Illittérorreur:Une Histoire qui Fout les Boules...

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Dérorreur


Hfb



[modifier] Préambutroduction

Oh, là, un beau champignon. Je vais voir. Il a l'air tout bien, comme papa m'a dit. Je me retourne, et crie :


— Papa, regarde le beau champignon qu'est là !


Je m’aperçois qu'il n'y a pas de papa. Il est pas là. Je crie :



Pas de réponse. Et pas de papa. Heureusement, il y a une grande maison qu'elle a l'air jolie, en face. Peut-être que papa est allé se cacher dedans.


Manoir L2

Grande maison qu'elle a l'air jolie


Mais où diable est encore passée cette chipie ? Assurément en train de me jouer quelques farces. Ahhh, celle-ci, quel tempérament, elle a vraiment pris de sa défunte mère, ma défunte femme, qui est morte... violemment... dans des circonstances mystérieuses... tout près de... Mais ! La voilà ma petite chipie, à côté de la porte d'entrée de ce manoir lugubre. Étrange, je ne l'avais pas vue jusqu'à présent, alors que j'aurais juré que nous étions passés par ce chemin à l'aller, et qu'il n'y avait point d'habitation, de quelque nature qu'elle fût.


— Clitorine ! Reviens ma chérie ! Ne rentre pas dans ce manoir qu'il a l'air de foutre les boules... Clitorine ! CLITO !!!


Soudain, un cri à me glacer le sang me glace le sang. Ma propre fille, la chair de ma chair de poule, le sang de mon sang glacé par un cri à me glacer le sang, a lancé un de ces cris, que j'ai toutes les peines du monde à retenir mes sphincters de profaner mes sous-vêtements :


— AHHHHHHHHHHHHH AIIIIIIIIIIIE AAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH OULALA !


— CLITORIIIIIIIIIIIIINE ! Dis-je à mon tour, d'un ton légèrement criard, me précipitant vers la porte entrebâillée du manoir...

[modifier] Chapitre I : Un chapitre vers le début

Je décide alors d'entrouvrir cette porte, afin d'entrevoir l'entrée du manoir. Entre nous, ce bâtiment a l'air peu entretenu. Oh, et en plus, mon entrejambe me gratte. Putain, c'est pas le moment de gâcher mon entreprise avec ces conneries. Je lance, avec un peu d’appréhension :


— CLITORIIIIIIIIIIIIINE ! Reviens voir papa ! Reviens vers ton papounet !!!


La coquine ne répond pas. L'effrontée ! La petite traînée ! La mal élevée par un père qui l'a bien élevée ! Qui sait où elle a pu se cacher là-dedans...


— Moi je sais !


Hein ! Mais qui a donc pu répondre à une question que je n'ai pas même posé ?


— Ben moi !


Je ne sais quel est le plaisantin derrière cette porte, mais sachant que ses réponses incongrues, insolentes, irrespectueuses, peu construites, et surtout surprenantes m'ont fait lâcher mon panier de champignons, je peux vous dire qu'il va m'entendre, ce salaud !


— Qui êtes-vous, cher monsieur ?


Pas de réponse. Bon, je prends mon courage à deux mains. Allez, je vais m'imposer, je rentre dans le manoir.


— Euh... Ça vous dérange pas trop si je rentre ?


Pas de réponse. Mais qui ne dit rien n'a pas son mot à dire. Je rentre dans le manoir, où règne l'obscurité la plus totale.


— Dites, auriez-vous l'obligeance de m'indiquer de bonne grâce où se trouve l'interrupteur, afin d'illuminer votre noble intérieur ?


Soudain, un fantôme, présent derrière moi, me répond :


— Bien sûr. Il y en a un là !


Ah, un fantôme ! Il a beau être un fantôme nain et roux, il n'empêche que c'est quand même flippant, bordel. Je m'enfuis alors dans une pièce au hasard, ceci étant facilité par la lumière mystérieusement rallumée. Il semblerait que je sois arrivé dans le salon. Sur le mur principal se trouve une gigantesque toile représentant le Maître de maison et sa famille, ainsi que des domestiques. Cela semble dater d'il y a plusieurs siècles, si l'on en juge aux habits vieux d'il y a plusieurs siècles. Je dirais que ça date de Jadis.


Tiens, les domestiques semblent Amérindiens ! J'ignorais qu'il y avait des Amérindiens en France, Jadis... On nous en cache des choses...


