Gérard Schivardi, l'épopée d'un roi ou Comment devenir empereur quand on est un cul-terreux

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« Napoléon l'était trop cool n'empêche, gros. »
~ Eric Zemmour à propos de l'instabilité pathologique de tout gouvernement fondé sur l'expression irraisonnée des classes inférieures

La légende du père de la cirrhose du foie morderne ne s'est pas faite en un jour. Telle Rome, elle s'est assemblée brique par brique pendant plusieurs milliards d'années, avant de devenir un cosmos indépendant qui engendre son propre temps par le biais du bain ondulatoire éternel de 3 degrés kelvin.

[modifier] The early Years: Naissance et service militaire

[modifier] Une enfance banale et insipide

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Le plaisir toujours exquis qui suit la mort d'une mère.

Gérard Schivardi est né le 27 germinal de l'an 158 à Ponty-sur Vovonne, modeste village où naquirent naguère Vercingetorix et Gérald Depalmas. Pour ce qui est de ses parents, son père est mort, et tant mieux d'ailleurs. Mais sa mère était là, c'est l'essentiel. Sa mère, Mlle Labourette, d'une disgrâce intensément repoussante, se complaisait dans un physique ingrat par la grâce de dieu, c'est-à-dire sans qu'aucun vil tramway ne l'eusse emboutie. Fruit d'une liaison adultérine, le jeune Gérard perdra vite, dieu merci, sa tendre et douce génitrice suite à l'attaque de son village par l'armée Grecque. En effet, pour acquérir des informations sur la position des missiles antimissiles antimissiles antimissiles de l'Afghanistan, le commissaire Caïus bonux (oui oui, l'inventeur de la lessive), la tortura très sévèrement, les yeux bandés bien sûr (car même dans son infinie mansuétude, le commissaire ne pouvait supporter toutes ces insultes au regard), et elle (il?) n'y a pas survécu. Cet être qui n'avait rien en commun avec notre chère humanité s'en est donc allé pour toujours, et ce, pour le plus grand bien de tous, et moi le premier, parce que je n'avais absolument plus rien à dire sur elle, hormis une énonciation béate, monotone et accumulative de ses tares insolites.

Le jeune Gérard se retrouve donc seul. Mais mieux vaut être seul que très mal accompagné me crierez-vous (à juste titre d'ailleurs, vu que Balavoine et les hélicoptères ça a donné ce que ça a donné, enfin on se comprend). On en était donc à la mort de Voltaire, tué par son piano. Hanon, je me souviens maintenant. Oui, Gérard était seul, avec pour seul tuteur Tintin (plus intelligent certes, mais il ne fait pas la vaisselle) (poils aux aisselles). C'est à l'âge de 11 ans, alors que Gérard était en plein développement intellectuel qu'il fut marqué par des mots que prononça son père, qui était ressuscité pour l'occasion: "un jour tu seras grand mon bonhomme". (et il repartit bien sûr juste après, mieux vaut remourir que vivre parmi les pécores) Grand. C'est cela que Gérard avait en tête. Devenir un grand bonhomme. Et pour cela il fallait sortir de l'Europe. Finit l'Europe. On arrête l'Europe. C'est pour cela qu'il se dirigea vers la mère de toute les nations notre bien-aimée Russie. Il n'allait absolument pas là-bas pour des raisons bassement sexuelles (même s'il y allait tout d'abord pour les prostituées, cela va de soi). Mais surtout, il y alla pour la discipline de fer que proposait l'armée rouge. C'est là-bas que l'on devient un grand, apte à grandir comme un grand se doit de grandir, histoire de devenir un vrai grand, comme tout les grands assez grands pour être dignes d'être dénommés grands, du fait de leur grande grandeur. Sans quoi, il serait impossible de considérer qu'ils ont assez grandit pour être grands. Enfin bref, vous avez compris où je voulais en venir. L'Europe nous rétrécit, et en Russie, dieu merci, les coutumes ont survécu à ce siècle déshumanisé par l'uniformisation moderniste barbare .

[modifier] L'arrivée en Russie

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Le texte parle de lui-même, il n'y a rien à ajouter.

