Le Havre
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Le Havre, ou encore Le Havre-des-Grasses est une banlieue commune moderne et mobile: partant de Sibérie, elle est passée par la Roumanie avant d'arriver dans la région normande. Elle est actuellement stabilisée à l’embouchure des égouts de la ville de Paris, du côté humide de la France (en haut à gauche). La ville du Havre, ouverte le 22 mars 1847 par la Compagnie du chemin de fer de Rouen au Havre, est exclusivement peuplée de dockers alcooliques.
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[modifier] Une architecture indémodable
Détruite à 99,9% pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Havre bénéficie de l'originale architecture béton armé subtilement colorée et bien moche charmante des années 50, ce qui permet ainsi aux citoyens d'effacer efficacement les écarts sociaux des habitations. L'architecte célèbre de la reconstruction havraise, le monumental Auguste Perret, a fait aboutir dans cette ville l'étrange concept artistique de la « Banalité » - avec majuscule -, seule forme indémodable de l'architecture et de l'urbanisme.
Certains malades mentaux experts prétendent qu'il s'agit là d'une brillante réussite dans le compromis de la modernité et de la tradition (industrielle). La ville possède donc les titres récompensant ces deux points forts pour le tourisme : UNESCO, pour son centre moderne, et SEVESO pour son industrie à la fois peu polluante et discrètement implantée. Pour vous rendre compte de la qualité des appartements reconstruits, la Ville a remis dans son jus un appartement témoin incroyablement réaliste (renseignement Office de tourisme).
[modifier] La capitale de la muaîte
Le Havre est la capitale mondiale des mouettes (prononcez « meuaîte » ou « gueuailants » pour être compris) qui y tiennent un meeting permanent. Les ornithologogistes trouveront leur bonheur: à peu près toutes les espèces de mouettes de la création peuvent y être observées (ou plutôt entendues) comme la mouette rieuse, la mouette hurleuse, la mouette trotteuse et, beaucoup plus rare, la mouette chieuse. Des spécimens plus gros nommés localement gueuailants (Lardus tuladans) comporte également de nombreuses variétés, comme le Lardus tuladans mégamerdus qu’il ne faut pas confondre avec la rarissime mouette chieuse déjà citée.
Pour lutter contre les déjections parfois létales de ces plus ou moins gros volatiles, le grand architecte de la ville a heureusement disposé des abris le long des principales rues (cf. rubrique architecture) où le ramassage du guano doit se faire régulièrement pour éviter tout effondrement. Afin de limiter la multiplication envahissante de ces volatiles, des dockers-escaladeurs ont été recrutés par la municipalité pour récolter les œufs: ne manquez pas en fin d’année la grande omelette offerte aux habitants pendant les Journées du goût.
[modifier] Un patois charmant
Le Havre, comme toutes les grande villes, a son propre patois. Ce dernier consiste à transformer les « o » en « eu », les « a » en « ô » et à prononcer les « r » à l'allemande, comme si vous vous apprêtiez à éructer; attention, pour émettre un « r » à la havraise, apprenez à vous arrêter quelques microsecondes avant le vomissement (« eurhrh » ou « eu-eurgh » suffisent, « beueu-eueuu-rhhhghhh » sera interprété différemment). De plus, une tendance généralisée au « oh bah dè » à chaque fin ou début de phrase est grandement appréciée; notez également que cette expression admet deux formes contractées, « oh dè » et « oh bah », qui apportent de subtiles nuances et sont surtout moins fatigantes à l'usage.
Exemple : ne dites pas « il fait très beau aujourd'hui »... Hum, pardon, cette phrase est l'exemple typique des phrases à priori correctes du point de vue linguistique, mais du point de vue sémantique, cette phrase n'a pas lieu d'exister au Havre... Prenons donc un exemple plus flagrant: « Il ne fait pas très beau aujourd’hui ».
Si vous dîtes ça à un Havrais, il froncera les sourcils, se tournera vers son ami docker et lui dira très probablement : « oh bah dè, comment k'i cause s'ui lô? ». Dites lui plutôt: « Oh bah dè, i fè rien pas beu, lô! ». Là, votre correspondant havrais répondra très probablement: « oh dè, pour sur ki fè pô beu, mais eu Hav', i pieu qu' su les cons! ». Il faut ajouter:« Y fait rien beu eujourd'hui ». « Oh ba, t'es rien chiant, dè!!! » est l'immanquable réplique.
