Galbatorix

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Galbatorix dans sa représentation la plus usuelle.
« Il aurait pu être mon père, et c'est ça qui compte ! »
~ Jean Valjean à propos de Galbatorix

« Ca brûle. »
~ Eragon à propos des deux seuls mots qu'il parvient à articuler (et encore !)

« Bisinngreuhm...Brisingre..Ah merde ! Comment on dit déjà ? ça irait mieux avec un briquet... »
~ Eragon qui allume un feu à propos de la puissance destructrice des pouvoirs maléfiques

[modifier] Vie Du Bonhomme

On raconte qu'il serait né il y a environ un peu plus de deux mille ans dans une contrée très pauvre. Il paraîtrait même que ses parents vivaient dans une étable et qu'il avait un boeuf et un âne pour parrains, mais ce ne sont là que des ragots. Il a eu une enfance difficile (à croire que tout le monde a eu une enfance difficile !). Son père voulait qu'il suive des études de charpenterie pour reprendre la boutique familiale mais sa mère (bourrée comme tous les jours !) s'y opposa. Son père entra dans une colère noire et se saisit de son fusil.
Papa Galbatorix est très joueur avec sa femme et son fils...
Il souhaitait juste la menacer mais la balle partit toute seule. Après cet épisode tragique, son père se renferma sur lui-même et le petit Jés...Galbatorix fut confié à sa vieille tante Mireille Mathieu (ce qui explique son horrible goût en matière de coiffure). Sa vieille tante partait souvent sans prévenir durant de longues périodes et le pauvre enfant dût apprendre à se débrouiller seul. Il se nourissait de viande de rat et d'intestins putréfié de chat, ce qui n'améliora pas son caractère. C'est lors d'une des absences de sa tante qu'il trouva une vieille malle remplie de tenues en cuir élimées et poussièreuses ainsi que d'étranges accessoires et livres datant d'une époque révolue (du moins l'espérait-il). Il passa de longues nuits blanches à percer les mystères entourant toutes ces découvertes et l'homme qui resortit son nez de la malle avec une vieille tenue de Tata Mimi était bien différent du jeune garçon timide et réservé qui y était entré. Il était devenu autre. Il était devenu méchant. Il était devenu le Galbatorix qui ferait par la suite trembler les enfants au coin du feu et rire les adolescents dans les salles de cinéma. Il eut envie de faire le mal autour de lui. Il était méchant, oh oui ! très méchant. Et il aimait ça. Et pour prouver au monde entier à quel point il était méchant, il décida de s'acheter un dragon très méchant lui aussi. Un problème se posa alors à lui: Où s'acheter un dragon ? Il essaya divers concessionaires automobiles mais aucun ne possédait ce qu'il recherchait exactement. C'est alors qu'il rentrait chez lui totalement dépité qu'il se dit que s'il était vraiment méchant, il n'avait pas besoin d'acheter son dragon. Non ! Il lui suffisait de le voler. Cette idée le fit frémir: oui, il était vraiment devenu méchant ! A cette pensée il partit d'un long rire qu'il voulait froid, guttural et cruel mais qui ne se releva n'être en fait qu'un gloussement de pré-pubert. Il se dit qu'il devrait bosser là-dessus plus tard mais que pour l'instant il se devait d'échaffauder son plan de vol. Il se demanda où trouver un dragon susceptible d'être voler... Il avait découvert aujourd'hui qu'il ne pouvait en trouver chez Peugeot, Toyota et autres, aussi eut-il l'idée d'en voler un à un particulier. Cette idée lui parrut excellente. Ah vraiment qu'est-ce qu'il était méchant le bougre ! Il regarda dans l'Annuaire et trouva son bonheur au nom de Harry Potter. Aussi se rendit-il au 4, Privet Drive Little Whinging, Surrey à la tombée de la nuit. Il avait peur. Il avait terriblement peur. Une centaine de questions lui passa par la tête:

1-Et si j'étais suivi ?

2-Et si Tata Mimi n'était pas endormie lorsque je suis parti ?

3-Et si Harry Potter se révélait avoir des pouvoirs magiques ?

4-Et si celui-ci n'avait pas de dragon, que l'Annuaire s'était trompé ?

5-Et si le dragon ne rentrait pas dans le coffre de la Kangoo de Tata Mimi ?

6-Et si l'oncle d'Harry Potter regardait par la fenêtre au moment où j'arrivais ?

7-Et si le cousin d'Harry Potter regardait par la fenêtre au moment où j'arrivais ?

8-Et si la tante d'Harry Potter regardait par la fenêtre au moment où j'arrivais ?

9-Et si Hedwige, la chouette d'Harry Potter regardait par la fenêtre au moment où j'arrivais ?

10-Et si le père d'Harry Potter regardait par la fenêtre au moment où j'arrivais ? Bon il est mort mais sait-on jamais...

11-Et si Gilbert Montagné regardait par la fenêtre au moment où j'arrivais ?

12-Et si Bernardo, le complice de Zorro regardait par la fenêtre au moment où j'arrivais, irait-il le dire à tout le monde ?

13-Et si un Gnome regardait par la fenêtre au moment où j'arrivais, aurait-il besoin d'un marchepied ?

14-Et si quelqu'un regardait par la fenêtre et découvrait que les volets étaient fermés, les ouvrirait-il ?

15-Et si ce quelqu'un avait déjà des doutes ?

16-Quelle était l'identité de ce "quelqu'un" ?

17-Est-ce que ce "quelqu'un" était un homme ? (oui)

18-Est-ce que ce "quelqu'un" était une personne réelle ? (non)

19-Il était donc fictif ? (oui)

20-Est-ce qu'il était très connu ? (oui)

21-Est-ce que c'était Astérix ? (non)

22-De quel pays vient-il ? (...)

23-Qu'est-ce qu'il y a ? (bein je ne peux répondre que par "oui" ou par "non"...)

