L'Être et le Néant

Un article de la désencyclopédie.

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« Sartre aurait tout aussi bien pu intituler son livre L'homme et la femme. »
~ Sacha Guitry à propos du livre L'Être et le Néant
« Je l'ai offert à ma femme dans l'espoir qu'elle puisse comprendre le point de vue d'un homme. D'un vrai. »
~ Sacha Guitry à propos du livre L'Être et le Néant
« Quand je lui ai flanqué sa raclée, je lui ai dit que d'après Sartre, il n'y a que deux façons de posséder. Créer, ou "plus finement", détruire. Comme le meilleur (créer) était pris, je me suis rabattu sur le pire. Cela fait-il vraiment de moi un mauvais mari ? »
~ Sacha Guitry à propos de l'appropriation de la femme
« L'homme n'est pas une chose. Il ne l'est que quand on se met à le considérer. »
« Il devait être inconscient pour nier l'existence de l'inconscient. »
~ Sigmund Freud à propos de Sartre
« Je dis pas que l'inconscient n'existe pas, mais qu'il est forcément conscient. »
~ Jean-Paul Sartre à propos de la psychanalyse
« Mettre un homme dans une cellule avec un livre de Sartre, c'est faire de lui un ascétique fou imprenable. »
« Quand j'ai été mouru j'avais été croire que je rejoindrais l'univers fermé de l'en-soi. Mais je me rends compte que je ne suis devenu qu'un être-cité irrémédiable dans une encyclopédie qui se fout de ma gueule. »
~ Jean-Paul Sartre à propos de sa vie posthume
« A Castor. »
~ Jean-Paul Sartre à propos de la dédicace de son livre
« A Poulou. »

L'Être et le Néant, publié par les éditions québécoises Gallimarde, couronne le raisonnement ontologique de Jean-Paul Sartre sur l'art de projeter la réalité humaine sur des redondances existentielles, telles que le pléonasme, le zeugme, le commérage, l'oxymoron, l'alphabétisation de la philosophie dans les prisons pour aveugles, et la diététique — art dyslexique basé sur l'usage de la modalité être dans "il est été ce qu'il avait été, d'où son essence d'essence". Par sa nature inventive, débridée et volontairement paradoxale, cette oeuvre majeure de la philosophie je-suis-continentale fut à la fois la plus recherchée et la plus fuie dans les bagnes en France et au Québec, faisant d'elle le symbole involontaire de l'être poursuivant-poursuivi dont elle se fait la bible.

Sartre et le Coca-Cola Light

Si l'Être du Coca-Cola admet un alter-Être, alors le nance souligne son injustifiable alter-nance, entre le reflétant et le reflété, le réflexif et le réfléchi, et enfin le Coca et le Cola — autant de volets filtrant les ondes de légère lumière, the Light Light. Mais si la légère lumière naît d'une redondance, Sartre la justifie dans le monadisme de la qualité sans besoin de synthèse, dans le sens où la redondance est une qualité de la redondance et inversement, et non pas une donnée ouvrant sur un débat volatile. Dans un entretien avec son biographe, Sartre s'explique :

Jean-Paul Sartre : Ce Coca-Cola Light EST sucré. Cela se révèle d'autant plus vrai que le sucre EST ce Coca-Cola lui-même. Et c'est d'autant plus fondamental que quand je plonge le doigt dans la solution, c'est le sucre que je touche.
Jean Cocteau : Mais c'est faux.
Jean-Paul Sartre : Non, pas pour CE Coca-cola. Notez le soin avec lequel j'ai souligné.

Polémique sur l'Être Anal

Les bases des rapports carno-passionnels entre Sartre et son anus sont posées en long et en large dans L'Être et le Néant. Vidange, fuite, écoulement, relativité restreinte, relation à la viscosité : une nouvelle distance se déplie entre l'être-humain et le monde, dans la transcendance de cette internalité nous condamnant à nous évacuer, à être libre d'évacuer, tant que l'homme modèle son existence pâteuse et empâtante par des convulsions poussives de sphincter. A cette chair excrémentale, Sartre a défini une notion de déploiement des distensions : si l'excrément appartient au monde, il s'inscrit dans un mouvement d'être qui se fait être — en un mot, l'étron synthétise à sa façon de chose un plein d'action affectant l'être-humain en son coeur. Pour Sartre, les selles ne se mesurent pas à l'aune d'une place, puisque celle-ci ne découle pas de la nature leur être, mais à la façon par laquelle elles nous appartiennent, par laquelle on les sent, dans laquelle on s'angoisse, apportant une preuve ontologique nauséeuse de l'étron lorsqu'on le palpe, lorsqu'on le jauge par la caresse, dans cet emprunt d'existence qui nous englue lorsque nous laissons la main s'enfoncer, nous laissons sucer dans ce bourbier bucco-excrémental vivant.

