Jean-François Ier (roi de France)

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Jean-François Ier fut un éphémère roi de France ayant régné du 22 juin 1815 à 10h30 jusqu'au 22 juin à 19h03. Nonobstant la durée relativement brève de son règne, celui-ci a été cependant marqué par plusieurs grandes avancées politiques. Jean-François Ier a été désigné au terme d'un sondage à valeur nullement scientifique comme un des "100 000 000 de Français les plus importants de tous les temps".

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Jean-François Ier (roi de France)

[modifier] Les années d'enfance

Il serait né Jean-François Bon, à Vierzon-la-Romaine, fils de Jean-Christophe Bon, savetier, et de Jeanne-Christophine Bonne, bonne. Hélas, les années d'enfance de Jean-François Ier sont relativement mal connues, son principal biographe (son fils Jean-François II) ayant honteusement décalqué son oeuvre sur le "Jeanne d'Arc" de Michelet. Actuellement, les recherches historiques les plus poussées tendent à remettre en cause certains épisodes de la vie de jeunesse de Jean-François Ier, telle la prise d'Orléans ou le barbecue rouennais. Nous ferons donc l'impasse sur cette partie de sa vie, comme l'ont fait avant nous les membres du conseil communal de Vierzon (où une "Impasse des années de jeunesse de Jean-François Ier" a été inaugurée en grande cérémonie le 4 août 1992.).

[modifier] La prise du pouvoir

C'est le 18 juin 1815 que se noue le grandiose destin de Jean-François Bon. Laquais ordinaire aux Tuileries, il prend ce jour-là, comme à l'habitude, son service du matin. Pénétrant dans le bureau de l'Empereur, il découvre sur la table de travail la missive annonçant la défaite de Waterloo. Réalisant la vacance du pouvoir, il dissimule habilement la lettre dans son paletot et se décrète "Jean-François Ier, roi de France par la volonté de Dieu".

C'est le début d'un règne glorieux.

[modifier] Les heures de gloire

Jean-François Ier prend aussitôt plusieurs mesures visant à rassurer l'opinion publique. Il décrète la liberté de la presse (18 juin 1815, 11h10), l'amnistie des délits d'opinion (18 juin 1815, 11h45), la dissolution des Chambres (18 juin 1815, 12h04) et la tenue de nouvelles élections (18 juin, 12h16). Prises dans une période de temps très restreinte, ces mesures hardies témoignent de son immense capacité de travail et de son énergie extraordinaire, qui stupéfièrent plus d'une fois ses contemporains. Il s'attelle également à la rédaction d'une Constitution, appelée "Constitution Jean-Françoitienne" ou "Constitution de 1815". Rédigée le 18 juin 1815 (de 12h45 à 14h15), celle-ci est un modèle de sobriété concise.

[modifier] La Constitution de 1815

Elle comporte trois articles, qui reprennent exactement la pensée politique sagace et fougueuse de Jean-François Ier.

" Article premier - Jean-François Ier est proclamé Roi de France par la bonne volonté divine.

Article second - Le Roi de France est maintenant Jean-François ier, qui dirige donc la France en long et en large

Article troisième - On va voir après si on peut pas compléter."L'original est toujours conservé au Musée Jean-François Ier de Vierzon-la-Romaine.

