Les Ailes de l'Enfer

Un article de la désencyclopédie.

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« Nicolas Cage a un regard très intéressant. Un peu comme mon chien. »
~ Chuck Norris à propos du jeu d'acteur de Nicolas Cage
« Dis donc, tu ne viens plus du tout aux soirées ? »
~ Michael Scofield à propos de la cellule de prison partagée


[modifier] Le contexte d'un film mémorable

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Parce que le héros est un rebelle dans l'âme, il faut qu'il en ait toute l'attitude.


Un avion en plein vol et une quinzaine de prisonniers... Mais que faire ? Une partie de poker ? Une course de poneys ? Un match de ping-pong ? Nan, trop facile. P'tit joueur.
« Hey, les mecs, et pourquoi qu'on détournerait pas l'avion ? », dit Jean-Charles, multi-récidiviste de vente d'endives génétiquement modifiées. Ouais ! Et là, c'est le drame. Adieu le vol bien tranquille jusqu'à Guantanamo. Impossible de regarder le film qui passe avec tout ce bordel. Si on ne peut même plus visiter la prison du coin, sans se tromper de destination... Diantre.


[modifier] Recettes magiques d'un bon scénario

Cameron Poe est un soldat américain. Il pourrait être allemand, français, coréen, finlandais, mais non. Parce que, pour les Américains, tout se passe toujours aux États-Unis. L'Américain a le monopole de l'évènement, c'est comme ça. De retour de mission, la première chose qu'il s'empresse de faire est de rejoindre sa dulcinée, Tricia, serveuse dans un bar miteux près d'un port. Alors qu'ils cherchent à regagner leur logis commun, home sweet home, ils sont soudain assaillis par quelques malfrats aux pensées bien peu charitables. La jeune blonde étant une proie facile, l'un d'eux s'en prend à elle ; Cameron, valeureux et vigoureux chevalier, n'a de cesse de vouloir défendre sa femme. S'ensuit alors une bataille sans pitié, dans laquelle Cameron manque de pot et tue, par accident, l'ivrogne belliqueux. Et non pas Tricia. Coupable de meurtre, il est condamné à huit ans derrière les barreaux. La prochaine fois, tu seras gentil, et tu demanderas à ta femme de tendre l'autre joue.

Durant ces huit ans, Cameron et Tricia entretiennent une correspondance torride. Lettres enflammées, promesses, de rattraper les années perdues en moins de temps qu'il faut pour le dire, colis renfermant des gadgets en tous genres, tout y passe. Jusqu'au jour où arrive, dans une petite enveloppe, une photo de sa fille. Portrait craché de Heidi, elle grandit vite, la petite. Elle aimerait que son papounet rentre, pour ne plus être obligée de garder le silence devant la maîtresse lorsque celle-ci lui demande « Et toi, qu'est-ce qu'il fait ton papa ? ». Quelques jours avant son départ, se perdant dans les méandres des couloirs carcéraux, Cameron décide de ramener un souvenir de prison à sa fille. Un petit lapin en peluche qui pourrait éveiller bien des curiosités quant à ses tendances. Mais bon, comme c'est Nicolas Cage, personne ne dit rien.

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En un seul et même visage, Nicolas Cage est capable de jouer la joie, la tristesse, le dégoût, l'impatience, le doute, la surprise, la colère... Quel talent !



[modifier] Le début de la fin

Ayant purgé sa peine, Cameron est libéré. Direction la maison, à bord d'un avion pénitentiaire. Évidemment, nous ne faisons voyager que les méchants ensemble, et pas en première classe. D'ailleurs, faute d'avoir des ceintures à tous les sièges, des cages ont été installées pour plus de sécurité. Les plus dangereux y sont enfermés, surveillés par plusieurs gardiens pénitentiaires. Parce qu'on ne plaisante pas avec les criminels. Parmi eux, se trouve Cyrus Grissom, alias Cyrus le Virus, sombre personnage sadique et machiavélique. Voilà donc le cerveau de l'opération : il a d'ailleurs tellement réfléchi qu'il en a perdu ses cheveux. Pendant que les gardiens parlent manucure avec Raymond, le pilote, les prisonniers des cages arrivent à se défaire de leurs menottes avant de passer de l'autre côté des barreaux.

