Le Triomphe de Babar
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Le Triomphe de la Volonté Babar est un film de propagande babariste produit et réalisé en 1989 par le Docteur Zéphyr, ministre de la Propagande d'Elephantie. Il a bénéficié pour certaines scènes de l'assistance de Leni Riefenstahl. Le film raconte de façon extrêmement romancée, si ce n'est même fictionnelle, les évènements de la seconde guerre animale et de la bataille de Célesteville.
[modifier] Synopsis
Après un défilé de la victoire digne des Reichsparteitages de Nuremberg, les enfants de Babar lui réclament une histoire : pourquoi le défilé s'appelle le défilé de la victoire ? Babar raconte alors son premier jour à la cour royale, quand il était encore un petit garçon. Alors que le monarque est en pleine réunion, la jeune Céleste surgit pour prévenir que les rhinocéros de Rataxès envahissent les villages des éléphants et approchent de celui de son grand-père. Babar la croit, mais pas Cornelius et Pompadour. Voyant la lenteur qu'il faut pour préparer l'armée, Babar part tout seul protéger les villages...
[modifier] La Polémique
Malgré un succès retentissant à l'international, le film est toujours censuré en Elephantie. Et pour cause, il a entrainé de très vives critiques de la part de l'ensemble de l’État-major et des principaux conseillers du Roi : Cornelius et Pompadour. Le premier sujet de discorde concerne la façon dont est exposée l'Histoire, ne respectant rien de la réalité historique, faisant des raccourcis douteux et présentant une trop grande quantité de faits erronés. Le sujet est en plus traité de manière bien légère, afin de rester ouvert à un public enfantin.
Mais ce qui a surtout fait jaser, c'est que, bien que glorifiant le couple Royal et le ministre Zéphyr, qui tient un des rôles principaux, le film "salit" l'honneur de l'armée et de ses dirigeants. Ainsi, même si celle ci est mise à l'honneur pendant la scène d'ouverture (qui se déroule à l'époque contemporaine), elle est ensuite ridiculisé tout le long du film (ses soldats sont présentés comme stupides, ils se battent à coup de lance-pierre, etc.) De plus son rôle historique est minimisé à l'extrême (Elle n'a aucune influence dans le déroulement de la Bataille de Célesteville).
Cornelius et Pompadour sont quant à eux dépeints comme de véritables caricatures de l'ancien régime. Ils sont lâches, indécis, démocrates. Mais la plus grande "lésée" reste la Milice Babariste, qui est carrément passée sous silence.[1] Le général Cornelius a particulièrement mal accepté ce traitement et s'est depuis brouillé avec Zéphyr.
C'est pourquoi le Roi, qui a pourtant aimé le film[réf. nécessaire], a préféré faire jouer la censure dans son pays afin de ne pas choquer l'armée et le peuple.
[modifier] Analyse poussée du Film
[modifier] Chapitre 1 : Le Défilé de la Victoire
Générique de début. Gros plan sur un officier sifflant dans un sifflet, puis sur divers instruments de parade militaire. Roulements de tambour, l'armée se met en marche et défile au pas, alors que les paroles de l'hymne de l'Elephantie viennent se greffer sur la musique militaire.[2]
Plan d'ensemble avec vue plongée sur l'armée marchant au pas. Le Titre du film s'incruste à l'écran en forme courbée. S'en suit divers plans rapprochés sur le peuple qui acclame son armée. La caméra s'attarde alors sur le hissement du drapeau national. Retour sur une suite de plans se partageant vues sur l'armée et sur le peuple, à tour de rôle, dans le plus pure style de Leni Riefenstahl.
Vient en suite un passage relativement surprenant, avec une série de clown éléphants, qui semblent être liés au défilé, et dont le but est d'amuser les spectateurs enfants. Probablement un montage de l'avant ou après défilé incrusté ici pour une raison inconnue.
La caméra s’arrête ensuite sur un pâtissier fier de présenter un immense gâteau à la gloire de Babar devant sa boutique. Des enfants l'admirent, mais se détournent bien vite pour revenir au défilé. Apparait alors un immense Balon dirigeable dont la conception le fait ressembler à un éléphant gigantesque. C'est en réalité une des armes de destruction massive de l'Elephantie. Commence alors la démonstration de force. L'amiral Arthur actionne l'engin à puissance minimale. Un terrible bruit retenti, provoquant dans la rue les effets d'une tempête et détruisant le gâteau de notre pâtissier
Coup de sifflet, puis retour sur l'armée menée par un général qui dégaine son épée afin de manifester sa puissance. Suit l'arrivé du Roi Babar, qui trône avec sa famille sur un énorme char que ne renierait pas Cléopâtre, tiré par des hippopotames réduits en esclavage. Les pauvres animaux sont forcés à sourire pour faire croire au spectateur qu'ils sont heureux d'être là. Babar est acclamé de façon hitlérienne, et ses enfants jettent des pièces d'or à la foule, prouvant ainsi la richesse du royaume.
Plan ensuite sur une calèche transportant les pontes du royaume. La caméra s'attarde particulièrement sur le général Cornelius. Puis la scène s'achève, plan d'ensemble sur les troupes qui regagnent le Palais Royal
| La nana aux cheveux bleus dit : | |
| Dis moi, c'est bien long tout ça. Beaucoup de bla bla pour pas grand chose. C'est même pas drôle en plus |
