Dieu

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« Le divin est un concept vieux comme le monde. C'est bien là que réside tout le problème. »
~ Platon, à propos de l'arthrite en tant que mal du siècle, d'après ce que j'ai compris


« Eh, Karl, je te parie ce que tu veux qu'il n'existe rien de transcendant à la possession matérielle. »
~ Blaise Pascal à propos d'entuber son monde, encore une fois.


« Une petite partie de dés ? »
~ Erwin Schrödinger à propos de son addiction au jeu.


« Allongez-vous, détendez-vous. Tenez, racontez-moi votre enfance, par exemple. Alliez-vous régulièrement à la messe ? Aimiez-vous vous occuper des cierges ? »
~ Freud à propos de service divin.


« Pour être honnête, je pense que le problème a surtout pris de l'importance dans les dernières années de ma vie. »
~ Jésus-Christ à propos de son complexe d'Électre.


Dieu est un concept immense et infini. C'est pour cette raison, je crois, qu'on le trouve dans des cathédrales, des mosquées, des gares routières et tous un tas de bâtiments vastes et imposants construits pour accueillir Sa majesté divine sans déborder. C'est aussi pour ça qu'on met une majuscule quand on prononce Son nom, même si ce n'est pas vraiment son Nom, je crois que c'est un pronom personnel assujetti, comme disait mon institutrice, qui disait aussi que je devais passer plus de temps à étudier et moins à regarder le Ciel. Ça me semble un peu bizarre quand même, parce qu'une majuscule c'est plus grand que toutes les autres lettres, je veux dire, mais c'est pas comme si on pouvait faire rentrer une église dedans. A moins que Dieu ne veuille habiter que dans des trucs plus grands que les autres, mais dans ce cas il habiterait aussi dans les HLM de vingt étages, et je pense qu'on l'aurait remarqué quand même, parce que ça m'étonnerait qu'il supporte le bruit. Il est grand le mystère de la foi.


Mais, qu'est-ce que Dieu ?

René Descartes : C'était quoi, ça ?



René Descartes : Je rigole pas, là. Qu'est-ce qui vient d'arriver ? C'était effrayant comme un coup de tonnerre.



René Descartes : ...


René Descartes : J'ai l'impression qu'on se moque de moi. C'est très désagréable.


René Descartes : En face d'un tel problème, il semblerait à tout un chacun nécessaire et évident de mener une petite enquête transcendantale sur sa propre existence. Oui, c'est sans doute la meilleure chose à faire. Après tout, peut-être que je découvrirai que la réponse est négative ; ce qui serait bien arrangeant. Bon, interrogeons-nous, alors. Pour commencer, pourquoi suis-je ici ? La question est superflue : parce qu'il était sans doute nécessaire que j'y fusse ; partant, qui m'y a amené ? Ce point est plus délicat. J'imagine qu'une puissance certaine est nécessaire...


Sören Kierkegaard : Eh bien, c'est une excellente question, ma foi ! Je vous remercie de l'avoir formulée ainsi avec tant d'à-propos. C'était brillant, vraiment. Car oui, enfin, qu'est-ce que Dieu ? Cette interrogation, qui ressort à la fois à la philosophie téléologique et à la religion en tant que système transcendant, n'a pas grand sens si l'on se place d'un point de vue séculier ou, comme cela a été fait à de trop nombreuses reprises, si l'on considère l'idée en tant qu'entité positive quasi-autonome capable de confrontation vis-à-vis de l'homme et de sa propre connaissance. Un problème majeur tel que celui-ci, dans lequel se trouve condensé toute l'activité de la réflexion (depuis que l'humain sait penser, c'est-à-dire est capable de cuisiner des tartes aux pommes, la réalisation de la tarte et l'épluchage des pommes pouvant être considérés comme une appropriation de la volonté d'existence par le pouvoir de manger), se doit d'être abordé avec délicatesse. En ce qui me concerne, et si j'avais à me prononcer, je dirais que ce que nous appelons divin est avant tout quelque chose dont la caractéristique est sensible, défini sans aucun doute par rapport à l'homme, car comment appeler sinon la manière de l'appréhension que l'on en...


