LHC
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Le Lausanne Hockey Club (LHC pour les intimes et LHB pour ses détracteurs) n'est pas un club de hockey mais un mythe. En tout cas pour ses supporters, pour les autres, il s'agit plutôt d'un bon sujet de plaisanterie.
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[modifier] Historique
Le LHC naît en 1922 de l'union de trois paysans vaudois avangardistes qui, jaloux de la renommée grandissante de la ville ennemie du bout du lac (voir Genève), comprirent que c'est par le sport que la capitale vaudoise pourrait reconquérir ses titres de noblesses. Malheureusement, à l'heure ou nous écrivons, les plus hauts faits d'arme de ce club restent quelques promotions en Ligue Nationale A, suivies malheureusement de près par des relégations en Ligue Nationale B. Dans l'intervalle, d'autres ont compris que le CIO et autres fédérations sportives (vélo, volley, etc) seraient plus efficaces qu'une vague bande de guignols sur glace.
[modifier] Les grandes dates récentes
1995: Montée en LNA, cette date reste dans l'esprit de tous comme LA promotion, car personne ne l'attendait. Comme si, les autres fois, on pouvait attendre quelque chose du LHC.
1996: Record battu! Le LHC marque dix points sur l'ensemble du championnat (soit cinq voictoires sur une quarantaine de matchs) et redescend dans sa catégorie de prédilection, la LNB. Dans la foulée, le club parviendra heureusement à éviter de justesse la faillite (une habitude de la maison).
2001: Après avoir reconstruit des bases solides (ou plutôt une équipe de mercenaires), Lausanne bat accidentellement La Chaux de Fonds et monte en LNA.
2005: Après quatre saisons dans l'élites marquées par zéro participation aux séries finales, le LHC perd sa place au profit de Bâle (trou de pour les intimes), ville dans laquelle personne ne connaît jusqu'à l'existence du hockey sur glace.
2007: Après avoir perdu deux années d'affilées en demi-finale contre Bienne, ville qui ne possède pas de patinoire, mais à qui l'armée a eu la gentillesse de prêter un bunker pour y disputer les matchs, le LHC se profile comme un bon club moyen de deuxième division.
2009:Après avoir miraculeusement atteint les finales de promotion contre le HC Bienne, ville n'ayant pas de patinoire, le LHC a prouvé qu'il était bien un club d'incapables, en se faisant éliminer en 7 matches.
[modifier] Situation géographique
Le Lausanne Hockey Club joue depuis maintenant plus de dix ans au CIGM (Centre des Imbeciles Glacés Misérablement) ou Patinoire de Malley pour les intimes. Selon les habitués, ce stade situé dans l'ouest lausannois constitue le Temple du hockey sur glace où chacun devrait faire au moins une fois le pélerinage. Selon les autres, il s'agit juste d'un endroit ou on crève de froid le mardi soir tellement les quelques fidèles venu voir un match à oublier ne remplissent pas une arène bien trop grande pour la deuxième division helvétique.
Malley a l'inconvénient d'être situé en Suisse Romande (=francophone). C'est à première vue un avantage, car cela permet de s'y rendre sans entendre le dialecte infernal de nos compatriotes alémaniques. En hockey sur glace, il s'agit néanmoins d'un inconvénient considérable, tant la ligue se débarasserait volontiers (et y est pas mal parvenu en ce qui concerne le LHC) de ces faux suisses qui empêchent les alémaniques de jouer tranquillement entre eux (les Tessinois sont tolérés car de toute manière colonisés par les Suisses-allemands).
[modifier] Les Supporters
Selon leurs propres dires, les supporters lausannois s'auto-proclament Le meilleur public de Suisse. Selon les autres, il s'agit juste de quelques milliers de tarés qui n'ont toujours pas compris que ce club n'arriverait jamais à rien et qui continuent à donner leur argent (qui est ensuite aspiré par le célèbre gouffre à fric, invention lausannoise très efficace).
