La déchirure

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« Une histoire capitale dans un film d'un commun... »
~ Sacha Guitry à propos d'un film gay
« J'ai avalé mes figues et raisins de travers ce matin en regardant ce film. Je me demande qui est le plus responsable : le fougueux reporter new yorkais ou le raisin sec cambodgien ? »
~ Roger Ebert

Le film La déchirure consiste en une mise en scène du procès historique de 1984 contre les anciens dirigeants du parti des khmers rouges, sous la forme d'une cinématographie acrobatique et gay. Il signe notamment la première apparition du pingouin à cymbales au cinéma destiné à accélérer le développement des scénarios ronflants.

[modifier] L'idéologie rose

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Ce n'était pas un foulard khmer que Dith Pran portait. Non vous ne rêvez pas, c'était carrément une chemise khmer rougie du sang de ses victimes.

La déchirure idéalise les relations interraciales à travers Dith Pran, personnage symbolique du renouveau de la gay pride. Celui-ci délaisse sa famille pour faire de la trottinette à deux avec Sydney Schanberg, son collègue caucasien du Parade Times. La grande ironie du film vient de la tension du contexte historique de coup d'Etat par les khmers rouges, l'oeuvre du PCK (Parties Castrées par prises de Karaté) se sommant essentiellement en un mouvement incontestable de génocide des cambodgiens hétérosexuels[1]. A cela se surajoute la couche que l'acteur incarnant Dith Pran était un ancien activiste khmer rouge avant de prendre goût dans l'américanisation gay à travers le dessin animé GI Joe diffusé par le Club Dorothée.
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Le truc du coup de genou passe aussi dans la casserole. Que c'est trognon.

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Le baiser !! Le baiser !!

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Et vas-y qu'j'te serre mon gars...

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L'homosexualité a aussi ses partisans, mais même les figurants enfants ne pouvaient s'empêcher d'halluciner devant la propagande gay.

[modifier] Roméo et Julien

L'essentiel du film repose sur la formule avérée de l'écrivain de script moderne: « Je sépare les amoureux, puis à la fin ils se retrouvent après une longue séparation semée d'embûches » assortie d'un « Putain comment tu critiques un sujet aussi grave t'es qu'un no-life criss de fif » à destination des critiques. La critique commune vise la généricité formulaïque appliquée à un couple gay. Le scénariste, Connerie Brabançonne, n'explore pas vraiment la dimension gay puisque cette histoire aurait pu de manière complètement transparente être l'adaptation gay de Roméo et Julien. Il contourne ainsi les questions essentielles, à savoir :

  • Sydney et Dith piaffent-ils?
  • Les gays sur le tard, mariés avec des enfants, sont-ils des êtres humains (sachant que les autres ne le sont pas) ?
  • Pourquoi les khmers rouges voulaient-ils exécuter Sydney ? Parce qu'il avait une putain de gueule de connard ? Restons sérieux voyons.
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Dith avec sa femme. Dith a le mérite de montrer que le coming-out peut être conduit avec tact et délicatesse dans l'intimité du cocon familial. C'est vraiment super sympa de sa part.

La seule particularité idiosyncratique du film vient du remplacement du mot "gay" par "reporter" ou "New York". Ainsi lorsque Sydney offre le choix à Dith de s'exiler avec sa famille pour échapper au dictat khmer rouge, un tel innuendo circule entre eux :

Sydney : Veux-tu rester ou partir?
Dith : Je suis un reporter aussi, Sydney. Tu vois c'que je veux dire? ;-)

Ou encore Dith — maître de l' innuendo à tel point qu'on le surnomma sur le plateau de tournage "Dith Prankster" — lors de l'annonce à sa femme de sa décision de rester au Cambodge avec son partenaire :

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Envoyer votre famille se faire foutre par hélicoptère est l'acte le plus classieux possible pour un néo-gay.

Dith : Il faut que tu comprennes... Je suis un reporter, et Sydney aussi. Il faut que je reste pour avoir mes reportages réguliers avec lui. C'est New York Time, ma poule.