Un trou ontologique dans le pour-soi

   
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Le visqueux se laisse saisir comme ce dont je manque, il se laisse palper par une enquête appropriative ; c'est à cette ébauche d'appropriation qu'il laisse découvrir sa viscosité. Elle est opaque parce que, précisément, si la forme signifiante est éveillée dans le visqueux par le pour-soi, c'est avec toute sa viscosité qu'il vient la remplir. Il nous renvoie donc une signification pleine et dense et cette signification nous livre l' être-en-soi, en tant que le visqueux est présentement ce qui manifeste le monde, et l' ébauche de nous-même, en tant que l'appropriation esquisse quelque chose comme un acte fondant du visqueux.
   
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—Jean-Paul Sartre

Cet extrait révèle l'influence de la finitude concrète de la dialectique sur l'établissement de principes ontologiques. Sartre montre ici la puissance sur des manipulables excrémentaux, mais sa théorie prend son sens dans la totalité des êtres, i.e., des sortes de sables mouvants de merde à la viscosité moite ventousante où le corps entier s'enliserait dans la réalisation d'un nouveau type d'être aliéné. Le drame de la vie de Sartre aura été de ne jamais avoir pu réaliser entièrement son idéal d'en-soi-pour-soi inversé, dans l'impossibilité qu'il était d'excréter une piscine de chiasse molle, où la merde a la valeur d'autrui quand celui-ci vous colle, vous aspire, vous englue dans la mollesse mondiale de sa chair pâteuse. Dans son contingent confinement, il ne pouvait qu'espérer se fuir dans la mauvaise poisse, dans l'éternel cyclisme du chiasse-patatisme partant du surgissement de l'être-dans-le-monde.

C'est que Sartre avait le premier reconnu la contingence métaphysique de la bilatéralité entre l'être et le monde : on ne peut pas se définir comme un être-se-chiant sans la perspective ipséique d'un monde-se-faisant-chier-dessus, de sorte qu'à défaut de chier le monde, on chie à travers le "creux (de) notre être" dans le trou du (cul du) monde[1]. La métaphore galaxative de notre cosmie y puise son sens, celui de l'Accrétion des Particules d'Etron, ou encore Voie Lactron.

Relation avec le Coca-Cola Light

De ce trou ontologique se dessine une relation remarquable avec le Coca-Cola Light. Le Coca-Cola Light s'excrète, mais ne se "dégrade" pas en urine. Au contraire, il acquiert l'idéalité du visqueux, dès lors qu'il s'esquisse en creux de notre moulure stomachale. A cet effet, Sartre produit une démonstration par sophisme :

  1. Le Coca-Cola Light est sucré.
  2. Le visqueux idéal est sucré.
  3. Donc le Coca-Coca Light est un visqueux idéal et donc une fin poursuivable du pour-soi de Sartre, ou encore "Coca-Cola Light at the end of the tunnel".

Paradoxe de l'anus vorace

La philosophie moderne pèche dans l'instauration a priori de la primauté de la connaissance. Coca-Cola, connu-connaissant : surenchère des mêmes apories, a-priorismes, et abstinence de poires, car Sartre établit un rapport distant de soi à un réseau formé par la connaissance, le "sexe de l'homme moyen", et les variétés de l' avoir : appropriation, assimilation, digestion.

Car on peut connaître son anus. En effet, si la connaissance selon Sartre se réduit au complexe d'Actéon, en référence au mythe d'Actéon écartant les branches s'interposant entre Actéon et la nudité de Diane, alors pour connaître son anus, il suffit de l'entrouvrir avec les doigts et le juger dans un miroir (à moins qu'une disposition anatomique purement contingente fasse que l'expérimentateur puisse voir son anus sans se disloquer). Mais peut-on posséder, i.e. digérer, ce qu'on a digéré ? Cet éclatant paradoxe n'implique-t-il pas l'immanence de l'anus au concept du cogito étendu de Descartes ? Alors l'être du pour-soi serait la spécification concrète, fondée dans son absolue et objective contingence, d'une direction d'écoulement du monde à partir de son anus. L'anus "consomme" les produits du transit intestinal, et c'est par l'identité binoculaire de notre être néantisé-néantisant avec l'anus que l'être possède la connaissance tout le long de la chaîne de transformation de sa matière. Pour appuyer la métaphore alimentaire, les dernières éditions de L'Être et le Néant sont dotées d'une table des matières merdales faite par la nièce de Sartre elle-même.

