Il faut sauver le soldat Ryan

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Il faut sauver le soldat Ryan est une poésie lyrique filmée sur le crépuscule de l'idôlatrie païenne. C'est aussi un film de Steven "Téléphone Maison" Spielberg.

Doit-on sacrifier huit vies pour une seule vie au nom de la liberté ? Oui s'il s'agit de sauver la vie d'un orque de cirque nommé Willy[1]. Le film part sur ce postulat en retraçant fidèlement le débarquement de l'armée américaine monothéiste sur les côtes du dauphinarium du parc Astérix Normandie en 1944 pour sauver Willy.

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Le parc Astérix du temps des païens.

[modifier] Préambule

[modifier] Les acteurs principaux

Fubar l'Eléphant
Ce personnage ne sert à rien, à part peut-être à alléger le poids atmosphérique du film.
Abraham Licorne
Commandant des Etats-Unis d'Amérique, principal instigateur de l'opération militaire, connu également sous le nom de Steven Spielberg, il prévaut par une courbe d'accomplissements militaires exponentielle. Immédiatement après l'opération Sauvez Willy, il a sauvé 8 vies en en sacrifiant 64, puis 64 en en sacrifiant 4096. Selon le département de la balance import-export américaine, à l'issue des 2 prochaines itérations de sa mission évangélique sur Terre, il aura sauvé 1 + 64 + 4096 + 16 777 216, soit 16 781 377 vies, soit le nombre exact des vies restantes sur Terre, soit un plus que le nombre de couleurs affichables par un moniteur SVGA standard.
Steamboat Willie
Type classique du méchant pas beau nazi aux pouvoirs maléfiques et dompteur d'orques. Il n'y a absolument rien d'étonnant à ce que ce genre de crasse humaine finisse employé à vie au parc Astérix. Une fois encore, une magnifique parabole de Steven.
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Steamboat Willie, ici au gouvernail du bateau à vapeur du dauphinarium, du temps où l'idéologie portait en elle un vrai message.

Willy
L'orque à sauver de la noyade.
Capitaine John H. Alzheimiller
Capitaine du squad de rescousse, il essaie avant tout de sauver sa propre troupe de sa maladresse d'handicapé épileptique atteint de myoconie. On connait toutes ses missions, soigneusement numérotées: Mission Suicide 1, Mission Suicide 2, .... C'est en se tuant avec tous ses hommes avant d'atteindre Willy qu'il parviendra à sauver Willy.
Sergent Darthvador
Diplômé de l'école buissonnière, le sergent Darthvador relaie les ordres du capitaine à une distance respectable. Il sert souvent de lieutenant du dialogue.

[modifier] Les enjeux

Le principal enjeu du film se centre sur la volatilité folâtre de Fubar l'Eléphant. Spielberg découvre un raisonnement moral dans lequel un éléphant a un droit inné de manger des cacahuètes perchées sur les ramures des grands arbres. Pour Spielberg, le sacrifice de milliers de cacahuètes pour la consolation du deuil d'une maman cacahuète vaut bien cette lueur dans les yeux rieurs d'un éléphant heureux.

Au niveau du dauphinarium, Willy se coule une vie paisible ultrasonore jusqu'au jour où Steamboat Willie ne l'entend plus de cette oreille. Il en a ras le cul de cet ultrason of a bitch de juif et entreprend de lui faire bouffer ses crolles le your de Yom Kippour, d'où le fameux Your Y (prononcer Your Yi) de la libération de la Partie Normande du parc.

[modifier] Sauver Willy

[modifier] Le débarquement

Pour se défendre de l'envahisseur yankee, Steamboat Willie applique la bonne vieille méthode consistant à viser le principal point faible adverse, i.e., le commandant. Il observe donc avec acuité le capitaine John H. Alzheimiller s'auto-détruire en entraînant ses troupes dans sa déperdition. Des parties corporelles partent faire leur vie ailleurs, la peau des visages se désintègre dans l'eau de Javel, des soldats pleurent en se noyant. Tout ça par l'unique faute de ces putains de nazis. Dans le fond Fubar l'Eléphant se laisse voir.

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Contrairement aux apparences, le bassin du dauphinarium est assez profond. Ces "marines" décoratifs en font l'amère expérience.

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Le capitaine Alzheimiller traîne un soldat au combat.

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Et voilà ce que ça donne.

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"Touché, t'es mort", semble dire le capitaine Alzheimiller (à droite). "Shore Party" a l'air inquiet.

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On comprend mieux pourquoi.

[modifier] Philosophie des proportions appliquée

La philosophie des proportions sous-jacente au film pose que plus on met de moyens (vies humaines, temps caméra) pour une fin (vie d'un orque bidon, Tom Hanks) qui ne les justifie absolument pas, plus le film a de l'intérêt.