Reprenons. Le petit Gérard (vraiment petit hein, ne me faites pas dire qu'il est grand, je vous vois venir avec vos grands sabots), viens d'arriver en Russie. Mais le jeune Gérard ne sait pas ce qui l'attend dans cette dictature prolétaire communiste coutumière dont les fugaces rayons de soleil que l'on y pu apercevoir jadis n'ont jamais fait remonter le mercure, qui, à l'instar de notre petit Gérard, se complaît dans une certaine miniature physique des plus médiocres. Donc, il apparait comme évident que cette Facel-Vega était un cercueil pour Albert Camus, c'était un secret de polichinelle. Mais je m'égare Montparnasse. 7 février 1967 du calendrier Julien, Gérarounet décide d'en finir avec sa vie de clochard de près de 3 ans et 97 jours. Il décide de se renseigner pour s'inscrire à l'armée rouge (il était un peu timide, il fallut qu'il préparasse un peu son discours de présentation tout de même). Il se renseigna tout d'abord au prêt des autres clochards (ce sont toujours des sources fiables d'information, surtout après une bonne bouteille de vodka).

Le premier qu'il croisa fut un clochard hongrois. Il lui répondit que Pascal Sevran n'avait plus que quelques jours à vivre. Mais il comprit très vite que cet être à la beauté fort peu intelligible était un leurre. Bien évidemment, au premier abord, hongrois que c'est un clochard. Mais en fait pas du tout. Donc bref, passons. Gérard pris son courage à deux mains, et une bouteille de vodka dans l'autre, et alla directement au bureau de recrutement de l'armée rouge (c'était écrit en rouge, mais en russe, donc au final peut-être que c'était un club d'altérophilie pour unijambistes pédophiles). On lui donna une clarinette et il se mit à jouer une sonate de Chopin. Ce n'était visiblement pas l'armée rouge. Il sortit alors et vit Sergueï, un homme dont la musculature était extrêmement développée, d'un développement durable, vous voyez, pas la gonflette de merde que tu fais tous les soirs petit con, armé d'une mitraillette. Cela ne pouvait être qu'un terroriste espagnol ou un général de l'armée rouge, il en était convaincu. Pour attirer son attention, il fit 27 pompes, avant de s'écrouler dans la neige à bout de forces. Un aveugle manchot lui tendit la main, pour l'aider à se relever, et l'emmena voir ce fameux Sergueï. Ce n'était pas un général, mais un seconde classe, donc Gérard lui lança un "ta gueule" bien mérité. Vassili par contre, était général, et avait vu toute la scène, et savait donc que c'était mme Durand avec la fourchette derrière la verranda, et que Gérard ne savait pas faire plus de 24 pompes (ni compter d'ailleurs, comme son illustre prédécesseur, Yves Grosso, qui ne savait pas écrire de la main gauche, mais ça tout le monde le sait très bien, donc je ne m'étendrais pas là-dessus). Il le mit donc aux cuisines, où il apprit à faire des repas sans ingrédients. Oui, la totalité des fonds amassés par les collectivités (119 roubles) est passée, a trépassée plutôt, dans un abonnement à une revue que la morale réprouve, pour notre bien-aîmé colonel. Mais Gérard s'en est très bien sortit dans cet exercice périlleux de plus de 3 mois (à peu près environ en moyenne chiffre rond arrondi bon poids déshabillé) et, avec le génie qui est le sien (je n'ai plus à le prouver, c'est de l'ordre de l'évidence), a su se dépatouiller, se défaire de cette situation à l'aide de multiples stratagèmes dont l'originalité, l'inventivité, la fraicheur et la nouveauté fera date dans l'histoire de la résistance à l'opression déshumanisée de ce siècle moderniste où les sentiments traditionnels de règles, d'ordre, de religieux et de coutumes ont entièrement disparu par pur principe d'uniformisation qui vise à annihiler toutes les indépendances culturelles en une grande dépendance. Enfin bref, faire de la cuisine avec de la poussière ça se voit.