24-Oups désolé, tu ne m'en veux pas de trop ? (non)

25-On reprend ? (oui)

26-Est-ce qu'il est français ? (non)

27-Est-ce qu'il est canadien ? (non)

28-Est-ce qu'il est anglais ? (non)

29-Est-ce qu'il est américain ? (oui)

30-Des Etats-Unis ? (oui)

31-Est-ce que c'est le chat Garfield ? (non)

32-Est-ce que c'est un chat ? (non)

33-Un chien ? (non)

34-Un animal ? (non)

35-Un humain alors ? (non)

36-Quand même pas une femme ?! (non)

37-Ouf j'ai eu peur... Tu imagines ?! Me faire choper par une femme ?! (oui...)

38-Alors c'est quoi ?! (...)

39-Rah merdouille ! Tu ne peux vraiment pas me le dire ? (non)

40-C'est un objet ? (non)

41-C'est vivant ? (oui)

42-C'est un arbre ? (non)

43-C'est un monstre ? (... précise ta pensée)

44-Bah... Je ne sais pas... Il est totalement difforme ? (non)

45-Je peux donner ma langue au chat ? (non il reste 55 questions)

46-C'est un héros de dessin animé ? (oui)

47-Il n'est que dans des dessins animés ? (non)

48-Dans des B.D. aussi ? (oui)

49-Des films ? (oui)

50-Des livres ? (je ne sais pas...)

51-Roooh ! Tu sais que tu ne m'aides pas là ? (oui...)

52-Pfff...Des jeux vidéos ? (oui)

53-Euh... un Pokémon ? (non ils sont japonais)

54-Ah ui c'est vrai... Des séries ? (oui)

55-Il est joué par des acteurs humains ou par effets spéciaux ? (...)

56-Acteurs humains ? (oui)

57-Mais... Ils ont beaucoup de maquillage ? genre Jim Carrey dans The Grinch ? (non)

58-Il a des pouvoirs magiques ? (non)

59-Il a une intelligence extraordinaire ? (ça me ferait mal)

60-Donc... ? (non)

61-Est-ce que c'est un obget ou un végétal animé ? (non)

62-Ca se mange ? (Pour certaines personnes sans doute)

63-C'est un aliment ? (non je t'ai dit que c'était vivant)

64-C'est un aliment vivant ? (connard...)

65-Alors ? (non)

66-C'est un squelette ? (aaaah !)

67-C'est ça ?! (non, désolé je viens de me brûler...)

68-Tu ne t'es pas fait trop mal ? (non ça va)

69-Tu as besoin d'aide ? (non, non c'est bon, merci)

70-Tu es sûr ? (oui)

71-On peut reprendre ? (oui)

72-Tu es certain que ça n'a pas de pouvoirs ? (si, ça a des pouvoirs)

73-Ah bon ! Tu ne m'as pas dit tout à l'heure que ça n'avait pas de pouvoirs peut-être ?! (non je t'ai dit que ça n'avait pas de pouvoirs magiques, il y a d'autres pouvoirs)

74-Ce sont des supers pouvoirs ? (oui)

75-C'est Superman ? (OUI !)

76-Mais... C'est un homme !?! (non. C'est un extraterrestre.)

77-Roooh... Mais ça t'apporte quoi de jouer sur les mots ? (je ne joue pas sur les mots je me montre exact, nuance !)

78-Donc Superman est en train de m'observer ? (c'est une possibilité mais cela m'étonnerait fortement)

79-Et s'il m'observe il est derrière cette fenêtre ? (euh... rien n'est moins certain...)

80-Il me dénoncera à la police ? (euh... s'il est là oui mais je...)

81-Donc je ferais mieux de renoncer à mon projet ? (non !)

82-Non ? (non !)

83-Pourquoi ? (parce que les chances pour qu'il soit là sont vraiment faibles, tu ne peux pas t'arrêter à ce genre de détail ! Il te faut ce dragon si tu veux vraiment avoir l'air méchant alors n'hésite pas, fonce ! Il n'y a personne !)

84-Mais... Et la centaine de questions ? (plus tard, tu n'as pas le temps !)