Sapristi, ce domestique amérindien roux et nain ressemble à s'y méprendre à mon fantôme nain et roux de tout à l'heure... Non, ce doit être une coïncidence, on est aujourd'hui, pas Jadis !


— Ha ha ha ! Qu'il est con qu'il est con qu'il est con !


Encore cette voix.


— Pardon, jeune malotru ? Que diantre vous permet donc de divaguer sur mon intelligence ?


À nouveau, pas de réponse. À la place, je vois le fantôme nain et roux placer son visage en transparence sur celui du domestique roux et nain, les faisant se confondre parfaitement, comme des jumeaux. Trop effrayé pour réfléchir aux mystères de l'univers, qui peuvent créer un fantôme nain et roux aux traits exactement semblables à ceux d'un domestique roux et nain quelques siècles plus tard, je repartis en hurlant.


Je ne sais pas où aller, mais j'y vais. J'arrive dans un grand salon. Zut, il y a trois portes ! Allez, je prend celle du milieu. Non, la gauche, c'est trop prévisible le milieu. Mais non, la gauche, c'est la première porte, ils vont prendre celle-là d'abord. Mais on conduit à droite, donc c'est là qu'on irait par réflexe. Mmmmmm... Ah, mais il y a une quatrième porte sur le côté, je vais prendre celle-là !


Je me retrouve dans une sorte de bureau. J'aperçois un téléphone sur la table.


Voilà mon salut, me dis-je, je vais appeler la police, la CIA ou même... Tiens, la carte de visite d'un chasseur de fantôme, Gérard Junior, est posée négligemment à côté du téléphone, comme c'est pratique ! Ni une ni deux, mais bien trois sonneries plus tard, mon correspondant décrochait et m'annonçait qu'il était déjà en chemin, quelle efficacité !


À peine ai-je pris la peine de raccrocher que j'entends mon fantôme arriver dans le salon. Quoiqu'il n'ait pas l'air seul. Je dirais même plus, il est sûr et certain qu'il n'est pas seul, vu qu'il parle à quelqu'un. Je dirais même plus, il est sûr et certain qu'il n'est pas seul, vu qu'il parle à quelqu'un, sauf s'il est schizophrène.


— Ah zut, il y a plusieurs portes...


— Pour une fois qu'on a un invité... Il faudrait quand même le retrouver pour l'accueillir dignement !


— Qu'est-ce qu'il t'a pris, aussi, de te superposer à ton portrait, toi ?


— Mais euuuuuh ! Je voulais juste rigouler un peu...


— Bon, vu qu'il y a trois portes, on en prend chacun une !


— Mais, non, il y en a quatre, tu n'as pas compté...


— Ta gueule, et fais ce que je te dis !


Ouf, ils n'ont pas pris ma porte. Je sors discrètement. Il faut que je parte avant qu'ils n'aient fini de chercher chacun dans leur pièce. Alors, voilà, là je prends cette porte, ici je prends celle de droite, là celle au fond. L'entrée ne doit plus être très loin. Oh, mais c'est un bout de la robe de ma choupinoupinette qu'est par terre devant cette porte ! Ma pupuce d'amour doit être là-derrière. J'ouvre la porte, et regarde la pièce. Ahhh, il y a un chien féroce, qui fonce sur moi de toute sa force !!!


Après avoir battu vaillamment et difficilement cet atroce caniche, je décide de rentrer dans la pièce. Oh, il n'y a pas grand chose là-dedans... Il n'y a rien...


— Mais le rien n'est-il pas déjà quelque chose ?


— Pff !!! Vous avez vu sa tête ?


— Ahahahhhh !! Vous exagérez les gars, il va finir par s’enfuir.


Oh non ! Ces effrayantes créatures sont maintenant là, au nombre incroyablement grand de trois. Elles s'organisent circulairement autour de moi. Dans un cercle de rayon 1 et de périmètre 2*Pi. Ils s'organisent surement dans cette configuration complexe pour accomplir un rite magique de souillage de mon âme !!


Je sens que les fantômes continuent de tourner autour de moi. Je me rapproche de la fenêtre pour voir un peu de lumière avant qu'ils ne détruisent toute trace de ma personnalité et de mon existence, avec leur rite pas très catholique. Lorsque soudain, j'entends une musique étrange :

   
Quote1

If there's something strange,

In your neighborhood,

Who ya gonna call ?