Caractérisation de l'Être Anal

   
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La connaissance est à la fois pénétration et caresse de surface, digestion et contemplation à distance d'un objet indéformable, production d'une pensée par création continuée et constatation de la totale indépendance objective de cette pensée.
   
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—Jean-Paul Sartre

L'Être Anal selon Sartre se situe à la convergence d'impropriétés[2] :

  • L'anus n'est pas un trou, mais une surface cohérente ayant la forme d'un trou.
  • L'anus n'est pas simplement un appendice facilitateur, mais l'ensemble de l'appareil digestif, c'est-à-dire la totalité synthétique de l'organisme asservi à la digestion.
   
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L'anus pris à part renvoie immédiatement à l'ensemble de l'appareil digestif. Il suffit pour s'en convaincre de vivre le traumatisme émotionnel provoqué par l'apparition d'un anus détaché de son contexte corporel normal, courant le long d'un gonds de porte, parcourant la rampe d'escalier et allant se figer oreille la première dans le trou de serrure ouvrant sur l'objet de tous les interdits.
   
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—Jean-Paul Sartre

  • L'ensemble de la pansée se comprend avec la pansée de l'ensemble. L'Homme n'est que le conduit, certes privilégié, du processus de digestion continuée. Il est aussi l'enculé, certes privilégié, de la promotion concédée du nexus dystrophié.

Pourquoi nous aimons tous manger notre excrément quotidien

Serait-il contingent que nous aimions tous manger nos excréments ? Autrement dit, cela paraîtrait-il invraisemblable que des extra-terrestres n'aiment pas les fruits de leur labeur ?

Non selon Sartre, car la merde, c'est se boucher le trou de la panse béante, en même temps qu'une destruction assimilatrice. Elle fonctionne donc sur le plan ontologique, dans le fondement métaphysique de notre constitution, plutôt que sur un plan ontico-ontique, comme dans les buts pragmatiques de la chie tels que celui de "chier dans son jardin pour le cultiver", "chier dans sa main pour la rabattre sur le faciès de son prochain". D'autre part, la théorie bio-eugénique consacre un point de vue littéraire de la suprématie excrémentale, l'excrème des excrèmes, dans la figure du porte-excrémentaux. Nous avons ainsi une justification ontologique de la nécessité de nos goûts littéraires raffinés d'êtres méta-humains, en rapport dual avec notre méta-humus prévisible.

   
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Je suis diétété mon être au point de convergence de sa quindiétessence et au point de fuite de sa diétessence.
   
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—Jean-Paul Sartre

En surcroît à ces données, on mentionnera la symbolique du rêve d'uriner hors de la douche. Cette séparation fonde un être à distance de soi, un "être qui est ce qu'il n'est pas, et qui n'est pas ce qu'il est", parce que justement, par contrepoint, il relativise une manière d'être totalement soi, dans le fondement singulier de la multiplicité future. Qu'on remarque, à ce propos, que l'urine d'un ovo-lacto-végétarien est précisément ovo-lacto-végétarienne, et n'entre pas dans le cadre régimentaire d'un pur végétalien. Mesdames, si vous suivez un régime sans sucres, vous n'altèrerez rien en buvant un verre d'urine par jour, mais au contraire vous désaltèrerez, ce qui constitue un avantage non négligeable par temps caniculaire.

   
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Let the pipi rinse ! Let the pipi rinse the bell of the ring of people from the bottom !
   
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—Martin Luther King

Recherche constante de l'impossible

Pour Sartre, l'être de l'homme vit essentiellement de tendances vers des existences ontologiquement impossibles. Quoiqu'on fasse, on est libre de choisir d'essayer d'atteindre la nature qu'on atteindra par principe jamais. Le pessimiste en tirera notamment qu'il aura beau sciemment choisi de ne pas essayer d'atteindre telle nature, il ne l'atteindra pas plus, notamment dans l'évidente mauvaise foi atteinte dans la posture de faire semblant de ne pas essayer d'atteindre l'inatteignable.

Le cas de l'amour du suicide à l'amiable

Le cas de l' amour du suicide à l'amiable illustre clairement la vanité de la vie humaine. Décomposons avec Sartre :

  • Aimer, c'est vouloir être aimé dans le sens où l'on veut s'approprier l'autre comme une liberté de nous interpréter comme un objet.
  • Se suicider, c'est nous assumer comme l'objet de notre sujet considéré lui-même comme un objet ustensile, i.e. la couche technique de notre projet possibilisant.
  • Être ami, c'est posséder l'autre en tant qu'il a la liberté de nous être ustensile dans une fin dans laquelle ils ne s'inscrivent pas comme des dépendants nécessiteux.

