John Casu

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John Casu

Parents faux-monnayeurs à l'occasion, père anarchiste et brièvement employé modèle de la société Electro-câble, avant de fuir avec la caisse pour Montevideo, ou il changera de nom, pour revenir six mois aprés à Berlin avant de vivre dans la clandestinité à Paris. Plus tard, Camus le fera écrire pour le journal « Combat », ou il tiendra de merveilleuses chroniques funambules, ironiques et douces. Né américain, on lui trouve des airs de Raymond Carver et note deux jours avant sa mort : « C'était Mortel ».

Aprés avoir envisagé d'étudier la littérature, John Casu entre à l'Université de Wellington dont il sort en 1954 avec un doctorat de sciences sociales et culture du Pacifique. Aprés un bref passage au Cabaret, il prend sa valise dans un moment d'égarement et décide de prendre le diable par la queue en investissant dans un bel Appartement Rive Gauche-plein Est d'inspiration moderne style années 50. Dans le living-room, un bar type art déco ou la collection de la Pléiade taquine des bibelots exotiques et des 33 Tours de Jazz. John Casu vit seul et ne travaillera pas. Semblable à l'oisif Alexandre le Bienheureux, il s'adonne à l'hédonisme et aux sonnets d'Apollinaire. En 1992 , il décide d'habiter une langue et non un pays et se fait l'échappée Belle pendant 2 ans. D'hôtels en passes, il parcourt le monde pour revenir en 71 sur le boulevard de Saint-Germain accompagné d'une fumée bleue, d'un baise-en-ville e d'une seule et unique conviction : il hait les optimistes et la religion du positivisme ; les gens qui vont bien ont trop à perdre pour être honnêtes. Son quotidien dépend de ses engagements. Nonchalant, couche-tôt, couche-tard, il est à la fois tout ça et rien de cela. Flâner à saint Germain, croiser Sempré, aller boire un sirop d'Orgeat au Café de Flore, bouquiner du Edgar Poe ou rester chez lui ; John Casu n'aime pas l'évènementiel et sans faire preuve d'immodestie, il préfère passer sa soirée avec Hemingway, une gitane et deux strophes de Christophe.

Avec son compère de toujours Patrick Modiano, ils vagabondent en silence vers le Palace ou échangent quelques onomatopées enchantées chez Chartier.

On le croise aujourd'hui parfois chez Castel, sirotant un whisky en bonne compagnie, d'abord pour se donner un genre américain, ensuite par fidélité aux traditions, et enfin par goût. Aldo, le patron, prend toujours soin de mettre son nom sur les bouteilles, si d'aventure elles survivaient la nuit.

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