Gégé & Fils, chasseurs de fantômes depuis plus de 150 ans.

If there's something weird,

And it don't look good,

Who ya gonna call?

Gégé & Fils, chasseurs de fantômes depuis plus de 150 ans.

I ain't afraid of no ghosts,

I ain't afraid of no ghosts.

Sauf s'ils sont vraiment flippants.

   
Quote2

[modifier] Chapitre II : Là où qu'on se détend un peu

Ça doit être lui ! Il vient me délivrer de la terreur des fantômes ! Je sors de la pièce, et je me mets à courir.


— Et il éteindrait même pas la lumière de la pièce pour faire des économies celui-là !!


Ahhhh ! Un fantôme vient de redire un truc. Il faut que je me barre vite d'ici. Ah, ma pauvre Clitorine, je ne sais pas où tu es, mais je reviendrai te rechercher. Avec le monsieur que j'ai appelé. On va leur foutre la raclée.


J'arrive dehors. Je vais enfin pouvoir accueillir mon sauveur.


— Ah, je vous attendais, mon sauveur !


Étrange. Il porte un vieux chapeaux de paille, et est accroché à un poteau.


— Monsieur ?


Ah mais non, c'est pas lui, ça c'est l’épouvantail du jardin ! Du coup, je retraverse toute la baraque en sprint, et je me précipite vers l'entrée du manoir.


— Ah, tu ressors ! Tu pourrais sortir les poubelles ?


Ahhhh ! Les fantômes sont encore là ! Ah, et la porte d'entrée est là aussi ! Je pousse la porte.


Étrange, une vieille camionnette genre Louis La Brocante arrive devant le manoir, la musique à fond. En sort un homme dans la quarantaine, chauve et bedonnant, avec une bière à la main. Pas de machine sur le dos, de technologie avancée, juste une bière. Je le rejoins pour lui expliquer la situation, et nous retournons dans le manoir. Il décapsule sa 3ème bière, renifle, pète, rote, chie, et me dit :


— Ah ouais ben là c'est sûr, là c'est pas du fantôme de pédé qu'y'a dans c'te baraque, on est pas sur d'la tarlouze à la Swayze dans Ghost...


— Vous voulez dire que ma petite chérie est peut-être en danger ?!?


— Ah non. Il racle sa morve, crache et se gratte les couilles testicouilles. J'ai pas dit ça !


— Ouf ! Vous me rassurez...


— Noooon ! À l'heure qu'il est, la gamine, elle doit déjà être morte dans un coin, de frayeur et de douleur, après avoir été dépecée et enterrée vivante dans un cimetière indien. Probablement par des fantômes indiens d'ailleurs, des vrais sauvages ceux-là ! Avec leur hache et leurs plumes, des déchets les types. Il se gratte le cul.


— Ma... petite... morte...


— Mais naaaaaaaaaaaan ! J'déconne va ! Olala la tête, pffff mdr, alors là j'suis mdr comment vous tombez tous dans ce panneau ! Oh les débiles, putain, MAIS FRANCHEMENT !


Alors que mon esprit tourmenté me permet à peine de sortir de ma tristesse embrumée - pour saisir que cet individu ignoble au sens de l'humour honteux me jouait un tour - et que j'allais lui exposer ma façon de penser en un violent ex-voto et non en vain visant à faire vaincre la vertu face à cette vilénie vile qui se love dans les veines de nos villes, il plante encore et encore son gros doigt dans mon épaule et me rétorque :


— Dis-donc le neuneu là, qu'est-ce que tu crois qu'ils font les fantômes cryptozoïdaux de manoir, hein ? Il continue de planter son doigt dans mon épaule, en me parlant à 2 cm de mon nez, certainement pour que je savoure le subtil arôme de sa bière mélangé à tous ces morceaux de nourriture non-identifiables coincés entre ses dents.


— Euh... qu... quoi ? Je ne sais...


— Eh non tu sais pas mon con, tu sais pas alors tu imagines, que comme dans les films, un fantôme cryptozoïdal de manoir c'est comme un fantôme métadynamique d'hôpital psychiatrique, ils tuent et ils dépècent, c'est ça ?


— Ben... non... je ne...


— Mais si ! Mais SI !


— ...


— Alalalala ! Touriste va ! Parisien !


— Mais je suis pas...


— Mais si ! Mais SI !


— ...