Aimer se suicider à l'amiable c'est donc vouloir aimer nous assumer en tant que nous sommes libre de nous interpréter comme l'objet-ustensile que nous sommes et ne nécessitant pas de se possibiliser en nous en tant qu'il ne dépend pas de notre projet possibilisant et en tant qu'il s'objective dans la dépendance d'ustensiliser l'existence nécessaire d'une perspective étiologique de sa pure possibilité ramenée à sa propre projection fondée dans l'indépendance d'être prise dans la désinterprétation de sa cyclopédie. Mais en même temps, s'il s'interprète librement dans sa pure possibilisation permanente de ses possibilités, il contredit le point de vue de se possibiliser en tant qu'il s'ustensilise en vue d'être une interprétation libre de cette ustensilisation objectivante, car sinon l'interprétation serait libre d'être libre, et ne serait plus condamnée à l'être dans le choix de ne pas l'être, d'où une évidente impossibilité possibilisée par l'interprétation ontologique du sujet humain pris en tant qu'interprétation-objet d'une interprétation-objet d'une interprétation-sujet. La possibilité d'une troisième interprétation-objet impliquant la probabilité d'une deuxième interprétation-sujet, il y a cercle, car la première interprétation-objet ferait du probable deuxième interprétation-sujet une pure possibilité de s'auto-interpréter dans un contexte d'interpénétrations entre deux sujets et trois objets.

Théorie du Big Bang néantisé

Le Créateur n'existant pas par sa nature d'irréalisable suprême, et l'Homme ne pouvant s'auto-inventer puisqu'il fonde les notions mêmes de surgissement et de fondement, Sartre a échafaudé une théorie nécessaire, dite du Big Bang néantisé, satisfaisant transitivement à tous les postulats. L'Homme aurait créé et n'aurait pas créé le Big Bang, puisqu'il fonde tout et surtout rien. Et le Big Bang aurait créé Dieu. En effet, comme Dieu n'existe pas, le Big Bang, n'existant pas plus, l'aurait sécrété de son propre Néant néantisé. CQFD

Le Colloque en Prison

Dans le cadre de la tournée promotionnelle pour son livre nouvellement paru dans la collection "Être c'est m'acheter au prix fort", Sartre a conduit le 15 août 1945 un fameux colloque au bagne de Toulon, retranscrit dans l'Observateur. L'implication rationnellement passionnée des participants incita Sartre à équivoquer à leur sujet :

   
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L'ennui avec les enfants, c'est qu'ils posent les bonnes questions.
   
