Festival du Film de Vidéosurveillance

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Le XIe Festival du Film de Vidéosurveillance se tenait cette année à Levallois-Perret du 27 juin au 2 juillet. Comme à chaque édition, c’est l’occasion rêvée de…

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La Compagnie Créole vous invite à la fête !
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…changer de partenaire, Colombine ! Joséphine !

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Bon écoutez les gars, vous êtes bien gentils mais La Compagnie Créole, le Zouk... tout ça c’est un peu dépassé. En plus on ne comprend rien à ce que vous dites. Prenez exemple sur Franky Vincent. Lui au moins il a un message.

Donc comme je le disais avant d’être interrompu sauvagement, le XIe Festival du Film de Vidéosurveillance vient tout juste de s’achever. C’est l’occasion rêv... hem... Il a permis de faire le point sur la production actuelle, d’un niveau très correct, mais aussi de découvrir de nouveaux talents qui n’ont eu de cesse de chercher à innover pendant toute l’année…

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La Compagnie Créole vous invite à la fête !
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…on prépare les costumes, Cendrillon ! Napoléon !

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J’ai dit : ça suffit ! Voilà vous avez fait votre petite promo, tout le monde est content maintenant vous vous cassez pour de bon sinon j’appelle la sécurité et vous allez vite vous rendre compte que c’est pas facile de danser le zouk avec une guitare dans le cul.

[modifier] Un jury de grande tenue

L’effervescence battait son plein au Palais de la Délation de Levallois-Perret. Comme tous les ans, le jury du festival était présidé par l’illustre maire de la ville, M. Patrick Balkany, grand précurseur dans cet art cinématographique majeur. Pour juger les films en compétition, il a pu compter cette année sur un casting de premier choix :

  • Boris Johnson, Maire de Londres, la fabuleuse « ville aux 100 000 caméras »
  • Brice Hortefeux, notre ancien Ministre à l’Exportation, un amateur éclairé
  • Charles Pasqua, ami de longue date de M. Balkany et qui fut un des pionniers de la surveillance (sans moyen audiovisuel à l’époque)
  • Big Brother, le Grand Manitou de la sencyclopédie
  • Maria Da Costa, la femme de ménage de M. Balkany dont les frais de présence seront à la charge de la mairie.

Ces six éminents spécialistes ont dû visionner pendant les 6 jours du festival la bagatelle de 8 films de vidéosurveillance sélectionnés par le Président du Festival, Thierry Jacob. Étant donné le niveau de qualité des œuvres proposées, les débats ont dû être houleux et le palmarès de cette année risque de faire les choux gras de la presse pendant plusieurs semaines.

[modifier] Les films en compétition

Pour que vous puissiez vous aussi comprendre les difficultés auxquelles les jurés ont dû faire face, voici une présentation des films présentés lors du Festival.

[modifier] Maddie

Fiche Monsieur Cinéma

Titre original Maddie
Réalisateur Lars Von Trier
Acteurs principaux Madeleine McCann
Production Office du Tourisme du Portugal
Pays d’origine Danemark, Portugal
Durée 4h7mn
Date de sortie 2007

Comme tous les ans, le film d'ouverture devait faire l'évènement et nous n'avons pas été déçu. Il s'agit en effet du très attendu "Maddie" de Lars Von Trier. Toujours très sobre en termes de moyens techniques utilisés, le célèbre réalisateur danois a pris ici carrément le parti du minimalisme. Une seule caméra fixe placée au coin du Boulevard du 5 mai et de la rue Simon Bolivar dans la petite ville de Praia da Luz au Portugal.

Le film s'ouvre sur une scène banale de rue vide. Pendant environ 4 heures, Lars Von Trier entraîne le spectateur dans un maelström d'émotions intérieures comme seuls savent le faire les réalisateurs scandinaves. Au bout de 3h55mn, surgit l'image fugitive d'une petite fille qui disparaît aussi vite qu'elle est apparue. Le jeu de l'actrice, la petite anglaise Madeleine McCann (une découverte !), est rehaussé par l'audace de la réalisation. On soulignera également le travail du directeur de la photographie, l'anglais Anthony Dod Mantle, qui propose un extraordinaire camaïeu de flou. Extrait.

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Une maîtrise parfaite de la comédie malgré son jeune âge.

