'architecture, de construire des temples, des statues de Zeus, des vaisseaux spatiaux, et a fortiori de faire des gâteaux et cuver le vin bu la veille à l'orgie de Νιϰηφώϱος. Une formule donc primordiale dans la vie de tous les jours. Elle a été utilisée jusque dans les années 50, puis supplantée par la popularisation de l'ordinateur. Elle ne sert aujourd'hui plus qu'à une seule chose: servir de bouche-trou dans les contrôles de maths de 4^{ème}. Regrettable, soit, mais l'évolution des mathématiques a fait passer Pythagore au second plan. Il reste néanmoins un bon moyen de séparer scientifiques (ceux qui vont briller en société grâce aux mathématiques) des autres (ceux qui ne vont pas briller en société grâce aux mathématiques).

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Pytagoricien transportant sa bergère à la boulangerie, en respectant parfaitement le théorème

Il existe encore de nos jours des partisans de Pythagore, rassemblés dans une secte très fermée: les Pythagoriciens. Ces adeptes de Pythagore continuent d'utiliser sa formule dans la vie de tous les jours, pour des activités aussi diverses que variées, et refusent obstinément l'utilisation d'autres formules mathématiques, comme celle de Thalès ou même de Jean-Sébastien Bach. Ainsi, pour aller chercher le pain à la boulangerie du coin (représentée par l'angle droit), ils calculent la distance la plus courte en soustrayant le carré de la longueur de l'Avenue Paul Binocle au carré de la longueur de la Rue Victor Hugo (d'après la réciproque de Pythagore). L'inconvénient, c'est que, dans leur idéologie, les Pythagoriciens doivent réaliser ce calcul à chaque fois qu'ils vont chercher le pain, malgré la constance des données. Ceci engendre donc une perte de temps non négligeable sur chacune des activité, donc une perte d'argent, et c'est une des causes de la crise socio-économique de 2009. L'utilisation de cette formule n'est donc plus conseillée pour tenter de briller en société, bien au contraire... Vous l'avez donc compris, la formule de Pythagore est devenue obsolète, mais le nom de son initiateur sera encore connu par vos arrières-petits-neveux (oui, si vous lisez cet article, c'est que vous n'êtes pas forcément très sociable, et donc, niveau enfants... c'est pas demain la veille que vous en aurez!).

[modifier] Thalès

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Egyptien expatrié en Grèce qui tenta qu'expliquer à un métèque le théorème de Thalès

Un peu moins populaire que Pythagore, Thalès n'en est pas moins connu dans les écoles pour ses formules inutiles et difficiles à apprendre. On met ici en évidence une nouvelle mode, apparue dès l'Antiquité: trouver des formules inutiles qui permettrons à votre nom de traverser les siècles. Thalès en est un initiateur. Voici la formule qui l'a fait connaitre:

\dfrac{AD}{AB}=\dfrac{AE}{AC}=\dfrac{DE}{BC}.


Cette formule n'a semble t-il à ce jour aucune utilité pratique, mais vous pouvez néanmoins la sortir à des littéraires amoureux de Voltaire et Rousseau pour vous permettre de passer pour un mathématicien confirmé auprès de ces incultes.


A noter que la plupart des formules connues n'ont pas d'utilisation pratique. Elles ne servent dans le domaine scolaire qu'à faire ouvrir les yeux aux littéraires amateurs de langues étrangères pour qu'ils comprennent qu'ils sont des incapables même pas foutus de saisir (par exemple) que ax.y'+bx.y=sx dans une équation différentielle linéaire...