La philosophie est representée dans le film sous la forme d'un dialogue culte entre le capitaine Alzheimiller et le sergent Darthvador dans l'intimité des vestiaires sombres du dauphinarium.

Capitaine Alzheimiller: Quand on sauve la vie d'un dauphin, on se dit qu'on l'a fait pour sacrifier la vie de huit fois ce nombre.

Sergent Darthvador: Ce qui ferait huit.

Capitaine Alzheimiller: Et sais-tu combien de vies de dauphin j'ai sauvées?

Sergent Darthvador: Non...

Capitaine Alzheimiller: 94. Ce qui veut dire que je peux me dire que j'ai sacrifié la vie de 752 dauphins. Ou peut-être plus. Ne serait-ce qu'en arrondissant à la prochaine puissance de 2, ça fait 1024, n'est-ce pas?

Sergent Darthvador: La fameuse théorie morale de Licorne...

Capitaine Alzheimiller: C'est comme ça qu'on rationnalise le choix entre la mission et les dauphins.

Sergent Darthvador: Sauf que là, la mission c'est un orque.

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[modifier] La Libération

Le journal Libération est né lorsque les américains croisent Willy et délibèrent sur le cours de l'action sur laquelle miser, dont où évacuer Willy. Un rapide dialogue prend place:

Sergent Darthvador: Je suggère qu'on le jette dans la rivière Merderet.

Capitaine Alzheimiller: Non ça mènerait à un échec.

Sergent Darthvador: Pourquoi ? Parce qu'on merderait?

Capitaine Alzheimiller: Non, au contraire, mais parce qu'on aurait pas adopté une ligne de défense assez précautionneuse. Empruntons plutôt la route de la Loire avant de le lâcher dans le fleuve.

Sergent Darthvador: Pourquoi précisément cette route et ce fleuve?

Capitaine Alzheimiller: Parce que pour faire un orque, il faut faire un échange entre la route et la Loire.[2].

C'est alors que Fubar l'Eléphant surgit.

[modifier] Analyse

[modifier] Confusion entre personnages

Au fil de la progression du film, il devient de plus en plus difficile de distinguer Willie (le bon) de Willy (le méchant). Du coup le spectateur se prend malgré lui à sympathiser avec l'orque et il se peut même qu'il vienne vous faire chier avec sa rhétorique moraliste sur le droit d'un orque à disposer de son corps, de se laver les dents ou de ne pas avoir de défenses d'ivoire comme Fubar l'Eléphant, faisant de sa chasse un exercice purement futile sans aucune guidance matérialiste.

Plus remarquablement encore, les producteurs exécutifs eux-mêmes en étaient jusqu'à accoutrer Willy dans les célèbres salopette rouge et chaussures jaunes qui symboliseraient l'empire de Willie postérieurement au film.

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Mêmes les costumistes en étaient arrivés à confondre Willie et Willy.

[modifier] Sommet du film

Même en présence de poignantes scènes comme la reconstitution frappante du débarquement, la libération finale de Willy, ou encore les apparitions de Fubar l'Eléphant, incontestablement le point d'orgue est atteint lorsque le vulgaire artilleur Reiben s'éprend du capitaine Alzheimiller, conquis par un discours de celui-ci sur le sens du "travail bien fait". Dans un rare moment de poésie lyrique, les deux tourtereaux se transforment en orques &mdash ; s'ensuit alors la lente germination de la fièvre amoureuse dans le balancé d'une scène de sexe érotique submergée par les vagues d'ultrasons pornophoniques. Le(a) spectateur(trice), excité(e), se met alors à couiner parce que c'est beau et à se toucher le sexe.

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La scène sexuelle entre Reiben et le capitaine Alzheimiller constitue l'accomplissement pornographique majeur du film.

[modifier] Humanisation de la guerre

L'humanisation de Willy est apportée par un passage fortement émotionnel où il raconte ses expériences au capitaine Alzheimiller, un épisode comique avec ses trois frères orques.

Willy: eeeeee eeeee

Capitaine Alzheimiller: ee eeee?

Sergent Darthvador: Vous parlez l'orque cap'taine?

Capitaine Alzheimiller: Fermez-la je suis en intense conversation.

Willy: eeeeee eeeee eee e eeee eee eee e e e e e e eee e e e eeee e e e eee e e eeee

Capitaine Alzheimiller: eee eeee ee

Sergent Darthvador: Vous avez l'air de parler moins bien que lui...

Capitaine Alzheimiller: Mais vous allez la fermer bordel!

Willy: eeee e e e e eeeeeeeeee e e e e eeee e eeeee eeee

Sergent Darthvador: Dis donc ton ami il a plus d'une corde à son orque...

Capitaine Alzheimiller: Vous voulez quoi nom de dieu???

Sergent Darthvador: C'est quoi cette langue?

Capitaine Alzheimiller: C'est de l'anglais.