[modifier] Les limites de la logique occidentale face à la puissance pragmatique de l'empire soviétique: intégration de l'armée rouge alors même qu'elle est la primitive de toutes les primitives

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Jacques Louis Lions a beau poser le problème dans tous les sens, le mystère reste entier. Il émet tout de même une petite conjecture pour expliquer le phénomène: toute hyperboloïde simplement connexe de dimension infinie peut engendrer son propre espace par automorphisme semi-réciproque, d'où la possibilité d'intégration. On appelle cela la conjecture de Schivardi, très utile en analyse des cocycles partiels.

Il ne comptait plus les multiples alertes à la bombe qu'il dû déclencher, les multiples soldats qu'il dû abattre pour offrir un rationnement à ses camarades, les multiples cailloux qu'il dû broyer pour en faire de la soupe à mémé, et je vous passe la Facel-Vega de Voltaire qui tua Jean-Paul Sartre pour faire l'illusion d'une guerre nucléaire. Il risqua le goulag près de doigt cent fois, mais le camarade Volchenkov, dans son infinie bonté, su trouver les mots justes pour préserver notre cher Gérard de la déportation vers ce sinistre, mais ô combien nécessaire, grandiose, juste et utile, lieu. Une fois cette étape passée, Gérard (qui commençait à être sérieusement complexé par sa taille (Napoléon l'aurait regardé de haut, c'est dire)) se sentait grandit (quelle prétention celui-là! un nain est un nain point barre, faudra qu'il assume un jour), mais pas trop (ah, on est d'accord), quelques centimètres seulement (voilà, ça explique tout). Il demanda donc au camarade Vassili s'il pu intégrer la fière, efficace et respectée armée rouge, objet de tous les désirs (avouez, vous aussi vous en rêvez, c'est pas une honte, vous pouvez me le dire, ça restera entre nous). Vassili lui proposa de tenir une semaine, à partir de maintenant en tant que deuxième classe, et s'il n'y arrivait pas, il deviendrait scout. Gérard, jeune, beau (pas trop quand même), fort (ah non, je mens là), et surtout inconscient, accepta ce pari que lui proposait le général, gloussant de rire comme une pie aveugle. Il commença donc par le traiter comme un deuxième classe, en lui demandant qu'est-ce qu'une grosse merde comme lui faisait en travers de son chemin, et lui mis un violent coup de pied dans un endroit que la morale réprouve (elle réprouve tout cette foutue morale). Il lui rappella qu'ils avaient rendez-vous dans les vestiaires dans un quart d'heure pour des jeux que la morale réprouve (qu'est-ce que je disais), pour "évaluer la qualité du matériel" disait-il, sinon, il devrait nettoyer les dites vestiaires, avec sa langue. Le choix fut vite fait. La poussière avait un goût amer, un goût de poussière pour tout dire, et n'était que modérément nourrissante, ce qui surprit Gérard, mais ce n'était pas ce qui le surpris le plus. Les blates croustillent. Maintenant que vous le savez, vous pouvez faire géologue. D'autre part, nettoyer ne fut pas une mince affaire, loin de là. Car une toilette pour 1917 soldats communistes ("tes toilettes sont mes toilettes"), en comptant qu'ils vont 4 fois aux toilettes par jour (1 fois la grosse comission, 3 fois la petite), ça nous fait un soldat aux toilettes toutes les 12 secondes (un fort rendement avec du matériel limité, c'est cela la beauté du communisme) alors qu'il faut que ça brille 24 heures sur 24.

[modifier] Le scoutinisme, forme de retour à l'état sauvage d'enfant robuste

"Damned" dit notre petit Gérard (qui s'était tassé pour le coup), réminiscence de son éducation Tintinienne, et "Youkaïdi Youkaïda", il enfila son uniforme de scout. Il rentra chez lui, attendant fièrement l'aube du lendemain, et ira se présenter chez les scouts. Il arriva donc chez lui (ce qui est cool chez les cocos c'est que mêmes les pauvres ont une maison, sauf les clochards hongrois, mais ça c'est parce qu'hongrois qu'ils en ont déjà une). Dur dur d'être scout aurait dit Jordi, philosophe post-structuraliste dont nous connaissons tous si bien la doctrine "Je pense donc j'essuie [mon assiette]". Mais cela ne faisait pas peur à Gérard. Car il savait que la lumière était au bout du chemin.