Suite à la projection, le public a offert à l'équipe du film une standing ovation de 11 minutes. Il est évident qu'on tenait là un des favoris, pour l'Étron d'or mais aussi pour le prix de la meilleure actrice. À ce titre on regrettera que la petite Madeleine McCann n'ait pas été présente lors de la présentation du film, ses parents n'ayant pas daigné faire le voyage.

[modifier] Trafique

Fiche Monsieur Cinéma

Titre original Trafique
Réalisateur Luc Besson
Acteurs principaux Jean-Hugues Anglade, Milla Jovovich
Production Luc Besson
Musique Eric Serra
Pays d’origine France
Durée 2h12mn
Date de sortie 2009

Après cette ouverture en fanfare, le jury, la presse et les spectateurs attendaient au tournant le premier film français en compétition, "Trafique". Il s'agit d'un double évènement car non seulement il n'avait encore jamais été présenté mais en outre son réalisateur, Luc Besson, a promis pour de vrai cette fois juré craché que ce serait son dernier long-métrage. Le titre est un hommage totalement assumé aux deux réalisateurs qui ont le plus influencé Besson : Jacques Tati et Steven Soderbergh.

Comme à son habitude, Luc Besson a décidé de proposer une production "à l'américaine". Pas moins de 90 caméras ont été utilisées pour ce film. Le tournage a eu entièrement lieu en décor naturel, en l'occurrence le Boulevard Périphérique parisien. 500 000 figurants ont été engagés pour rendre le film le plus réaliste possible. L'histoire raconte le périple d'un couple, Roger et Janine Clampin (Jean-Hughes Anglade et Milla Jovovich), dans sa quête pour rejoindre la Porte Maillot à 8h30 un mardi matin en partant de Porte de Bercy. C'est une évidente métaphore de la vie. Accidents, bouchons, queues de poisson,... c'est - selon le dossier de presse - "une succession ininterrompue de scènes d'actions et de moments intimes captés par un maître de l'émotion".

Comme à son habitude, Luc Besson a malheureusement refusé de présenter son film à la presse, ce qui n'a pas manqué de déclencher un mini-scandale au moment de la montée des marches. Seuls les membres du jury ont donc pu voir ce nouveau chef d'œuvre. Grand seigneur, Besson a toutefois consenti à nous fournir des images du making-of que nous vous livrons ici en exclusivité et qui sera présent sur le DVD bonus.

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Luc Besson et son chef monteur René Lesvèque analysant les rushes en provenance des 90 caméras.


[modifier] Gangs of Los Angeles

Fiche Monsieur Cinéma

Titre original Gangs of Los Angeles
Réalisateur Martin Scorsese
Acteurs principaux Rodney King, LAPD
Production Hugh Effner
Musique Star Spangled Banner
Pays d’origine USA
Durée 6 minutes
Date de sortie 1991

Pour tout cinéphile qui se respecte, le nom de Martin Scorsese est synonyme d'intensité, de rêve et d'émerveillement. "Le Parrain", "Scarface", "Million Dollar Baby"... autant de films qui resteront à jamais gravé au Panthéon du cinéma. Autant dire que la présentation d'une œuvre du génial réalisateur italien au Festival du Film de Vidéosurveillance avait de quoi défrayer la chronique. Pour autant il s'agit d'un film un peu particulier et ce à plusieurs égards.

Il s'agit d'une œuvre de jeunesse de Scorsese, titrée "Gangs of Los Angeles"" et tournée en 1991 lors de vacances dans la capitale du cinéma. Inspiré par la jeunesse débordante d'énergie de la Cité des Rêves, il décida d'acheter une petite caméra de vidéosurveillance et se mit à suivre une équipe de policiers de la ville. Ces derniers, ayant sans doute détecté le talent inné du réalisateur, se mirent complaisamment à son service et décidèrent d'improviser une scène de bagarre mémorable par son réalisme et sa force. Il faut souligner que l'acteur au coeur de la rixe, l'étonnant Rodney King, a refusé de se faire doubler pour le tournage. L'autre aspect original de ce film est sa durée : seulement 6 minutes. Mais un tel condensé de génie pouvait se contenter d'un court-métrage.

Notons que du fait de son ancienneté, "Gangs of Los Angeles" a été présenté hors compétition, ce qui ne l'empêchera pas de marquer durablement le jury et les spectateurs, de véritables scènes d'émeute dans les rues de Levallois-Perret ayant suivi la projection.

