Gilbert Delausse

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Gilbert Delausse est un philosophe français, né au début du 20e siècle. Il est connu pour avoir consacré toute sa vie au possible en tant que tel. Comme l'a dit son meilleur exégète, Georges-Amédée Rassanne, "pas le possible de telle ou telle chose. Non le possible, absolument le possible. "

Il est connu pour avoir voulu faire de sa vie une oeuvre d'art et pour avoir voulu vivre dans le plus possible de mondes meilleurs. "On pouvait croire Gilbert Delausse enterré. Mais le voilà qui ressurgit, tel le phénix de ses cendres, telle une possibilité inachevée. "

(NB : Sauf mention contraire, toutes les citations en italique sont extraites du texte capital de Georges-Amédée Rassanne, Essai sur le penseur du possible, Gilbert Delausse.)


[modifier] Les années de formation

[modifier] Enfance et adolescence

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La dame d'Elche se rattacherait à l'une lignée des aïeuls de Delausse.

Gilbert Delausse naquit dans une fière campagne, dans un petit village adossé à d'antiques collines, où ses ancêtres, selon d'aucuns, auraient vécu, parmi lesquels Rollond-Sigisbert, marquis de Lausse.

Il sut apprendre de la sagesse immémoriale des paysans de son village. Chaque année, il assistait aux comices agricoles, où les chars fleuris, tel le cortège de Zeus, défilaient, sous les yeux de M. le sous-préfet, qui assurait la représentation de l'Etat, ce char qui navigue sur un volcan.

Le jeune Gilbert faillit devenir champion inter-quartier d'un sport méconnu aujourd'hui, le cyclo-ball. Il aurait été une gloire nationale dans ce domaine, si de jalousie ses adversaires ne lui avaient mis des bâtons dans les roues.

Après cette jeunesse passée dans la France éternelle, il était temps pour le futur génie du possible de faire ses preuves dans le monde. C'est pourquoi à cette époque, il monta à Paris. Paris, la ville-lumière, capitale du monde éclairant l'Occident de ses feux inextinguibles.


[modifier] Les années 1930 : vers un rapprochement entre les deux rives du Rhin

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Le grand physicien Heisenberg s'inspira de Delausse pour ses théories de l'incertitude. Mais il ne sut pas penser la possibilité de rester incertain.




A Paris, Gilbert occupa une modeste chambre sous les toits, près de l'ambassade du Djerbakistan. Ce fait est capital, car c'était un signe du destin. A cette époque, le mentor de Delausse fut le maréchal Juan-Roman de Lopez Lopez y Cariburu. Celui-ci lui expliqua les rudiments de la politique.

Mais Delausse n'avait pas encore effectué son service militaire. Il l'avait fait reporter afin de se consacrer à sa carrière. Mais la maréchaussée sut se rappeler à lui : lorsque les gendarmes vinrent le trouver un beau jour, c'est le cœur gonflé d'espoir que Delausse partit rejoindre sa caserne !

Le 2e classe Gilbert fut rattaché à un régiment d'infanterie montée outre-Rhin. C'est à cette époque que la France, renouant les liens d'amitié virile qui l'unissait à sa voisine allemande, permit au grand concert des nations de battre à un même rythme. La France apportait sa culture et sa finesse, l'Allemagne son industrie et sa volonté de puissance. Et c'est ainsi que Delausse connut ces paisibles mois de la fin des années 1930.

Le retour triomphal de nos troupes depuis les bassins industriels de la Ruhr marquaient une volonté très forte de Berlin d'apaiser les tensions qui s'étaient stupidement fait jour depuis la fin des années 1910.

Aussi, quand ce fut le tour des armées allemandes de stationner chez nous et d'installer leur centre culturel dans l'Opéra de Paris, Gilbert Delausse sut que son heure était venue.

[modifier] 1940-1945 : Les grands chantiers

[modifier] Projets architecturaux

En ce début des années 1940, Delausse avait conçu de nombreux projets architecturaux novateurs. Ayant un temps été envoyé, selon certaines sources, aux chantiers de jeunesse, il voulut renouveler entièrement la science de la construction des immeubles.

Comme l'a pertinemment vu un spécialiste de Le Corbusier, l'homme vit dans des maisons. Les maisons de demain, les villes de demain, elles seront construites par des architectes ayant à cœur de fournir un habitat à la maison de l'homme.

Mais c'est bien Le Corbusier, cet imposteur (sans parler d'Auguste Perret), qui fut un des pires plagiaires de Delausse, reprenant sans vergogne le plan de transformation de Paris en une gigantesque cité bétonnée. Mais c'est pourtant Delausse qui, le premier, avait compris qu'il fallait faire table rase du passé, du réel, pour sauter dans l'utopie concrète du possible.

Car déjà Delausse avait compris que le possible seul pourrait nous sauver, le réel ayant depuis longtemps révélé qu'il n'était qu'une vaste mascarade.

Comme l'a dit Georges-Amédée Rassanne, "vous tous qui faîtes des choses, vous ignorez tout ce qu'il serait possible de faire si vous faisiez moins de choses. Mais des notions de merde (comme aimait à le dire Delausse) telles que l'imaginaire ou la réalité viennent brouiller votre compréhension de la possibilité pure."


[modifier] La vie mondaine

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Casper Nauthul, natif du Djerbakistan, maître de la brièveté, fut un précurseur du style allégé de Delausse.