— Le Vaisseau est pris d'assaut, Capitaine ! Que devons-nous faire ?!
— Donnez-leur donc la latina, elle nous fera gagner du temps pendant que je réfléchis.

Trop tard, ils ont déjà pris le contrôle. « Changement de plan, on ne va pas vous livrer à la prison. Noooon. On va juste échanger les moins dangereux d'entre vous contre les psychopathes les plus craints. Ne vous inquiétez pas, vous aurez une compensation. Un bon de réduction chez KFC, ça vous va ? ». Amateurs de hamburgers super size ou pas, les criminels ont tôt fait de mettre leurs ordres à exécution, en descendant quelques fédéraux au passage. Non, mais quels déconneurs !

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Cyrus le Virus, toujours prêt à une fouille au corps dès que l'occasion se présente.



SingeSavant.jpg L'auteur de cet article dit :
Accroche-toi à ton slip, ça continue de grimper.


Au programme du vol : fiesta complète dans l'avion. Si quasiment tous les détenus doivent être transférés dans une autre prison, n'oublions pas que l'ami Cameron peut rentrer à la maison. Libre, mais pas encore tout à fait, il s'attend à ce que les autres passagers, vêtus d'une superbe étoffe couleur citrouille écrasée, écoutent ses paroles vertueuses. Cela est sans compter sur l'égoïsme particulier de chacun ; le plan reste celui qu'il est, avec ou sans l'aide de Cameron. Celui-ci continue de jouer au héros, oubliant totalement que cela lui a valu, huit ans plus tôt, un séjour des plus agréables dans un petit studio de neuf mètres carrés. Qui ne rêve pas de viser dans la cuvette depuis son lit ? Il défend la veuve et l'orphelin, la fliquette menottée à l'une des cages, genre soirée SM, et son pote diabétique qui manque de vivres. Tout pourrait bien se passer, mais non. Cameron s'insurge, désireux de rétablir l'ordre. Le sien. Il va sans dire que les criminels, avides de liberté, l'ont dans le collimateur. Bah oui, contre-carrer les plans des méchants, c'est prendre le risque de se faire butter. Mais non, pas Cameron Poe, le soldat médaillé à la ruse légendaire. Il tente, tant bien que mal, mais avec une habilité inouïe, de monter les prisonniers les uns contre les autres, en attendant de trouver une suite dans ses projets.

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« Fais pas l'con, Poe. J'ai ton fils en otage »


[modifier] Un avion en altitude est toujours plus haut qu'une voiture qui cale, proverbe chinois

Sur quelques bases, les informations parviennent à passer. Les pilotes ne sont plus maîtres de la mission qui leur a été confiée. Ils sont à la merci des dangereux criminels qu'ils étaient chargés de mener à bon port.

— Ici, Jack Russell. Nous avons perdu le contrôle de l'appareil. Les détenus ne sont pas de fins négociateurs et menacent de nous faire sauter la cervelle si nous ne mettons pas en application leurs ordres.
— Restez calme, officier Russell. Nous allons régler ça. Brian, ajuste les missiles, s'il te plaît, mon chou.

Tout sera repris en main. Enfin... C'est ce qu'ils disent tous. Lier le pratique au théorique n'est pas toujours chose aisée, tant et si bien qu'il semble difficile de reprendre le contrôle sur quoi que ce soit. Mais impossible n'est pas Cameron Poe. Alors que les fédéraux décident de détruire l'appareil (avec leurs potes dedans, sacrifiés pour le bien-être de la société), le marshall Vince Larkin s'y oppose avec hardiesse, pensant que Cameron est leur allié. Oui, parmi les salopards, y en a bien un qui doit relever le lot, non ? Cameron Poe est donc celui qui peut tout changer. Heureusement pour lui, c'est ce qu'il comptait faire. Une fois au sol, pour faire le plein de carburant, il imagine moult stratagèmes pour se jouer de Cyrus le Virus et de ses sbires, tous plus baraqués les uns que les autres. Il se planque même pour échapper aux corvées, le bougre.