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—Jean-Paul Sartre


Sartre : La liberté n'est que limitée par la liberté, de la même façon que la pensée, chez un Spinoza, n'est que limitée par la pensée.
Prisonnier 87765 : Le fait que la liberté ne soit que limitée par la liberté implique qu'elle soit limitée par elle-même. Or elle existe toujours, donc il y a une limite nécessaire, donc on est jamais libre !!
Sartre : Non au contraire. Limitée certes, mais elle ne rencontre jamais ses limites. Elle est donc totalement libre, comme à l'approche de la surface de la sphère thermique d'Henri Poincaré.
Prisonnier 7221 : Mais je suis pas libre là ! Sinon ça se saurait bordel de cul de la Vierge ! Je suis pas libre là je suis pas...
Prisonnier 87765 : 7221, laisse Monsieur Sartre parler enfin !
Sartre : Merci. Il faut arrêter de...
Prisonnier 87765 : ... vous laisser parler ? Ah non ce serait le comble de l'ironie ! Vous, le haut-parleur de la liberté !...
Prisonnier 565653 : Le haut-péteur du cul oui ! mdr
Prisonnier 118218 : Monsieur Sartre, j'ai lu dans votre bouquin que vous déléguiez la recherche dans le domaine métaphysique de l'Être ?
Sartre : Ah enfin une intervention intelligente ! Et vous êtes parvenu à une théorie morale de l'existence, je parie !
Prisonnier 118218 : 118, 218 !!! 118, 218 !!! 118, 218 !!!
Prisonnier 221556 : Peut-on dire que lorsqu'on lèvera ma peine d'emprisonnement, je serai condamné à être libre ?
Sartre : Mais justement, on ne vous a jamais, en premier lieu, retranché à votre condition d'être libre. Seulement, Autrui vous a "surdéterminé" dans la projection de ses propres fins, vous a "instrumentalisé" dans son rapport originel au monde hiérarchisé en complexes ustensiles, Autrui étant indifféremment une personne physique ou morale. Laissez-moi expliciter. Avant de finir en prison, vos chaussures étaient des chaussures. C'est incontestable. Mais sont-elles devenues autre chose en prenant place dans un complexe pénitencier particulier ? Non. C'est pareil avec votre liberté.
Prisonnier 47521 : Attendez un instant. Cela veut-il dire que vous nous prenez pour des godasses?
Sartre : Non ce que je dis c'est que vos godasses ne se plaignent pas elles d'avoir changé de nature ontologique en entrant en prison, alors que c'est tout proprement inimaginable.
Prisonnier 0087789 : Mais c'est vous qui introduisez l'imagination dans l'être avec ces putains de déterminations libres.
Sartre : La seule chose que je veuille bien concevoir avoir introduit, c'est des lecteurs qui insistent à m'emmerder avec des fantasmes pseudo-ontologiques qui ne sont qu'un pur déni de leur conscience d'être des privilégiés dans leur inconditionnelle liberté. Qu'une part intégrale de votre être soit une pure négation d'intériorité impliquant une distance avec la notion de contrainte en général, Monsieur 0087789, cela relève de l'incontestable, ne serait-ce que dans votre identité telle que préfixée de deux zéros. Ce préfixe sous-entend bien l' internationalité transcendante qui marque ce drame de l'être à être à distance de soi, à distance de la détermination limitée de mes paramètres contingents, comme ma race, ma classe sociale, la température objective de l'eau quand j'y trempe mon doigt. Nous ne sommes pas une synthèse de nations prises dans le sens d'une collection lâche, mais une organisation de nations unies faisant de l'internationalité un mode d'être ontico-ontologique, une forme concrète du Mit-sein d'Heidegger.
Prisonnier 655321 : Je vais te péter les blaireaux, fils de pute !
Sartre : Faire c'est être. Ce que vous faites, c'est cardinaliser votre être dans les limites de votre projet originel. En même temps vous soulignez la sous-jacence du motif à votre projet permanent d'avoir à être ce que vous êtes, de fonder ce pour quoi vous essayez de vous approprier votre propre fondement comme l'impossible synthèse en-soi-pour-soi. Votre acte, dont le projet implique la conceptualisation d'une fin prépondérante au mouvement, étant tendu par cette hantise de la facticité de votre liberté, vous ressentez par l'angoisse d'un Kirkegaard l'absolue absurdité de votre essence contingente.
Prisonnier 87884 : Et si je vous projetais contre le mur?
Sartre : Ça c'est un projet original. Mais avant d'être un vrai projet en tant que vous l'assumez réellement, il doit porter sur un mur concret, par exemple celui derrière moi. En même temps, vous donnez une valeur à ce mur, vous le faites mur en tant que vous vous vous possibilisez en permanence comme ensartreur du mur, encore que cette permanence ne soit pas un caractère de votre personne, c'est-à-dire un donné avec une plénitude d'être insondable, intransgressable et opaquement substantielle — mais plutôt une assomption intégrante au projet que je suis dans ma propre temporalisation temporalité.
Prisonnier 87884 : Et si je suis l'irréalisable de l'ensartreur, et que je t'ensartre, est-ce que justement je ne suis pas réalisé en tant qu'ensartreur?
Sartre : Non tu serais un couille-merde.
Prisonnier 69111 : Monsieur Sartre, parlez-vous aux plantes vertes?
Sartre : Je ne vois pas en quoi cette question apporte à la discussion.
Prisonnier 87765 : Répondez à la question s'il-vous-plaît
Sartre : Mais pourquoi le ferais-je ? Elle n'augure d'aucune possibilité de déterminer une issue satisfaisante aux interrogations existentielles de notre nous-sujet.
Prisonnier 87765 : Parlez-vous régulièrement aux plantes vertes?
Sartre : Oui.
Prisonnier 87765 : Parlez-vous aux plantes vertes?
Sartre : Oui.
Prisonnier 87765 : Vraiment?
Sartre : Ecoutez, si je dis oui, c'est oui et pas non. Car si c'était non, ce serait pas oui. Ce raisonnement d'ailleurs fonde mon ouvrage. C'est ainsi que j'ai pu parfaitement isoler l'être en-soi de l'être pour-soi.
Prisonnier 69111 : Mais les plantes ne peuvent pas parler !! Vous devez être grillé du ciboulot pour entamer ne serait-ce que l'esquisse d'un entretien.

Sartre : Même si elles répondent par leur silence, c'est moi qui donne le sens d'un quelconque non-parler à travers les fins que je conçois dans la texture intime du projet fondamental que je suis. Ne pas parler, être silencieux, c'est d'une certaine façon parler, parce que dans mon attente même d'une éventuelle réplique, je possibilisais déjà la déception, ou plutôt, je m'interdisais dès le surgissement de mon projet de conversation, d'être surpris par l'absence de réponse. L'absence c'est une présence.

