Homme au bras de fer
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L'homme au bras de fer est le troisième et dernier chef-d'œuvre de Mr. Leappy, l'un des plus grands réalisateurs de cette branche du septième art ignorée à juste titre par le grand public qu'est le cinéma culturiste. Sa dernière œuvre, mais également sa plus puissante, comme en atteste la présence de Chuck Norris dans le rôle de l'acteur principal lui-même.
Sommaire |
[modifier] Synopsis
[modifier] Trame principale
Gérard Duchamp, triple champion de bras de fer-blanc mondial, décède un beau jour (enfin, pas si beau pour lui finalement), cruellement assassiné dans une sordide ruelle de New-York par les sbires d'un de ses rivaux à la compétition mondiale de bras de fer. Tout semble désormais acquis pour Marcel Gabegie, le meurtrier. Mais c'est sans compter sur la présence de deux individus, ivres de vengeance : Nick Tamer, inspecteur de police au LAPD de New-York, qui souhaite participer à la compétition afin de prouver la culpabilité de Marcel, en raison de sa haine du crime organisé, de la violence et des marcels (c'est ici une certaine confusion vestimentaire qui hante le personnage). Pendant ce temps, Mike Deschamps, le fils caché de Gérard, interprété par Chuck Norris, s'entraîne longuement de manière à pouvoir enfin battre Marcel Gabegie et remporter le même titre que son père, tout en assouvissant sa soif de vengeance.
[modifier] Dénouement
La compétition arrive, et les matchs s'enchaînent pour Marcel et Nick, alors que Mike participe également mais face cachée, usant du pseudonyme d'"Armfucker". Enfin, en demi-finale arrive l'affrontement entre Mike et Nick. C'est Mike qui en sort victorieux, au prix d'un combat qui semble sans fin (ndlr : pour que la durée de l'affrontement soit réaliste, Chuck Norris fut doublé durant les deux derniers bras de fer du film, même si on le voit porter le coup final qui fera ployer son adversaire). Nick, le bras arraché, sur son lit de mort, confie son insigne à Mike, le priant de mener à bien sa mission et de mettre fin à la folie meurtrière de Marcel.
La veille de la finale approche, et Marcel débauche ses sbires pour assassiner Mike, tentative qui échoue bien évidemment (une première version voulue plus réaliste provoquait la mort de Mike mais ne sachant comment combler les dernières demi-heure du film l'idée fut oubliée). Persuadé d'avoir réussi, c'est confiant que Marcel s'endort, pour réaliser le lendemain que son adversaire n'est pas mort. Au terme d'un nouveau combat qui semble infini (une scène d'exactement 39 minutes), Mike l'emporte, gagne la compétition et quitte la scène avec modestie.
[modifier] Une œuvre qui marqua les esprits
[modifier] Des influences des plus diverses
Les influences de Mr. Leappy furent nombreuses pour la réalisation de l'homme au bras de fer.
[modifier] Des influences western-spaghetti
Les duels auxquels participent les principaux protagonistes ne sont pas sans rappeler la mise en scène des meilleurs westerns de l'époque. Ainsi, on retrouve l'opposition des duellistes dans leurs regards : ah, ces longs plans immobiles où les adversaires se scrutent, cherchant la faiblesse dans les pupilles de leurs ennemis, observant quels peuvent être leurs points faibles, leurs points forts, leurs points noirs et leurs points de côté.
(Sur un premier plan, ces références s'observent par les ridicules accoutrements des personnages, déguisés en cow-boys et indiens suite à un souhait du chef-costumier, qui fut scalpé pour ces sombres inepties).
[modifier] Un nouvel épisode de la vie du réalisateur mise en scène
On retrouve à nouveau des épisodes de la vie de Mr. Leappy, mis en scène sous le profil de Nick.
Ainsi, durant l'intervention d'épisodes introspectifs et de souvenirs du personnage, on retrouve les thèmes chers au réalisateur :
- la peur de la pétanque, introduite par la haine de Nick envers les boulistes qui l'entourent (dans un souvenir évoqué, on voit sa mère assassiner son père avec un flingue caché dans un cochonnet, après avoir sniffé une boule de pétanque pilée).
- l'assassinat de son père malingre par sa forte mère (cf. ci-dessus).
