Les Groseilles

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Groseillologue amateur, votre serviteur, Philémon Labulle (plus connu dans les milieux interlopes sous le pseudonyme de “l’enfant bulle”), se propose de décrire cette population si particulière du Nord de la France (au nord de Lyon ) (là où les baraques à frites et les caves à pinard vivent en semi-liberté) que sont les Groseilles. L’auteur essaiera, avec un à-propos surprenant, de prouver que ces derniers sont sur l’autoroute de l’évolution la dernière pause-pipi avant le Grolandais, aboutissement de millénaires de progrès brassicoles, de boucheries militaires, d’éthylisme contrôlé, de découvertes érotiques éprouvantes.

[modifier] Le groseille, un concept à 12°

Comment décrire les GROSEILLES ? Cette pittoresque frange de la population dont le teint couperosé et la vulgarité n’a d’égal que la capacité de nuisance. L'article suivant est surtout centré sur les Groseilles du Nord, aussi appelés « famille titagueule » ou Baraki[1] en Belgique

Des scientifiques ont prouvé (en 2008) que l'espèce Cacou (masculin) / Cagolle (feminin) marseillaise a un génôme très proche de celui du groseille.

Le groseille a ceci de particulier qu’il réduit des milliers d’années d’évolution de l’être humain à une chiure de mouche au transit intestinal difficile. La richesse n’est en aucun cas un facteur déterminant, ne soyons pas élitistes… même si le groseille boit plus facilement de la PISSBRAÜ (la bière des zéros) que du Château Neuf du pape …

Ce qui caractérise le mieux ce spécimen, c’est cette bêtise crasse, cette connerie insondable et nocive, cette propension naturelle à la vulgarité qui lui donne ce lustre, cette carapace lui permettant de résister aux assauts des plus téméraires tentatives d’ouverture d’esprit et d’enrichissement culturel (si en sus, votre groseille vote FN et regarde assidument TF1, ce n’est plus une carapace dont il dispose mais un blindage).

Le groseille possède une conformation cérébrale originale (constatations faites devant le cortex tartiné sur l’asphalte de quelques groseilles victimes de dramatiques accidents de mobylette). Cette dernière le rend parfaitement ignorant de sa propre image. Cet état de fait lui permet d’exhiber ses idées les plus bovines sans ressentir le dard de la honte le tarauder : la peine de mort, les immigrés, le chômage, les impôts … tout est moyen d’exprimer ces pets neuronaux qu’il appelle « opinion » (le tout accompagné d’un définitif : « moi, c’est ce que je dis ! »).
Le groseille est très influencé par la telé-réalité : faire partager sa vie, ses problèmes conjugaux, ses principes d’éducation, ses divergences d’opinion au sein du groupe familial c’est son credo.

Le groseille n’a peur de rien : dire à son beau-frère, après une journée commune de travail sur la 205, qu’il est « cocu et con comme une bite », tout en lui lançant dans les mandibules, la clé de 12 dont ils se servaient pour décapsuler les canettes de PISSBRAU.
De même, si son épouse et lui connaissent quelques différences de vues (la PISSBRAU peut être aussi un puissant révélateur de ces petites choses qui mettent du piment dans la vie de couple), on comprend très vite que ces : « Tu vas fermer ta gueule ! Connasse ! » ne sont que de simples recommandations polies avant la clôture de la discussion symbolisée par un viril : « Sale pute ! j’vais t’éclater la gueule !! ».
Bien souvent, dans un souci d’apaisement et de cohésion familiale, la mère (ou apparentée) appelle ses chers petits (Dylan, Cindy, Kevin …) pour qu’ils participent à la discussion et que rien ne soit laissé dans le non-dit : « Les ’tiots ! Votre père est un salaud ! Espèce de bâtard ! Tu vas oser me taper devant tes enfants ! J’vais l’dire aux enfants qu’tu couches avec une pute ! Votre père est un salaud ! »… Une thérapie familiale en quelque sorte.

Concernant l’éducation des enfants, nos amis les Groseilles, ont des principes bien établis : entre le ceinturon et la discussion, je choisis les gnons. Le groseillon (2) comprend très vite que si ses parents lui savatent la gueule en l’appelant « connard » ou « saloperie », c’est pour son bien : ils lui inculquent des valeurs, que lui même pourra transmettre à ses enfants et ainsi de suite jusqu’à la dégénérescence chromosomique totale de ladite famille.