Quand survint une dramatique et ô combien méprisable coupure de courant. Et là plus de lumière donc. Il tenta dans un effort désespéré d'ouvrir un livre de Voltaire, mais ce fut vain. Condamné à dormir dans le noir, habillé comme un enfant. Il posa un pied sur son lit quand le soleil se leva brutalement, pour ne pas dire qu'il fit une irruption incongrue des plus imprévues qui soient. Le chef scout Dimitri, qui avait 16 ans, entra par la fenètre de l'appartement, pour ne pas dire qu'il fit une irruption incongrue des plus imprévues qui soient. Il avait un habit de scout, ce qui, en soie, est très surprenant pour un scout, je vous le concède. Oui, le scout communiste est pauvre, c'est du domaine des choses évidentes, pures émanations de l'harmonie préétablie que l'on connaît tous, mais pourtant, il a un costume en soie. Gérard, dans un élan de capitalisme acerbe, piétina les fins doigts crochus qui s'agrippaient aux rebords de la fenêtre (j'aurais dit qu'elle était carrée, mais après mesure, la forme de trapèze conviendrait somme toutes bien mieux au caractère assez trivial de cette défonce brutale, visiblement effectuée selon les règles traditionnelles du code du travail, c'est à dire à l'aide d'un rhinocéros dont la corne a été taillée en forme de mini Venus de Milo), la sanction fut sans appel:le petit Dimitri s'affala misérablement sur le nègre goudron de ce trottoir au caractère rectangulaire très prononcé (tellement prononcé d'ailleurs, que j'aurais volontiers affirmé que le travailleur qui l'a fait a été payé), et Gérard récupéra l'objet de ses désirs: le costume en soie. En soi, ce n'est pas très utile de voler quelque chose en URSS, vu que, comme dirait Lavoisier: "Rien ne se vend, rien ne s'achète, tout se vole". C'est pour cela que le petit Gérard (il aurait dû prendre des hormones de croissance, c'est trop tard maintenant) décida en son âme et inconscience de quitter la Russie. Finit la Russie qui le rétrécit, dieu non merci, avec toutes ses pratiques de coutumes traditionalistes conservatrices qui nient la liberté immuable de l'homme face à sa nature personnelle, voué à jamais à être inscrit dans les pages rouges, longue liste d'attente pour la contrée de toutes les vertus et de tous les plaisirs, j'ai nommé le goulag.

[modifier] L'âge de la matuirité: un nouveau départ

[modifier] Retour à la case départ sans toucher 20000 francs

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Comme vous pouvez le remarquer sur cette carte du monde, le territoire dû de droit à l'URSS est allègrement rongé par les gros capitalistes aux doigts crochus.

Mais comment quitter la Russie? C'est une très mauvaise question, je ne vous remercie pas de me l'avoir posé. Il y avait bien un petit muret assez malléable dans une bourgade pommée (Berlin je crois), mais Gérard s'est dit que ce coup là a été fait et refait. Tout le monde connaît ces petites combines, et l'armée rouge en première position. Il y avait bien l'idée de creuser un tunnel sous la mer du Nord, pour se retrouver en Australie (ou en Suède, enfin bref, dans un petit pays sans envergure où aucun futur empereur n'irait s'aventurer, question de prestige (Hitler il l'a envahi la Suède quand il a voulu conquérir le monde? Non)). A vrai dire, il ne savait plus comment il était entré. Et ne savait pas plus comment en sortir. Il eut l'idée de consulter Vassili (oui, Vassili, le général), même si il savait ce que cela lui couterait, mais la Russie, on l'aime ou on va au goulag. Il fallait maintenant fuir véhémentement, tel Napoléon, qui avait su éviter le goulag en son temps, malgré sa haine injustifiée de la mère patrie. C'est à ce moment là qu'il eût une idée saugrenue, mais au combien Révolutionnaire (poil au Voltaire). Il se présenterait à la frontière entre la Russie et l'Ukraine (aie c'est toujours la Russie), la Pologne (toujours pas), la Slovénie (tu brûles), l'Allemagne de l'est (allez, encore un petit effort), L'Autriche, en disant qu'il fait un tour du monde, et qu'il ne fusse point complet s'il ne passât pas par la mère de toute les nations. Le camarade approuverait, et le laisserait passer. Ou pas. C'est ainsi que notre jeune, et petit surtout, Gérard se retrouva au goulag, lieu dont on lui avait tant vanté les mérites et les bienfaits, passage obligé dans la vie d'un homme sain de corps et d'esprit. C'était ici que se trouvait la discipline qu'il ne recherchait plus, mais qu'il avait enfin trouvé (c'est l'essentiel me hurlerez-vous, à juste titre d'ailleurs, car Napoléon et Sainte-Hélène, on sait ce que ça a donné, donc voilà quoi).