- l'homosexualité passive du personnage, fortement sous-entendue par ses gestes d'intimidation et de fouilles judicieusement effectués.
- l'absence de virilité du personnage.
- la lutte contre cette absence en s'absorbant dans une tâche importante aux yeux du personnage (en l'occurence, Nick travaille au LAPD de New-York).
[modifier] A nouveau des flambées de surréalisme
On retrouve durant le film de nombreuses scènes complètement irréalistes. Ainsi :
- Les accoutrements d'indiens des personnages (en écho aux gladiateurs de Training Night).
- Les flots de sang accompagnant chaque duel au bras de fer, alors qu'en réalité même dans les milieux les plus violents les combats s'accompagnent au maximum de bras brisés (il s'agissait cette fois-ci d'une volonté du décorateur, souhaitant masquer ses décors immondes derrière des flots d'hémoglobine : cette volonté s'accompagna de l'institution de cette règle : tous les combats devaient être des combats à mort).
- L'absence de trucages, qui paraît complètement irréaliste quand on découvre que certains corps contiennent alors plus de 5 Litres de sang (le tout du aux nombreuses prises opérées à chaque mort sur le tournage).
- Et enfin, cette scène complètement folle où Nick, rentrant dans un MacDonald's, demande quelque chose de bon, et où le serveur lui propose "une table à un autre restaurant". Cette scène a fait scandale à l'époque de la sortie du film, et le serveur fut exécuté par sa firme avant d'être servi en BigMac.
[modifier] Une composition puissante
La mise en scène possède la même puissance que de coutume chez Mr. Leappy : elle possède toujours cette force qui ferait du film le plus médiocre un chef-d'œuvre d'humanité : se concentrant sur les muscles saillants de ses protagonistes, elle compense ainsi leur absence totale de charisme par un festival de luxure virile et homosexuelle, en totale adéquation avec les premiers films du réalisateur. C'est ici un retour aux sources qu'il opère pour notre plus grand plaisir, allant jusqu'à filmer les douches embuées des athlètes (ndlr : pour un souci de réalisme, il aurait s'agit des vraies douches des comédiens et de l'équipe technique. De plus, le spectateur averti saura apercevoir, entre les rideaux de buées, le viol collectif d'un stagiaire en cinéma d'art).
[modifier] Une œuvre toujours intense aujourd'hui bien que décriée
Encore aujourd'hui, L'homme au bras de fer conserve toute sa puissance, toute son humanité, toute la force qui fit de lui l'un des meilleurs films du millénaire, si ce n'est du cinéma. Le succès du film reste toutefois relatif, de par les réflexions de certains détracteurs de Mr. Leappy, qui profitèrent de certaines situations pour critiquer plus vertement encore le réalisateur.
Ainsi, la présence de Chuck Norris dans le casting suffisant à elle seule à expliquer le succès du film, les détracteurs en question considèrent que la mise en scène de Mr. Leappy n'était pas la principale raison du succès du film.
De plus, certaines organisations parentales ont protesté peu avant la sortie du film contre ce qu'elles appelaient "un porno déguisé" : selon elles, sous couvert de réaliser une œuvre sur le bras de fer, le réalisateur se voulait exhibitionniste et voyeur. La production démentit rapidement les faits, et retoucha en catastrophe certains passages qui allaient dans le sens des organisations parentales : ainsi, durant la dernière scène, à l'origine, Chuck Norris se servait de l'argent de la compétition pour se payer les services d'un gigolo des plus luxueux. De même, les scènes de douches furent censurées. Afin de combler les espaces manquants et de faire comme si le film durait effectivement deux heures, la production y rajouta des extraits de Il était une fois dans l'Ouest et de Fort Alamo.
[modifier] Mr. Leappy : la fin d'un mythe
Ce film marqua malgré tout la fin de Mr. Leappy, qui décéda sur le tournage. En effet, son désir caché de jouer à l'acteur le poussa à accepter un duel filmé contre Chuck Norris, le tout en effectuant alors un second rôle. Bien évidemment, Mr. Leappy périt le bras arraché, suivant les propres règles instaurées sur son tournage, sa passion signant la triste perte d'un artiste à l'apogée de son talent.
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