Si je parle aux plantes, c'est qu'elles ont nécessairement un pouvoir de retour qui me confirme dans ma position. Qu'ensuite je dise qu'elle ne peuvent pas parler n'est qu'une part de responsabilité que j'assume dans un autre type de projet qui ne remet aucunement en cause mon choix antérieur de vivre ma manière d'être.
Prisonnier 69111 : Monsieur Sartre, êtes-vous plante verte qui sait parler?

Sartre : Même si je réponds par la négation du silence, c'est moi qui donne le sens d'un quelconque non-parler à travers les fins que je conçois dans la texture intime du projet fondamental que je suis. Ne pas parler, être silencieux, c'est d'une certaine façon parler, parce que dans mon attente même d'une éventuelle réplique, je possibilisais déjà la déception, ou plutôt, je m'interdisais dès le surgissement de mon projet de conversation, d'être surpris par l'absence de réponse. L'absence c'est une présence.

Si je parle à Sartre, c'est qu'il a nécessairement un pouvoir de retour qui me confirme dans ma position. Qu'ensuite je dise qu'il ne peut pas parler n'est qu'une part de responsabilité que j'assume dans un autre type de projet qui ne remet aucunement en cause mon choix antérieur de vivre ma manière d'être.
Prisonnier 44152 : Toujours dans le cadre de l'émotionnement sensuel lié aux relations épistolaires avec l'alter-ego bien-aimé, je me demandais si vous étiez vivant en écrivant ce livre.
Sartre : Vous n'avez pas bien lu. La lettre, comprise dans une situation, s'inscrit comme le signifiant empreint de toute l'existence concrète, de la vie signifiée, du correspondant. Elle n'est que l'ébauche renvoyant à un Autrui indiscutablement réel, qui me regarde anxieusement à travers les buissons s'agitant sous la fraîche bise du matin. Seul un cadavre ne pourrait pas faire s'écouler le monde à partir du centre de référence de son point de vue. Pour tout dire, l'ensemble de mon livre s'attèle à prouver que j'étais bien vivant lorsque je l'écrivais.
Prisonnier 44152 : Pourtant je n'ai pas été sensuellement émotionné par le livre.
Sartre : Quoi là ?
Prisonnier 44152 : Quoi "quoi là" ?
Sartre : Koala. L'une des trois dimensions cardinales de l'être-humain en tant qu'il a une feuille d'eucalhyatus au milieu.
Prisonnier 44152 : C'est quoi ce schmilblick à tiroirs ?
Sartre : Rien, juste pour substantifier la suite de l'article désencyclopédique dont nous ferons l'objet au 3ième millénaire. Je me suis plus ou moins résigné à l'idée d'être décrit par un singe.
Prisonnier 65840 : Monsieur Sartre, je pense que vous seul pouvez m'aider. Voilà, il me semble que vous avez inversé les termes de votre ontologie et ne reflètez donc pas exactement la réalité. A mon avis, "en-soi" devrait désigner le pour-soi, et vice-versa, car le pour-soi que vous décrivez, c'est justement cette dimension d' intériorité incorruptible de sa nature malgré sa constitutionnelle immanence à une situation circonstancielle. "Pour-soi" au contraire devrait désigner l'en-soi, car l'en-soi se renferme sur lui-même, il ne varie que dans son rapport avec lui-même, il est "pour-soi".
Sartre : Personnellement je n'adhère pas à cette non-adhésion. Je considère ma permutation comme définitive. Mais c'est votre choix et je le respecte. Quoiqu'il pour soi, chacun en soit.
Prisonnier 65844 : Monsieur Sartre, d'où vient l'homme ?
Sartre : Euhhh... Euuhhh... D'où... d'où.... L'homme est doux. 100% pour-soie.
Prisonnier 77787 : Dans votre ouvrage, vous dites toujours qu'il faut voir que l'Être se définit à partir d'une situation empirique, d'une organisation synthétique concrète du monde. Mais justement, vous parlez toujours dans l'abstrait. Ne pourrait-on pas avoir un exemple, sur, je sais pas, disons le facteur.
Sartre : Justement, à la fin du livre, il y a marqué l'épigramme suivant : "Cette étude de la réalité humaine ne se veut en aucun cas définitive et/ou exhaustive". Il visait simplement à introduire la dimension de l'existant qui fera l'objet d'un prochain ouvrage, L'Être à la poste.

Théologie existentielle

Être humain signifie tendre vers Dieu comme la valeur fondamentale, et donc irréalisable, de son projet ultime. Sa tension interne s'applique dans l'irréalisabilité de son aspiration existentielle, commettant une faute existentielle.

