Djerbakistan : Géopolitique

Un article de la désencyclopédie.

Aller à : Navigation, chercher

[modifier] Géopolitique

[modifier] Géographie

Question.png
Saviez-vous que...
Le Djerbakistan est le premier pays dont la géographie est évolutive. Personne n'a encore pu cerner complétement les frontières de ce pays : elles sont en réalité infinies.

Le Djerbakistan est le pays des deux vallées, où chaque vallée recèle mille possibles en attente.


[modifier] Les continents

Murmontagne3.jpg

En arrivant vers les frontières du pays : en arrière-plan, les montagnes des zones tribales.

Le Djerbakistan est solidement adossé aux zones hypercontinentales. Il est également délimité par les zones tribales qui le séparent de ses plus proches voisins.

Le Djerbakistan est favorable au rapprochement avec d'autres continents, tels que l'Europe ou l'Océanie. Cependant, le Président-Maréchal Doubrovskÿi (l'homme par qui le Djerbakistan sera bientôt proclamé continent à part entière) aurait refusé tout ralliement à la Superasie.

"Nous estimons la Superasie trop minuscule par rapport à nos ambitions. Ce n'est que lorsqu'un continent digne de ce nom, telle que l'Hyperasie, se présentera, que nous envisagerons une alliance."

[modifier] Un espace ouvert

Octroi.jpg

Un des postes d'octroi.

L'originalité du Djerbakistan est d'avoir un espace encore incertain, autrement dit ouvert sur le vaste monde.

A l'heure actuelle, on estime que le Djerbakistan est le no man's land le plus peuplé du monde. Il est délimité par un mur d'enceinte discontinu, qui le protège des no man's land désertiques appelés zones tribales.

Riche est l’espace djerbakistanais, tel qu’il se constituera d’ici peu.


[modifier] Les frontières

Frontiere.jpg

Le mur nord-ouest de l'est des frontières sud.

Les postes d'octroi ont été construits pendant la période de décadence du pays.

Les quatre postes d'octroi marquent les frontières djerbakistanaises, organisant l'espace depuis toujours. "Passées les limites, les bornes sont derrière nous", dit-on ici. La signification de ce proverbe est encore mal déterminée.

Ce qui est certain, c'est que presque personne n'a plus approché ces postes frontières depuis des lustres, à l'exception du journaliste-écrivain-anthropologue Georges-Amédée Rassanne (et on ne l'a jamais vu au Djerbakistan même).

L'incertitude du tracé de la frontière nord n'est qu'un exemple du flou entourant les limites du Djerbakistan.

[modifier] Les postes d'octroi

Douanes.jpg

Maison des douanes.

Voici le peu qu'on sait de ces postes d'octroi :

Le poste sud surveille les zones les plus septentrionales.

Le projet d'un poste nord a été abandonné. De manière générale, le Djerbakistan refuse d'avoir des frontières nord (les habitants prétendraient que cela porte malheur).

Le poste ouest de l'octroi, le plus important poste avancé du pays serait tellement occidental que certains géographes le considèrent en-dehors du pays. C'est en fait un poste pré-frontalier.

Enfin, le poste nord-nord-ouest porte un peu malheur et se trouve un peu en dehors du pays.

La localisation exacte de ces postes reste sujette à caution, perdus qu'ils sont dans le brouillard. Du reste, le pays ne possède pas de "poste est". Certains manuels de géographie affirment sans ambages que c'est dans cette direction qu'on voit le soleil levant, mais les Djerbakistanais n'en ont pas entendu parler.

[modifier] Le bout de l'espace

Gardiens.jpg

Gardiens immémoriaux du mur, face du fond de l'espace djerb.

Boutespace.jpg

Les limites du Djerbakistan se situent à l'extrême bout de l'espace : au-delà, il n'y a plus rien.

Arriver aux postes d'octroi, c'est atteindre le bout de l'espace. Il faudrait en fait arriver à aller au-delà de l'espace le plus lointain. C'est un projet de conquête à la hauteur des espoirs djerbs. La pénétration des frontières extrêmes de ces espaces incertains en est le signe : il faut partir à la conquête d'espaces qui se diluent.

[modifier] Le conflit gagaouze

Depuis toujours, le pays est en guerre latente avec la Gagaouzie. Toutefois, un accord de "commencer-le-feu" n'a pas encore été signé. Les Gagaouzes seront très prochainement informés du mépris profond que les Djerbs leur porteraient. Il est à noter que ce conflit est essentiellement unilatéral et que les Gagaouzes ignorent tout du Djerbakistan et de l'inimitié qu'il leur porte. Ils estiment que c'est une erreur diplomatique ou une blague de mauvais goût qu'on veut leur faire.