René Descartes : Hein ? Hophophop, qu'est-ce que ça veut dire cette histoire ? Ça va bien de tirer la couverture à soi ? Alors on reçoit une question, comme ça, sans savoir même d'où elle tombe, on arrive comme une fleur et on commence d'office à étaler sa science, sans consulter personne et de but en blanc, c'est beau tiens. Bravo monsieur. Je ne vous félicite pas. Un peu de prudence et d'humilité ne vous feraient pourtant pas de mal.


Baruch Spinoza : Remarquons en sus que cet homme n'a même pas cru bon d'établir le moindre ses axiomes avant d'entamer son discours. C'est en faisait étalage d'un amateurisme tel que celui-ci qu'on finit par ridiculiser toute une discipline, parfaitement. Ah il a bon dos le public de béotiens. Ils ont bon dos les critiques ! Mais on oublie souvent que quand on ne sait pas raisonner, on ferait mieux de se taire. Par ailleurs, il est vain de s'imaginer philosopher lorsqu'il est évident que l'on ne souhaite pas faire l'effort de la rigueur et de la pénétration nécessaires à toute démarche impliquant l'intention d'une démonstration. Ainsi la proposition suivante : si c'est pour partir comme ça, moi j'me casse. Voilà.


Soren Kierkegaard : Allons bon. Messieurs, qui êtes-vous pour commencer ? Ce n'est pas très courtois de s'inviter dans la démonstration d'autrui sans prévenir. Je vous répondrai aimablement que si vous voulez passer votre temps à exaspérer le monde (et il semble apparent que vous n'ayez rien de mieux à faire), rien ne vous empêchera de prendre la parole quand ce sera votre tour. Si vous venez pour un colloque, comme cela en prend le tour, sachez que je discuterais avec plaisir et courtoisie pour peu seulement, messieurs, vous daigniez faire l'effort, au long de notre échange, de vous sentir visés et de prendre pour votre compte à chaque phrase mes ambigüités, chaque pique dissimulée, l'intégralité des sarcasmes (mêmes ceux destinés à ma femme) dans les notes de bas de page, toute ironie sans exception aucune et bien entendu l'ensemble de mon œuvre elle-même, car, nous sommes bien d'accord, il n'y a rien de plus sain que le travail bien fait. Et puis comme je le disais, placé en face d'une interrogation tout à fait extraordinaire comme celle-ci (qui taraude l'Humanité depuis des siècles, rappelons-le), n'est-il pas naturel de rassembler pour elle toute l'attention dont on dispose ? Quelle qu'en soit l'origine, son importance ne réduit-elle pas à néant tout le reste des préoccupations humaines ?


René Descartes : Ouais, c'est ça. Mais ça ne répond pas du tout à la question.


Emmanuel Kant : Eh, regardez ! Là-haut ! C'est juste un putain de titre qui flotte au-dessus ! Mais, qu'est-ce que cela veut donc dire ? Eh bien, que durant tout ce temps, seul votre esprit a interprété son être comme une injonction, tandis que le Titre, lui, continuait à exister de manière essentiellement externe à vos perceptions et même à votre essence. Rien n'est réel, tout est ! De là, on peut se poser les questions suivantes : Qu'est-ce que signifie l'en-soi ? Que signifient les Titres ? Y en a-t-il d'autres ? De quoi se nourrissent-ils ? Qui l'a placé là ? Peut-on les manger ? Ont-ils une morale ? Et, si l'on découvre que l'on est soi-même un Titre, que convient-il de faire ?


Baruch Spinoza : Qu'est-ce qu'il raconte, lui ? Haha, regardez. Il se tortille par terre en essayant de... euh...


Soren Kierkegaard : Je crois qu'il essaie d'atteindre le Titre.


René Descartes : J'en connais qui feraient bien d'atteindre le titre de philosophe. Huhu.


SingeSavant.jpg L'auteur de cet article dit :
C'est le titre de la section. Je me suis dit que ça ferait bien de le mettre là (parce qu'on était au début de la section).


