Goulag

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Un Club en Sibérie profonde. Et ne me demandez pas où est passée la personne qui a posé des questions à propos de l'absence de neige.


En empruntant un ordinateur dans le local du Parti Communiste de ma commune auquel j'ai pu avoir accès grâce à mon adhésion de longue date, j'ai trouvé sur internet des descriptions des Club Goulag effarantes de mythes, et d'une haine anti-marxiste et anti-révolutionnaire digne d'un tchéchène dégénéré. C'est pourquoi j'ai la ferme intention de rétablir la plus stricte des vérités historiques sur ces lieux, témoins d'un temps idyllique où n'importe qui devrait objectivement admettre que le Paradis terrestre était situé en URSS.

[modifier] Par amour du peuple

Le Goulag était un concept révolutionnaire (c'est le cas de le dire), permettant à tout citoyen de la République Soviétique de partir en vacances pour quelque temps. En fait, le Club Med n'a rien inventé : ce qui attire les foules, c'est le sport, surtout quand c'est pour la construction d'un canal. Le Club Goulag avait l'ambition de faire naître chez l'ouvrier communiste une profonde admiration envers le camarade Joseph ainsi qu'une adoration inaltérable envers le marxisme.

Il est par ailleurs très important de situer le Club Goulag dans l'idéologie communiste : c'était un club totalement gratuit, où l'individu ne payait rien du tout pour venir passer des vacances agréables et offrant une expérience de vie enrichissante. Dans leurs grandes générosités, l'administration offrait souvent des voyages de plus de 6 mois, pouvant même aller jusqu'à des dizaines d'années pour les meilleurs citoyens.

[modifier] Voyage

La préoccupation qui animait toute la population à l'époque, était de trouver le moyen le plus immédiat d'entrer dans les Clubs Goulags. En effet, les admissions restaient élitistes, réservées aux citoyens qui s'étaient les plus démarqués.

Une méthode très appréciée était la stylisation des affiches du Parti : un coup de peinture enchantait toujours les autorités (le classique "Fuck Stalin" étant par exemple du plus bel effet), de même que quelques déchirures. Au delà, l'administration pouvait vous envoyer en vacance pour vous remercier de votre humour particulièrement croustillant : bon nombre de voyageurs avaient essayés les blagounettes sur le cam'rade Joseph : "ahahah!", on se tient les côtes, et on vous embarque.

Les voyageurs étaient tout d'abord conviés à un Centre de Rassemblement. Ils avouaient la raison de leur invitation, avec cette gentillesse, cette honnêteté qui caractérisait le brave communiste. Il était parfois nécessaire de les torturer pour qu'ils avouent plus rapidement, mais cela sans leur faire mal du tout, évidement.

Les passagers étaient ensuite priés de monter dans le Goulag Express. Le voyage était payé par l’État, et était organisé par le NKVD (Народный комиссариат внутренних дел, signifiant "Département d'Organisation des Clubs Goulags"). Prenons cet écrit, nous provenant des Mémoires de Dimitri Vladimirovitch [1] : "Ils nous attendaient, arme à la main, en nous encastrant dans des wagons insalubres, comme de vulgaires bêtes de ferme. Sans eau ni nourriture au cours des longues heures passés dans le train, les plus faibles ne pouvaient qu'agoniser dans la crasse, la poussière et la douleur". Il est manifeste de voir dans cet extrait l’enthousiasme qui se dégageait des voyageurs, et leurs fébrilités à l'égard de leur séjour. Le liens particuliers avec les agents du NKVD est rempli d'amour, de même que les relations tissées avec les autres voyageurs : cette fierté de faire parti des "Élus", de partir vers un glorieux horizon et sans retour ne pouvait être que source d'envie de la part du reste de la population.

Il y avait certes quelques problèmes en route, des trucs quoi, des gens qui .. bon, n'arrivaient pas forcément à finir le voyage ... mais l'odeur des cadavres partait avec du déo, donc tout était réglé.

[modifier] Le paradis sur Terre

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Le gagnant 1954 du Concours photo du voyageur donnant l'air d'être le plus dépressif possible

Le cadre changea beaucoup au cours du temps : au départ, la steppe Sibérienne offrait aux voyageurs une inspiration, surnommée populairement "Putain, qu'est ce que je fout là moi". Devant le succès national de ce club, Joseph décida d'un ouvrir un autre Club, le Club du canal de la Mer Blanche, aussi appelé "Ta gueule et travaille". Finalement, pour contenter tout le monde, des Clubs Gougou furent ouverts un peu partout en URSS.

Les voyageurs avaient bien sûr tout à fait accès à l'électricité, en particulier celle qui passait dans les clôtures entourant le Club Gougou, dont le courant montait dans les 500V. Pour l'eau, ils n'avaient qu'à réchauffer de la neige, pour pouvoir tranquillement boire une eau non-potable extrêmement saine. Les chanceux pouvaient en outre profiter de chambres confortables et partagées, que ce soit avec d'autres hommes ou avec des rats. Les éléments qui s'étaient particulièrement remarqués avaient même droit au privilège d'occuper les cachots, sortes d'hôtels cinq étoiles, avec pierre glaciale et repas non garantis.

