John Mc Cain

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Les fantômes ne sont ni bons ni méchants, ils existent et c’est tout. Le guépard qui fond sur l’antilope n’obéit à aucun code moral, il est mû par l’instinct ; de même, mon instinct de fantôme me pousse à terrifier les vivants et si possible les tuer, afin qu’ils me rejoignent pour une éternité de damnation dans le monde des ténèbres.

[modifier] Ma vie de vivant

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Une photo de moi en 1974

Je suis né en 1936 sur une base militaire américaine. Issu d’une famille de soldats, je m’intéresse très jeune à l’armée et désire ardemment faire mes preuves de compatriote belliciste. Je m’engage dans l’aviation et pars au Vietnam, afin de défendre mon pays.

A Hanoi, mon bombardier est abattu par les Vietcongs. Prisonnier des communistes, je subis les pires outrages : torture, viol, privation de nourriture, de lumière. Mon existence sera marquée par la souffrance et la violence.

Je ne sais pas comment j’ai laissé toute cette haine entrer dans ma vie. Je suppose que je n’avais pas le choix. Certains cerveaux et certains cœurs sont programmés pour détester. De retour de la guerre, je fais de cette détestation mon pain quotidien : incapable d’aimer, je cherche inconsciemment à me venger de mes blessures en persécutant mon entourage.

J’ai épousé Carol en 1965, alors que je venais de décrocher un poste de consultant en mines antipersonnelles dans une entreprise d’armement. Pauvre Carol. Le moins que l’on puisse dire, c’est que je lui en ai fait baver. Je bois, je la frappe, je lui fais des enfants qu’elle élève seule, Tim et Joan. Un soir de novembre 1973, je rentre saoul d’une réunion qui s’est terminée dans un club de strip-tease. Poussé par l’alcool, la haine et le dégoût que m’inspire cette vie pathétique, je tue ma femme à coups de batte de base-ball, puis étrangle mes deux enfants.

Je passe les jours suivants à errer dans ma maison au milieu des cadavres, en me saoulant, puis je mets un point final à mon existence infâme en m’ouvrant la gorge à l’aide d’un grand couteau de boucher.

[modifier] La hantise

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La maison de l'horreur

Les flics débarrassent la maison des corps. Nous sommes enterrés au cimetière de Discordia Lane, dans des caveaux séparés à la demande de la famille de Carol. Je sais tout cela parce que j’entends les visiteurs en parler dans la maison que je hante. Est-ce là ma punition, exister encore et toujours ?

Je suis seul. Carol et les enfants ont dû monter au ciel. J’ai lu quelque chose là-dessus, que si la mort était provoquée par un meurtre, on gagnait instantanément le paradis. En revanche, je devrais être en enfer, cela dit la folie qui me gagne suite à ma persistance ectoplasmique, ce pourrait bien être l’enfer. Imaginez-vous errer nuit et jour dans les ruines de votre vie, sans aucun pouvoir sur le monde et vous aurez un aperçu de ce que je ressens. Je traverse les murs, en quête d’un quelconque centre d’intérêt.

Curieusement je peux encore tuer.

Ma première victime est un journaliste venu enquêter sur les meurtres. Il espère découvrir ce qui m’a poussé à tuer ma propre famille avant de m’égorger. Il veut comprendre.

Je vais lui faire un cadeau : je vais lui montrer à quel point la mort peut être gratuite.

Il inspecte chaque pièce de la maison. Il fouille dans mes papiers, à la recherche d’un indice, note funeste, journal intime. Je n’ai jamais écrit une ligne sur mes fantasmes meurtriers, alors il se rabat sur les dessins de mes enfants qu’il met dans sa sacoche, il souhaite peut-être déclencher le pathos chez ses lecteurs en exhibant la banalité la plus crasse : « regardez, ces gens étaient comme vous ». Un tel imbécile mérite une bonne leçon.

Ne me demandez pas comment j’arrive à faire ce que je fais. Je le fais, c’est simple.

Lorsqu'il inspecte le grenier, je décide de l’y enfermer. L’échelle qu’il a utilisée pour monter jusqu’à la trappe glisse malheureusement sur le sol. La trappe se referme et avec elle c’est l’existence même de ce journaliste qui se termine. Vais-je le laisser mourir de faim et de soif pendant des jours ou vais-je le faire saigner ? La première solution me semble risquée, un visiteur pourrait secourir l’affreux français.

Je choisis de le terrifier en hurlant. C’est très classique mais la terreur inspirée par les cris d’un revenant est sans limites. L'homme s’acharne sur la trappe en pleurant de frayeur, pendant qu’autour de lui je fais résonner de violents coups dans les murs. Il tente de forcer l’ouverture du grenier, et pour m’amuser je débloque la trappe au moment où il s’y attend le moins. Surpris, il glisse et tombe du grenier jusque sur le plancher du deuxième étage, et se rompt le cou.

[modifier] Lucie

Pendant des jours qui me semblent être des siècles, personne ne revient. Puis la police enquête un peu sur la mort du journaliste. Les gens parlent. La maison effraie.

Ce qui n’empêche pas Lucie de venir emménager. Dès le début de son installation, je lui fais vivre un véritable film d’horreur. Lucie ne dort plus.

[modifier] Catherine

Peu après le départ de Lucie, la maison est mise en vente. Catherine décide de l'acheter sans prêter foi aux rumeurs de hantise. Dès son arrivée, elle détruit quelques images pieuses laissées par des occupants précédant mon installation. Il semble étrangement que cela me renforce.

Au bout de quelques nuits seulement, Catherine doit affronter ses peurs les plus insidieuses. Je renouvelle mes méthodes d'effroi pour mieux la terrifier.

[modifier] En sommeil

J'ai bien failli attirer Catherine à moi cette nuit-là. J'ai créé ce froid qui la glaçait tandis que j'aspirais son âme. Hélas, je n'ai pu la tuer par ma seule volonté. Je ne voulais pas seulement qu'elle meure, je voulais que son esprit m'appartienne.

Dans cette entreprise, j'ai laissé mes forces, indépendamment de l'exorcisme qui ne m'a pas affecté outre mesure.

Je me repose, je laisse croître mes capacités psychiques abimées par la tentative de possession. Bientôt je resurgirai du néant, entraînant la famille de Catherine dans une spirale d'horreur qui engloutira tout espoir.

Et ensuite, je m'attaquerai à 妳這樣我很難專心跟妳打球.



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