Aussitôt dit, aussitôt fait il se précipita vers la petite maison des Dursley
Juste parce que je n'avais pas mis de photo depuis longtemps...
, fracassa la vitre de la porte en silence grâce à un tour de magie trouvé dans un des vieux bouquins de Tata Mimi, passa la main au travers du carreau brisé pour se saisir de la poignée afin d'ouvrir. Sa vie allait être boulversée d'ici quelques minutes mais il l'ignorait encore... Alors qu'il se faufilait dans la maison, il se demanda où pouvait bien être entreposé le dragon. Il envisagea l'idée d'aller interroger Harry Potter en personne mais estima ce risque trop... eh bien risqué ! Il tourna pas moins d'un quart d'heure en rond dans le rez-de-chaussé, mais ne découvrit rien d'autre qu'un balai, un vieux chaudron, des grimoires et de vieilles robes de sorcier dans un placard sous l'escalier. Il décida alors de monter à l'étage. Il grimpa tout doucement l'escalier mais cela n'empêcha pas une marche de craquer. Il se figea dans sa position, étant certain que ce bruit avait réveillé toute la maison... mais il n'entendit rien d'autre que le ronflement d'un moteur et un autre d'un autre genre provenant de l'étage, étage qu'il atteignit quelques secondes plus tard. Il s'engagea dans un couloir aux portes closes sur la pointe des pieds, les entrouvrant pour voir ce qu'elles dissimulaient, ici un petit gros qui dormait, là un grand gros et une grande maigre qui ne valait guère mieux que le pensionaire de la chambre précédente, maintenant une salle de bain et là... là une porte vérouillée avec une petite trappe à sa base juste assez grande pour qu'on puisse y faire passer les corps de petits animaux, animaux qui servaient sûrement de repas au dragon qui était probablement enfermé dans cette chambre. Il l'avait trouvé ! Il en était certain ! Il colla l'oreille contre le panneau en bois de la porte et s'empêcha de respirer pour pouvoir entendre le souffle rauque, profond et paisible du dragon qu'il espérait y trouver derrière. Silence absolu... (Quoique...) Il entendait toujours la respiration régulière de Pétunia et Dudley Dursley, ainsi que les ronflements étouffés du gros Vernon et un bruit de moteur qui semblait se rapprocher (peut-être le même que celui qu'il avait entendu tout à l'heure dans l'ecalier. Et si c'était Tata Mimi qui était venue le chercher ? Et si elle avait prévenu la police ?). Il se força à reprendre son calme et retenta de percer les mystères dissimulés par cette porte à la seule aide de son ouïe. Il entendit belle et bien une respiration, mais elle lui sembla toutefois trop basse pour être celle d'un dragon. Oui il entendait une respiration, ainsi qu'un faible hululement s'il tendait vraiment l'oreille (sans doute un volatile qui aura échapper au monstre pour la nuit), et un étrange claquement sec comme... comme des rideaux claquants au vent. Ceci le désarçonna. Pourquoi mettre des rideaux dans la chambre d'un dragon ? Et si les rideaux claquaient, c'est que la fenêtre était ouverte ?! Tout cela n'avait pas de sens ! Il recolla pour la troisième fois son oreille sur la porte... Toujours les mêmes bruits: la respiration régulière, le faible hululement, le claquement des rideaux et... le ronronnement d'un moteur de voiture !! Il s'était lentement rapproché de la maison mais semblait bizarrement trop... trop haut pour une voiture ! Et c'est à ce moment qu'il entendit une voix s'élever dans cette chambre. "Harry !" appelait-elle. Le monde s'effondra pour Galbatorix. Il était devant la chambre d'Harry Potter, la dernière pièce de la maison qu'il lui rester à examiner ! Et il n'y avait pas de dragon ! Pas plus de dragon ici que Superman n'était à l'observer là, devant cette fenêtre avec ses étranges yeux phosphorescents et accusateurs ! La seule chose derrière cette porte était un gosse endormi que des amis étaient venus chercher pour découcher ! Ils avaient certainement traficoté une voiture pour qu'elle puisse voleter jusqu'à cette fenêtre (ah ces sorciers ne reculent devant rien !). Eh puis quand il y pensait, n'avait-il pas lu quelque part qu'il était interdit de posséder un dragon par je ne sais plus quelle décr... Il s'interrompit dans ses réflexions. Ou plus exactement un immense grognement furieux rapidement suivi d'un petit cri apeuré l'interrompit dans ses réflexions ! Il n'avait pas rêvé ! Il y avait bel et bien un dragon dans cette chambre ! Et il était probablement en train de dévorer un adolescent rouquin, mais quelle importance ? Il était là et c'était tout ce qui comptait. Lui qui avait fini par s'attendre à quelque chose plus ou moins semblables à l'immonde illustration ci-contre
Reconstitution à base de Légo par un enfant myopathe de ce qui aurait pu se passer.
, tout cela était une excellente surprise. Mais en attendant, le cri du roux avait réveillé toute la famille. Galbatorix n'hésita pas une seconde (enfin... pas une seconde de plus quoi...) et fit sauter la serrure de la porte vérouillée d'un puissant coup de pied. Ce qu'il y vit à l'intérieur le fit vomir. Enfin... C'est ce qui le fit vomir la deuxième fois. Tout d'abord, l'odeur immonde vainquit sans l'ombre d'un problème la frêle résistance de son estomac, ce qui eut pour effet de lui faire rendre son repas sur ses chaussures et sur le bas de sa longue cape de cuir. Et lorsqu'il leva la tête, il la vit. La bête de ses rêves. Une douzaine de mètres d'écailles noires, de muscles et de cruauté du museau à la pointe de la queue. Et entre ses crocs jaunâtres maculés de sang... un avant-bras. Ses chaussures et sa cape furent à nouveau copieusement arrosées avec cette fois le bureau à sa gauche et une partie du mur sur lequel il était appuyé d'une main. Il se ressaisit lorsq'un gros moustachu en robe de chambre le bouscula en entrant précipitement dans la pièce. Il aida plus ou moins de bon gré Vernon Dursley à tirer le rouquin des griffes de la bête (ou plutôt des crocs) et ils sortirent de la chambre pour allonger le blessé sur le lit de Gros Jr. (oui... Malgré ce qu'il disait Galbatorix n'était pas encore totalement méchant à l'époque) tandis que la tante refermait la porte après leur passage (Pétunia hein ! Pas Tata Mimi !). Tandis que Pétunia Dursley allait chercher de quoi désinfecter et panser les blessures de leur invité non-invité (si j'ose dire), le maître de maison tourna sa face cramoisie vers Galbatorix et se mit à lui hurler dessus tout en postillonant allègrement. Dans le flot de jurons et d'inepties coulant de cette bouche flasque, notre héros saisit quelques mots qui le renseignèrent un peu sur les interrogations de Vernon. Celui-ci désirait plus qu'ardemment savoir d'où venait celui-là, quelles étaient les raisons de sa présence et il souhaitait également préciser qu'il n'était pas le bienvenue ici, tout cela en termes colorés. Bien évidemment, Galbatorix aurait pu le tuer grâce à sa (faible) maîtrise des arts martiaux ou tout au moins grâce à une formule magique, mais comme je l'ai dit celui-ci était encore trop bon pour ce genre de choses. Il se fit passer pour un membre du Bureau de Régularisation des Fraudes Dragonnières et qu'il était ici pour récupérer le pensionaire de la chambre qu'il venait de quitter ; et pour rendre son rôle plus crédible, il posa quelques questions sur les origines du dragon. Il apprit que c'était Harry Potter qui l'avait ramené d'une école nommée Poudlard ou un garde-chasse l'avait gagné à un innocent jeu de cartes. Harry l'avait clandestinement ramené dans sa valise après l'avoir remplacé par un chien habilement camouflé
