Guillaume Tell

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Personnage historique faisant partie du patrimoine culturel suisse.

Fier, fort et précis, ce montagnard ne voulut jamais se plier devant la dictature. Il reproduit magnifiquement le Suisse alémanique moyen qui, têtu comme une mule, refuse tout compromis et poursuit son chemin solitaire, quitte à mettre la vie et l'avenir de sa descendance en grand péril !

[modifier] Histoire

Les Habsbourg, ancêtres de Terminator et d'Oskar Freysinger, ayant quelque velléité d'extension impériale, décidèrent de serrer la bride à leurs sujets helvétiques, qui à cette époque, n'étaient pas du genre à se laisser marcher sur les guêtres. Pour ce faire, avec un sens de l'humour dont on s'inspirerait à la fin du XVIIIe siècle en France, un suppôt de l'occupant, l'exubérant bailli Geyser, dans un délire de domination phallique bien typique de cet âge obscur où le MLF n'existait même pas, décida de planter, au milieu de la place du marché de Vieux-Village, une longue perche. A son bout, un chapeau que les Helvètes se virent obligés de saluer respectueusement. Mais un grain de sable allait se glisser dans la machine à oppresser: William Tell, qui préférait qu'on l'appelât Guillaume (ou Willy, pour les filles sexy). Le dimanche matin du 31 avril 1234, Willy courait en rentrant de l'apéro, lorsqu'il entendit ledit bailli lui enjoindre de saluer le couvre-chef impérial, s'il entendait éviter "qu'il lui arrivât des bricoles". Outré qu'on ose lui demander un telle bassesse alors que la tambouille refroidissait, Guillaume refusa poliment, mais fermement. Geyser n'était pas primesautier au-delà du raisonnable et d'autant moins friand de ce genre d'insolence qu'il subissait de plus en plus difficilement les sautes d'humeur de sa femme Brigitte Fontaine. Son sang ne fit donc qu'un tour face à cette impertinence et il soumit Tell à une épreuve terrible, inspirée d'un manga scandinave (galicien, pour être précis) qu'il avait récemment lu, l'histoire de Koto. Le joggeur récalcitrant devait s'armer de l’arbalète qu'il avait comme par hasard en bandoulière et viser son fils sans abîmer la pomme qu'il gardait pour se désaltérer et que son facétieux rejeton avait placée sur sa tête juste pour le taquiner. Guillaume était contrarié. Il le fut encore plus quand il manqua son fils et explosa la pomme. Geyser crut alors bon de le taquiner, alors que son fils (surnommé le Petit rat de la République helvétique)courait en sa direction en le menaçant à l'aide du fruit abîmé[1], si bien que Tell perdit un peu de sa neutralité: il dit des choses impardonnables au sujet de Mme Fontaine, avant de se carapater jusqu'au Lac des Quatre Cantons et de se lancer dans une virée en pédalo. Geyser le poursuivit, bien décidé à lui rendre la monnaie de sa pièce[[2]](à l'époque, on était comme ça, en Europe). Il arriva discrètement derrière Tell et cria bien des choses au sujet de sa femme. Tell perdit alors les pédales et stoppa le flot de paroles dudit Geyser d'un trait bien placé, là. Cet exploit eut un retentissement aussi immédiat que mondial. Après ce coup d'éclat, Guillaume parcourut le vaste monde pour donner des conférences et il écrivit même une pièce de théâtre à sa gloire, sous le pseudonyme un peu ridicule de Shiller (qui, avec le regrettable Prévert, établit la célèbre Liste de Schiller. Afin d'arrondir les fins de mois, les descendants de notre héros ont depuis lors utilisé son statut de résistant universel à l’oppression pour en faire le porte-drapeau de la révolution, du tiers-mondisme, des avions, de la contre-révolution, des banques, des voitures, de l'écologie, de la Suisse.

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