[modifier] Le Moyen-Age

Le Moyen-Age est une époque sombre pour les mathématiques en Occident. On ne connait pas de mathématiciens populaires de cette époque (à part Paul Binocle, bien sur). En revanche, cette période est l'âge d'or des mathématiques arabes. Peu connus en France (sauf peut-être dans le 93), on peut citer par exemple Ibn Yahyā al-Maghribī al-Samaw'al (que ses proches appelaient Bob), qui a notamment pondu cette formule:

1^2 +2^2 + \cdots + n^2 = \frac{n(n+1)(2n+1)}{6}

Grâce à ce théorème, ses descendants ont pu faire fortune dans le commerce de pantoufles fourrées à la laine de chats (persans, il va sans dire), tout simplement en annotant les pantoufles fourrées du nom de leur ancêtre. La notoriété de ce mathématicien n'a cependant pas traversé les frontières, et il est de ce fait rare de tomber sur le théorème de Bob au Bac. Autre mathématicien arabe célèbre: Abū ʿAlī al-Ḥasan ibn al-Ḥasan ibn al-Haytham (oui, Alhazen pour les intimes, mais ca fait tout de suite moins classe...), qui s'est orienté vers la physique optique. C'est grâce à lui que Johnny a pu trouver enfin trouver une chanson à la hauteur de sa réputation, le célèbre "OOOoooOptiiIIIC DEUuuuMIIIIiiiiIIIlles!" qui a fait de lui l'homme qu'il est aujourd'hui.

« AaaaAh que merci, A le zen! »
~ Johnny à propos de son mentor

Allez, un dernier Beurre pour la route (Et le Beurre dit: Woaich, zyva, qu'est tu parles de Beurre, j'vais t'éclater la tronche face d'anus, sale blanc de mes deux, espèce de raciste!): je me contenterai de citer Al-Uqlidisi, précurseur de ce que nous appelons aujourd'hui système de numérotation arabe, il s'est juste contenté de plagier les nombres indous et de faire croire que c'était lui qui avait écrit les nombres arabes en premier... C'est une manière peu orthodoxe de briller en société grâce aux mathématiques, mais bon... tout est bon pour se faire remarquer.

[modifier] La Renaissance

Période de retour à la culture gréco-romaine, on assiste à un essor des arts, de la littérature, mais aussi et surtout des mathématiques, qui ont permis à de très nombreux inconnus mal dans leur peau, alcooliques, apeurés par les changements et cherchant leur voie, de se distinguer avec des formules aussi complexes qu'inutiles.

[modifier] En Italie

L'Italie, berceau de la Renaissance, voit de nombreux mathématiciens s'illustrer grâce aux nombres. Ainsi, parmi eux, Ferrari, qui a réussit à résoudre une équation du quatrième degré en l'abaissant à un degré 3. Plus tard, ses descendants feront l'inverse dans les voitures qu'ils auront achetés avec la richesse familiale recueillie par leur ancêtre, voitures généralement d'un rouge agressif et marquées d'un étalon noir énervé, qui prouve encore une fois le très mauvais gout des Italiens en matière de style... Cardan, ami et confident de Ferrari, imagina quant à lui d'inventer des nombres qui n'existent pas, histoire de compliquer les choses. Ces nombres, aujourd'hui appelés nombres complexes, ne sont utilisé que par ceux qui croient que les mathématiques sont abstraites, qu'elles font partie de l'univers des lutins et des trolls, avec des Sarkozy qui courent dans des champs de saucisses, et des jolies filles inscrites sur Meetic (soyez honnêtes, vous avez déjà vu une jolie fille sur Meetic?)... Car il faut une imagination de lecteur de Fantaisy pour saisir le concept de nombre complexe. Pour rendre hommage à Cardan, les descendants de Ferrari (amateurs du Saigneur des Agneaux) nommèrent une pièce maitresse de leur voiture comme le nom du meilleur ami de leur ascendant (oui, Cardan... C'est bien tu suis!).

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Vision de l'homme "normal", d'une banalité dépassant l'entendement

Mais on ne pouvait pas évoquer les mathématiciens italiens sans parler de Léonardo Da Vinci. Il s'est étonnement fait remarquer en ne cherchant pas comme les autres scientifiques de l'époque à sortir des normes. Il a au contraire voulu rester dans la banalité la plus totale. Pour preuve, la mise en place du nombre d'or φ, nombre dit "magique" qui permet d'avoir un tableau, un bâtiment ou une sculpture "parfait(e)", c'est-à-dire dénuée de toute attirance visuelle, de tout détail qui peut permettre une focalisation de l'œil sur l'objet, ce qui rend ledit objet d'une platitude incroyablement banale. Cette recherche de la normalité par notre ami Léonard en a fait un des scientifiques les plus aimés au monde, grâce à la simplicité de son savoir, ce qui le rend proche des imbéciles comme vous et... et vous.