[modifier] Station balnéaire pour pauvres
Le Havre est aussi une station balnéaire avec une plage à grosVille d'art et d'histoire. Les sites touristiques sont tous en béton armé d'après guerre et, tout comme ses usines pétrochimiques, ils sont inscrits par l'Unesco sur la liste du « Patrimoine Mondial infligé à tout le Monde de l'Humanité ». A l'instar de l'art contemporain, Le Havre est une ville incroyablement affreuse belle, c'est à dire : c'est une oeuvre d'art même si personne n'y comprend rien ! En réalité Le Havre est toujours en concurrence avec Brest, Lorient et Saint-Nazaire pour savoir quelle a été la ville la plus détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, et donc - en sous-entendu - quelle est la ville la plus moche séduisante. Bien heureusement, l'Unesco a fait son choix et Le Havre sort grand vainqueur de ce tournoi prestigieux.
[modifier] Cité communiste... oh bah dè, non, ex-communiste
Brèves de comptoirs. L'explication simple à la surpopulation de dockers, d'ouvriers et deAprès ces déclarations d'une éminente lucidité, les Bretons prouvèrent leur intelligence vis-à-vis des Normands en décidant de boire au maximum, sans jamais partager leur chouchen et leur cidre pour prouver qu'alcoolisme et communisme ne rimait pas forcément... enfin, d'un point de vue linguistique oui, mais pas d'un point de vue sémantique!
[modifier] Histoire
95 000 ans av. JC : Un premier Néandertalien arrive au Havre pour se tailler de grosses pierres, les plus primitives du monde (cracolithique). N’allez pas chercher ces antiquités avec vos enfants, une poche d’hommes sauvages vit encore sur le site, situé en bout de plage…
Moyen-Âge : Le mage Eusèbius-du-Bout-du-Monde cache sur ce site préhistorique la pierre déphilosophale, transformant l'or en plomb. Telle une malédiction, elle va sévir sans répit sur la politique havraise avant l’arrivée du TGV.
1517 : Il faut attendre cette date pour retrouver la civilisation. Dans un acte où l’on croit reconnaître François Ier, on peut lire quelques propos vaseux sur Harfleur et une énigme sexiste: Nutrisco et extingo… (qu’est qui chauffe et qui mouille ?)
XVII-XVIIIe s. : Le Havre connaît une grande prospérité grâce à sa générosité : conduisant en masse de pauvres africains pour qu’ils aient une chance de réaliser leurs rêves américains. Notons la participation des Etats-Unis qui rétribuaient déjà largement ces premières O.N.G. humanitaires.
1789 : Premier coup des communistes au Havre, même si on ne les désignaient pas encore ainsi : les rouges s’opposent au creusement du bassin du Commerce, voulant ainsi entraver l’expansion du Grand-Kapital. Celui-ci sera heureusement réalisé vingt plus tard.
XIXe. s. : Ne comprenant rien à l’esprit de marketing et de management (trop en avance), les gauchistes interdisent ce qu’ils nomment « commerce triangulaire ». Dur coup pour la ville qui se tourne vers les marchandises non humaines et l’industrie polluante.
1847 : Arrivée du premier train de Rouen au Havre. Les Havrais font preuve d'initiative en retirant les rails, par économie. De nombreux problèmes d'embourbement obligeront quelques modifications sur cette première locomobile.
1870 : Restant impliquée dans les flux migratoires, la ville se détourne de l’Afrique pour accueillir en son sein de pauvres industriels alsaciens. Certains auront une carrière exemplaire, prouvant ainsi qu’en partant de rien on peut arriver au sommet.
1872 : Le peintre Monet vient au Havre mais, ne distinguant pas le paysage au milieu des fumées nauséabondes, il trace rapidement un tableau où l’on ne voit rien du tout. Surnommé « Impression soleil rasant », les historiens de l'art l’analysent comme un chef-d’œuvre !
1914-1918 : Sainte-Adresse devient capitale des Belges, le peuple sasadressatois ayant annexé la Belgique, permettant ainsi au Havre d'accéder au statut de plus grande cité-dortoir de la banlieue belge. L’anecdote est masquée par d’autres conflits mais les flamands montreront leur reconnaissance pour cette première expérience de scission et cette exportation du problème des banlieues hors de leurs frontières.
1930 : Pour lutter contre la réputation de laideur de son centre, un premier projet est élaboré pour le reconstruire. Il faut attendre l’aide inattendue de l’aviation anglaise les 5 et 6 septembre 1944 pour que ces travaux de nivellement soient enfin menés à bien.
1945 : Sur cette table rase, les survivants évoquent l’enchantement pittoresque des vieilles pierres, les ruelles sinueuses, les taudis charmants et autres misères de la tradition locale. Attentivement écoutés, les architectes ajouteront un peu de rigueur et une touche de béton.