Les activités étaient aussi diverses que variées, mais toutes avaient en commun de participer à l'épanouissement de chacun des visiteurs. Ils pouvaient travailler leur musculature dans les usines d'armement, tout en stimulant leur résistance au froid en travaillant un soir de décembre dans une usine sans mur ni toit. Parfois, même, ils avaient droit à une chirurgie esthétique d'une incroyable efficacité, transformant leur visage du tout au tout à la faveur de l'explosion accidentelle d'un obus. On peut aussi penser à l'activité "chiens de traineaux", qui faisait le bonheur de tous ; même si, pour des raisons qui n'ont absolument aucun intérêt, il s'avère que les chiens étaient remplacés par des voyageurs et le traineau par un rocher de 3 tonnes.

Ils accédaient à une haute spiritualité à travers de longues périodes passées sans manger (il faut entendre par là, évidemment, des jeûnes volontaires et réjouis), leur permettant à côté de cela de perdre un poids considérable : les meilleurs arrivaient à descendre à une vingtaine de kilos (avant de mourir brutalement et tragiquement sans qu'il n'y ai eut aucun signe précurseur). Cela permet sans doute de comprendre pourquoi le Club Gougou a été reconnu très rapidement comme étant d'utilité publique, en particulier dans ce rôle de lutte contre l'obésité. Toutes les études menées sur le sujet ont été unanimes : le nombre de personnes en situation de surpoids à la sortie d'un voyage au Club atteignait le taux extraordinaire de 0%, à peu autant que celui concernant les Juifs qui revenaient des camps allemands !

Dans certains camps, les voyageurs ont eut le droit d'extraire de l'uranium sans aucune protection, et se sont transformés en super-héro. Un voyageur s'est plaint, sans doute frustré et déçu de ses nouveaux pouvoirs : la punition a été globale, et l'activité "extraction de matières radioactives à main nue" a malheureusement été retirée du programme. De manière exceptionnelle, les autorités soviétiques ont accepté de retenter l'expérience à Tchernobyl, avant que des abru£^* de scientifiques occidentaux aillent faire courir des rumeurs infondées sur le pseudo-danger que cela aurait représenté, l'activité a alors dû être annulé une seconde fois.

Il a été dit que, chaque année, 10% des voyageurs décédaient dans des circonstances très obscures. C'est entièrement faux, encore un coup du complot judéo-capitaliste ! La réalité, c'est que 90% des voyageurs survivaient tous les ans, ce qui est très différent ! On a accusé les soviétiques d'établir une véritable censure de l'information autours des Clubs en étouffant beaucoup d'aspects. Certes, il conviendra d'être dans une démarche de totale transparence, et d’admettre qu'il y a eut quelques cas de décès dans les Club Gougou, mais c'est vraiment négligeable. En plus, une étude falsifiée a réussit à scientifiquement démontrer, en s'appuyant sur des rapports d'autopsies effectués par des charcutiers sous-payés, que les enfants étaient seulement morts de vieillesse et que les nourrissons s'étaient suicidés ; il n'y donc pas lieu de s'inquiéter. Pour d'autres cas, il s'agissait juste de personnes travaillant dans le froid sibériens et qui refusaient avec vigueur - malgré les supplications répétés des responsables - de porter un vêtement chaud.

En se basant uniquement sur les photographies de l'époque, on pourrait aussi croire que les voyageurs étaient un peu tendus, préoccupés, voir même complétement au bout du rouleau. Mais il ne faut pas se fier aux apparences ! En réalité, ces photos étaient systématiquement posées, et le voyageur devait prendre la pose la plus triste possible. Les historiens estiment que cela permettait de limiter la jalousie au sein de la population et ne pas devoir gérer un surengouement des demandes de séjours.

[modifier] Positivisme

Goulag
Un mirador ? Exaspérant de stupidité, vous voyez tous comme moi une tour servant à la chasse aux caribous !

Une nouvelle vague de polémique fait rage à propos des Clubs Goulag. En effet, certains historiens proclament l'idée ahurissante et révoltante que les Clubs auraient été des camps de travaux forcés. Cette tendance historiographique, nommé officiellement "positivisme", est surnommée affectueusement par les anciens dirigeants soviets "Fait chier, on aurait pas dû ouvrir nos archives". Mais le positivisme est fort heureusement une pensée minoritaire et fait polémique partout dans le monde.

Pour vous montrer l'absurdité des arguments, prenons en un : ces pseudo-historiens osent avancer l'hypothèse selon laquelle la torture en vigueur dans les Clubs Gougou aurait amenée la personne à ressentir un sentiment de douleur et même, accrochez-vous, que cela aurait fréquemment laissé des lésions graves ! Franchement, c'est scandaleux ! Les types qui ont dis ça sont vraiment d'une mauvais foi et d'une malhonnêteté intellectuelle inadmissible !

[modifier] Précisions

  1. Pour ne pas faire honte à sa famille, qui a déjà eut à supporter cet anti-révolutionnaire (donc forcément kévin kikoolol de la pire espèce), j'ai pris soin de modifier le nom de l'auteur.


Guillotine2  Portayl de l'Histoyre  •  Couteau-suisse  Portail de la Vie Quotidienne

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Ce sondage a été créé le décembre 1, 2013 14:11 et 11 personnes ont déjà voté.


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