Le chien habilement déguisé en dragon.
qui fut pour sa part emporter par des types sur des balais en haut d'une tour. Harry l'avait ensuite ramené dans cette maison où, l'ayant nourrit avec des O.G.M., sa croissance s'était énormément accélérer, à tel point que Harry avait dû lui laisser sa chambre pour emménager au grenier (chose que devait ignorer le rouquin prostré sur le lit et dont les frères l'avaient abandonné, fuyant dans leur mystérieuse voiture volante). Galbatorix dit qu'il était de son devoir de le ramener, et tant qu'à faire il leur fit payer une amende de 2000 livres en liquide (bien sûr ça ne doit pas être facile de lire dans de l'eau mais bon...), appliquant de ce fait la politique d'un vieil ami de sa chère Tata Mimi: un sou de plus est toujours bon à prendre. Vernon Dursley paya cette "amende" et lui demanda par quel procédé il comptait faire sortir le dragon de la chambre. Galbatorix ne fut jamais aussi silencieux qu'en cet instant. Soudain une voix s'éleva derrière eux pour leur suggérer de la laisser s'occuper de ce problème d'ordre mineur. Ils se retournèrent vers la porte et... Sur le seuil se tenait Superman. Une fois de plus Galbatorix ne put se retenir mais il réussit cette fois à préserver ses chaussures et sa cape. Par contre pour ce qui était du blessé... Enfin bon,tout le monde était trop abassourdi pour s'en rendre compte de toute façon. Et Superman restait là, planté dans une pause qu'il voulait héroïque, affichant son sourire vide coutumier. Lentement, Vernon Dursley brisa le silence en articulant péniblement une phrase ressemblant à ceci: "bwékwéckwevwoufwetlavwou". Personne ne comprit la signification de cette phrase sauf Superman évidemment, ce type sait toujours tout ! Il répondit d'un ton guilleret et plein d'entrain (le genre de timbre de voix que l'on prend au chevet d'un mourrant pour lui dire que tout va bien se passer, qu'il va s'en tirer rapidement et que d'ici peu il refera des cabrioles comme lorsqu'il avait vingt ans alors que l'on sait pertinemment qu'il n'en a plus que pour trois jours, une semaine tout au plus et que l'on songe déjà à la tenue que l'on va bien pouvoir afficher lors de sa mise en terre) qu'il était ici depuis le début de la soirée mais qu'ils ne pouvaient pas le voir parce qu'un de ses pouvoirs était d'être invisible à volonté. Il dit également qu'il était venu parce qu'il savait que Galbatorix rentrerait dans cette maison ce soir et qu'il l'avait observer attentivement depuis son arrivée. Tout cela ne calma point la fureur de Vernon Dursley qui leur conseilla sur un ton rien moins qu'amical de prendre la dragon et de ficher le camp de chez lui. Superman lança bien évidemment l'un de ses plus beaux sourires (il en a un pour chaque occasion) et déclara de sa voix enjouée (le genre de timbre de voix cajoleur que prend un pédophile à la sortie d'une école lorsqu'il essaye de convaincre un enfant de six ans de monter dans sa voiture tout en l'appâtant avec une sucette) qu'il n'avait pas à s'en faire et qu'il s'en chargeait lui-même ! Il les invita à le suivre (chose qu'ils firent) et marcha jusqu'à la chambre du dragon sans se départir de son sourire et sans les quitter des yeux (bon... ça veut dire qu'il a un cou pivotant à 180° mais bon... c'est Superman, qui s'en étonnerait ?). Il ne s'arrêta pas devant la porte fermée se contentant de passer au travers. Ils se secouèrent tous (sauf Superman bien sûr ! Il est tellement génial...) afin de se débarasser des échardes et des morceaux de bois qui les recouvraient et purent voir notre Kryptonien préféré porter le dragon dans ses bras et... démolir le mur de la pièce donnant sur l'extérieur d'un simple regard. Bien évidemment Vernon Dursley entra dans une fureur à faire pâlir un Dieu de l'Olympe mais Superman garda son air de parfait imbécile heureux et dit à Galbatorix avec sa voix si particulière (le genre de timbre de voix qui se veut apaisant que prend un homme travaillant dans les abattoirs depuis près de trente ans face à un mouton dont il s'apprète à briser la nuque afin de pouvoir le dépecer et vendre les différentes parties de sa dépouille à un supermarché où elles seront achetées par un vieux clochard affamé ayant trouvé un billet de cinq euros par terre et décidant que pour la première fois depuis six ans il peut se permettre de dépenser son maigre revenu pour quelques grammes de viande qu'il devra manger crus car un groupe de militants extrêmistes ont détruit à coup de pied son petit réchaud de camping ainsi que le carton où il dormait jusque là sans qu'il puisse se défendre car ce n'est qu'un petit vieillard rongé par l'artrithe) qu'il ferait mieux de monter sur son dos s'il voulait partir avant que l'aube ne se lève. C'est donc accroché à la cape rouge sortant du pressing et récemment repassée de Superman que Galbatorix quitte Privet Drive, la Lune et les étoiles en partie masquées par le volumineux corps du dragon porté à bout de bras par le Kryptonien. Bien évidemment, ce couard de Galbatorix est terrifié d'être ainsi suspendu au dessus du vide et afin de calmer ses angoisses, il interroge son moyen de transport sur leur destination. Celui-ci répond qu'il compte s'arrêter à la prochaine cabine téléphonique afin de se changer loin des regards indsicrets car me nylon de sa combinaison commence à le démanger. Notre anti-héros réfléchit un instant et lui demande finalement comment s'y prend-il pour pouvoir se changer dans un endroit totalement transparent au beau milieu de rues bondées de piétons curieux sans que le secret de son identité ne soit jamais trahi. L'interrogé ne perdit point de sa superbe et répondit en riant (le genre de timbre de voix que l'on prend lorsqu'un inspecteur vient nous interroger alors que l'on vient d'assassiner une vieille dame dans sa chambre en lui plantant un vieu tisonier rouillé à quatre reprises dans le sternum et en appuyant dessus avec un pavé fraîchement descellé de sa cour et que l'on ne veut pas que notre interrogateur le sache) qu'il était Superman. Evidemment... S'attendre à une réponse construite de sa part était une belle preuve de folie. Ne sachant plus quoi ajouter mais n'ayant aucune envie de laisser le silence se réinstaller, le futur grand méchant demanda l'heure qu'il était et il apprit que l'aube se lèverait dans une dizaine de minutes (bien que ce ne soit pas sa question...). Superman parut réfléchir (si, si ! C'es vrai ! Mais un instant seulement, n'éxagérons rien) et déclara finalement qu'il n'avait pas le temps de se changer. Cela l'ennuyer énormément car il ne se souvenait que trop bien de la dernière fois où il avait dû aller à Carrefour dans cette tenue