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L'utilisation du noir et blanc (au niveau des images mais aussi des protagonistes) donne incontestablement un cachet réaliste supplémentaire à l'œuvre de Scorsese.

[modifier] Une nounou d'enfer

Fiche Monsieur Cinéma

Titre original The killing nanny
Titre français Une nounou d'enfer
Réalisateur Roman Polanski
Acteurs principaux Kathy Bates, Pipo et Mario Bogdanov
Musique Mike Oldfield
Pays d’origine USA
Durée 125 minutes
Date de sortie 2009

Le mercredi, jour des enfants, est la journée que le Festival consacre traditionnellement aux films de vidéosurveillance d'horreur. Cette année, c'est un des maître du genre qui s'est chargé de faire parcourir dans l'assistance des frissons d'angoisse, le franco-polonais Roman Polanski. 40 ans après "Rosemary's Baby", il reprend le principe de l'enfant maudit mais avec une approche un peu différente puisque cette fois c'est la nourrice qui est possédée par le démon.

Dans "Une nounou d'enfer", Kathy Bates nous offre une composition étonnante dans la lignée de "Misery. Elle a pour partenaire deux jumeaux de quelques mois. Pendant la conférence, le réalisateur nous a expliqué à quel point il était difficile de tourner avec des enfants. « Certaines scènes ont nécessité des dizaines de prises », précise-t-il, « en fait je me suis rendu compte que la présence de la caméra avait tendance à troubler les enfants. Du coup j'ai décidé d'acheter un de ces ours en peluche avec caméra intégrée pour la laisser tourner toute la journée pour conserver le maximum d'authenticité. Je dois dire que Kathy a été proprement incroyable avec les enfants, les traitant comme si c'étaient les siens. »

Voici un extrait du film de Roman Polanski. Nous préférons avertir les personnes sensibles que le mobilier est à chier.

[modifier] Paulette X

Fiche Monsieur Cinéma

Titre original Paulette X
Réalisateur Leos CaraX
Acteurs principaux Jacky X, KatsuniX
Pays d’origine Gaule
Durée 125 minutes
Date de sortie 2009

Réalisateur maudit s'il en est, le Français Leos Carax fait partie de ces artistes exigeants toujours prêts à innover, quitte à tourner de sombres merdes que personne n'ira voir à juste titre. La vidéosurveillance était un genre qu'il n'avait pas encore exploré mais comme à son habitude, il n'a pas voulu faire comme tout le monde. Il a décidé d'acquérir des caméras de surveillance à rayon X pour tourner un Film X intitulé "Paulette X"

« Le film pornographique traditionnel s'arrête à la surface mais n'entre pas dans le corps, alors même que c'est son principe de base. J'ai voulu corriger cette anomalie en trouvant un moyen de voir au plus profond des chairs », a-t-il résumé lors de sa conférence de presse. Le fait est qu'on a jamais été aussi profondément dans une actrice depuis Linda Lovelace.

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Le film de Leos Carax débute innocemment sur une scène montrant l'actrice KatsuniX mangeant une glace face à un pan de montagne enneigé.


[modifier] Toilet

Fiche Monsieur Cinéma

Titre original Toilet
Réalisateur Wong Kar Wai (scénario de W.C. Fields)
Acteurs principaux Amateurs
Production Jacob Delafon
Pays d’origine Corée du Sud
Durée Variable
Date de sortie 2009

Un festival de cinéma sans film asiatique est comme un routier sans casquette, c'est une aberration. Il a fallu toutefois beaucoup d'abnégation au président Thierry Jacob pour trouver le joyau d'extrême orient à même de satisfaire les critères de sélection très élevés en matière de sophistication, d'intellectualisme et de qualité culturelle sur lesquels sont basés depuis 13 ans le Festival du Film de Vidéosurveillance. L'heureux élu s'appelle "Toilet'".

Il s'agit d'un film à sketches du coréen Wong Kar Wai. Le synopsis est simple : il a posé sa caméra dans les toilettes d'un hôtel pour touristes de Séoul et a laissé tourner pendant environ 3 semaines. La légende dit que pendant ce temps-là, il était aux putes. Le résultat est une succession de saynètes totalement improvisés par des amateurs parfois meilleurs que beaucoup d'acteurs professionnels, parfois drôle, parfois émouvantes et souvent similaires. Un film-concept vraiment poussé à fond et qui va faire du bruit et peut-être même de l'odeur.