Sergent Darthvador: Non ? Sans blague ? Vous vous foutez pas un peu de moi cap'taine?

Capitaine Alzheimiller: Pas du tout. En fait avant d'arriver ici je n'en savais pas plus que vous. Mais j'ai clairement identifié la langue. En effet, d'après Wikipédia, la langue anglaise se caractérise par la fréquence de la lettre E. Et Willy ne parle qu'avec des E, donc c'est de l'anglais, mais en morse.

Sergent Darthvador: L'orgue parle en morse?

Capitaine Alzheimiller: Etonnant n'est-ce pas ? Maintenant laissez-moi finir mon opération d'intelligence. <Se tourne vers Willy> eeee ee eeee ee

Sergent Darthvador: Cap'taine, depuis le temps qu'on s'connait, on pourrait s'appeler par nos prénoms. Appelez-moi Serge pour une fois.

Willy: eee eee eeeee ee e ee e e eee e e ee ee e e e e eeee ee ee eeeee

Capitaine Alzheimiller: hahaha

Sergent Darthvador: Qu'est-ce qu'il y a de drôle??

Capitaine Alzheimiller: Eh bien cher Serge... Il raconte une histoire vécue avec ses frères. L'aîné Buppy était seul avec sa petite amie jusqu'à ce que les autres frères se pointent alors que la fille était à mi-chemin de retirer son débardeur. La fille, rouge de honte, cafouille une fuite à l'aveugle, le débardeur enfilé sur la tête et s'assomme toute seule...

Willy: ee ee ee ee e ee e ee ee

Sergent Darthvador: Et là qu'est-ce qu'il dit?

Capitaine Alzheimiller: "Hé hé hé hé"

Sergent Darthvador: Ce qui veut dire?

Capitaine Alzheimiller: Il se marre sergent... Cet orque a quelque chose de vraiment humain en lui. Je crois finalement qu'il vaut la peine qu'on sacrifie nos futiles vies pour lui.

[modifier] Moralité

Le scénario est une application rigoureuse de la loi du Talion appliquée à un éléphant revendicateur de sa liberté de droit à pouvoir cueillir ses propres cacahuètes. Le contre-temps de la théorie réside dans l'inccapacité de réaction d'un éléphant tué sans allié. C'est pourquoi Fubar l'éléphant ne meurt jamais pendant le film.

[modifier] Références à Warhammer 40000

Le film démontre à la fois un parallèle évident avec le jeu de plateau Warhammer 40000 et le manque de culture de Spielberg dans ce domaine. Le scénario reviendrait en effet à avoir des Space Marines combattre des Nazes Impériaux pour le bénéfice d'un Ork. Or tout le monde sait que les Space Marines constituent l'élite des Nazes Impériaux eux-mêmes, et que les Orks ne sont que des belliqueux sauvages arqueboutés sur la destruction de tout y compris de leur propre race.

[modifier] Qui donc est le soldat Ryan mentionné dans le titre du film?

L'absence de Ryan tout au long du film vient d'une négligence mineure des scénaristes. Steven Spielberg le confirma lors de la présentation du film au Festival de Cannes 1998, se défendant en rappelant que dans E.T. l'extraterrestre, Indiana Jones ou La liste de Schindler il n'avait pas non plus introduit les personnages respectifs d'E.T., d'Indiana Jones et d'Oskar Schindler, et que cela n'avait néanmoins pas empêché sa moisson d'Oscars.

Quelques spéculateurs ont avancé qu'en fait Willie serait Ryan, Ryan Willy et Willy Willie, ou alors Willy serait Ryan, Ryan Willie et Willie Willy.

D'autres auraient établi qu' Il faut sauver le soldat Ryan serait en fait Rocky 7, la suite de Rocky 6, et que donc Ryan serait Rocky, Rocky Willie, Willie Willy et Willy Ryan, ou bien alors Ryan serait Rocky, Rocky Willy, Willy Willie et Willie Ryan. Le film aurait donc dû s'appeller Il faut sauver la salope d'Adrienne.

Enfin, une minorité, dont l'auteur de cet article, penserait que Ryan est le seul vraiment sauvé parce qu'il n'a sans doute pas vu le film, et que la présence de Fubar l'Eléphant était posée comme une capricieuse condition de Steven Spielberg à sa participation en tant que producteur.

"Je veux Fubar", aurait-il dit.

[modifier] Notes

  1. La réponse affirmative serait également possible si c'était un chat avec encore toutes ses 9 vies qui se posait la question. Il ne pourrait évidemment pas répondre oui à la question "Doit-on sacrifier neuf vies pour une seule vie au nom de la liberté ?".
  2. Faire un roque... Echanger la tour et le roi... Jeu d'échecs... hahaha que c'est drôle...
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Ce sondage a été créé le juin 10, 2007 20:52 et 111 personnes ont déjà voté.
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