Il reste là, à me regarder, pendant quelques minutes. Un peu comme s'il était exaspéré. Son visage se crispe, on peut y lire tout son mécontentement, puis ses yeux se ferment, et là... Il produit un pet, mais un pet... l'un des plus longs, bruyants et toxiques que j'ai pu observer de ma vie. Il met ses poings sur ses hanches et reprend :


— Répète après moi : "Le fantôme cryptozoïdal de manoir veut être libéré du sceau esclavagiste posé sur son tombeau indien". Il se cure le nez.


— ...


— Répète. Il sort sa crotte de nez.


— Le fantôme... zibdoloïdal...


Cryptozoïdal. De l'autre main il se gratte l'oreille.


— Cryptozoïdal... veut être libéré du sceau esclavagiste posé sur son tombeau indien... Mais alors, ma petite fille ?


— Ben elle doit être morte c'est sûr... Ha ha ha... Merde, j'ai pas réussi à la tenir jusqu'au bout cette fois, lol. Mais oui mon con, elle doit être retenue prisonnière dans le tombeau. Ça y est, ça commence à rentrer dans ta p'tite tête de Parisien. Il tartine sa cire d'oreille sur sa crotte de nez.


— Mais je suis pas...


— Mais si ! Mais SI ! L'approche de ses lèvres...


— ... Et il est où le tombeau ?


— Pffff, mais au sous-sol, voyons. Touriste. Il hésite, et l'éloigne de ses lèvres.


— Ma pauvre petite fillounette... Du coup, ... on va peut-être aller au sous-sol, voir si le tombeau...


— Mais non, ma fiotte, pas la peine de vérifier, que j'te dis ! Elle y est forcément !


— Ma petite poupée en sucre d'amour...


— Pffff, regardez-moi cette pédale. Rolalala, une vraie tafiole !! Il frotte sa crotte de nez sous ses aisselles.


— Ma fille... Partons à sa recherche !


— Dis-moi binoclard, t'as bien r'gardé l'annonce ? Je chasse les fantômes, j'cours pas après les gonzesses !


— Mais c'est ma...


— Bon, ferme-la ! Je t'aide à chasser les fantômes, tu me payes, et après tu iras faire le zigoto au sous-sol si ça te fait plèze ! Après j'ai pas vu j'ai vomi...


Gégé me demande de lui montrer la pièce dans laquelle j'avais aperçu les fantômes... Une fois dans l'obscur salon, nous voyons tous deux les trois fantômes revenir, pour tourner autour de nous. Tout cela me fait trembler comme une feuille.


— Et voilà ! Et voilà ! Parfaitement inoffensifs ceux-là que j'te dis !


— Vous êtes sûr ?


— Si j'suis sûr ? Ha ! Parisien va ! Regarde moi ça, qu'est-ce que j't'en fais moi de cet épouvantable fantôme qui faire peur au petit Parisien.


— Mais je suis pas...


Je m'arrête en plein milieu de ma phrase, stupéfait, en voyant Gégé agripper le fantôme (qui tentait de se débattre pour s'enfuir) et se moucher dedans. Et quand je dis moucher, je devrais plutôt dire qu'il a joué de la trompette baveuse, dégoulinante, jaune, vert, marron, c'est un vrai arc-en-ciel de morve. Le fantôme se retire alors et s'enfuit en tentant de s'essuyer, mais rien n'y fait, il lui faudrait du Mir Laine, hi hi hi !


Trop d'ordinateur Un lecteur dit :
Mais qu'est-ce que ça devient nul cette histoire ! Le GIF du début nous fait miroiter un univers sombre et rempli d'horreur, et on se retrouve avec un contenu enfantin !


Cour3 Un autre lecteur dit :
... Et tout ça juste pour plaire aux gosses, et être plus commercial ! Il ne manque plus qu'une apparition de Jar Jar Binks pour toucher le fond...


Soudain, Jar Jar Binks apparaît. Sans le faire exprès, il glisse, son nez tape contre le bouton power d'un aspirateur, qui aspire les deux fantômes qui restaient.


Jar-jar-binks

Missa pas faire exprès.


Trop d'ordinateur Un lecteur dit :
Vous êtes allés trop loin ! Vous faites honte au genre de l'horreur !


Cour3 Un autre lecteur dit :
Cassez-vous, écrivains corrompus par l'argent ! On va vous montrer ce qu'est vraiment une histoire d'horreur !