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On sent la conviction dans le regard des comédiens amateurs.

[modifier] L'ajournée de la jupe

Fiche Monsieur Cinéma

Titre original Upskirt day
Titre français L'ajournée de la jupe
Réalisateur Arturo Paparazzi
Acteurs principaux Britney Spears, Paris Hilton
Production Marc Dorcel
Musique Alain Souchon
Pays d’origine USA
Durée 85 minutes
Date de sortie 2008

Comme tous les ans, Thierry Jacob, le président du festival et responsable de la programmation n'a pu s'empêcher de dénicher la petite perle qui va faire parler d'elle, en bien ou en mal. Cette année cet honneur revient sans conteste au sulfureux "Upskirt day" d'Arturo Paparazzi, un ancien photographe reconverti dans le cinéma. Ce film, qui est d'ailleurs son premier long-métrage, est entièrement tourné en contre-plongée à hauteur de genoux, comme si un enfant ou un nain était le témoin à la fois subjectif de l'action, tout en n'ayant aucune influence sur elle. C'est très déroutant.

Il n'y a pas à proprement parler d'histoire. On est ici davantage dans la lignée de l'œuvre d'un Antonioni ou d'un Lynch à l'époque d'Eraserhead, c'est au spectateur de se créer son propre scénario en s'appuyant sur les images. Le tout est sublimé par une charge érotique de tous les instants notamment grâce au jeu de jambes des deux actrices, Britney Spears et Paris Hilton, qu'on découvre ici dans des rôles totalement à contre-emploi de ce que la presse à scandale nous propose généralement.

Déstructuré, totalement étranger aux canons habituels de la vidéosurveillance (le réalisateur allant parfois jusqu'à utiliser des caméras en mouvement !), sexuel et parfois vulgaire, "Upskirt day" aura peut-être du mal à trouver son public mais c'est notre coup de coeur personnel de ce Festival.

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Dès la scène d'ouverture, le spectateur n'a plus un poil de sec.

Notons que ce film décidément pas comme les autres est d'ores et déjà téléchargeable gratuitement sur Internet à partir de la plupart des sites existant sur le Web.

[modifier] Le Distributeur

Fiche Monsieur Cinéma

Titre original ATM
Titre français Le distributeur
Réalisateur Adolf Mendela
Acteurs principaux Leroy Jackson
Musique Johnny Clegg & Savuka
Pays d’origine Sud-Afriquie
Durée 92 minutes
Date de sortie Dans 20 ans selon les remises de peine

Le burlesque est un genre malheureusement trop souvent oublié des festivaux de cinéma. On ne peut que davantage en profiter pour saluer l'originalité de la programmation de Thierry Jacob qui est allé jusqu'en Sud-Afriquie pour nous ramener une merveille d'humour : "ATM" que certains ont bêtement traduit par "Ancule Ta Mère" alors qu'il signifie tout bonnement "Distributeur automatique de billets".

Il s'agit d'un film muet mettant en scène un acteur unique, le sud-africain Leroy Jackson. Toutes les scènes sont tournées depuis une caméra de vidéosurveillance fixée à l'intérieur d'un distributeur. L'histoire commence par une narration au cours de laquelle on nous explique que Leroy est un junkie habitant un ghetto de Soweto et qu'il va tenter de dérober l'argent caché à l'intérieur du distributeur. Il commence avec de fausses cartes bleues, revient avec un tournevis, puis une masse, un marteau-piqueur avant de tenter d'arracher l'appareil avec un camion et des sangles. La scène finale où il démarre une course poursuite avec la police est digne de la grande époque des Buster Keaton et Charlie Chaplin. La scène où il se fait rattraper est en revanche bien plus influencée par le travail de Scorsese sur "Gangs of Los Angeles" et par le jeu de Rodney King.

L'éclat de rire qui vient clore fort à propos ce Festival jusque là très sérieux.

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Instant particulièrement comique (vers la fin du film) où Leroy Jackson, auteur d'une remarquable composition, se rend compte qu'un car de policiers blancs vient de le repérer.