Résumons donc son parcours sur une carte (voir figure 1). Comme vous pouvez le voir, trompés que vous êtes par l'illusion de vos sens, Gérard était d'abord sur la gauche, ouais là, non un peu plus, voilà c'est parfait. Il était ici, lieu de naissance de la macarena, sainte représentation des souffrances du christ sur la croix. Maintenant, regardez la figure 3 (pas de 2, j'ai trop la flemme aujourd'hui), il est passé par ici, et il repassera par là (il court, il court, non c'est bon, je crois que même l'abruti du fond a compris). Maintenant reprenez la figure 1. Y a rien à voir, c'est juste pour le plaisir de l'exaltation des sensations animales que la morale réprouve que nous évoque cette vision artistique du monde. Maintenant figure 4 (eh ouais, faut suivre mon ptit père), c'est la mère patrie. Grand n'est-ce pas? Le goulag est exactement à peu près par là. Ouais, sur la droite, un peu en dessous du trait marron là. Enfin, je dis pas ça pour te faire chier mais c'est plus à droite mon coco, faudra que t'apprennes à lire une carte. Voilà, ici, c'est bien. Maintenant lèves-toi. Fais un pas en avant. Recule en pliant le genou gauche. Non rien, c'était juste pour voir à quel point tu était manipulable.

Donc, le petit Gérard (non rien, vous vous attendiez à une basse remarque sur sa taille? allons bon, je ne suis pas si irrespectueux et intolérant voyons), le petit Gérard je disais (au demeurant toujours aussi petit celui là, mais qu'est-ce qu'on y peut, un nain est un nain, le monde est fait ainsi) arriva au goulag à 23h40, un samedi (cool). Il neigeait ce jour là (rien d'exceptionnel, j'aurais plus était étonné par une pluie d'acide), quand se déclencha une pluie d'acide (ah ben voilà). Ben oui, on était le samedi 26 avril 1986, Tchernobyl venait d'exploser à seulement quelques centaines de kilomètres. Les soldats firent sortir les prisonniers qui leur tapaient sur les nerfs, en leur disant que s'ils arrivaient à rester 2 heures debout au milieu de la cour ils seraient libres. Des hordes de pécores mal rasés se jetèrent brutalement sous ce torrent de poison. Les soldats ne pensaient pas à un mouvement d'une telle ampleur, et donc, sachant leur fin proche, ils jetèrent leurs uniformes de soldats pour prendre celui de prisonnier. Des 2967 prisonniers du camp, il ne restait plus que Gérard, les 8 gardes devenus prisonniers, et 12 canards boiteux qui n'avaient pas eu la force de sortir. Les 2946 autres, du fait de leur solubilité dans l'acide sulfurique, gisaient à même le sol, au milieu de la resplendissante cour. Mais du coup, les gardes étaient vulnérables. Ils avaient faim, et Gérard avait de la nourriture. Gérard leur proposa de rester 16 secondes sous la pluie, après quoi ils auraient un sachet de mini BN©. "On l'on déjà fait ce coup là", "Mais non, vous c'était deux heures, 16 secondes ça risque rien. Des beaux soldats au torse reluisant comme vous, c'est pas un peu d'acide sulfurique qui leur fera du mal, c'est moi qui vous l'dis". Et ils s'exécutèrent. On connait la suite: Gérard se goinfra de BN© tout seul. Quelques jours après, la pluie prit fin, donc Gérard put s'enfuir de ce paradis désormais détruit qu'était le goulag de Saint Pétersbourg, pour se diriger vers Saint-Pétersbourg (vous croyiez vraiment qu'il allait rentrer en France direct? Moi aussi). Il était tant assailli par la faim (pas très nourrissant les BN©, n'est-ce-pas?) qu'il se dirigea vers les poubelles les plus proches. Il croisa un énorme immondice, qui défiait vaillamment son doux et raffiné regard. C'était en fait sa mère, Lucette Labourette, ce qui ne le surpris guère. Attendez, mais elle était morte elle? Oui, mais la crasse ne meurt jamais, sauf avec Cilit Bang©. Voilà donc qu'un orphelin de mère retrouve sa mère. Mais son père était toujours bien mort. Il lui demanda donc si elle savait comment il pourrait faire pour partir de ce foutu pays (comme nous, il n'en avait rien à branler de comment elle avait survécu). Elle connaissait un coin reclus en passant par là (revoir fig.4), qui mènerait ici (voir fig.3), ensuite, en continuant comme ça, non, comme ça plutôt, ouais c'est ça par là, puis ici, il arriverait précisément environ dans le coin à gauche (voir fig.1), c'est à dire pas loin de chez lui. Ne pouvant plus supporter cette vision d'apocalypse, il l'emmura vivante avant de partir là-bas.