Les Gagaouzes n'ont aucune idée de la gravité de l'incident diplomatique qu'ils ont déclenché bien malgré eux. Cette attitude a le don d'exaspérer les Djerbs et les renforce dans l'idée qu'ils se font des Gagaouzes : ce sont bien des cons. En effet, la Gagaouzie, sûre d'elle-même et de sa réalité, a l'air d'être un faux pays, ce qui est vraiment le comble de l'ironie arrogante pour les djerbs qui détestent les jeux de mots.

[modifier] Le pétrole moldave

Il faut savoir que les Djerbakistanais ont, dans l'ensemble, une grande admiration pour la Moldavie, pays qui les approvisionne en pétrole grâce à l'oléoduc qui traverse leur territoire. Mais la crise pétrolière, et l'augmentation au PPP du prix du jerrycan de pétrole brut raffiné, aurait porté un coup à l'économie locale.

La pratique du siphonnage a la pompe permet des approvisionnements importants, directement sur l'oléoduc moldave (pour plus d'informations cf. infra 3.3.1.La ZCAM et la ZMAC)


[modifier] Economie

Les Djerbakistanais sont des gens économes : ils économisent sur tout, et aussi sur ce qu'ils n'ont pas encore. C'est un principe de base de l'économie du possible.


[modifier] Monnaie

Le Djerbakistan a deux monnaies :

- Le Doubrovskÿi (DBV), qui est la monétarisation des anciennes archives proto-djerbes conservées au PPP.

- Les devises apportées par Gilbert Delausse en 1958, c'est à dire ses tickets de rationnement français et les bons de la Semeuse. Mis sur le marché, ces bons équivalent à plusieurs Doubrovskÿi, suivant l'humeur du jour. Les échanges monétaires se font à une cadence particulièrement rapide. Le taux de rotation de la monnaie est tel que chaque Djerbakistanais, quoi qu'il achète, détient toujours la même somme d'archives tout au long de sa vie. La plupart des habitants répugnent de toute façon à dépenser leurs archives et leurs bons de la Semeuse, si bien qu'il y a peu de devises en circulation.

[modifier] Politique économique

Le développement complet de l'économie du pays étant encore soumis à conditions, la Présidence a pris l'initiative de repousser la mise en place d'un plan quinquennal de développement. Le projet de ce plan quinquennal a été suivi par le projet d'un repoussement sine die du même plan quinquennal. Ces deux projets ont évidemment fait l'objets d'archives qui ont aussitôt été entreposées au PPP.


[modifier] Les investisseurs étrangers

Récemment, le professeur Krajina a déclaré que des cabinets américains d'audit en entreprise avaient montré un certain intérêt pour le pays. Engageant un vaste plan d'actions humanitaires pour restructurer le monde, ces cabinets auraient lancé des projets d'OPA sur le Djerbakistan, mais rien n'a filtré pour l'instant.

Le même professeur Krajina aurait également déclaré que des holdings asiatiques auraient également préempté les friches industrielles à venir pour les restructurer quand les usines seront ruinées.

Enfin, le pays s'est ouvert au télé-achat : des informations circulent selon lesquelles on peut acheter depuis chez soi des parcelles de la ZMAC ou des cuves de polonium extrudé (cf. infra 3.3.1 : La ZCAM et la MAC).


[modifier] La circulation

Circulation2.jpg

La vitesse infinie de la circulation en deça et au-delà de nos limites perceptives, nous donne à croire que la route est libre.


La circulation est un élément essentiel du Djerbakistan. C'est une circulation du possible et du réel : dès qu'un projet est en cours, il faut le rendre encore plus projectif, lui donner encore plus de potentialité. On reconnaît là l'influence des théories de Gilbert Delausse. Cela se fait dans un mouvement extrêmement rapide d'aller et retour qui dépasse notre seuil de perception. Ainsi, même si les Djerbakistanais semblent ne pas bouger -c'est ce que disent les Gagaouz perfides-, ils se déplacent en fait à une vitesse infinie, supérieure à notre seuil de perception.


Les Djerbs ne différencient pas abstraitement les voitures et les maisons : on peut dire qu'ils habitent dans leurs voitures et qu'ils se déplacent dans leurs maisons, à une vitesse infinie, proche de l'extrême stabilité.