Comme ce raisonnement s'applique en général à la vie, Sartre n'hésite pas aussi à défendre la dignité de l'être fondé sur la transcendance mystique des animaux dotés de poches de viscosité.

   
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Il nous faut répondre à un référentiel cardinal de questions existentielles : le koala, le cormoran et le kangourou de l'Être.
   
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—Jean-Paul Sartre

En tant que ressort téléologique de l'être-humain, le kangourou de l'être tend à la valeur Dieu dans la courbe de son élan d'arrachement à soi, de reprise perpétuelle de son être en constant questionnement avec sa grave mondanité, ou mondaine gravité (esprit du sérieux). Se développant essentiellement dans le milieu insectaire, il s'attaque à l'institutionnalisme germanique à travers le traité spécial de la libellule. Pour étayer la régionalité de l'être-qui-n'est-pas-ce-qu'il-est-et-qui-est-ce-qu'il-n'est-pas, le kangourou se déploie en antennes et pédoncules volant dans les plumes du modèle physique Moutonien. Cette pratique dite de Scientomologie garantirait de pouvoir voler de nos propres ailes (ou pas) dans un climat de sérieux basé sur le déterminisme universel.

L'Être-dans-le-Monde avec ses propres fins qui annoncent par-delà le monde ce qu'il est

Toute proposition-dans-le-monde, parallèle au Dasein heideggerien, s'implique dans une entière objectivité, une relation viscérale au réel. Selon Sartre, la perception-dans-le-monde du monde est objective dans une mesure égale au monde lui-même, à moins de perdre à tout jamais le contact induit par la nécessité d'interpénétration d'un système de co-réels. Ainsi si Dieu n'existe pas, ou du moins émerge mais dans toute son impossibilité, Dieu-dans-le-monde existe, au même titre qu'une soif-étanchée pendant l'acte de boire un verre plein.

D'autres espèces dans-le-monde possèdent une structure objective, comme la femme-intelligente-dans-le-monde, même si "l'épaisseur monde entier nous en sépare". La femme aimée, comme le montrait Stendhal, se reflète dans le monde, de sorte que la seule façon pour l'Homme d'être plongé en elle dans l'absolue transparente lucidité de la connaissance, c'est d'être ontologiquement ce milieu transcendant faisant qu' il y a des choses appelées "femmes". L'Homme affirme ce nécessaire "il y a" par lequel l'entrejambe s'emmêle les pelles avec le doux roulé-bosselé des seins pour former une chair indépendante se revendiquant d'un pseudo-féminisme nécessairement de mauvaise foi [réf. non nécessaire].

Vers une philosophie hardcore

A travers la canalise pestilentielle qu'il oppose à la psychanalyse fraudilentielle, Sartre constitue ontologiquement la sexualité appréhendée comme une dimension structurelle de l'Homme en tant qu'appendice dystrophié de l'anus. Il apparaît ainsi naturel de voir que si les noirs ont les plus gros êtres à faire pâlir l'homme moyen, ils sont aussi les plus gros trous du cul du monde.

Fondamentalement, la sexualité sartrienne reconnaît le substrat pédophilique de la nature sexuelle. Celui-ci découlerait existentiellement du caractère indérivable du désir, suivant ces principes :

  • Autrui n'est pas sexué d'abord par appréhension de sa physionomie (couleur de cheveux, couverture du maillot, densité de pores par centimètre carré d'épiderme en comptant la muqueuse anale)
  • Le sexe se définit par un rapport de désir entre êtres sans différentiation génitale
  • Le désir ne s'aventure pas dans l'érection, le coït ou l'éjaculation à moins de participer du bagage de l'homme moyen

Il serait ainsi moralement justifié de condamner la pratique du viol de majeurs comme le miroir embué d'une pédophilie ontologique. En contrepartie, si les violeurs doivent délaisser leur hobby, ils doivent pouvoir se reconvertir dans leur pédophilie originelle, avec l'addition d'un encombrant organe érectile ayant atteint sa pleine maturité.

Les pratiques sexuelles existentielles

Les premières pratiques sexuelles existentielles connues datent des dialogues enflammés sur MSN entre Jean-Paul Sartre et son égérie, le Castor. Le sentiment de la tragédie de l'existence se fait ressentir dès les premières lignes.