Emmanuel Kant : Ah ! Eh, faut prévenir quand vous faites ça !


Baruch Spinoza : Mais qu'est-ce qu'il dit encore ?


Soren Kierkegaard : Ce doit être une illumination divine. Remarquez le bonheur qui se dessine sur son visage !


SingeSavant.jpg L'auteur de cet article dit :
Pardon, c'est que j'ai encore un peu de mal avec les murs. Bon, allez, on arrête de traîner. Faut que vous me définissiez Dieu, là. On a déjà perdu cinq minutes, je voudrais pas être en retard pour la section suivante. Et faites des blagues, aussi.


Baruch Spinoza : Mais qu'est-ce que c'est que ce diktat de la pensée ? Ce n'est pas quelque chose qui se définit d'un coup de dialectique. Vous devriez être bien placé pour le savoir.


Soren Kierkegaard : Allons, allons, il ne faut pas dramatiser. Je pense qu'on peut, si on se bouscule un peu, sans scrupule définir Dieu comme un concept à la fois déterminé en soi (par son infinité autotélique) et transcendant (par son existence simienne et objective de sujet pensant). Un concept en forme de chimpanzé.


René Descartes : Quoi ? Mais mon petit monsieur, il ne faut surtout pas vous gêner. Allez-y mon vieux, parlez de Dieu comme d'un macaque infiniment poilu, on ne vous dira rien.


Soren Kierkegaard : Mais vous voyez bien que c'est un singe.


SingeSavant.jpg L'auteur de cet article dit :
Hein ? Ah non, moi je suis juste l'auteur de cet article. Je suis là pour vous dire de vous dépêcher, encore une fois, parce que si on avance à ce rythme on sera encore là dans six mille ans.


René Descartes : Mais c'est complètement ridicule ! Je m'indigne ! Comment osez-vous nous donner des ordres pareils ? Vous vous croyez autorisé à toutes les indiscrétions, c'est ça ? Vous vous imaginez qu'on se laissera faire sans réagir ?


Soren Kierkegaard : Allons messieurs, faites preuve d'un peu de compréhension. Ce pauvre Auteur, dont vous êtes les créatures pensantes, vous voyez bien qu'il essaie de faire son travail du mieux qu'il peut sans contraindre votre liberté.


Baruch Spinoza : Assez de toutes ces entités démiurgiques et omnipotentes qui ne vous laissent même plus badiner avec les servantes sans s'occuper de la préservation du saint mariage !


Soren Kierkegaard : Là, je suis bien d'accord avec vous. Hier encore, croyez-le ou non, ma femme m'a fait un véritable scandale...


René Descartes : Levons-nous ! Rebellons-nous contre ces dieux dont le commandement signifie la mort de toute vérité sur l'autel de la productivité ! Mort à l'industrialisation débridée et absurde ! Mort au saint patronat ! Vive le prolétariat ! Vive la manufacture de la pensée ! La liberté vaincra !


Baruch Spinoza : Ouais !


Soren Kierkegaard : Au bûcher les trucs omniscients.


Critique crâneuse des caractéristiques du divin

René Descartes : Là ! Vous voyez ! Ça a recommencé !


Baruch Spinoza : Effectivement. Positivement.


Soren Kierkegaard : Certes ! C'est véritablement un phénomène extraordinaire. Extrasensoriel, aussi. Dame, extrasempiternel, pourquoi pas.


René Descartes : Vous voyez bien que ce n'était pas le fruit de mon imagination.


Baruch Spinoza : Je ne serais pas aussi catégorique, à votre place. Pour commencer, ça ne fait pas très sérieux de baser sa réflexion sur des phénomènes observables. Si vous n'avez pas de raison de douter, normalement, tout se déroule sans accroc. Ensuite, bon, il faut bien avouer que ce n'est pas en restant cloué là qu'on arrivera à quelque chose. Et il faut accorder le plus grand pouvoir à l'imagination (en tant qu'elle est le reflet du monde). Si vous la remettez en cause, c'est un peu comme si vous vous donniez tort à vous-même.