Lors du radieux printemps de l'an 1941, Delausse, en promenade aux jardins du Luxembourg d'après certains témoins, aurait fait la connaissance de plusieurs officiers allemands. C'est ainsi que notre grand penseur eut l'idée d'un grand roman, dont plusieurs passages furent lus en public. Ce roman, L'ami berlinois, fut très bien reçu dans les milieux culturels germano-parisiens.


L'ambassadeur d'Allemagne dans notre capitale, son excellence Otto Abetz, par ailleurs connaisseur avisé de l'oeuvre de Louis-Ferdinand Céline, fut tenté de se plonger corps et âme dans cette oeuvre fulgurante.

[modifier] Les germes du possible

C'est cela que l'homme contemporain ne peut pas comprendre, que vous ne pouvez pas comprendre, car vous êtes englués dans des théories fumeuses. Aujourd'hui, il faut refaire du possible une affaire sérieuse, sans quoi le possible disparaîtra, et la réalité prendra sa place.

Il a fallu à cette époque un courage héroïque à Gilbert Delausse pour "réaliser" cet exploit inédit, d'envisager le possible en tant que tel. Plutôt que de chercher la célébrité mondaine à laquelle il était promis, Delausse préféra prendre ses distances, fin 1944, avec les autorités allemandes en siège à Paris. Il décida alors de faire de sa vie une œuvre d'art, c'est à dire de faire disparaître toute œuvre, tout projet, toute envie de façon à ce que cela ne perturbe plus sa vie.

Cela fut mal compris à son époque, et interprété comme une faiblesse, un échec. Mais c'était là de la jalousie, car Delausse était trop en avance sur son époque.


[modifier] Vers le projet pur

Les années 1940 ont pour donc Delausse aboutit à des projets d'un genre entièrement inédit : des projets de vie qui étaient en fait des projets de projets.

Aussi comprit-il dès cette époque qu'il était voué à tout comprendre avant tout le monde, car il travaillerait dans l'intuition pure, et non dans l'effectuation vulgaire. Mais ces recherches inouïes ne purent entièrement aboutir car, dès la mi-1945, des revanchards aigris, de retour en France après des années passés dans le parti de l'étranger, voulurent se venger de Delausse, trop génial pour eux.

Une dernière fois, Delausse assista à une fraternelle réunion d'amis de la France éternelle, où, par patriotisme universel, on savait chanter la Marseillaise tout en saluant le chancelier allemand. Ce jour-là, Delausse avait en poche son billet de train pour d'autres cieux.

C'était pour lui une façon de s'ouvrir à d'autres possibles, plus radieux.

"Gilbert Delausse était vraiment celui qui a tout conçu avant tout le monde, car sa manière de concevoir fait qu'il n'avait pas besoin de réaliser les choses : il lui suffisait de les penser en esprit, en esprit pur. Déjà tout petit, quand on voulait lui faire réciter un poème, il disait qu'il le savait dans sa tête, et rien que dans sa tête, qui contenait déjà tout l'espace des possibles. Voilà donc pourquoi Delausse, par modestie, a été si peu prolixe dans son écriture qu'on cherche en vain quelque fragment écrit de sa main. On sait qu'ils existent, quelque part, ou qu'ils auraient pu exister. Mais on ne les trouvera jamais, car si on les trouvait, Delausse en viendrait à déchoir du possible, pour revenir au réel."


[modifier] Le plus possible des mondes meilleurs

Disparaître derrière la page blanche, c'était le but de Delausse dans un premier temps. Et dans un deuxième temps, aller vers la page transparente où nous serons réunis avec la pure évanescence du monde, loin de la réalité concrète et monotone. Delausse montrait ainsi à tous les écrivains établis qu'il faut toujours rester un artiste en herbe, un auteur en devenir, faute de quoi l'œuvre accomplie finira par tuer le génie. C'est aussi pour cela que Delausse refusait de lire les auteurs, car il savait que leur influence serait néfaste à sa pensée si originale. Voilà pourquoi Delausse n'a subi l'influence de personne, parce qu'il ne doit rien à quiconque.


Ignorer ses contemporains et ses prédécesseurs, c'était cela sa grande nouveauté. Il n'a daigné s'intéresser qu'à un seul pays, le Djerbakistan car ce pays avait compris qu'il faut refuser d'avoir des voisins et ne s'intéresser qu'à soi. Voilà pourquoi éternellement le Djerbakistan sera reconnaissant à Gilbert Delausse pour ses bienfaits. De même, son théâtre est l'un des plus novateurs au monde : sa pièce inachevée, Le temps qui passe, est encore à redécouvrir.

Delausse est donc l'homme qui a reconnu que tout langage est impropre à traduire le génie de la pensée : c'est pour cela qu'il a voulu se taire. Aussi est-il plus que jamais important, pour faire exister Delausse, de se mettre à le faire exister pleinement. Par nos silences, par nos non-dits, par nos actes manqués volontairement. Qui se réclame de Delausse doit aujourd'hui être prêt à incarner sa pensée, et ainsi à disparaître presque entièrement du monde.


Voilà le message qu'il aurait pu nous adresser, s'il avait daigné nous parler, alors qu'il a préféré se draper dans le silence et l'incompréhension. Voilà comment en voulant nier cet homme magnifique d'abnégation et de persévérance, on continue à confirmer ce qu'il défendait, que tous les hommes sont décidément trop cons pour s'élever vers sa pensée.


''Georges-Amédée Rassanne


Philosophes et autres vieux barbus

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