C'est pour ça qu'aux yeux des étrangers, la circulation automobile au Djerbakistan est particulièrement fluide. Ainsi aucune voiture ne semble s'être déplacée sur le grand axe routier qui passe devant le PPP, depuis environ trois ans. C'est aussi pour cette raison que les Djerb ont tout connu, tout fait avant tout le monde et tout vu, dans la transparence du pur possible. D'où le caractère parfois méprisant du Djerb, mais il faut les comprendre : ils en savent plus long que tout le monde avant tout le monde.

Autre conséquence : le Djerb n'a besoin de rien connaître, car tout ce qu'il comprend, il ne fait que le reconnaitre car il le connaissait déjà par nature. Le pays du brouillard est aussi le pays de la transparence de l'esprit, le pays où l'on savait déjà tout d'avance, et où on le disait déjà aux gens.

Les Djerbakistanais sont donc un peuple à qui on ne la fait pas.

[modifier] Finances

[modifier] Le développement statique

Basrelief.jpg

Travailleurs djerbakistanais des temps anciens.

Les Djerbakistanais, sensibles aux problèmes de la planète, en particulier du territoire planétaire dont ils ont la garde, ont réfléchi les premiers à des solutions qui, chez nous, ont abouti à l'idée de développement durable. Mais cela ne pouvait suffire au génie national djerbakistanais : il fallait un développement plus que durable. Il fallait un développement stable et même mieux encore.

C'est pourquoi on a inventé au Djerbakistanais : le développement statique.

Depuis, ce modèle s'est imposé à toutes les branches de l'économie.

[modifier] Une économie circulaire

Deux principes de base régissent l'économie du pays : circulation et conservation.

Les échanges sur la place boursière du PPP se font par des archives contre des archives, le tout étant qu'il y ait circulation de biens (et les Djerbs ont compris que tout le monde, de ce point de vue, essayait de faire comme eux) mais sans aucune déperdition (et en ce domaine, les Djerbs sont inégalés).

La circularité intégrale, alliée au développement statique, assure la parfaite conservation des biens échangés.

Le capitalisme était clairement une tentative d'aboutir à ce modèle, mais ce fut un échec.

Le modèle djerb ne saurait être critiqué parce qu'il serait en cycle fermé. Il est bien plutôt toujours ouvert au recommencement d'un nouveau cycle à l'identique. Ce qui est très différent. Il est au capitalisme, ce que le mouvement perpétuel est à la traction avant.

[modifier] Les boucles cybernétiques

Nuvola apps important.png
Faites attention !
Ces données très techniques ne sont accessibles qu'à des experts.


Le développement des théories marketing de cybernétique de pointe a permis de mettre en avant l'idée de "boucle financière de rétroaction" à effets "cumulatifs, statiques et pérégrinatoires" . De fait, les sur-rendements de cash-flow constant autorisent une stagnation des bénéfices, de façon à ce que, chaque année, les bénéfices permettent de renflouer suffisamment la dette pour que le pays n'en vienne pas à la liquidation.

Cette prouesse est passée inaperçue jusqu'à présent : on parle pourtant d'économie de subsistance potentielle.


[modifier] L'échange des choux

Un exemple de circuit d'échange est celui des choux. Les Djerbakistanais les échangent à des taux variables, mais généralement près de 1 contre 1 : un chou est un chou, dit le bon peuple. (Certains soupçonnent dans ce dicton une sournoise influence gagaouze, mais rien n'a pu être établi)

Un chou vaut un chou, l'essentiel étant de faire circuler ces produits.

De plus, le chou favorise la production flatulatoire, ce qui est une bonne chose car cette production quotidienne peut être aussitôt réinjectée dans le merdoduc (voir 3.3.1).


[modifier] Politique

[modifier] Composition politique du gouvernement

Krajina.jpg

V.J. Krajina, génie de la botanique et de la politique.

Usines.jpg

Usine du professeur Krajina, où se sont développés les composés chimiques et aromatiques des pesticides.


Président-Maréchal Doubrovski : Président-Maréchal élu à vie à la tête du pays.

Grödin Lustÿk : Ministre Inter-armées de la joie de vivre, responsable de la supervision du programme national des pesticides.

Professeur Krajina : Professeur. Responsable du centre national de traitement des pesticides.

Florenz : muse tutélaire. Responsable et gardienne des approvisionnements en boissons fermentées.

Georges-Amédée Rassanne : Journaliste-écrivain-anthropologue. Conseiller en communication auprès de la présidence.