1973 : Sachant rebondir sur les grandes occasions, le port ouvre une fumeuse annexe à Saint-Jouin pour accueillir les plus grands pétroliers du monde. Avec sa centrale thermique flambant neuve, la ville et son port sont déjà prêts pour les énergies polluantes nouvelles.
1995 : Antoine Fürenacht abandonne son petit café pour faire barrage à l’envahisseur rouge. Il invente une formule politique incroyable, que personne n'aurait osé imaginer : « Fier d’être hôvrais », expression qui fera des émules aux sommets et sera rentabilisée par une réutilisation systématique.
2002/2008 : Antoine Fürenacht revient avec "PORC 2000". Situé à l'embouchure de la Seine, il prend un malin plaisir à faire "groingroin" aux péniches qui passent. Plus grands porc d'Europe en hauteur, il nourrit la population hôvraise mais risque d’être abattu pour pollution : les hôvrais se réjouissent devant ce futur festin. Aux érections meunicipales de 2008, face au Mouvement des Beurgeôuais les plus riches du village (MBPRV), le Parti preulos révolutionnaire (PPR) de Daniel Pull reprend du poil de la bête. Attention, n’évoquez surtout pas un populisme manichéen : des dockers risquent de vous taper.
[modifier] Une sociologie d'exception
Des études sociologiques sérieuses (Jean-Philippe Jamais et Martine Mieuvotard) ont montré que Le Havre restait divisé suivant le principe indo-européen de trois castes réduites à deux : « preulos » et « beurgeôuais », assez difficiles à différencier pour un étranger. Les « preulos » sont toujours d’anciens dockers d’aspect rude et aviné roulant en BM. Le « chic hôvrais » est incontestablement la tenue traditionnelle, adoptée par les premières tribus venues dans ces marécages à l’aube de l’humanité : chevelure tigrée, parfums puissants, peaux de bêtes (léopard rehaussé de tissus dorés), cuir noir saillant et moulant sont, ici, les signes évidents d’une supériorité des classes dominantes, dites « beurgeôuaises ».
Surtout ne confondez pas ces femmes de grande tenue avec de quelconques prostituées : n’oubliez jamais que leurs maris occupent les plus hautes fonctions... A toutes fins utiles, si vous avez le goût des choses rares et aimez les expériences atypiques, sachez que les récentes études sur la sexualité des Hôvrais démontrent que la beurgeôuaise dispose de commerces originaux pour se parer pendant les ébats : ne manquez pas la lingerie « Meuvais » (place Auguste-Perret) et les ustensiles Bête-Used (place de l’Hôtel-de-Ville). Cette boutique affriolante est subtilement placée entre des magasins de jouets et un Quick, les godes et martinets y acquièrent donc un double usage caractéristique, sachant allier modernité des pratiques et éducation à l’Antique.
Luttant contre l’absence de classe moyenne et ces mœurs désastreuses, de nombreuses tentatives ont été menée pour apporter le progrès (reconstruction de la ville) et la culture à la population rugueuse du Havre : en 1962, André Malraux va créer la première Maison de la culture, rien n'y fait... De nouvelles expérimentations sont menées de nos jours pour rebondir sur l’idée malrusienne de la culturation populaire : ainsi des créations artistiques viennent ponctuer le paysage urbain comme les œuvres freudiennes du Mouvement International Teuggeur (MIT).
[modifier] « Les keurtiers du Hôvre »
L’habitat beurgeôuais : depuis le film d’Al-Gore, les dockers-médecins, les dockers-juristes et autres dockers-notables ont conscience des risques liés aux fumées industrielles et à la hausse du niveau des mers et se sont donc réfugiés sur La Côte (qui n’est pas un littoral mais une colline) ; on y trouve de riches villas, certaines surmontées d’une tour d’observation pour surveiller l’arrivée des fumées et des tsunamis. Les imbéciles, les incultes et les radins qui refusent de mettre 2000 euros par mois dans leur logement vivent en contrebas (ville basse) ou en banlieue (ville haute). En ville basse, quelques beurgeôuais idéalistes habitent Le Centre qui possède pourtant les mêmes attributs architecturaux que l’habitat preulos (cf. infra). Comme partout, l’immobilier beurgeôuais a connu une flambée des prix qui -suivant l’analyse du Dr Knok- "sont, en général, d'excellentes valeurs, un peu spéculatives peut-être, sujettes à des hausses inconsidérées suivies de baisses inexplicables", mais elle pousse certains à se prendre pour de francs millionnaires, ceci grâce au passage à la monnaie unique wikipédienne : l’euro de singe.