[modifier] Chapitre III : Maintenant ça va chier

Du sang se mit alors à couler de l'aspirateur, se répandant sur le sol jusqu'à frôler les pieds de Jar Jar Binks.


Jar-jar-binks

Missa pas aimer...


Mais avant qu'il ne pût terminer sa phrase, d'horribles dents putréfiées jaillirent de la mare de sang pour dévorer le pied de Jar Jar.


" AHHHHHHHHHH ! "


Un cri d'effroi et de douleur sans nom plus tard, et voilà que des griffes sortirent à leur tour du sang bouillonnant, pour rejoindre la jambe de Jar Jar et lui arracher la peau.


" ... "


Cette fois, la vision d'horreur était trop intense pour émettre le moindre son supplémentaire, et tandis que les membres d'une créature encore invisible, mais déjà mortelle, s'attelaient à dévorer sans pitié le bas du corps de Jar Jar, le sang devenu acide et brûlant se chargeait de dissoudre le corps effondré sur le tapis, devenu trop lourd pour les jambes décharnées.


Le père et le chasseur de fantômes, au bord de l'évanouissement, n'avaient pu qu'être témoins de cette scène traumatisante, paralysés. Au moment où les membres s'en retournèrent dans leur mare de sang, et que celle-ci se divisa pour retrouver l'apparence des deux fantômes amérindiens aspirés, les deux hommes prirent conscience de l'erreur du chasseur de fantôme quant au caractère inoffensif de ces derniers. Rassemblant le peu d'énergie qu'il leur restait, ils tentèrent de prendre la fuite vers la seule porte disponible, un étroit passage sombre qu'ils n'avaient jusqu'alors pas remarqué.


La peur les faisait courir rapidement, si rapidement que les fantômes amérindiens qui les talonnaient en hurlant et en riant d'un ton démoniaque, ne parvinrent qu'à donner plus d'élan à leur peur et les laisser à distance, encore un peu... un petit peu... de moins en moins...


C'est en franchissant la petite porte que le père se rendit compte qu'ils n'étaient plus poursuivis. Sans doute celle-ci recelait quelque magie qui contenait les fantômes amérindiens, et c'est dans un soupir - presque un fou rire nerveux - qu'il se retourna vers le chasseur de fantôme pour partager ce soulagement... Mais il n'était plus là...


La petite porte s'était refermée et, s'avançant prudemment vers elle, le père vit - à travers la vitre - le chasseur de fantôme, flottant dans les airs, le corps tordu dans une position impossible, de plus en plus, lacéré par une hache presque invisible que tenait le troisième fantôme amérindien. Celui-ci était revenu, furieux de cette offense qu'on lui avait fait, prêt à répandre son courroux de la plus violente des manière. Ayant soulevé le chasseur de fantôme, et demandé à ses frères d'énergie de disloquer le corps de cet homme, pour être au bord de l'écartèlement, les muscles tendus presque jusqu'à la déchirure, il donnait de violents coups de hache dans des tendons bien particuliers, jusqu'à ce que, dans un hurlement inhumain, le corps du chasseur de fantôme se broie telle une carcasse d'animal que l'on démembre...


Le père ne put que vomir et vomir encore. Vomir toute cette horreur, vomir les dernières miettes d'équilibre psychique qu'il lui restait, vomir un monde empli de cauchemar...


Mais il ne pouvait rester là, et même parcouru de souvenirs atroces, il savait qu'il devait rejoindre sa fille, la sauver, et quitter cet enfer...


Il continua alors sa course dans le couloir, se rendant compte qu'il descendait de plus en plus profondément sous terre. À mesure qu'il atteignait des niveaux plus profonds, il prit conscience d'images qui lui venaient en tête depuis un moment, des visions... Des scalps souillés de sang, des Amérindiens qui dansaient autour de cadavres de blancs, mutilés. Les organes avaient été retirés pour assouvir la soif de brutalité de ces sauvages, et ils s'en servaient comme des masques, buvant le sang et dévorant la chair.


Soudain, le père entendit un fantôme venir. L'un devant lui, l'autre derrière. L'idée d'être pris en sandwich par ces fantômes lui était insoutenable, et... Oh, il y a une porte sur le côté ! À ce qu'il avait vu auparavant, les fantômes oubliaient souvent d'aller par les portes sur les côtés. Il l'ouvrit, et la referma juste avant que le premier fantôme n'arrive.