Sans doute une conséquence de la lutte pour l'égalité des superfemmes, les superhommes font maintenant les courses le samedi matin.
et des regards intrigués que bon nombre de passants lui lançaient, déçus de voir un tel mythe réduit à une activité aussi banale alors qu'il aurait pu empêcher un enfant d'écraser un bus ou une jeune fille de violer trois pauvres drogués. Aussi volèrent-ils jusqu'à le plus grande métropole du secteur, à savoir... Tramgendarmery ! La seule ville capable de concurrencer Métropolis, la capitale de ce pays sauvage. Galbatorix n'avait jamais mis les pieds dans une aussi grande cité, aussi chacune de ses visions lui déclenchait un sifflement admiratif suivi d'un grand "Ouaaaaah...". Son émerveillement faisait plaisir à Superman qui l'emmena jusqu'au plus haut immeuble (vous vous attendiez à ce qu'il vive dans un squat minable peut-être ?! C'est un super-héros, ne l'oublions pas. En tout cas lui ne compte pas l'oublier). Ils entrèrent pas une fenêtre (bon, personne n'est parfait...) et débarquèrent dans une étrange salle très haute et très spacieuse, comme si le gratte-ciel entier n'était qu'une pièce. Bah en fait c'était le cas. Cette salle était peuplée de créatures diverses et variées aux couleurs diverses et variées dans des tenues diverses et variées occupées de façons diverses et variées. Superman mit pied à terre et lança un long appel sonore, ressemblant à la complainte du morse mâle tentant d'attirer la femelle baleine après s'être imbibé d'alcool de pingouins. Tout le monde se mit à les encercler et Galbatorix reconnu quelques visages de héros dont il avait lu les péripéties dans quelques vieilles bandes dessinées de Tata Mimi. Superman prit la parole (qui s'en étonnerait ?! Ah quel égoïste celui-là...) et annonça de sa voix si... particulière que leur visiteur se nommait Galbatorix, qu'il souhaitait devenir un grand méchant et que c'était leur devoir à eux, super-héros, de l'empêcher de se tourner vers l'Axe du Mal. Ils acquiéss.. aquieçé... lui donnèrent raison en hochant la tête et c'est ainsi que débuta le Programe de Réinsertion des Futurs Jeunes Délinquants dans le Monde des Super-Héros Super-Gentils. On commença par lui donner un costume de super-héros
On comprend qu'avec un costume pareil il ait décidé de devenir méchant...
et on lui appris quelques hymnes de super-héros (tel que le traditionnel "Sois gentil, pas méchant, c'est pas gentil d'être méchant"). On lui lut des passages de la Bible ventant les mérites de la gentillesse, de la compassion et de l'ouverture vers les autres et pendant ce temps il jouait à Tetris sur sa Game Boy, rah ces jeunes ! Lorsque Superman (le maître autoproclamé des super-héros Marvel) eut décidé qu'il était maintenant devenu assez gentil, on se mit à lui apprendre de nombreuses techniques afin qu'il puisse devenir le super-héros ultime qui pourra s'occuper seul de tous les problèmes du monde, comme ça les autres pourront se payer un peu de bon temps. Mais bon... Le problème est que, comme je l'ai dit, Galbatorix n'était pas un élève réellement studieux et donc toutes les leçons de morale lui étaient passées au dessus de la tête et donc les super-héros dévoilèrent tous leurs secrets à un type dont le rêve était de devenir le plus grand méchant de la Terre. Entre ses cours de lutte avec Hulk, ses leçons de prestance avec Superman ses heures d'étude du droit des femmes avec Wonder Woman, Galbatorix allait souvent rendre visite au dragon suptilisé au 4, Privet Drive Little Whinging, Surrey qu'il avait rebaptisé Mimi II en hommage de sa tante qu'il pensait ne jamais pouvoir revoir. Il s'établit un lien très fort entre l'homme et le dragon tant est si bien qu'un jour, il décida de s'enfuir sur le dos de Mimi II, estimant que les leçons qu'il avait reçues avaient porté leurs fruits. Il commença à préparer son plan pour quitter le gratte-ciel Marvel la nuit suivante. Tout était parfait. Tout aurait pu être parfait. Tout aurait dû être parfait. Il avait juste oublié de prendre un cas de figure en compte: une fuite d'eau. Cela peut paraître anodin et on ne pense pas toujours aux problèmes de tuyauterie lorsque l'on prépare une fuite mais il se rendit pourtant compte après qu'il aurait mieux fallut qu'il s'en occupe. Il devait être 16h lorsque tout commença. Superman était sous la douche (il passe son temps à soigner son image, ça devait forcément mal finir) lorsque l'une des canalisations céda, arrosant copieusement tout le monde de matières fécales nauséabondes, les plus répugnantes étant bien évidemment les immondes étrons verdâtres de Hulk (qui a toujours eu le don de s'énerver aux cabinets...). Des cris s'élevèrent, des pleurs de bébé se firent entendre (chose étrange car il n'y avait aucun bébé dans l'immeuble mais sur le coup les super-héros était trop dans la merde pour y songer si j'ose dire). On décida de faire appel à un plombier, et qui est le meilleur plombier du monde ? Mario bien entendu !
Voilà le plombier qui véhicule l'image de toute l'Italie dans le monde entier...
Spiderman se chargea de composer le numéro du 118218 afin de trouver le téléphone du fameux plombier italien. Celui-ci leur proposa son service express et il arriva trois quarts d'heure plus tard, non sans rouspéter après ces types qui étaient capables de sauver le monde mais pas fichus d'entretenir leurs canalisations avec du Clarcyl ! Ce n'est pas pour rien que Clarcyl est la seule marque recommandée par Eparcyl ! Ni une ni deux, il s'affaira autour des tuyaux et au bout de treize minutes il eut fini son affaire. Pendant ce laps de temps, une (mauvaise) idée germa dans l'esprit tordu de Galbatorix, il sortit discrètement par une fenêtre et grimpa dans le coffre de la petite camionette rouge avec un M peint dessus, se promettant de venir rechercher Mimi II dès que possible. Il attendit quelques instants et la porte s'ouvrit enfin, libérant Mario de son étreinte et celui-ci revient vers sa camionette en rouspétant en italien. Alors qu'il s'installa derrière son volant et qu'il branchait sa radio, Galbatorix se faufila silencieusement derrière lui et lui pencha la tête en arrière pour appliquer la lame du canif dérobé à Wolverine sur la gorge du plombier le plus célèbre du monde. Celui-ci stoppa net son marmonement et se tordit le coup pour lui jetter un regard hargneux. Galbatorix lui imposa le silence et lui dit de rentrer chez lui. Mario s'éxécuta avec un enthousiasme modéré et enfonca l'accélateur. Notre anti-héros attendit d'être à une distance respectable avant de se hisser à l'avant du véhicule et entama la conversation avec son otage. Il apprit que celui-ci vivait dans un endroit étrange nommé le Royaume Champignon, et que ce royaume était menacé par le terrifiant Bowser dont la couronne reviendrait à celui qui parviendrait à le tuer. Galabatorix saisir tout de suite les opportunités que ses informations lui apportaient et se dit qu'il lui serait plus aisé de dominer le monde s'il avait une nation déjà à sa disposition. Il salivait d'avance en pensant à l'armée qui serait très prochainement sous ses ordres.