Your American Castor dit:
Culbute-moi Poulou !
Your American Castor dit:
Prends mon cul dans tes énormes paluches !
Jean-Poulou2You dit:
Je saisis ton cul comme le renvoi irréductible à l'organisation synthétique de ton corps... Je palpe ton galbe pour t'empâter dans cette langueur, là où ma chair fait naître ta chair dans une possession progressive de ton être
Your American Castor dit:
Caresse-moi les demi-lunes ! Arrache mon approbation de ma gorge !
Jean-Poulou2You dit:
Mais malheureusement je ne peux pas !!!
Your American Castor dit:
Mais why, mon Poulou ??
Jean-Poulou2You dit:
Malheureusement je ne peux que longer les frontières de l'ontologie. Car dès le moment où je m'esquisse vers toi, où je projette mes desseins de manipulation de ta chair, tu n'es plus que cela : de la chair, une chose matérielle et inconsciente. Tout à coup je vois que je ne sais plus ce que je visais, et qu'en fait je doute sur le motif sexuel même de mon acte
Your American Castor dit:
Alors remplis-moi à ta juste mesure !
Jean-Poulou2You dit:
Mais alors les intentions vides husserliennes n'échappent pas plus à l'illusion chosiste... Il faut que je remplisse un vide de quelque chose
Jean-Poulou2You dit:
Mon but téléologique n'est certes que de remplir des trous
Jean-Poulou2You dit:
On surgit dans le monde, en faisant qu' il y ait un monde, ce qui signifie si je me réveillais la tête imbriquée dans ton vagin, je serai entièrement fondé dans mon être
Your American Castor dit:
Alors remplis-moi avec ta tête de gland ! Fais donc de moi ta transcendance transcendée !
Jean-Poulou2You dit:
C'est qu'à tout moment la magie de notre amour encourt le risque de se briser lorsque justement je me réveille et que je découvre l'horizon irréalisable de te faire l'amour aussi proprement que tu le voudrais
Jean-Poulou2You dit:
C'est-à-dire en tant que je suis pour toi l'ensemble insurpassable du monde
Your American Castor dit:
Mais tu es mon monde ô Poulou !
Your American Castor dit:
Par toi je suis convaincue que si j'arrêtais de fumer ta bite, je ne verrais ni ne savourerais le monde de la même façon, parce que celui-ci se comprend comme la Totalité synthétique subsumée par la négation radicale que je suis
Jean-Poulou2You dit:
J'ai une idée !!
Jean-Poulou2You dit:
Je vais darder dans ton orbite oculaire gauche pendant que ton oeil droit regarde !
Jean-Poulou2You dit:
Comme ça je serai le regardé dans l'acte même de faire l'amour à une transcendance-transcendante ! Et je serai ton monde dans son orbite !
Your American Castor dit:
Tu es un génie !!!
Jean-Poulou2You dit:
Yes !!! Yes !!!
Your American Castor dit:
Attends j'enlève mon oeil de verre

Le point de vue de Sartre sur Freud

Sartre se prend souvent pour Freud. Freud se serait donné la mort pour ne pas se prendre pour Sartre. Pour Sartre, la psychanalyse n'aborde que la surface technique du problème [3], ceci étant dommageable dans la mesure où l'être-humain se fonderait dans l'acte de remplir des trous, et non celui de frictionner deux surfaces l'une contre l'autre (la paroi vaginale et la longueur du pénis).

Le deuxième chef d'accusation de Sartre contre Freud encadre l'introduction par celui-ci de la notion de bite en tant que "contenu de conscience" : la population de la conscience par d'innombrables bites ouvrant sur la perspective d'un inventaire infini de la matière originellement translucide de la conscience. L'existentialiste se propose alors plutôt de faire de la bite un subordonné contingent de l'être, celui formant la seule, unique vraie bite.

Le paradoxe du préservatif infini

L'usage du préservatif, ou bonnet de douche (le Castor se référant à une "tête de gland" dans le dialogue MSN sus-cité), comme facteur d'immunisation préventive, soulève le débat sur l'efficience métaphysique du préservatif. Si le corps se définit par l'instrument sur lequel on ne peut plus prendre de recul, de la même façon que je ne regarde pas le stylo avec lequel j'écris mais les lignes du papier quadrillé, le préservatif appartient totalement au corps, de sorte que pour protéger le corps-préservatif de la souillure, je devrais superposer un autre préservatif, et ainsi de suite. Cette remarque s'appliquant aussi bien au coït normal qu'à la sodomie, ces gentes dames qui nous lisent voudront bien noter la légitimité de la sodomie dans l'éradication du SIDA [réf. non nécessaire].

Notes

  1. Notez comment "Trou du monde" a joué comme le père légal d'Arnold et Willy.
  2. Notez comment cette seule phrase contient les mots "anal", "con", "verge", "impropre" et "Sartre". Elle exemplifie en elle-même la nature d'une désencyclopédie.
  3. Freud passant alors pour un technicien de surface.


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Ce sondage a été créé le avril 7, 2007 21:33 et 116 personnes ont déjà voté.
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