Derrière la porte se trouvait un couloir très long. Je courus aussi vite que possible. J'entendis ce qu'il se passait de l'autre côté.


— Alors, tu as trouvé le fuyard ?


— Non. Mais j'ai trouvé cet homme.


— Me faites pas de mal !!! Pitiééééééééé !


— C'est qui ?


— Un grouillot du chasseur de fantôme. Son patron répondait pas au téléphone, donc il est venu voir.


— AU SECOURS, PITIÉÉÉÉÉÉÉ !!!!!


— Bien, scalpez-le, crevez-lui les yeux, transpercez-le de mille piques en acier à travers son buste, coupez lentement tous les membres de son corps pour le faire souffrir le plus longtemps possible, et ensuite, laissez-le crever !!


— NOOOOOOOONNNNNN !!!


Le couloir mène à une unique porte. Je décidai de la prendre. Je me retrouvai dans une immense pièce, qui donne sur une multitude de portes. Soudain, j'entendis des bruits de pas ! Dans un mouvement de panique, je pris une porte au hasard ! Ce sont les toilettes... Tant pis, ça fera l'affaire.


Je pris bien soin de ne pas émettre le moindre son. Je n'entendis pas de bruit pendant un moment. Mort de peur, je décidai de sortir de ma cachette. Qu'ai-je entendu ? C'était un grincement. Je me dis alors alors qu'il fallait que je reste là, c'était bien trop risqué de sortir. J'attendis encore un moment. Cette fois-ci j'entrouvris doucement la porte. Son propre grincement faillit me faire avoir une crise cardiaque. Je sortis doucement. J'ouvris une autre porte au hasard. C'était une salle de bain lugubre, et peu hygiénique, mais...



— BOUHHHHHHHHHHH !!



Son cri fut si fort qu'il me fit tomber à la renverse. Le fantôme s'avançait, et me regardait avec sa hache à la main. Le sang du chasseur dégoulinait encore de celle-ci. Il allait abattre sa hache sur ma tête. J'en étais presque satisfait, ne voulant pas souffrir comme l'assistant de mon ami. Ma dernière pensée va pour Clitorine. Sans moi, elle est perdue. Le bout de la hache était déjà en train de se rapprocher grandement de ma tête. Je fermai les yeux... Quand tout à coup, des fenêtres se mirent à claquer contre les murs, dans un vacarme assourdissant, et un courant d'air énorme eut lieu, projetant le fantôme contre les murs de la salle de bain. Je me relevai, et repris ma fuite. Clitorine... Je me devais de la retrouver.


Je continuais de courir, conscient que revoir une fois de plus un fantôme aurait pu détruire ma raison et me plonger dans une folie sans fin, mais il fallait que je sauve ma fille, il fallait que ... Ahh, mes visions reprirent... Les visages grimaçants des Amérindiens pendant qu'ils torturaient un homme, juste pour le voir pleurer des larmes de sang, avant d'être pris d'une transe extatique devant un spectacle d'effroi qui les ravissaient. C'était l'assistant du chasseur de fantôme ! Je reconnaissais ses cris ! Ahhh ! J'entendis soudain le fantôme derrière moi qui s'approchait. Vite ! Je pris tout d'abord la porte de gauche... Puis celle de droite... Et après, celle du milieu. Et là ... Non, un cul de sac !! J'entendis le fantôme. Il était juste derrière moi. Il me donna un coup du manche de la hache sur la tête.


...


...


...


...


...


...


...


Je me réveille. Ma fille est là juste devant moi.


— Clitoriiiiiine !


— Papa ! Qui c'est que c'est les méchants pas beaux ?


Quel bonheur de revoir ma fille. Ma chère petite. Je vais me lever pour la prendre dans mes bras ! Mais... Zut, je suis attaché fermement au sol par de grosses et solides chaînes ! Je jette un regard à ma fille. Oh non, elle aussi est fermement maintenue au sol, par des chaînes semblables.


Je lève mon regard. Je vois les fantômes, autour de nous. Les trois. Réunis. Je reconnais celui de tout à l'heure, avec sa hache. Les deux autres portent des instruments que je ne connais point. Probablement des instruments de torture.


— Monsieur !


Je regarde celui qui vient de me parler. Il est on ne peut plus terrifiant. Je me mets à trembler de peur en le voyant, avec son grand sourire. Un sourire qui ne laisse pas transparaître du bonheur. Non. C'est un sourire de sadique.


