Histoire de la navigation

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L'histoire de l'humanité est liée à l'exploration géographique, mais à côté des stars de la navigation comme Vasco de Gama ou James Cook, quelques précurseurs sont malheureusement restés dans l'ombre. Rendons hommage à ces héros sans lesquels cet article n'aurait pas vu le jour.

La découverte des profondeurs

Si l'on se plaint aujourd'hui de ne connaître pratiquement que la partie émergée du globe, ce n'est pourtant pas la faute des explorateurs qui ont fait de leur mieux pour se renseigner à ce sujet. Au premier rang, saluons la mémoire de Sysbilissisbsilis, qui fut un pionnier dans ce domaine.

Marchand maritime égyptien du XXVIème siècle avant J.-C., Sysbilissisbsilis parcourait la côte de la Méditerranée entre la Cyrénaïque et Tyr. Il fut le premier à sonder les profondeurs marines, grâce à une méthode ingénieuse de son invention que l'on croyait perdue avec le récit de ses trouvailles. Si ce dernier a bien été égaré, on a réussi à reconstituer sa méthode.

Les recherches réalisées par des historiens montrent qu'elle était en fait extrêmement simple. Le navire de Sysbilissisbsilis, destiné originellement à transporter des vanneries pour la revente dans le bassin oriental de la Méditerranée, avait été adapté pour un autre type de commerce florissant sous la IVème dynastie, la pierre à pyramide. Pour protéger le navire de ce poids supplémentaire, Sysbilissisbsilis eut l'idée de faire recouvrir la carène avec du bronze. Il lui fut alors très facile d'aller explorer le fond marin.

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Trajet de Sysbilissisbsilis

Le premier navire transocéanique

Sans l'esprit innovateur de génies visionnaires, les voyages d'exploration seraient restés le rêve de quelques illuminés. L'une des plus importantes inventions consista à fabriquer des navires capables de résister aux violences du grand large.

Le premier à s'intéresser à ce problème fut sans doute Joao dao Paoao, ingénieur portugais du XIIème siècle. Il chercha à convaincre le roi du Portugal de financer la construction d'un bateau destiné à aller "vachement loin". Convaincu par un tel argumentaire, le roi accorda son agrément à la mise en chantier du Cimento. Après deux ans de travaux, le résultat était impressionnant et les plus grands dignitaires assistèrent à son lancement depuis le port de Lisbonne. L'immense nef partit lentement vers le grand large, précédée par les pilotes du port qui lui montraient la voie à suivre à travers les écueils. Malgré les avertissements répétés, le navire ne manœuvra pas pour éviter un rocher émergé et fut éventré après seulement un demi-mille de parcours, puis coula en quelques minutes.

On loua cependant la présence d'esprit de Joao dao Paoao qui semblait avoir eu un éclair de prescience en décidant au dernier moment de ne pas embarquer d'équipage à bord.


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Trajet de Joao dao Paoao

Le tour du monde

On accorde à l'expédition de Magellan le premier tour du monde, mais le navigateur portugais fut en concurrence avec un explorateur vénitien peu connu, Giovanni Plipilibili-Blipli.

Premier voyage - 1498

On sait peu de choses sur ce premier voyage qui partit apparemment après peu de préparation. Le navire de Plipilibili-Blipli commença rapidement à manquer de vivres et dut rentrer après avoir atteint Madagascar et que l'on eut mangé le cartographe et l'astronome, conformément au code des situations d'urgence de la navigation.

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Premier voyage de Plipilibili-Blipli, aller en rouge, retour en jaune

Deuxième voyage - 1499

Le premier voyage avait servi de leçon au commandant et quand le navire commença à manquer de vivres au large de Bali, on mangea cette fois en premier l'homme de barre.

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Deuxième voyage de Plipilibili-Blipli, aller en rouge, retour en jaune

Troisième voyage - 1503

Le premier et le deuxième voyages ayant été très instructifs pour les règles de conduite en cas de famine à bord, l'équipage mangea Plipilibili-Blipli au large de l'île de Pâques.

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Troisième voyage de Plipilibili-Blipli, aller en rouge, retour en jaune

À la recherche du pôle est

Si Amundsen fut le premier à atteindre le pôle sud, n'oublions pas Amédée Fatonfontafatafon, marin breton qui voulut partir dès le XVIIème siècle à la recherche du pôle est magnétique. Son carnet de bord nous laisse un témoignage vivant de cette aventure.

  • 14 mars 1684 - Venons de passer le Cap de Bonne-Espérance et partons à l'est
  • 24 juillet - Venons de passer au nord de l'Australie, continuons vers l'est
  • 4 décembre - Doublons la Terre de Feu, l'aiguille de notre boussole indique toujours le nord à babord
  • 11 février 1685 - Passons au large de la pointe mérdionale de l'Afrique, continuons à l'est
  • 12 juin - Passons au sud de la Papouasie et continuons à cingler vers l'est
  • 3 octobre - Traversons le détroit de Magellan, pas de changement sur les boussoles de bord
  • 7 janvier 1686 - Sommes au large du Cap, continuons à l'est
  • 11 mai - Traversons le détroit de Torres, allons bon train vers le levant
  • 30 septembre - Doublons le cap Horn, route à l'est
  • ... (le journal de bord continue encore pendant trois tomes)
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Les 5 premiers tours du monde de Fatonfontafatafon

Sur les traces de la source du Nil

Sujet mystérieux, le lieu de la source du Nil a été recherché par de nombreux aventuriers et on a cru un temps qu'elle se situait dans la région des Grands Lacs.

"Mensonges ! Mensonges !" répondait habituellement Jörg Hörgörgörghörg qui démarra du delta du Nil pour recommencer l'enquête depuis le début. Partant de l'idée que si l'on peut atteindre l'Inde par l'ouest au lieu de l'est, on doit pouvoir atteindre la source du Nil en naviguant vers le nord au lieu de vers le sud. Cette idée attira bien sûr la critique des tenants d'une géographie simpliste fondée sur des concepts fumeux de non-équivalence des directions géographiques, selon lesquels notamment, aller au sud, c'est pas comme aller au nord. Ce salmigondis pseudo-scientifique n'impressionnait pas du tout Hörgörgörghörg pour qui l'empirisme était la seule méthode valable.

À bord du vapeur Das ist der Hammer, il partit donc d'Alexandrie droit vers le nord. Sa théorie initiale situe la source du Nil en Asie Mineure, mais des voyages plus tardifs la situèrent également à Gibraltar ou en Palestine.

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Itinéraire de Hörgörgörghörg, qui a le mérite d'être original

Le passage du Sud-Est

Oui, aventurier, c'est la belle vie quand on en revient, mais le nombre de morts sur les routes du passage du Nord-Ouest ou du passage du Nord-Est ne laissèrent pas froid John Simpson-Smith-Smiles. Navigateur américain du début du XXème siècle, il prit le parti de découvrir un autre passage moins dangereux, après tout, ils se valent tous.

Pourquoi pas le passage du Sud-Est ? Il s'agissait de relier l'Atlantique à l'océan Indien en donnant un nom ronflant au trajet emprunté. Personne ne l'avait fait avant lui (de donner un nom), donc à lui la gloire.

Hélas, sabotage ou malchance (d'aucuns disent incompétence), le voilier de l'Américain percuta une bande de lamantins en plein Atlantique Sud avant de partir à la dérive et de se perdre dans la banquise Antarctique. De toute façon, tous les noms d'île de la région étaient déjà pris, et son nom serait resté dans l'oubli.

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La découverte du passage du Sud-Est

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