L’habitat preulo : Keukrio ou Keukrio-Ville est une authentique et pittoresque banlieue, première en France à avoir obtenu le label ZUP, puis les labels ZAC, ZEP, SRU’n RU, ETC. Il ne faut pas confondre ces cages à lapin où il existe encore quelques non-chômeurs en CES ou CEC, avec la Meurghrouge, le Boid’blé et les Champs-Beurrés -encore dominés par les TUC et les TIG- ni avec Chicago, la Cité Chauvin ou les Neiges dont on ne parlera pas pour éviter tous problèmes… Dans ces quartiers, des médiathèques, centres sociaux et écoles cherchent encore à coloniser éduquer les habitants, mais ceux-ci refusent d’admettre la supériorité des valeurs institutionnelles françaises et préfèrent comploter avec al-Kaïd. Malgré les multiples campagnes nationales d’extermination et de transportation des « sans-papiers », ces banlieues connaissent un succès grandissant et le taux d’occupation des logements se redresse incroyablement: il a même doublé ! Les mauvais esprits diront sans doute que la destruction d’un immeuble sur deux y est peut-être pour quelque chose…
L’habitat mixte: défi au bon sens, le kartier de l’Eurgh reste peuplé d’irréductibles dockers-gaulois vivant au milieu du port (« peurhr »), comme à l’époque où ils travaillaient dans le détournement nocturne des marchandises la manutention. Ces extrémistes restent ici car ils trouvent toujours à boire, malgré la transformation des troquets et des bouges en restaurants respectables. Heureusement, des promoteurs immobiliers mènent depuis peu une chasse aux pigeons « opération de requalification » pour attirer des bobos prêts à payer le même prix qu’en centre-ville, tout en bénéficiant des avantages de la banlieue. Signalons que ce « Domaine des dieux » a trouvé des acheteurs appréciant la vue sur les silos et les cuves les bassins, la mixité sociale pour leurs enfants et, surtout, l’absence de tous commerces à proximité. Une seconde zone mixte existe au Raôund-Point, authentique quartier historique des gueux de la ville basse où se situe désormais l’usine à chômeurs l’Université et les logements étudiants.
[modifier] Restauration : ce qu'il faut savoir
« Restauration », le mot est un peu fort, Le Havre reste l’unique ville de France où vous ne trouverez aucune spécialité culinaire, pas le moindre petit cidre, pas une croûte de fromage, rien de rien… C’est un désert au milieu de l’oasis normande, et c’est peut-être mieux ainsi. Malgré tout, fidèle à son esprit d’initiative si particulier, elle va se servir chez les autres:
Chez les dieppois : à l'instar de leur camarades dieppois, les Havrais ont pris la décision d'utiliser ce qu'ils avaient sous la main. C'est ainsi qu'est né le galet havrais. Ramassé sur la plage à la saison sèche, le galet est ensuite dragéifié puis vendu aux pigeons touristes appâtés par le Label UNESCO.
Chez les bretons : Forte d'une grande communauté bretonne et toujours à l'affût de ce qui lui passe sous la main, le Havre a mis au point la « galette au beurgh » qui peut faire figure de tradition locale : son nom n'est pas sans rappeler les bruits produits par l'estomac durant l'ingestion, la digestion et le reste... Avalée au petit-déjeuner, son effet gastrique est plus saisissant que sa qualité gastronomique. C’est une vague pâte à croissant mi-cuite mais ne vous fiez pas à son nom car le palais havrais préfère visiblement le goût de la vraie « margarine » à celui du beurre.
Si vraiment (vraiment, vraiment) vous êtes dans l’obligation de vous nourrir alors il vous reste deux possibilités : la plage et le quartier Saint-François. Sur la plage, vous trouverez les habituels pièges-à-touristes qui, ici, peuvent être fatals. Ne laissez sous aucun prétexte un restaurateur vous servir des « fraouits de mergh » ou des plats qui ne soient pas bouillis ou brûlés… Buvez l’eau décapsulée sous vos yeux. Pour plus de sécurité, allez au quartier Saint-François, vous trouverez dans une pizzeria tenue par d'honnêtes Siciliens une relative garantie de qualité à un prix raisonnable (à condition de surveiller sa carte bleue). Vous découvrirez également qu’un bon nombre d’habitants revendiquent des racines bretonnes, ce que tend à prouver l’abondance des crêperies: l’illusion ne dépasse pas la parole et l’arrivée de la première crêpe sur votre table vous plonge immédiatement dans la réalité havraise.
[modifier] À voir aussi
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