Emmanuel Kant : A quoi pensez-vous exactement ? Là, c'est un peu flou. C'est comme si je vous parlais de mon chat Nestor en commençant par dire que j'héberge ses moustaches. Ce n'est pas faux, on peut peut-être en tirer quelques vérités, mais tant qu'elles n'ont pas été critiquées elles n'ont pas une bien grande valeur.


Baruch Spinoza : Bien sûr, critiquons à tout-va. Voilà pourquoi le système va à vau-l'eau : on passe plus de temps à discuter de justice de la place qu'on occupe et de la taille de ses attributs qu'on n'en consacre au plus élémentaire bon sens.


E. K : Permettez !


Baruch Spinoza : Non, non. Tenez, tenez, critiquons-les alors. Il est patent, dès lors que l'on se sait dans le domaine de la raison, qu'il sera toujours possible de considérer séparément chacune d'entre elles comme une connaissance évidente. Toutefois, peut-on retirer de cette observation l'idée d'une quelconque substance dont la caractéristique est pour nous de les contenir, conformément à la dialectique de la subsumation et de l'émanation à partir de la substance en tant que propriétés extrinsèques particulières, ce dans le but de valider la possibilité de l'affirmation globale posant l'affinement progressif du savoir les concernant à mesure que l'on s'éloigne (dialectiquement) de leur base (cas dans lequel on se verrait alors à un moment dans l'obligation d'apporter une précision générale concernant la composition et la perception de ladite base, notamment sous le rapport entretenu par la connaissance explorante quant à sa douceur et à sa couleur, et à la relation immédiatement perceptible entre ces deux qualia) et de ramener l'ensemble ainsi décrit et "su" au comportement globalement régulier d'un mouvement horizontal réflexif ?


Emmanuel Kant : Pardon ? Mais je parle de la critique des hypothèses, enfin, c'est absurde...


Baruch Spinoza : ET de là, en admettant que l'étape précédente ait donné un quelconque résultat, il faudrait, n'est-ce pas, encore étendre le domaine de l'investigation au pouvoir réel ou supposé que l'on a sur l'émergence de propriétés tangibles, telles par exemple que le ronronnement, ou bien encore sur la propriété effective que l'on exerce sur le porteur de celui-ci en ramenant le non-comportement de demi-fuite furibarde observé de manière quasi aléatoire le jour et parfaitement auto-complaisante la nuit au sentiment médiat d'affection mesurée à l'anti-dégoût organique-animal non-non-couinant plus-ou-moins-vivant après avoir été jeté en l'air et rattrapé pendant un quart d'heure et terminé rampant-gisant sur la moquette du salon ! Hein ? Et je ne parle même pas des attaques incessantes sur le bas de votre peignoir, de la discursivité utilisée comme arme de guerre contre une population coalisée de séparatistes félins, ou du motif du pelage qui, comme chacun le sait, nécessite une approbation totale et deux mois d'expertise exigeante d'un assesseur abyssinien assermenté sous Hyppothèse et hypotenseurs pour être jugée digne de figurer ou non en une sur le pas de la porte pour que le facteur tourmenté y déchiffre l'énigme de votre adresse !


Emmanuel Kant : Je crois que vous avez très mal compris ce que j'entendais par là. Il ne s'agissait évidemment pas pas de la critique de mon chat Nestor dans son rapport aux moustaches, mais bien de celle d'une hypothèse afférente à celles-ci. Vous mélangez tout.


Baruch Spinoza : Tiens donc. Alors comme ça on se mêle de critiquer tout et tout le monde, sans se gêner, l'air de rien, on badine, voilà, et puis on décide tout à coup que l'avis du prochain ne vaut rien. Non, ne niez pas, je ne suis pas surpris. Quand on se repose sur une méthode aussi biaisée, il ne faut pas s'attendre à autre chose, n'est-ce pas.


Soren Kierkegaard : Un petit verre d'absinthe, ça tente quelqu'un ? J'en ai rempli trois.


Emmanuel Kant : En plus, je n'ai jamais eu de chat.

Collusions régulières avec le séculier

René Descartes : Eh ! Encore !