— On vous laisse une dernière volonté. Voulez-vous que l'on tue votre fille sous vos yeux, et que l'on vous torture après, ou l'inverse ?


Je reste ébahi devant la cruauté du choix qu'il me demande. Comment fait-il ? Comment fait-il pour dire une telle horreur d'un ton aussi décontracté ? Ahhh ! Peut-il y avoir un choix plus cruel que celui-ci ? Pour rien au monde je ne voudrais voir ma fille mourir. Mais je ne peux lui laisser voir ma mort. Et je ne peux la laisser se faire torturer par ces monstres. Je ne peux la laisser quitter ce monde dans la souffrance. Dans un ultime soupir de désespoir, hésitant, car signifiant pour moi le début d'un enfer de chagrin et de douleur, je lâche :


— Tuez ma fille d'abord...


Le fantôme sourit. Encore plus. Il songe sûrement déjà au plaisir qu'ils prendront tous les trois, à me faire souffrir. Ça ne doit pas être tout les jours qu'ils ont la possibilité d'exercer leurs atrocités sur autant de monde. Je le vois préparer sa hache. Puis son coup.


— Papa ! Ils font quoi les pas beaux tout blancs !


La hache descend vers sa tête, et...


Licra La jupe en licra s'insurge :
STOP !!! ARRÊTEZ-MOI ÇA ! Cette propagande anti-Amérindiens et anti-fantômes-amérindiens est outrageante ! Non mais c'est quoi tous ces stéréotypes ? Ce ne sont tout de même pas des bêtes, mais des êtres humains... enfin, ectoplasmiques quoi. Ils ont des sentiments comme vous et moi ! On pourrait même leur donner la fin de l'histoire, je suis certain qu'ils feraient un bien meilleur travail que vous, lecteurs, ou même vous, auteurs !



Amérindiens Les fantômes amérindiens hululent :
Quoi ?!? Non non, nous d'accord pour mutiler Hommes-blancs, nous trouver ça rigolo.



Licra La jupe en licra s'insurge :
Vous voyez ? Ils ont même de l'humour ces sauva... ces êtres à respecter, comme les autres. Allez ! Écrivez-nous quelque chose de super !



Amérindiens Les fantômes amérindiens hululent :
...



Licra La jupe en licra s'insurge :
Allez allez ! Soyez pas timides ...


[modifier] Chapitre IV : La plume de l'aigle écrit histoire d'épouvante

Euh... Alors homme blanc regarder esprit du fier guerrier peau-rouge abattre son tomahawk sur tête de petite fille et plein de sang gicler partout, très rigolo... Ah non, c'est vrai... Mince... Alors en fait, tomahawk pas faire gicler sang de petite-visage-pâle, parce qu'esprit du fier guerrier peau-rouge s'arrêter au dernier moment et dire :


— Hugh !


— Mais je suis pas Hugues...


— Toi fermer ta bouche et écouter.


— Pardon.


— Toi avoir passé avec succès test des esprits des fiers guerriers peaux-rouges, tu as toujours persévéré pour retrouver petite-visage-pâle-qui-louche, et tu l'as protégée d'être témoin de ta mort, toi brave homme-blanc-au-pantalon-mouillé.


— Mais... Vous avez tué toutes ces personnes juste pour me tester ?


— Ha ha ha ! Homme-blanc pas connaître ruse du renard-de-la-lune-qui-sommeille-au-printemps-fleuri ?


Alors, esprits des fiers guerriers peaux-rouges expliquer que tous ces superbes meurtres... Enfin, veut dire, ces abominables tueries magnifiques... euh non... ces horribles massacres, étaient simulés grâce à la participation de Gégé, et son assistant, et de meilleur ami de esprit de fier guerrier peau-rouge, le Grand Manitou Jar Jar Binks. Gégé, d'ailleurs, pas du tout être Chasseur de fantômes. Carte de visite un peu vieille et usée, mais écrit dessus "Chausseur de fantômes", car pas facile pour esprits des fiers guerriers peaux-rouges de trouver bon cordonnier pour remplacer Mocassins d'énergie !


— Mais je ne suis pas fou, j'ai vu ces meurtres bien réels, tout ce sang, et ces visions.


— Ah oui, homme-blanc-qui-sent-le-caca-de-la-peur et petite-visage-pâle-très-moche ont grignoté champignons magiques sur le chemin du Grand tipi de pierre, pas encore très bons pour repérer morilles !


