Le lion de Waterloo

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Ainsi qu’il a été très judicieusement fait remarquer dans un article très pertinent consacré à Waterloo, il n’y a pas UN lion à Waterloo, mais une infinité. On peut les classer en trois grandes catégories :

  • Les lions de l’église Saint-Joseph (et Sainte-Anne). Si l’on considère le fronton de l’église de Waterloo, on remarque au sommet deux lions tenant chacun un boulet dans leurs griffes. Certains historiens ont voulu nous faire croire que ces lions rappelaient ceux qui sont inclus dans les armes du roi d’Espagne Charles II et nous rappellent à cette occasion que la Belgique était espagnole au moment où l’avant-corps de cette église, pompeusement baptisé Chapelle royale, a été construit (1690). Or chacun sait que la Belgique n’existait pas à cette époque et qu’elle ne peut donc avoir fait partie de l’Espagne qui a déjà bien assez à faire avec le pays basque. En réalité, l’intention de l’architecte est claire : il s’agit de rappeler allusivement les saints patrons de l’église : saint Joseph, époux de la Vierge Marie, et sainte Anne, mère de Ladite. On remarque en effet que les deux lions, apparemment pas contents du tout – et au prix d’une contorsion assez bizarre – se tournent le dos, ce qui est la situation normale pour une belle-mère et son gendre.
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La preuve incontournable. Cette photo a été prise à Waterloo. Comme chacun peut voir, il est impossible d'y distinguer le moindre lion.

  • Les plaques de rue. Les innombrables lions qui se trouvent affichés sur toutes les plaques de rue à Waterloo, hormis quelques oublis dus à l’incurie de l’administration, font partie des armoiries de la commune. Tous les héraldistes vous diront que ces armoiries ne ressemblent à rien et que l’on dirait plutôt le caniche de ma voisine de palier quand il s’adonne à son occupation favorite, à savoir jouer avec sa baballe. Les responsables communaux répondront – avec un peu d’irritation – qu’il s’agit de rappeler au passant l’existence de la « Butte du Lion ». Or, ainsi que le prouvent l’enquête sévère menée par le rédacteur de cette encyclopédie – dont on peut lire les résultats sous l’entrée « Waterloo » – et nos propres recherches, il n’y a aucune trace de « Butte du Lion » ou quoi que ce soit de ressemblant à Waterloo. A quoi se réfèrent donc ces lions si généreusement distribués à tous les coins de rue ? Nous sommes en mesure de répondre à cette question soigneusement occultée par des responsables honteux : prenant en considération la terrible misère qui règne à Waterloo et l’étonnante similitude de nom entre cette commune belge et sa propre ville, le président du Lion’s Club de Waterloo (État de New-York, USA), Mr Jim Mooney, ses trois vice-président, son secrétaire et son trésorier, résolus à faire un geste philanthropique fort envers cette petite région perdue au milieu des ondulations du Brabant, ont décidé d’offrir à Waterloo un jeu complet de plaques de rue, à charge pour les responsables communaux de les faire placer et de les entretenir, ce qui fournit à plusieurs travailleurs une occupation pérenne. C’est donc en hommage au Lion’s américain que les plaques portent un lion symbolique.
  • Les lions « privés ». Certains habitants de Waterloo ont pris prétexte de cette omniprésence de lions pour donner à leurs entreprises, clubs et sociétés un nom comportant le mot « Lion » : on compte ainsi un bowling, un club de basket-ball, une société de taxis, un club de natation, un distributeur de boissons alcoolisées (horresco referens), plusieurs garages, une société d’entr’aide (bien nécessaire dans cette misérable localité), et plusieurs cafés ou restaurants. Cette liste est loin d’être exhaustive.

Au risque de décevoir les amateurs de safari, malgré l’aspect désolé de la savane dans la région de Waterloo, ils n’y trouveront aucun lion sauvage, ni même domestiqué. Nous ne saurions donc trop leur déconseiller de risquer des maladies tropicales aussi indéterminées que létales, en effectuant le déplacement pour s’adonner à leur sport favori.

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