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Ça alors, Cyrus a récupéré les Indiens-Garous de Jacob !


Entre plans audacieux et photos envoyées directement sur Twitter, Cameron a un emploi du temps bien rempli. Mais cela ne le dérange pas pour autant. Bien au contraire, il essaie de sauver sa peau, histoire de rentrer en un seul morceau. Quelques mots à Cyrus et l'avion redécolle vers la prison tant convoitée. Là-bas, s'effectue l'échange des prisonniers selon le degré de dangerosité des détenus. Plus ils sont psychologiquement instables, plus ils plaisent à Cyrus. Le profil parfait, tout comme celui de Garland Greene, au regard pervers et au sourire perfide, un vague air de pédophile traînant sur chacun de ses traits sous son masque de Hannibal.

Alors que les prisonniers gagnent le désert, les fédéraux parviennent à situer l'avion ; sans tarder, ils débarquent, l'artillerie lourde dans chaque poche. Il faut intimider l'adversaire, même s'il est capable de vous bouffer le foie vivant. Tentant de reprendre le contrôle de l'appareil et d'être à nouveau aux commandes, tout est permis. Ca explose partout, comme dans tout film d'action qui se respecte. Nicolas Cage échappe aux flammes sous un gros solo de guitare bien lourd, les cheveux au vent, le corps huilé tandis qu'il bande ses muscles. Comme dans tout film d'action qui se respecte. Même pas mal. Ca sent la testostérone, tout ça. Et un peu le bouc aussi, au vu des efforts fournis et de l'absence notable de douche. Convaincu que Cameron est un bon gars, Vince Larkin tient à ce que ce premier survive. Ils sont tous mauvais, sauf Cameron. Peut-être a-t-il eu la chance d'éviter un père violent et une mère alcoolique... On ne saura jamais. Quoi qu'il en soit, il s'avère être le détenu qui coopère, voire collabore, avec les forces de l'ordre. Vince Larkin, de son côté, tente de calmer le jeu, mais sans succès.

SingeSavant.jpg L'auteur de cet article dit :
La narration est signée de la main même du Gourou de la Secte des Saucisses bleues...


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« Rha, on capte mal avec Skype. Je disais : "Est-ce que tu peux me ramener un souvenir de Las Vegas pendant que tu y es ?" »

[modifier] Un fin des plus imprévisibles

A la barbe et au nez des fédéraux, Cameron Poe et Vince Larkin se liguent contre les prisonniers, qu'ils ne sont plus tant d'ailleurs. Ça bombarde, ça mitraille, ça explose. Bref, de quoi ravir tous les amateurs. Par ailleurs, Cyrus le Virus peaufine son plan : l'avion doit s'écraser sur la ville de Las Vegas. Devenu héros malgré lui, bien qu'il l'ait bien cherché, Cameron Poe tente le tout pour le tout afin que l'appareil n'atteigne jamais sa destination, épaulé au sol par le marshall Vince Larkin. Choux blanc ! L'avion gagne bientôt Las Vegas, sous l'oeil déjanté et jubilant de Cyrus. Nous pouvons donc noter les talents de négociateur de Cameron Poe. Pourchassant l'appareil, le marshall et le ranger sautent sur leurs motos, armés de pistolets chargés à souhait. Si Larkin est en costard, Poe se contente d'un tee-shirt moulant trempé et d'un tissu ensanglanté enroulé autour du bras. Si ça, c'est pas viril ! A l'assaut du psychotique Virus, leur course effrénée finit par payer : Cyrus, probablement subjugué par la coupe de cheveux de Cameron, entre en collision avec l'une des nombreuses façades illuminées de Las Vegas.

Ayant triomphé du Mal, Cameron Poe arrive à destination à l'heure prévue. Quelle ponctualité ! Il retrouve sur les lieux sa femme et sa fille qui, bien qu'elle ne l'ait pratiquement pas, sinon jamais, connu, partage un moment familial, pendant que Vince Larkin discute avec un agent fédéral.

Moralité de l'histoire : ne tentez pas de méfaits. Nicolas Cage vous en empêchera.


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