— ...Mais... Pourquoi ce test ?


Esprits des fiers guerriers peaux-rouges raconter alors que eux prisonniers du sceau esclavagiste posé sur tombeaux, comme Gégé avait dit, et que si eux veulent retrouver pays magique du Grand Esprit, eux doivent faire briser ce sceau par un autre homme-blanc, un homme-blanc courageux (pas comme cette squaw de Gégé), près à tout pour sauver innocents.


— Innocents, innocents... Vous nous avez quand même bien traumatisés ma petite fille et moi. Ça vous dit rien la violence psychologique ?


— Non, concept pas encore inventé à notre époque.


— Ah oui c'est vrai, bon ben ça va alors.


Visage pâle, dans volonté d'aide à fantômes peaux-rouges, dit :


— Où sont-donc ces sceaux esclavagistes que vous venez de mentionner ?


— Patience, homme-blanc-pressé-plus-que-citron. Nous emmener vous là-bas.


Homme-blanc-sauveur-honorable-de-peaux-rouges accompagner nous sous-sol. Nous traverser couloirs avec toiles araignées, et pièces lugubres. Puis nous amener sage homme-pâle-plus-que-nous vers tombeaux.


— Gégé ! Qu'est-ce que tu fais là !


— Ben je viens voir la libération des fantômes, ducon.Il se gratte ses cheveux tous gras, en sort une pomme, et croque dedans.


Nous regarder homme-blanc-bec, et nous dire :


— Jar Jar, apporte à noble-étranger-bienfaisant calumet de la paix


Nous installer autour tombeaux et tous fumer dedans, sauf fillette de sage-vénérable-homme-blanc qui pas aimer fumée-cancérigène-pour-adulte. Puis homme-blanc prendre tomahawk, et briser sceaux. Nous retrouver pays Grand Esprit dans le ciel.


— Ben c'est pas un coup de tafiole que t'as foutu là dedans !! Il s'améliore le parigot !Il remet la pomme dans ses cheveux.


Puis Gégé-grand-ami-ahuri raccompagna visage-pâle-briseur-de-sceaux vers sortie manoir, pour rentrer dans maison du grand-sauveur-de-fantômes.


[modifier] Épiloclusion

Amérindiens Les fantômes amérindiens hululent :
Et c'est guidé par son amour, tant de sa fille que de la Terre nourricière et de ses bienfaits champignonnesques...


DeuxA Les deux auteurs de cet article composent :
...


Trop d'ordinateur Un lecteur dit :
...


Cour3 Un autre lecteur dit :
...


Amérindiens Les fantômes amérindiens hululent :
...que notre héros redécouvre la justice et l'harmonie dans une danse joyeuse avec les étoiles...


DeuxA Les deux auteurs de cet article composent :
...


Trop d'ordinateur Un lecteur dit :
...


Cour3 Un autre lecteur dit :
...


Amérindiens Les fantômes amérindiens hululent :
... comprenant ainsi que la vie, sous la protection du Grand Esprit...


DeuxA Les deux auteurs de cet article composent :
...


Trop d'ordinateur Un lecteur dit :
...


Cour3 Un autre lecteur dit :
...


Amérindiens Les fantômes amérindiens hululent :
...est un cadeau de chaque instant.


DeuxA Les deux auteurs de cet article composent :
...


Trop d'ordinateur Un lecteur dit :
...


Cour3 Un autre lecteur dit :
...


DeuxA Les deux auteurs de cet article composent :
...


Trop d'ordinateur Un lecteur dit :
...


Cour3 Un autre lecteur dit :
...


DeuxA Les deux auteurs de cet article composent :
...


Trop d'ordinateur Un lecteur dit :
...


Cour3 Un autre lecteur dit :
...


DeuxA Les deux auteurs de cet article composent :
WAOUW ! C'est si beau, et si vrai !


Trop d'ordinateur Un lecteur dit :
GÉNIAL ! J'suis trop émouvé là !


Cour3 Un autre lecteur dit :
PUTAIN ! Ça me touche où qu'c'est qu'on m'a jamais touché !




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Si vous étiez l'auteur de "Illittérorreur:Une Histoire qui Fout les Boules...", quelle fin auriez-vous choisi ?
 
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Ce sondage a été créé le août 10, 2015 15:31 et 33 personnes ont déjà voté.


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