[modifier] Les partis politiques

Le Président-Maréchal a toujours pensé que les partis politiques divisaient dangeureusement la Nation. Etre un homme de rassemblement, être un leader charismatique, tel a toujours été le vœu du Président.

Les partis politiques n'ont cependant pas été découragés, car le Djerbakistan n'est pas une dictature. Les partis sont plus exactement des défenseurs des différents aspects de la politique doubrovskiste. Travaillant en bonne intelligence avec le chef de l'Etat, chaque parti politique est dirigé par un des ministres en exercice.

Ainsi un parti assez discret mais fondamental, le Parti Doubrovskiste, est-il dirigé par le Président-Maréchal en personne.

Le parti le plus populaire est le Parti du Possible. Il aurait un temps été dirigé par Gilbert Delausse. Actuellement, les possibilités de succession à la tête de ce vaste mouvement sont ouvertes.


[modifier] L'élection et le règne du Président-Maréchal

Portail.jpg

Vue du PPP : derrière le portail gothique flamboyant, la résidence du Président-Maréchal.

Alors que certains pays pratiquent le suffrage universel direct, le Djerbakistan a envisagé fut un temps le suffrage indirect mais cela s'avérait compliqué et de plus, les urnes risquaient de rester vides.

Le Président-Maréchal, selon ses dires, aurait donc organisé une élection indirectement aux suffrages, mais la population ne semble pas au courant.

A l'heure actuelle, le Président-Maréchal n'a pas donné de nouvelles. Peu de gens parlent des mesures qu'il a prises dans le pays car elles ont été volontairement furtives, afin de "coller" au mieux à l'esprit de la nation djerbakistanaise. La politique doubrovskiste tient en un principe : ne pas éliminer de possible, ne pas empêcher le possible par l'arbitraire de la décision.

Certains ont affirmé que le Président-Maréchal serait en exil dans un pays voisin, voire qu'il serait mort, mais rien ne vient corroborer ces rumeurs. Cela pourrait aussi bien être de la propagande gagaouze.

Georges-Amédée Rassanne serait le dernier étranger a avoir vu le Président en vie. Mais puisqu'au Djerbakistan, n'importe qui peut être étranger, il pourrait être le dernier homme tout court à l'avoir vu.

[modifier] La diplomatie

Murmontagne.jpg

Direction de la communication et de la coopération culturelle.

Le Djerbakistan prête une grande attention au monde qui l’entoure. Il réprouve seulement les politiques trop volontaristes, et le laisser-aller trop visible.

Laisser aller les choses est encore les prendre comme des choses dynamiques, actives. Le Djerbakistan est foncièrement opposé à cela. Mais son opposition n'est pas agressive, car l'agression n'est pas dans la nature des gens du pays.

Le PPP observe ainsi une politique de retrait modéré et variable, sauf à l'encontre des infâmes Gagaouzes, naturellement.



[modifier] Liens

[modifier] Liens internes

[modifier] Le Djerbakistan

Djerbakistan, histoire des origines et présentation de la notion de possible.

Djerbakistan : Géopolitique

Djerbakistan : Vie quotidienne

Djerbakistan : Arts et mentalité


[modifier] Autres

Gilbert Delausse, le penseur du possible, dont l'influence sur le Djerbakistan a été déterminante.

Le temps qui passe, texte intégral d'une pièce de théâtre de Georges-Amédée Rassanne, d'après Gilbert Delausse.

Georges-Amédée Rassanne, spécialiste de Gilbert Delausse et du Djerbakistan.

Le Noverisky-Perdistan, Etat qui a juré la destruction du Djerbakistan.


[modifier] Liens externes

[modifier] L'Oeil du Bigleux

Les Djerbakistanais intelligents du monde entier lisent le blog l'Oeil du Bigleux. De plus, ils comprennent parfaitement qu'on puisse faire de façon éhontée de la pub copinage pour ce lieu de grosse couennerie.


[modifier] Freebox

Pour les utilisateurs de la Freebox, aller sur TV Perso (canal 99) et cherchez les références suivantes pour des vidéos :

- Gilbert Delausse au Djerbakistan : n°119120. Découvrez le PPP, la ZMAC, les Spartakiades et d'autres choses encore !

- Le télé-achat au Djerbakistan : n°112252. Découvrez les cuves de polonium extrudé, les zones tribales et investissez au Djerbakistan !

Cet article a une chance non nulle de figurer dans le Best Of ou de ne pas en être.
S'il vous a enthousiasmé, votez pour lui sur sa page de vote ! Ou pas.
Partage sur...
wikia