La Bouillabaise

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La Bouillabaise, écrite par Pinard de la Caillasse, troubadour du Dimanche, en 1789, est un hymne gaulois.
À ne pas confondre avec une autre beuglante patriotique de notoriété publique.


[modifier] Un peu d'histoire

Longtemps attribuée à l'Arche de Noé (l'Académie française), Nous savons aujourd'hui qu'il n'en est rien. Son auteur, Pinard de son prénom, naquit dans une petite ferme isolée d'Auvergne, d'un père alcoolique et d'une chèvre. Étant de très basse et très médiocre condition, il ne fit (hélas) jamais partie des Catacombes Littéraires, il ne siégea jamais auprès des plus grands écrivains de son époque et il quitta cette terre dans une ingrate ignorance.

Cette antienne époustouflante, abonde de lyrisme en une logorrhée digne de Vigo Huctor. Vous découvrirez de nombreuses allégories agrémentant ce somptueux cantique. Chant de barricades, péan à la gloire de notre fabuleux empire.

Le texte, redécouvert dans une mansarde délabrée en 2007 sur un parchemin jaunit par les siècles et écrit (en plus) à l'encre antipathique, vous est offert par la sencyclopédie, pour le plus grand plaisir de vos yeux et de vos oreilles.

[modifier] Paroles

Refrain :
Aux flingues, les michetons !
Foutez-vous en pacsons !
Archons, archons !
Qu'le résineux dégouline sur nos blés !"

Couplet primaire :
Allez poteaux d'la même galetouze,
Le dur s'est levé sur nos cafetières.
Contre nozigue de la Tyranouze,
La cravate à Gaston est en l'air (bis).
Esgourdez-vous dans vos cambrousses
Beugler ces enfoirés d'grivetons ?
Ils carburent dans vos brandillons,
Ébouffer vos mioches et vos gonzesses.

Tirade seconde :
C'est ouack cette bande d'ébène,
De batârds, caïds cabaleurs ?
Pour qui ces ligottes de cadenne,
camisoles qu'on veut m'foutre à c't'heure ? (bis)
Les beaufs ! Pour cézigue, quel fumier !
Quelle balade il doit allumer ;
nozigue on en cause en clando
De nous foutre à l'Abbaye des Sots !

Cantilène tierce :
Ouack ! Des smalahs de rastaqouères
Qui la ramène dedans not' taule !
Ouack ! Des barbouzes, des militaires
Qui alignent tous nos michetos ! (bis)
Dab ! Nos grattantes sont aux galères !
Et nos ardoises prennent une avène !
Ces Pharos qui ont le pouvoir
C'est pour foutre nozigue à l'Abbatoir !

Rengaine quarte :
Flageolle, badingouin, ratapoil,
Rachême aux menteurs diplômés !
Les escarpes battent la générale
Ils vont enfin s'prendre une branlée ! (bis)
Eh, les biffins ça va barder,
Si j'avale mon billet d'logement,
L'fralin il marche sur les brisées,
C't'un arbif, il va au jus bandant !

Ritournelle quinte :
Gaulois, en fifrelins bonnards
Il nous faut crever l'apostême !
Et louper ces faces de carême,
Qu'on des flingues collés su' l'braquemard ! (bis)
Mais ce roublard habillé d' soie !
En uniforme de cardinal,
Et tous ces nobilions albaches
Qui boulinguent l'avant-scène d'la dabuche !

Période sixte :
La Baise christouche de not'patelin,
Tu mènes le bal d'nos bradillons !
Et pour la cavale, j'ai le béguin,
Faut défendre ta viande aux cochons ! (bis)
Sous les tire-jus c'est la bamboche,
Y'a les gonzes qui poussent la romance !
Et les rossards qu'ont l'arme à gauche,
Y s'débinent devant telle goualante !
à suivre...

Paroles et chanson de Pinard de la Caillasse.


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