Il dévoila ses projets à Mario et celui-ci accepta de le seconder dans sa quête et ça l'arrangeait bien car de toute façon, son frère l'avait informé que sa fiancée était enfermée dans le palais de Bowser. Au bout de trois heures de petites routes de campagnes tortueuses, ils arrivèrent dans une vallée fleurie dont une grande pancarte couleurs arc-en-ciel indiquait qu'il s'agissait de la frontière avec le Royaume Champignon, SON royaume songea Galbatorix.

Mais une fois arrivés dans les rues de la capitale Champiville (hey ! C'est pas de ma faute si les noms sont aussi simplistes, j'ai tout pompé sur un japonais !), les mines abattues et déconfites des habitants (pour la plupart des hommes-champignons et des tortues ailées) contrastaient avec l'atmosphère gaie qui se dégageait des paysages. Pour la première fois depuis longtemps, notre grand méchant eut envie d'aider un peuple. Bon... Il s'avérait que ça servait également ses propres intérets donc ça y a peut-être joué un rôle, mais il n'empêche que ce sentiment était très noble ! Il demanda donc à Mario de le guider jusqu'au Château Champignon (... On ne dira rien sur ce nom...), lieu où le terrifiant Bowser tenait en son pouvoir la Princesse Peach (de brioche Pasquier) ainsi que le trône du royaume. Galbatorix ne sachant comment rentrer, notre plombier favori lui donna quelques tuyaux (mille pardon, c'est plus fort que moi !). Ils plongèrent dans les douves longeant les remparts de la forteresse où Mario assura que se trouvait l'entrée d'un tunnel les conduisant directement à la Citadelle.
Ce n'est pas parce qu'ils sont en mission que Galbatorix et Mario ne peuvent pas s'accorder quelques instants de détente.
Les douves étaient infestées de monstres sous-marins, aussi devaient-ils faire très attention au moindre de leur geste et ils purent ainsi suivre le sous-terrain qui s'ouvrait à eux. Tout se déroulait sans la moindre anicroche jusqu'à ce qu'un tas de pierres vienne obstruer le passage, un éboulement était survenu depuis la dernière venue de Mario (ne faîtes jamais confiance à ces italiens). Ce dernier proposa de rebrousser chemin et de tenter leur chance en escaladant les murailles une fois la nuit tombée mais Galbatorix, obnibulé par ses rêves de grandeur et de méchanceté suprême, refusa d'attendre si longtemps et s'employa à percer une issue jusqu'au sol grâce à l'aide de ses pouvoirs magiques. Ils déboulèrent ainsi dans une cour pavée séparant les murailles du Château proprement dit où un jeune garçon adossé contre un mur jouait de l'ocarina. Galbatorix, qui était sur ses gardes s'apprêtait à bondir sur lui lorsque son compagnon l'intercepta d'un geste de la main en précisant que c'était un de ses amis et qu'il pouvait peut-être les aider dans leur mission. Le Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrand méchant le lorgna d'un oeil suspicieux et battit finalement en retraite, se rapprochant de l'inconnu. Celui-ci leva les yeux de son instrument pour les poser sur la tenue de super-héros que Galbatorix n'avait pas songé à enlever et leur montra d'un signe de tête une échoppe de vêtements de l'autre côté de la place déserte où ils se trouvaient tous les trois. Ils entrèrent dans cette boutique et discutèrent à voix basse pendant que Galbatorix se changeait et il apprit que leur nouveau compagnon se prénommait Link, qu'il combattait les tyrans de toutes sorte et qu'il était près à se joindre à eux dans leur folle quête de justice. Aucun des deux autres ne démentit cette version, occupés qu'ils étaient à songer au meilleur moyen de se débarasser de lui une fois inutile... Une fois notre "héros" vêtu du traditionnel costume champignon,
Galbatorix avec son nouveau costume. Un redoutable méchant...
nos trois comparses se dirigèrent vers le Château, siège de Bowser. Ils arrivèrent sans encombre aux portes du donjon où deux gardes étaient en faction, la bataille semblait certaine. Ayant l'avantage du nombre, ils chargèrent les sentinelles en poussant des cris de guerre barbares. Mais arrivés en face d'eux, Mario et Galbatorix se rendirent compte qu'ils n'avaient pas d'armes et Link dut s'occuper seul des deux soldats. Une fois ces deux hommes morts, il se pencha et lança leurs épées à ses compagnons et ils purent pénétrer dans l'antre de Bowser sans plus de cérémonie. Une fois à l'intérieur, le redoutable trio partit à la recherche du monarque tant craint au Royaume Champignon. Mais le Château se révéla être en fait un imperçable labyrinthe dans lequel ils eurent tôt fait de se perdre, mais Link, expert en exploration dans des donjons, expliqua à ses congénères qu'ils trouveraient forcément un coffre renfermant un très ancien plan détaillé des environs gardé par une plante carnivore qui se transformait en demi-coeur de vie une fois morte. Après cette déclaration il leur adressa un grand sourire qu'il voulait rassurant et son auditoire s'interrogea sur sa santé mentale. Ils progressèrent lentement dans ces ténèbres, ouvrant et refermant des portes, traversant d'antiques salles infestées de toiles d'araignée. Au fur et à mesure qu'ils avançaient, Link semblait perdre sa bonne humeur, ce qui accrut quelque peut celle de Galbatorix et Mario. Puis ils trouvèrent enfin le coffre de bois finement travaillé dont il avait été fait mention plus tôt, et Link devint vraiment insuportable après ça. Enfin bref, ils l'ouvrirent et purent observer le plan qui leur sauverait la vie. Ils eurent honte d'eux-mêmes...