[modifier] Cérémonie de remise du prix Pulitzer

La déchirure inclut un coming-out de Sydney lors de la réception de son prix Pulitzer alors que Dith goûte aux joies de la vie de paysan. Ce véritable procès de l'anti-homosexualité a mis en évidence le peu de considération de la politique internationale des Etats-Unis pour la communauté mondiale gay.

   
La déchirure
Tous ceux qui me connaissent savent que sans Pran, je ne suis rien, et je n'aurais jamais pu achever mes travaux. La Maison Blanche a délibéré de bombardements secrets sur le Cambodge, mais ont-ils jamais mis sur la balance le fait qu'au-delà de tuer, pour des prétextes géo-politiques obscures (autrement on pourrait pardonner), des gens comme vous et moi, ces gens pouvaient également comprendre dans leur rang des homosexuels bona fide ! Je sais qu'il aurait été fier de recevoir le prix à mes côtés. Je n'ai pas honte de rendre mon homosexualité publique ! Vous vous gaussez, mais pouvez-vous me dire dans les yeux sans trembler que vous n'avez jamais fantasmé de coucher avec votre père ??!! Non !!! Bien sûr que non !!! Et bien c'est là où je voulais en venir !!!
   
La déchirure

—Sydney Schanberg

[modifier] Pourquoi un pingouin ?

Les films basés sur les romances couronnées par une réunion finale sont fait pour être vite emballés. C'est le principe de la fermeture éclair. Or lorsque la "déchirure" se referme, ben zip ! le pingouin.

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[modifier] Procès de l'Histoire

Au-delà de l'union rocambolesque, le film a monopolisé l'attention du monde entier comme travesti d'une punition pour crime contre l'Humanité d'anciens membres du comité exécutif khmer rouge, dont :

  • Pol-Pot (Saloth Sar) dit « Frère numéro 1 »
  • Nuon Chea dit « Frère numéro 2 », Premier ministre
  • Ieng Sary dit « Frère numéro 3 », Vice-Premier ministre
  • Ta Mok (Chhit Chhoeun) dit « Frère numéro 7 »

Ceux-ci furent recrutés en qualité de "caméramen hétérosexuels"[réf. non nécessaire] pour les prises de vue les plus improbables sécuritairement parlant. Les séquences cinématiques les plus acrobatiques possibles pour un caméraman assez vivant pour tenir une handheld, que ce soit en intérieur ou à l'extérieur, conservent grâce aux retouches une fluidité de narration remarquable pour une oeuvre aussi secondaire. Pour anecdote, la réalisation lui valut l'Oscar pour la maximisation du potentiel de Windows Movie Maker, l'équivalent dans le séquençage vidéo de Microsoft Paint, ainsi que le renommage d'une fosse commune à la frontière entre le Viêtnam et le Cambodge en khfosse commune.

Heureusement que Haing S. Ngor, l'acteur jouant Pran, fut assassiné après le tournage pour venger cette application du Talion, et il le fut par, surprise !, l'auteur de cet article. Je suis en effet le symbole de l'hétérosexualité[2][3][4][5].

[modifier] Galerie des déchirures

[modifier] Bilan éloquent du film

  • Une écorchure au nez pour Ta Mok
  • Une mort par commotion contre une voiture pour Nuon Chea
  • Une mort par écrasement sous un tank pour Ieng Sary
  • Une mort par collision de la tronche contre une cloison pour Pol Pot
  • Une éjaculation en marge de l'article correspondant pour son auteur

[modifier] Notes...

  1. Sur 2 millions de sacrifiés, même en incluant tous les gays de l'époque, la fraction de gays paraît complètement négligeable et un effet de bord de la purge massive.
  2. Toi aussi, beauté, tu as envie de moi ? Alors baisons en marge de cet article déchirant.
  3. Ohhh ouiii, ouuuuiiiii, c'est jouiiiisssiiiiiifff !!!
  4. Aaaaahh ouiiii j'éjacuuule c'est trop bon !!!
  5. Des fois, en écrivant ce genre de trucs, je me pose la question de la téléologie de l'Homme. Et je me dis : putain elle est trop bonne.
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