Quoi qu'il en soit, ce public a fait preuve, année après année, d'une fidélité à toute épreuve, ne recevant rien en échange, si ce n'est des promesses. Nul doute que le club n'existerait plus sans ce fort soutien populaire. Supporter du LHC n'est pas un métier facile, notamment lorsqu'il faut aller les voir jouer contre Coire ou Olten un mardi soir. Heureusement qu'ils ont un forum qui leur permet d'aller râler afin d'extérioriser leur déception. Les satisfactions sont rares, ce qui a l'avantage que les supporters lausannois n'ont pas besoin de grand chose pour s'enflammer. Une promotion en LNA permet de faire la fête toute la nuit alors qu'une simple victoire en 1/4 de finale contre La Chaux de Fonds suffit à une affluence et une ambiance que peu de clubs de LNA connaîtraient, même en devenant Champion Suisse (cf Davos cette année).
La plus grande organisation de supporters du LHC est la Section Ouest (SO pour les intimes). Le nom vient du fait que leur virage se trouve à l'ouest de la patinoire ( et qu'ils sont totalement à l'ouest! ) et de leurs modèles, les Ragazzi del Nord (Garçon du Nord en italien) de Lugano. Personne n'a jamais compris pourquoi ils ont pris des Luganais ("supporters" qui désertent dès que l'équipe perd un match) comme modèles. Cela ne les empêche pas de soutenir l'équipe et (surtout) d'insulter les adversaires quelques soient les circonstances. Outre les matchs de hockey, leur activité favorite est d'aller se battre avec les groupes de supporters des autres clubs, notamment sur les aires d'autoroutes en rentrant.
[modifier] Section ouest
Un public franc fou, qui ne tient pas en place. Ambiance assurée... eh on s'assied...eh on se lève...eh on s'assied...etc. Pour rentrer dans ce club de supporter très FERME, vous devez montrer patte-blanche... ou plutôt que vous souffrez du même mal que tous le reste de cette grande famille. Tu n'oses pas en parler à ta famille, tes amis, ta copine (ou plutôt tu n'en a jamais eu), alors rejoins la Section Ouest du LHC.
[modifier] Les ennemis
Genève Servette Hockey Club (GSHC pour les intimes, G$HC ou $ervette hygiénique pour ses détracteurs). Le club qui symbolise le pouvoir de l'argent sur le sport. Avec une histoire proche du néant (pire que le LHC, c'est dire), une patinoire à faire pâlir d'envie les Biennois, mais personne d'autre, et sans soutien populaire (les G'nevois étant plus préoccupés par leurs banques et leurs fonctionnaires internationaux que par leur club de hockey), nul n'aurait prédit leur ascension fulgurante. Sauf qu'à coups de millions ramenés par un sombre groupe américain du nom d'Anschutz, les G'nevois se découvrirent tout à coup une passion pour ce sport dont ils ignoraient auparavant jusqu'à l'existence. Cette situation, alliée à la traditionnelle lutte de clocher entre les deux cités lémaniques, attisa la haine des fans Lausannois et donna lieu à des derbys animés, mais généralement perdus par le LHC. Depuis, c'est le tout puissant Chris Mc $orley qui règne sur le club, dont l'opacité financière laisse un jour craindre quelques difficultés, et ce pour le plus grand bonheur des Lausannois, toujours prêts à se réjouir du malheur de leurs homologues du bout du lac.
HC Fribourg Gottéron (Gottéron pour les intimes, Bande de cons pour ses détracteurs). Signe particulier: moitié suisse-allemand, ce qui vaut à ses supporters de se faire insulter dans la langue de Göth (Scheisse, scheisse, scheisse, Gotteron!) et permet au club d'obtenir quelques faveurs de la ligue (notamment lorsqu'ils blessent volontairement les joueurs lausannois). Les fribourgeois jouent un rôle insignifiant en LNA depuis 28 ans, ce qui ne les empêche pas de se moquer impunément des équipes de LNB (C'est rouge, c'est blanc, ça monte et ça descend, c'est Lausanne!). Il faut néanmois savoir que, si les G'nevois méprisent les Lausannois pour leur côté paysan, les Lausannois font de même envers les Fribourgois pour la même raison. Notons quand même que l'étable qui leur sert de patinoire et le ranz des vaches qui leur sert d'hymne de raliement ne parlent pas en leur faveur...