Ce plan qui a le don d'éveiller des sentiments honteux chez Galbatorix, Mario et Link...


Après un long silence embarassé (enfin... Link a tout de même proposé de retenter une reconstruction de la scène, proposition sans suite...), ils se saisirent de cette carte (il y eut quelques échanges de coups pour savoir qui aurait le privillège de la tenir dans ses mains) et se dirigèrent d'un pas rapide vers la salle du trône de Bowser, salle qui trouvèrent sans grande difficulté. Une fois devant la porte, ils élaborèrent une stratégie simpliste que l'on peut résumer ainsi: entrer, tuer, partir et même s'il ne brillait pas par son ingéniosité, ce plan avait le mérite d'être retenu par tous. Bien évidemment, ils l'appliquèrent scrupuleusement, et une fois débarassés pour de bon de Bowser, chacun se mit à parler de ses projets d'avenir. Link déclara qu'il souhaitait garder pour lui la tête du tyran afin de la rajouter à sa collection et que le Royaume Champignon se devait de devenir une vraie démocratie, Mario et Galbatorix le regardèrent avec effroi pour avoir tenu de tels propos et lui dirent que s'ils acceptaient de lui donner la tête mais refusaient catégoriquement de transmettre le pouvoir au peule, non mais des fois ! Bien évidemment, il leur demanda quelles étaient alors leurs intentions pour ce royaume et il apprit que Galbatorix comptait en devenir le Roi et Mario son premier conseiller. Ils lui proposèrent sans trop y croire une place au sein de ce nouveau gouvernement mais il les observa dépité et déçu de leur avoir apporter de l'aide. Il saisit alors son épée et les provoqua en duel. Ayant déjà vu ses capacités au maniement de cette arme, les deux hommes firent leur possible pour éviter le conflit mais leurs efforts ne menèrent à rien, Link chargeant obstinément dans leur direction, arme dressée. Alors qu'ils se voyaient déjà morts, un curieux hurlement se fit entendre et le mur du donjon se fracassa au même instant, laissant apparaître Mimi II, battant furieusement des ailes, de la fumée s'échappant de ses nasaux. Link lui jetta un rapide coup d'oeil et estima en une seconde le prestige que la victoire contre ce dragon lui apporterait. Il se jetta sur lui et... fut projeté dans les airs d'un puissant coup de la queue écailleuse et épineuse du dragon. Alors que Mimi II se préparait à se lancer à sa poursuite, Galbatorix lui intima l'ordre de s'arrêter décidant que Link pourrait attendre et qu'il fallait maintenant annoncer au peuple du Royaume Champignon l'identité du nouveau souverain. Ils montèrent donc sur le dos de leur si volumineuse monture et se dirigèrent vers Champiville où la foule fut invitée à se rassembler d'un puissant hurlement de Mimi II. Des têtes émergèrent des fenêtres, puis des portes et bientôt la Place de l'Etoile fut intégralement recouverte d'hommes-champignons, de tortues ailées et de plombiers à moustache tournant tous les yeux vers Galbatorix, hissé au sommet du crâne de son dragon, Mario à ses côtés. Personne ne savait vraiment qui était cet étranger lorsque soudain, le plus connu des plombiers déclara d'une voix forte que le peuple champignon avait sous ses yeux son nouveau souverain ! Galbatorix était aux anges. Mais malheureusement il se rendit compte que le peuple se prosternaient devant le dragon plutôt que devant lui-même... Aussi dut-il faire rentrer les choses dans l'ordre en condamnant une vingtaine de tortues pour l'exemple. Enfin bref, maintenant il était roi et bien roi aussi pouvait-il poursuivre ses projets de devenir le plus grand méchant du monde. Il confia les rênes du pouvoir intérieur à Mario après que celui-ci soit retourné au donjon pour délivrer la princesse qu'ils avaient oublié la première fois et il se tourna vers la conquête du monde, Mouahahahahahahahahahahaha !
Le premier général de l'armée de Galbatorix, un homme cruel sans le moindre scrupule !
Il prend sous son aile un petit champignon qu'il nomme Premier Général de son armée et à deux, ils partent à la tête d'une foule d'hommes (enfin hommes c'est vite dit...) vers le village voisin où les habitants, de curieux barbares assoifés de sang, adoraient jusque là un dénommé Toutatis. D'ailleurs c'était vraiment un très étrange village lorsque l'on y pensait avec cette stupide palissade de bois, ces camps retranchés romains autour et cette maison perchée en haut d'un arbre d'où s'élevait une voix (discordante) chantant (mal) sur une (mauvaise) musique provenant d'une (pathétique) harpe (désacordée). Galbatorix étant un homme prévoyant de nature s'informa auprès des habitants du camp romain de Babaorum des moeurs et coutumes de ce village afin de savoir à quoi ses hommes et lui même seraient confrontés. Les renseignements que lui apportèrent ces hommes lui parurent trop maigres pour pouvoir réellement s'y fier, si bien qu'il décida d'infiltrer le village lui-même puisqu'il savait tout de même que tous les hommes de ce bourg portaient un prénom se terminant par "ix". Ses soldats établirent un campement discret dans les bois environant dans lequel il s'établirent pendant que leur chef débuta sa mission. Il s'élança vers l'entrée principale d'un pas fier et assuré si bien que les éclaireurs gaulois le repèrerent bien avant son arrivée et envoyèrent prévenir leur chef Abraracourcix qui se déplaça en personne sur son bouclier pour accueillir cet étranger. Bien évidement, comme dans tous les petits villages, les ragots vont bon train et toute la population locale se trouva informée de la venue de cet inconnu en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire (ou plutôt pour l'écrire en locurence) ainsi Galbatorix fut reçu par un important comité d'accueil à son arrivée. Il lui suffit d'un seul coup d'oeil pour se rendre compte qu'il n'était pas le bienvenu ici vu l'air peu aimable des autochtones. Il devrait travailler dur pour monter dans leur estime. Qu'à cela ne tienne ! Il n'était pas du genre à se laisser facilement démonter par d'aussi insignifiantes tâches ! Aussi aborda-t-il un grand sourire qu'il voulait bienveillant et amical (mais qui semblait en fait être plutôt un rictus méprisant et crispé) et déclara de sa voix haute au timbre clair qu'il souhaitait demeurer quelques temps dans ce charmant village et qu'il était sûr que jamais les habitants ne failliraient aux règles de l'hospitalité pour laquelle ils étaient si bien connus en dehors de leurs frontières. Devant une telle phrase, les villageos ne purent faire autrement que de l'accepter (plus ou moins de bon gré) parmi eux et Abraracourcix déclara même qu'il était enchanté que son humble village accueille un si important (et si riche) étranger. Galbatorix était maintenant intégré (oui je ne me suis pas foulé pour son intégration, et alors ? vous voulez faire ? vous croyez que c'est facile peut-être ? mais vous êtes qui pour tenir de tels propos ? seiez-vous capable de faire seulement la moitié du travail que j'ai accompli pour écrire cette biographie ? tu veux te battre ?). Bref ! On le mena à une hutte (qui eut put être coquette si elle n'était pas si près de la poissonerie d'un dénommé Ordralfabétix dont les effluves nauséabondes semblaient souiller l'air ambiant dans un rayon de trois cents mètres à la ronde) où il s'établit et on lui annonça qu'un grand banquet serait organisé en son honneur dès que les deux chasseurs seraient revenus de euh... la chasse. On le laissa ensuite tranquillement disposer de ses appartements et il en profita pour se relaxer dans un baquet d'eau bouillante tout en s'interrogeant sur la tournure des évenements à suivre et remerciant mentalement les Gaulois pour leur hospitalité.
Galbatorix se fondant discrètement dans la population locale...
Alors qu'il s'interrogeait pour savoir qui était le plus fort entre l'éléphant et l'hippopotame, un jeune garçon vint le trouver pour lui annoncer que les deux chasseurs étaient rentrés au village et que le festin allait bientôt commencer. Galbatorix se leva (l'enfant s'enfuit en poussant de grands cris), se sécha somairement avec un vieu torchon qui traînait sur le sol et dont les souris semblaient avoir grignoté les angles, enfila ses braies et se prépara à affronter ce qu'il pensait être une longue soirée de platitudes protocolaires vides de sens. Le futur lui donnerait tord, mais après tout qu'en savait-il ? Eh bien rien ! Il se dirigea d'un pas rapide vers la place centrale affichant un sourire serein sur son visage mais ruminant intérieurement de tristes pensées, passant devant de nombreuses huttes de pierres brutes et de toîts de chaume désertes (tout le monde étant déjà réuni autour de la grande table circulaire à nappe blanche réservée traditionellement au dénouement heureux des aventures des deux chasseurs dont il est fait mention précédemment), se guidant aux rires avinés et aux bribes de chants paillards s'élevants devant lui. Il arriva enfin au niveau de la grande place et ce qu'il vit le stupéfia.
Il vit ça !
Effectivement, devant lui un nain blond moustachu casqué entamait une danse des canards, suivi par un gros roux à couettes et à rayures et par de nombreux autres villageois. Et ils semblaient heureux, tous réunis là ! Oh que oui ! Galbatorix ressentit même un bref instant la fugace velléité de se joindre à la fête mais son devoir lui revint rapidement en mémoire. Il était là pour annexer ce villag à son empire, rien d'autre. Il ne devait pas se détourner de son but, de sa mission, de son devoir ! De la volonté que Diable !