[modifier] Entretien avec Thierry Jacob, Président du Festival

Comme on l'a vu la sélection de cette année est particulièrement éclectique. Nous avons voulu connaître l'opinion du Président du Festival, Thierry Jacob sur le cru 2009 du Film de Vidéosurveillance.

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Thierry Jacob le jour de l'ouverture du festival avec Sharon Stone, la marraine de l'édition 2009.

Thierry Jacob : Permettez-moi de vous dire que cette année a été particulièrement riche pour le cinéma de vidéosurveillance. Avec l'appui des communes et notamment l'effort - je tiens à le souligner - de nombreux maires UMP, nous avons réussi à débloquer des crédits pour ajouter de nombreuses caméras un peu partout sur le territoire. Cela permet aux réalisateurs du genre de disposer d'un énorme vivier d'images où il suffit de puiser pour concevoir des œuvres originales et attachantes. La police, qui met également à disposition ses propres images, apporte également une aide précieuse à la culture populaire. Il faut également noter l'essor étonnant que prend la vidéosurveillance chez les particuliers. L'émulation n'est ici pas un vain mot. Pour quelques dizaines d'euro, n'importe qui peut acquérir un matériel de vidéosurveillance équivalent en qualité à celui de n'importe quel professionnel. Le gouvernement, sous l'impulsion du Ministre de l'Intérieur, encourage d'ailleurs cette pratique et une loi pourrait prochainement être votée pour permettre de disposer d'une TVA à 5,5% sur les caméras. C'est un grand progrès.
sencyclopédie-Hebdo : Mais ne pensez vous pas que d'autres médias comme la télé par exemple vont pâtir du succès de la vidéosurveillance ?
Thierry Jacob : Bien au contraire ! Il existe une véritable synergie entre la télévision et la vidéosurveillance. Avant tout se passait dans un seul sens, le spectateur recevait mais ne donnait pas. Depuis l'émergence d'émission comme Vidéo Gag, tout le monde peut voir ce que fait son voisin. Et que dire des innovations essentielles que sont les shows de télé-réalité. Là on est dans le coeur même de la vidéosurveillance par le peuple, pour le peuple. Je tiens d'ailleurs à remercier TF1 et M6 qui contribuent pour beaucoup à la production des films de vidéosurveillance.
sencyclopédie-Hebdo : Concernant votre sélection de films, on vous reproche souvent le côté élitiste dans le choix qui vous coupe d'une partie du public. Que répondez-vous à ces accusations ?
Thierry Jacob : Bien sûr, nous avons une démarche d'exigence vis à vis de la qualité des films proposés. Ce ne sont pas forcément des films faits pour être vus par le plus grand nombre mais juste par ceux qui peuvent en tirer les conséquence, notamment au niveau judiciaire. De plus, nous avons en marge de la sélection officielle plusieurs catégories regroupant des films sans doute moins élitistes mais qui méritent qu'on s'y attarde. La sélection "Un certain regard" par exemple est spécialisé dans les films de vidéosurveillance des grandes surfaces et elle fait la part belle aux minorités. La "Webcam d'or" quant à elle permet à des amateurs de présenter leurs créations pour entrer dans le monde de l'industrie de la vidéosurveillance. Son lauréat reçoit d'ailleurs le prix Maurice Papon, une des distinctions les plus convoitées dans ce milieu. Comme vous le voyez, il y en a pour tous les goûts.

[modifier] Palmarès

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La récompense tant convoitée.

Et bien il ne nous reste plus qu'à rendre l'antenne non sans vous rappeler le palmarès pour cette année 2009 du Festival du Film de Vidéosurveillance :

  • Étron d'or : Un nounou d'enfer
  • Étron d'argent : L'ajournée de la jupe
  • Grand prix du jury : Le Distributeur
  • Grand prix spécial du jury (Prix Charles Pasqua) : Toilet
  • Super grand prix spécial du jury : Trafique
  • Vraiment super grand prix super spécial du jury : Gangs of Los Angeles
  • Prix Madame Da Costa : Maddie
  • Prix du film sans aucun prix mais faut bien mettre un truc sur l'affiche : Paulette X

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui...

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La Compagnie Créole vous invite à la fête !
♪♫♪♪♫
...je fais ce qui me plait, me plait
devinez, devinez, devinez qui je suis ?

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Ce sondage a été créé le juillet 2, 2009 20:15 et 139 personnes ont déjà voté.
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