Ernesto Diaz Temor de la Cruz

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[modifier] Industriel, peintre et philosophe mexicain.

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"La femme moderne se doit d'être l'égal de l'homme sur le plan social et de la chienne sur le plan sexuel."

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Le petit Ernesto et son train jouet.

Inventeur de la « Femme Moderne ».

Né le 28 février 1886 à Aguascalientes. Décédé le 22 mars 1970 à Tijuana.

Né à la fin de la révolution industrielle, ses plus jeunes années furent passées à regarder des ouvriers travailler dans la manufacture d’armes de son père, « los leprosos », comme il aimait à les appeler. Passionné dès son plus jeune age par les technologies, sa mère le surnommait « Ingeniño », le petit ingénieur, tant il démontrait une grande habilité à démonter ses boîtes à musique horriblement dispendieuses venues d’Italie.

« Il ne pourrait nouer ses lacets sans aucune aide extérieure, mais je vais affirmer de manière convaincue qu’il va changer nos façons de vivre et de voir les choses » H.F. Burns, directeur de L’I.S.C. de San Francisco.

Un sordide événement allait le séparer longuement de sa famille. Le petit Ernesto fut surpris se livrant à des attouchements peu convenable sur le cadavre de sa gouvernante dans l’oratoire de la villa urbaine de Mexico. A dix ans, et malgré son jeune âge, sa mère réussit à le faire rentrer à l’ « Université de Technologie Industrielle de San Carlos ». Son esprit précoce s’y fit remarquer et il fut invité l’année suivante à poursuivre sa formation à l’ « Industrial School Complex » de San Francisco. Une fois de plus, il impressionne et intrigue son entourage. De par son humilité dans la vie de tous les jours et sa paradoxale facilité dans les domaines du négoce, il est une personne charismatique et crainte. Ses résultats s’imposent.

En 1907, il se rend en Espagne où il y donne de nombreuses conférences sur l’organisation du travail et le devenir de la métallurgie. Puis dans de nombreuses capitales européennes. En 1910, les premiers troubles de la révolution mexicaine aidant, il convainc ses proches de venir s’installer à Paris. Dorénavant, il aura la charge des affaires familiale restées au Mexique. Fort de son expérience, de sa fortune et de ses relations internationales fécondes, il organise les investissements étrangers pour la construction des premières voies ferrées mexicaines.

Parallèlement, à Paris, il se lie d’amitié à la mouvance artistique et dès 1916 subvient aux besoins de jeunes talents tel que Picasso, Braque ou Van Gogh. Difficile alors de l’imaginer commanditaire de l’assassinat du leader révolutionnaire Emiliano Zapata, comme certains auteurs l’affirment. Mais il parait irréfutable qu’il est devenu l’un des plus puissants conseillers du Général Diaz.

« Ernesto a été le dernier à voir son monde changer, et le premier à changer le monde » Georges Braque, peintre français.

Dans les derniers jours du mois d’août 1919, alors que la poudre résonne encore dans les faubourgs de Mexico, une autre explosion, inattendue celle-ci, allait retentir. La publication de sa première étude : « ¡Perdonemos ! » (traduite la même année en français sous le titre de « Comprenons-les ») provoque l’émoi de l’aristocratie décadente mexicaine. Un premier essai, mais bien un coup de maître. Pour la première fois la notion de « Femme moderne » est introduite en philosophie. Giflant l’hypocrisie des traditions et les non-dits de la bourgeoisie obséquieuse, il impose aux relations Homme-Femme un nouveau modèle. Précurseur, voire divinatoire, celui-ci est appliqué de nos jours. Dès sa parution, le manuscrit est interdit de vente publique. Mais, du fait de ces puissantes relations au gouvernement, son auteur ne peut être inquiété. L’engrenage est en route. Une seconde œuvre, « Analyses situationnistes pertinentes d’un jeune allemand amoureux de Carlotta » sort des presses en mars 1920. Immédiatement suivi des « Nouvelles modes de Paris ». A chacun de ses pamphlets, à chacune de ses lignes, Ernesto plaide en faveur de la « Femme moderne ». Pour lui, seules celles qui travailleront pour subvenir à leurs besoins, assureront leur indépendance avec leur esprit et leur corps, celles qui feront preuves d’une certaine liberté sexuelle, échapperont au déluge.

« Viendra ce jour où elle nous disputerons toutes en raison de l’état abaissé de la lunette lorsque nous urinons. Elles auront enfin acquis ce droit social et sanitaire, cette responsabilité de s’intéresser à toutes les utilités de notre sexe » (extrait des « Nouvelles modes de Paris »).

Si le monde littéraire semble blasé de ces frasques, d’autres sont touchés de plein fouet. Remigio Gandásegui y Gorrochátegui, Archevêque de Segovie y Valladolid prononce son excommunication dans le courant de l’été 1920. Voici comme Pablo Picasso décrivit la scène : « Lorsque l’on apprit cette nouvelle, nous avions alors chacun deux foudres dans chaque vessie. Il en fût tellement amusé qu’au moins trois d’entre eux se perdirent dans ses pantalons ».

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"Autoportrait du voisin Charles".

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Rassemblement du Parti Libéral de Basse Californie.

Il s’adonne à son tour à la peinture. Avec brio, une fois de plus. Son œuvre est pourtant sujette à controverse, certains critiques n’y voyant qu’un malentendu linguistique. Certes déroutante, car Ernesto ne réalise que des autoportraits, elle est pourtant le regard d’un homme qui fut tourné tout au long de sa vie vers un idéal du progrès technologique. Il continue de peindre avec frénésie jusqu'à la fin de ses jours, nous livrant ainsi un fantastique témoignage de l’évolution des ses modèles pendant plus d’un demi-siècle.

« Si vous étudiez profondément les revendications féminines, vous noterez que leur fondement est toujours très ouvert » (extrait des « Analyses situationnistes pertinentes d’un jeune allemand amoureux de Carlotta »).

1922, sa situation financière se dégrade. Exproprié de ses quelques 19 000 kilomètres de voies ferrées, harcelé par l’ecclésiat et devenu l’ennemi de la bourgeoisie, Ernesto est rejeté du mondain parisien. En 1923, sa femme Carlotta demande le divorce. Elle le quitte pour l’Italie et le riche producteur Dino Pigatto, propriétaire des productions « Splendor ». Lors de l’hiver de 1926, Ernesto repart définitivement pour son pays natal avec quelques toiles des ses jeunes pousses françaises dans ses valises. Il s’installe alors en Basse Californie. Resté discret à partir de cette époque, malgré une dernière tentative avortée dans le domaine de la politique, il réussit néanmoins à reprendre une place dans l’Inteligencia mexicaine. L’on pense que la vente des œuvres françaises en sa possession aux musées américains lui permirent de reconstruire sa nouvelle vie.

Il s’éteint dans l’un de ses hôtels de Tijuana à l’âge de 84 ans. Nous étions dans le tout début des années 70, et lui, dans les bras d’une adolescente présente pour le dégager de l’ennui.

De nos jours encore, les traders internationaux utilisent le « D.T.C. », du nom de Diaz Temor de la Cruz. Il s’agit d’un vecteur d’anticipation sur les marchés des métaux non coûteux, calculé par une équation complexe dont le principal indice est le coût d’une prostituée sud-américaine.


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Ce sondage a été créé le février 20, 2008 14:00 et 13 personnes ont déjà voté.


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