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Le réseau de tramways grenoblois, dont la construction a été décidée par Alain Carignon ou Hubert Dubedout (cela dépend de si votre interlocuteur est de gauche ou de droite), est constitué de quatre lignes et des poussières. C’est (presque) le plus ancien réseau de tramways en France, mais c’est aussi (presque) le plus étendu et (presque) le plus utilisé.

Histoire Modifier

La genèse du réseau Grenoblois remonte à avant Eric Piolle, mais après les Jeux Olympiques. Le projet a été mis en place par Hubert Dubedout, opposé au tramway et le défendant farouchement, et Alain Carignon, qui était catégoriquement contre tout en faisant tout pour sa mise en place. Ces deux hommes ont tout fait pour que le réseau de tramways soit construit et annulé. Grenoble avait un besoin primordial d’un nouveau réseau de transports en commun : c’était à l’époque une ville morne, au ciel gris et gangrené par la pollution. Aujourd’hui, c’est une ville morne, au ciel gris et gangrené par la pollution, mais avec des tramways.

Le réseau est aujourd’hui constitué de 4 lignes nommées A, B, C et E (il existerait quelque part une ligne D mais personne n’a jamais réussi à la trouver). Les tramways circulant dessus datent de l’avant-guerre, ce qui a pour effet de produire à chaque virage un bruit proche de la coordination entre un grincement de craie sur un tableau noir et une classe de maternelle à l’heure du goûter.

Les points d’arrêts disposent de noms tous plus originaux les uns que les autres : Victor Hugo, Presqu’Île, Louise Michel, Gares, Alsace-Lorraine, Hôtel de Ville, Verdun… C’est pas à Paris ou à Lyon qu’on irait chercher des noms comme ça !

La ligne A Modifier

Sur les plans grenoblois, la ligne A apparaît comme un circuit bleu indiquant les quartiers à éviter, ce qui est fort pratique. Nombreux sont ceux qui s’y risque pour atteindre Grand Place ou la patinoire, mais personne n’est jamais revenu des terres sauvages et dangereuses situées au-delà, appelées « la vallée de la mort », « la zone de non-droit » ou encore « Echirolles ».

La ligne B Modifier

Reliant le campus et la Presqu’Île scientifique, la ligne B avait pour vocation de transporter un haut poucentage de population Jeune. Pour éviter que cela dégénère, les autorités ont décidé que des vieux ne seraient pas de trop pour surveiller tout ça. C’est ainsi que la ligne B fait un détour par l’hôpital et les cimetières de Sablon et de l’Île Verte. C’est ainsi qu’en heure de pointe, les étudiants en lettre à l’air perdu et aux cheveux colorés côtoient des petits vieux aigris n’hésitant pas à se frayer un chemin jusqu’aux places assises à coups de cannes.

La ligne C Modifier

La ligne C rejoint le campus tout comme la ligne B, à la différence qu’elle ne sert qu’à ça : en période estivale, elle devient donc particulièrement inutile. En heure de pointe, en revanche, l’intérieure d’une rame de la ligne C devient un condensé de matière phénoménale composée essentiellement de gens, comparable avec la ligne 13 du métro de Paris. En 2012, les scientifiques grenoblois ont réussi à recréer un trou noir à partir d’un tramway de la ligne C, sans comprendre ce phénomène.

La ligne D Modifier

A la construction de la ligne C, il a été décidé pour une raison encore inconnu de construire un petit bout en plus, qui fonctionnerait tout seul (comme un grand, sauf que c’est pas un grand). La phrase suivante aurait alors été prononcé : « au pire, on la prolongera » (spoiler : non).

La ligne E Modifier

Toujours avides de nouvelles expériences scientifiques, les grenoblois ont décidé de mettre en place un nouvelle ligne qui ne mènerait nulle part. En effet, la ligne E passe à proximité, de la gare, l’hypercentre, la mairie de Saint-Egrève, la gare de Saint-Egrève et le centre commercial, sans rien desservir de tout ça, et se termine en pleine campagne.

La ligne E a été construite en deux étapes afin d’habituer les autochtones de la Cluse de Voreppe à l’arrivée de ce qu’ils nommaient « le grand cheval de fer ». Aujourd’hui, les tribus nomades de la région se sont sédentarisés en une communauté appelée « le Fontanil-Cornillon » et constituée de nouveaux HLM bien moches dignes des banlieues parisiennes. C’est beau, la civilisation.

Malgré un tracé en quasi-ligne droite, des stations suffisamment espacées pour que ton podomètre te prenne pour un randonneur de compétition, et une propension énervante à passer prioritaire aux feux tricolores, la ligne E est tout aussi lente que le reste du réseau. En effet, les autorités grenobloises ont cru bien faire en déterrant d’anciens tramways et en les repeignant en blanc pour faire comme si ils étaient neufs. Au moins, c’est joli.

Par un parcours suivant tout le temps la même route au milieu de banlieues pavillonaires, la ligne E est particulièrement chiante, ce qui ne correspond pas au caractère curieux et insousciant du conducteur moyen. C’est pourquoi on retrouve parfois sur le campus étudiant un tramway de la ligne E dont le conducteur s’est perdu en voulant voir du pays.