[modifier] En France

Même si les attardés Français ont mis du temps à entrer dans la Renaissance, nous ne sommes pas en reste pour ce qui est des mathématiciens brillants. On peut citer Descartes, qui a travaillé dans absolument tous les domaines des sciences un peu comme notre bon ami Léonard. Contrairement à son collègue de Vinci, René a recherché la complexité à l'extrême.

(k_1z_1+k_2z_2+k_3z_3+k_4z_4)^2=2\,(k_1^2z_1^2+k_2^2z_2^2+k_3^2z_3^2+k_4^2z_4^2).
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René, âgé de quelques jours, revit le traumatisme de sa naissance. 50 ans plus tard, ces cauchemars le hanteront encore

Cette formule démontre son attachement à la complexité, due probablement à une enfance difficile où les problèmes familiaux étaient aussi insoluble que les calculs qu'ils fera plus tard, ou peut-être même que cette complexité remonte à sa naissance difficile, où il a probablement due être traumatisé de se retrouver le cordon ombilical autour du cou, le nez face à l'anus de sa mère, et une grande femme à moustache qui le tire par la tête en criant d'une voie rocailleuse "Allez les Bleus" (en référence au visage de René, alors tout bleu par manque d'oxygène, et celui de sa mère, qui en était alors à 43h d'effort.). A l'époque, cette expression était visiblement encore efficace, puisque le petit René s'en est sorti...

Autre mathématicien Français: Fermat, un homme de science particulièrement ouvert d'esprit (bide...). A vrai dire, je ne voulais pas parler de lui, c'était juste pour mettre la pseudo-blague, le mauvais jeu de mot que personne ne devrait utiliser, qui devrait être proscrit, banni... Parlons plutôt de ce mathématicien qui a marqué l'histoire de France: Rousseau. La particularité de ce scientifique est la compatibilité de son raisonnement avec l'esprit des littéraires. Il a en effet réussi à appliquer les maths à ses textes philosophiques, notamment en comptant précisément les oiseaux volant dans le ciel à un temps t sur une période P et sur une surface de ciel Gertrude, et en retranscrivant les résultats obtenus sous formes de romans philosophiques, où certains diront qu'il s'agit d'une réflexion sur la société du XVIII^{e}siècle. Que nenni, il était simplement expert en calcul mental, et s'amusait lors de ses promenades champêtres à compter tout ce qu'il pouvait.

[modifier] A Woolsthorpe, dans le Lincolnshire

Haut lieu de la Renaissance anglo-saxonne, il a vu naitre un des plus grand mathématicien de l'époque: Newton. Cet homme, au demeurant fort sympathique, avait néanmoins un défaut: il était d'une malchance inégalée à ce jour. Tout d'abord, il est né le jour de Noël (dans le calendrier Junien). La probabilité de naitre ce jour est de \frac{1}{365}. Donc deux fois moins de cadeaux que la moyenne. Jusque là, rien de bien étonnant, d'autres l'on fait... Mais il hérite à sa naissance d'un nom qu'il devra porter difficilement toute sa vie: Newton, qui je vous le traduis, donne en français "Nouveau Thon" (A l'heure où j'écris çà, je commence à voir Kurt Cobain et Bob Marley chanter "Et on fait tourner les serviettes", alors pardonnez mon manque d'imagination)... S'il avait été beau, cela n'aurait pas posé de problème, mais il a malheureusement pour lui tout pris du coté de son père, un roux violent, alcoolique et catarrheux... Probabilité que cela arrive: \frac{1}{10^{6}}. Les malchances s'enchainent et se cumulent, jusqu'au jour où il décide de faire une sieste sous un pommier. Alors qu'il fantasmait sur les calculs de mécanique et d'optique, une pomme tombe sur sa tête. Probabilité qu'un tel événement se produise: \frac{1}{14600524961}[1]...

  1. D'après les producteurs de pommes limousines


 


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