La Ligue Nationale B recèle d'autres équipes romandes telles que Bienne, Sierre, La Chaux de Fonds, Martigny. Toutefois, les matchs contre ces équipes étant tellement fascinants (comme l'est d'ailleurs ce championnat), les querelles se limitent aux groupes de fanatiques.
[modifier] La Star
Fin 2004, le club est au plus mal (pour changer...). Dernier du championnat et séparé par un gouffre de l'avant-dernier, les dirigeants se doivent de réagir ! Ceux-ci profitent alors de l'interruption de la NHL pour aller recruter Martin St Louis, joueur canadien des Tampa Bay Lightnings, qui vient d'être élu meilleur joueur du dernier championnat. L'enthousiasme gagne alors le public qui pense trouver en ce messie le salut du club. Une semaine plus tard, pour son deuxième match sous le chandail Lausannois, MSL marque son premier but... contre son camp !
Après une vingtaine de matches sans véritable enjeu (l'équipe ayant déjà accumulé trop de retard pour espérer participer aux séries finales) et lorsqu'arrive le moment d'assurer le maintien du club en LNA, le brave Martin décide de retourner en Floride pour l'accouchement de sa femme et quitte définitivement le club. Dans une lettre adressée à ses coéquipiers, il promet néanmoins de suivre les prochains résultats par Internet (ah ben chouette alors !).
La suite on la connaît, le deuxième meilleur joueur est blessé volontairement par les fribourgeois sans que cela ne soit sanctionné, et c'est une équipe aux abois qui est reléguée contre Bâle, laissant au passage un autre trou, financier celui-là (paraît que c'est pas gratuit de faire venir une pseudo star pour se pavaner inutilement...).
[modifier] Un air de renouveau
Début 2007, en plus d'être largué au championnat (la huitième place qualificative pour les playoff n'ayant été obtenue que dans les toutes dernières journées), le club annonce une dette de 1,6 millons de francs (=un million d'euros). La faillite est proche (tiens, ça alors, ça me rappelle quelque chose...) et il faut de toute urgence que quelqu'un vienne investir de l'argent dans ce gouffre à fric qu'est le LHC. Et alors ? Et alors ? Zorro est arrivé-é-é! Enfin, ils sont deux. Ou trois, ou quatre, on ne sait pas très bien, car comme le héros à l'épée, ces repreneurs gardent le masque. Une chose est sûre, les actions achetées chaque année à prix d'or par les supporters lorsqu'il fallait sauver le club de la faillite (LA grande spécialité de la maison) sont tout simplement annulées, permettant ainsi à des anonymes de prendre le total contrôle du club.
Après de longues semaines de spéculations, où tout et n'importe quoi a été annoncé (de Bertarelli, patron d'Alinghi à Mc $orley, patron, directeur, propriétaire, entraîneur, administrateur, gourou, sponsor et idéologue de Genève-Servette et donc ennemi parmis les ennemis), les dirigeants se sont décidés à tenir une conférence de presse. Résultat: deux canadiens complètement inconnus au bataillon, dont un aurait joué en Suisse dans des clubs prestigieux tel qu'Olten... Bon, nous voilà bien avancés. Paraît-il qu'ils ont sauvé in-extremis le club d'une faillite certaine (en même temps, le club est sauvé chaque année in-extremis d'une faillite certaine, donc avec ou sans eux...) et qu'ils promettent de jouer prochainement le titre national (en même temps, on promet ça chaque année et le club végète toujours en LNB). Le Lausanne Hockey Club se débarrassera-t-il d'un coup de baguette magique de son image de loser multi-récidiviste ou devra-t-il éviter in-extremis une énième faillite après une énième saison ratée ? La suite au prochain épisode...
En 2009, après le combat entre Mike "Scheidegger" Tyson et Joe "McSorley" Frazier, le LHC jure ses grands dieux qu'il ne sera plus jamais le club ferme de G$HC. Le club annonce aussi l'arrivée de énièmes repreneurs prêts à gaspiller leur argent dans un club où « le rêve n'a pas sa place ».
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