Pour les filles, la pipe à 13 ans n’est pas taboue, même avec papa ; certains, plus prudes, préfèreront regarder avec leur progéniture un bon porno en pleine après-midi (« C’est pas plus con que des mickeys ! Et, en plus, ils sauront comment ça marche… ») : le groseille est pédagogue.

Particularité du Nord (mis à part que le groseille est, le plus souvent, farci au jus de houblon et, de ce fait, pisse partout) : le moyen de transport.
La mobylette est LE véhicule du groseille : antique mobylette bleue pour les puristes, contemporaine 103 SP (avec pot Ninja, pour les adeptes du tuning) et scooter pour les avant-gardistes (pratique pour transporter les packs de Pissbraü du hard-discounter le plus proche vers son doux foyer). J’ai aussi pu constater la présence de certaines version “BREAK” : les plus ingénieux (ceux dont la Pissbraü n’a pas encore rongé toutes les connexions neuronales… ce n’est qu’une histoire de temps) ont su associer à leur 49.9 une petite charrette (appelée “carette à moules” en ch’ti) dont l’aspect pratique est plus que certain quand on organise une petite fête familiale (la Pissbaü ce n’est peut être pas cher mais c’est un peu encombrant).

Après le Maroilles, le groseille est une des grandes spécialités du nord de Lyon, n’hésitez pas à la découvrir.


Notes
(1)Merci à Christine
(2) Merci Christelle.


[modifier] La groseille, l’autre aspect du problème

L'article précédent se concentrait sur le spécimen mâle et son inévitable parasite : « min bôfrère ».

Mais quid de la dame ?

La jeune fille groseille est facilement reconnaissable dès le plus jeune âge par sa tenue vestimentaire du type « Lolita » faisant de n’importe quelle gamine pré-pubère une bombe sexuelle (ou apparentée) en puissance : la génitrice ne voit pas en quoi sexuer une gamine est discutable.

Par ailleurs, la petite est parfois habillée comme maman… Et puis, son oncle aime beaucoup sa tenue… Ceci expliquera sans doute la présence dudit oncle, quelques mois plus tard, dans le box des accusés au sein de la Cour d’Assises la plus proche de son domicile…

Mais arrêtons-là, tout cela n’est que médisance et racisme social indigne d'un article SERIEUX.

Arrivé au collège, les choses sérieuses commencent : les hormones sont en excès, l’adolescence fait encore chuter le niveau intellectuel.
La groseille ne voit souvent dans la scolarité qu’un mal nécessaire permettant la rencontre de petits groseillons mâles qu’elle pense dresser par quelques œillades expertes ( et un balancement du fessier des plus remarquable).
Apprendre, enrichir ses connaissances, comprendre le monde…cela n’a aucune espèce d’importance pour elle face au bonheur immense de côtoyer le mignon Kevin ou le puissant Dylan. ; qui finiront dans un laps de temps plus où moins court par la pilonner, lui faire découvrir l’amour physique sur le parking du « Macumba night » dans la 205 tuning ou derrière l’établissement entre deux poubelles dont les exhalaisons couvrent efficacement l’haleine, mélange de whisky-coca et de vomi, du couillu.

Au vu de la concentration dont elle a fait preuve durant les cours de biologie humaine sur la reproduction, elle multiplie les chances de fécondation involontaire. Ce qui nous donne de jeunes mères de 19-20 ans dont les Steevie, Jordan (ou Djordan) et autres Dylan inondent les cours de récré.
Attention, Il n'est pas question de dire que tout ces enfants sont non désirés, bien au contraire, il y a énormément d’amour …

Ce qui n’empêchera pas le môme de se faire traiter d’emmerdeur, de con et d’apprendre, dès son plus jeune âge, les rudiments de la grossièreté élémentaires : insultes et gestes obscènes (certain petit garçon de 2 ans maîtrisent, comme de vrais routiers, le bras d’honneur devant les regards émus et fiers de leurs grands parents).