Le lendemain matin, Galbatorix s'éveilla dans son lit, la tête extrêment douloureuse et avec aucun souvenir de la veille au soir. Mais que s'était-il passé ?! Apparament il n'avait pas réussi à ne pas se joindre à l'allégresse générale et les nombreuses pintes de cervoise qu'il avait dû ingérées lui revenaient en pleine face. Et c'est alors qu'il ruminait de si sinistres pensées qu'il entendit un ronflement sonore s'élever à ses côtés. Il tourna lentement la tête vers sa gauche, paniqué à l'idée de ce qu'il allait voir... Sa couverture en sanglier recouvrait une immense masse puant la sueur, la cervoise et la boustifaille et dont une tresse rousse ressortait. Galbatorix fixa longuement cette masse avec incrédulité puis poussa finalement un hurlement stridant qui eut pour effet de réveiller son compagnon d'une nuit ainsi que tout le village et d'attirer toutes les troupes du Royaume Champignon qui crurent à cet appel à la guerre tant attendue. La bataille pouvait commencer. Pour la première fois, les Gaulois étaient désavantagés dans une bataille car la marmite de potion magique avait été renversée la veille au soir par un Panoramix un peu trop joyeux et le seul guerrier du village possédant une force surhumaine permanente était actuellement dans un état plus que piteux. Galbatorix comprit sa chance. Aujourd'hui était sans doute le seul où il pourrait vaincre les invincibles. Plus rien ne s'opposerait à sa conquête de l'Univers, youpi ! Il enfila en vitesse un pantalon, ceint son glaive et traversa le village au pas de course, renversant des Gaulois titubants à cause de l'excessive beuverie de la veille, et ouvrit la porte de rondins à ses troupes. Le village fut finalement neutralisé sans grande résistance et l'empire du sieur Galba s'accroissait d'autant plus.

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