[modifier] Le retour en France, berceau de Napoléon et de Julien Clerc

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Après la gauche caviar, la gauche pétard qui n'hésite pas à tout faire sauter en cas de problème.

Après être parti là-bas, il arriva ici. C'est logique, c'est juste toi qui ne comprend absolument rien. Je disais donc, qu'après être passé par le tunnel, il vit la lumière. Il fut accueilli à bras ouverts par un immigré portugais: "Bonyour méchieux. Yé foui Pablo." Il ne lui laissa pas dire un mot de plus et le mangea. C'est qu'il avait faim le bougre. Allez, une cuillère pour maman. Il était en Auvergne d'après le panneau à droite. Ceci explique cela. Il fallut donc retourner à Sainte-Hélène à la nage, pour ensuite revenir ici à la nage et faire comme Napoléon. « Ne tirez pas, je suis votre empereur ». Cela marche à tous les coups semble-t-il. Il s'exécuta.

« Que Dieu me tripote, je suis votre empereur! Et pas seulement le pingouin . - Que Dieu nous crapahute, nous le savons, et pas seulement de Marseille ». Le coup d'Etat était lancé. Il arriva avec son armée de paysan à Versailles, menaçant d'employer la force pour obtenir la couronne. « Monsieur, ici c'est juste une planque pour fonctionnaire en mal de jardinage, le pouvoir c'est par là-bas, ensuite la première à droite, puis 7 pas à gauche et hop t'y es ». « Merci mon brave ». Cette fois-ci c'était la bonne. Le palais de l'Elysée se tenait devant lui. Quand, soudain, une armée de fachos sauvages s'élança contre eux. Les petits cul-terreux furent littéralement massacrés par cette horde de barbares dégénérés. Gerarounet se cacha vaillamment durant cette seconde bataille d'Austerlitz. Il put s'infiltrer dans le palais de l'Elysée une fois l'agitation dissipée. Mitterrand l'attendait. Il dégaina son glaive, et une bataille acharnée commença entre les 2 hommes. Ou pas. Mitterand dégaina l'arme nucléaire, et le monde explosa une bonne fois pour toute.

[modifier] La fin d'un mythe

Le monde n'est plus, mais Gérard il est toujours là le petit bougre. Il se proclame donc empereur, en vertu des droits qui ne lui sont pas conférés par la communauté inexistante des non-habitants du non-Etat fictif de cette planète disparue.

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