La groseille va donc élever ses enfants selon le principe de la baffe préventive : "tu tartines et, après, tu discutes".
Avec son compagnon, les relations sont pleines de passion et de bière. Les tempêtes surgissent aussi subitement qu’une blennorragie, vous pouvez voir la groseille danser un slow langoureux avec son partenaire (qui tel les grands mâles de la savane marque son territoire en posant, avec fermeté et élégance, ses mains sur les fesses de sa partenaire, lui entrouvrant ainsi les lèvres et la mettant dans une transe sexuelle dévastatrice) et, quelques minutes plus tard, vous l’entendrez agonire l’amant sous les insultes les plus viles car « Eu s’bâtard, y raviss’le cul de l’aute pute ! ! ! P’tain ti, t’es vraiment un connard ! ! ! ».

La groseille, lorsqu’elle est plus mûre (mûre pas blette), a parfois tendance à essayer de cacher son âge derrière la vulgarité de vêtement pour adolescente parce que « je ne suis pas si vieille que ça », « je suis encore jeune ». Et voilà notre héroïne déguisée en Lorie roumaine avec le string apparent au dessus des bourlets, écoutant la même musique que ses enfants, allant en boîte avec eux et, en cas de célibat, se tapant parfois un p’tit jeune qui découvrira le sexe dans des conditions faisant passer un bordel de campagne pour un salon de thé.

[modifier] Les Groseilles, Summer of love et merguez

Concentrons nous sur les us et coutumes groseilliques au delà de 20°C de température moyenne.

Premier point, le barbecue. Il paraît évident, pour la grande majorité de la population non détenues en appartement, que le barbecue est le sex-toy des soirées estivales. Chez les Groseilles c’est le brasero grégaire autour duquel la tribu et ses divers alliés du moment aiment à décapiter des bières et se gorger le système artériel de mauvaise graisse.

Il est vrai que la lueur des braises illuminant le visages buriné de ces fiers gaillards et gaillardes, alors que les petits jouent à « Spiderman III » autour du foyer (avant, occasionnellement , de se transformer en feux-follets du troisième degré), n’est pas sans charme.

Chacun à revêtu ses plus beaux atours : chemises ornées de sauvages Husky ou d’aigle altiers, T-shirts floqués aux symboles d’une Amérique de bazar et, grand classique, les diverses guipures aux armes du presbyte « groseille chantant » : Johnny_Hallyday, pour les porteurs de couilles (bien que le belge gémissant soit unisexe) ; pour ces dames, jupes à la haute ligne d’horizon sur fond de capitons, pantacourts, shorts et autres leggings au plus près du fessier (voire à la limite de la circoncision), string taquin jaillissant de croupe sans gêne et petit top plus proche de la prostituée Roumaine hantant les baraques de chantier (circonstance atténuante : elle, esclave sexuel, n’a pas le choix…) ou de la Lolita faisandée.
Deuxième point, l’ambiance sonore.

Évidement Johnny Hallyday va rapidement bramer mais la techno-cheap et autres écœurantes guimauves pop seront de la partie ! Pour les plus connaisseurs de l’ecosystème groseillologique, il est presque étonnant qu’ils aient besoin de musique : la tribu groseille estivale atteint presque le volume sonore d’un Jumbo-Jet au décollage.
Il est loisible, à qui veut bien se donner la peine d’ôter ses boules QUIES(tm), d’entendre Christian, le beauf-frère, déconneur de service, faire subir au bon goût et à l’humour un Gang-bang où une vulgarité sodomite besogne une bêtise crasse hurlant sous les coups de butoir de l’ivrognerie (je sais… A ce moment du texte, vous avez besoin d’une aspirine et de reprendre votre souffle…).

Troisième point, les munitions, les cartouches, la « chuche » (Ch’ti style) en d’autres mots : l’alcool. La PissBraün,( Carapils en Belgique ) la bière des zeros (voir chapitres précédents) est de mise, mais les rayons des hard-discounters regorgent de bien d’autres douceurs qui donnent de la joie au coeur du « Zeil »(surnom affectueux donné par certains spécialistes), de la chaleur à l’ambiance, de l’amour dans les litières , des prénoms ridicules dans les registres d’Etat-civil et gonfle les chiffres des services de police.

Les effets secondaires sont néanmoins nombreux : insultes, coups et copulations intra-familiales. Mais cela n’est que peccadilles vite oubliées face à la joie de vomir ensemble dans les pivoines. Voilà, je pense avoir fait le tour de la question estivale chez nos amis les Groseilles. Pour toute suggestions de votre part, n’hésitez pas à contribuer à nos recherches.


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