[modifier] La déchéance

Hélas, le pouvoir monte à la tête de Jean-François Ier et, très vite des oppositions se font jour. C'est d'abord la poignée de la porte du bureau qui est violemment tournée - le Roi avait heureusement pris la précaution de verrouiller la porte. Quelques minutes plus tard, c'est un tambourinement incessant sur le bois qui suscite l'inquiétude dans l'entourage royal. Des menaces se font entendre. Paniqué, Jean-François Ier prend alors quelques mesures controversées : la Loi sur le droit de vote des endives (18 juin 1815, 15h01), le Décret instituant une noblesse de jupe (18 juin 1815, 15h30) et le Traité de commerce avec les castors lapons (18 juin 1815, 16h04) comportent certaines clauses curieuses qui susciteront la risée de futurs historiens méprisants. A la même époque, la situation du Roi devient intenable : il est à court d'encre et de papier, le raffut devant la porte est de plus en plus élevé : des coups répétés lui indiquent que le panneau de bois ne tiendra plus longtemps. Jean-François Ier prend alors la sage décision de se retirer par la fenêtre. On a longtemps considéré cet acte comme une fuite, mais Jean-François II rétablit la vérité : "Mon père a conservé son calme le plus royal au cours de cet épisode. Il n'a pas fui, il a prestement utilisé le lierre qui courait le long de la façade des Tuileries comme le moyen le plus élégant d'échapper à ses opposants. Son but à ce moment, était de se retirer à Varennes afin d'y constituer un gouvernement provisoire et, de là, partir à la reconquête de la France."

Hélas, le Roi est arrêté dans les jardins des Tuileries, par son ancien supérieur hiérarchique, le maître de chambrée Louis Lefourbe, qui l'a reconnu. Agrippé par l'oreille, enjoint de partir aux cuisines, le Roi a cette digne parole historique : "Je suis ici par la volonté du peuple et ne rentrerai que par la force des baïonnettes." Ce à quoi Lefourbe répondra par le moins historique : "'Te f'rai rentrer à coup de pieds au cul, t'vas voir". "Je vous ai compris" répondit le Roi, jamais en retard d'une digne parole. Nul témoin de la scène fera un seul geste pour sauver le Roi. La légitimité était morte.

[modifier] L'abdication

Enfermé dans les cuisines des Tuileries, contraint d'éplucher un seau de patates pour le repas du soir, Jean-François Ier conserve néanmoins sa dignité et son courage. Comprenant que son règne est définitivement compromis, il abdique en faveur de son fils, Jean-François II. Le texte original de l'acte d'abdication, gravé au couteau à patates sur la table des cuisines, a hélas disparu lors de l'incendie des Tuileries. Epuisé par un règne difficile, Jean-François Ier s'endormit assez tôt ce soir-là.

Privé du soutien du Sénat, du Corps Législatif, de la population parisienne, des bonapartistes, des royalistes, des Alliés, de l'armée, et de la plupart des provinces françaises, il ne put maintenir son fils sur le trône. Lors de la seconde restauration, il se considéra comme "prisonnier sur l'honneur" de Louis XVIII, qui ne lui rendit jamais les honneurs dû à son rang. Talleyrand mentionne dans ses Mémoires le dialogue orageux qu'eurent Jean-François Ier et l'Usurpateur lors de leur seule entrevue (à l'occasion de la nouvelle année 1816 et des étrennes du petit personnel) : "Le Roi (Talleyrand, jamais en retard d'une flatterie, veut parler de l'Usurpateur) s'approcha d'un valet, qui eut l'outrecuidance de l'apostropher : "Monsieur, si j'avais eu plus de chance, et vous un peu moins, c'est moi aujourd'hui qui vous ferait l'aumône." Ce à quoi Sa Majesté répondit "Qui est ce drôle ?" On chassa l'impudent sur le champ."

Jean-François Ier prit ainsi la route de l'exil, et s'établit à Vierzon-la-Romaine, où il ne tarda pas à mourir, usé par le pouvoir et l'incompréhension d'un pays auquel il avait consacré ses meilleures heures.

[modifier] Influence et postérité

Jean-François est toujours un des prénoms les plus donnés aux enfants (principalement mâles) de nos jours.

[modifier] Littérature, cinéma et autres

Jean-François Ier a plusieurs fois été incarné au cinéma. Dans le "Napoléon" d'Abel Gance, il est joué par un figurant inconnu et apparaît à la 72è minute : il sert le repas à la table de l'Empereur.

Dans le film "Casablanca", le serveur s'appelle Jean-François.

De nos jours, à Paris, il existe également à Montmartre un "Coiffeur Jean-François".


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