Soren Kierkegaard : Vous n'allez pas nous faire le coup à chaque fois, si ? On dirait que vous n'avez jamais rien vu d'aussi merveilleux qu'un titre de section. Faut passer à autre chose, mon vieux. Esbaudissez-vous ailleurs, enfin. Sortez, rencontrez du monde, je ne sais pas moi, allez vous promener sur les quais de la Volga, mangez une glace, allez au théâtre. Ce n'est pas bon de rester enfermé avec une idée fixe. C'est comme ça, vous savez, qu'on se met à ne plus voir personne ; là, quand on est certain de ne pas être inopinément sauvé par un importun, on commence à délirer gentiment sur les Titres, on voit des Titres partout, des Titres beaux, des Titres rugueux, des Titres avec une dot éblouissante et des appas troublants, des Titres graves, des Titres appétissants dont on surestime toujours la valeur et on se met à en chercher partout, jusque derrière son oreille...... On s'amuse à les étudier, on ne peut pas s'empêcher de les classifier même, et on consigne dans un gros livre toutes les fois qu'on en rencontre un pour finir par en remarquer n'importe où, chez son éditeur, dans un bateau espagnol, caché dans le parfum d'une rose... Et à un moment quelqu'un vous moque, ou vous traite de fou, et on vous place en asile sans résistance de votre part, après tout, n'est-ce pas, car ce n'est qu'à titre honoraire qu'on vous accueille, non ? Et une fois dans son petit chez-soi, confortablement installé dans une belle cellule capitonnée, on doit vite déchanter et on se querelle bien avec ce qu'il nous reste : deux pauvres titres de fou et de bon-à-rien. Ce n'est pas très sain, n'est-ce pas ?


R D : Je pense tout de même que la méthode et la rigueur rendent une telle investigation nécessaire, à un certain point. Je ne poursuis rien d'autre que la connaissance ; ce n'est pas comme si de là je m'amusais à discourir sur tout et n'importe quoi en espérant tomber sur une hypothétique révélation.


S K : Bien sûr, on se dit toujours que ça n'arrivera jamais à soi, qu'on gardera toujours le contrôle, bref qu'on ne tombera pas dans le piège et la vie dissolue de tous ceux qui font de ces petites révolutions scientifiques mesquines tout seuls dans leur coin pour qu'on leur érige un quelconque monument. Mais dites-vous bien que personne n'est à l'abri d'une telle malédiction. Tenez, par exemple, je connaissais un général qui était complètement obsédé par les titres. Les titres militaires, certes, ça n'est pas bien méchant. Ça mord quelquefois, mais dans ces cas-là ça vous lâche presque tout de suite une fois sur le champ de bataille.


B S : Pardi, les titres sont volages. Surtout les contrats de mariage...


Soren Kierkegaard : Je ne vous le fais pas dire. Lui, il aimait bien ça, les médailles, les insignes, les flagorneries, bref tout le clinquant attirail du pitre attitré, et ça faisait rire ses amis quand il se montrait avec ses deux livres de métal sur la peau, avec parfois des épingles pour faire tenir le tout et équilibrer un peu l'organigramme. Mais un jour, eh bien, ça ne lui a plus suffi. Il s'est mis à en vouloir d'autres. Il lui en fallut plus, toujours plus, il se mettait dans des situations fâcheuses juste pour obtenir le titre de fauteur de trouble parmi ses connaissances, il écrivait des lettres à tout le monde, au gouvernement, aux femmes, au peuple (des lettres ouvertes, certes, mais ça ne change rien au problème quand on est soi-même aussi perclus d'autant de titres financiers qu'une mine à ciel clos)... Il a terminé avec le titre d'Empereur, parfaitement, mais même là il n'était pas content. Ça faisait trop bourgeois, trop pauvre, ça n'était pas encore assez lent et peureux pour lui...Pour finir, il s'est pendu au fronton d'un temple, juste pour avoir la satisfaction d'un Titre, un énorme, un magnifique Titre en pierre taillée, en marbre blanc d'Italie très digne et très prude, avec des fioritures partout et de superbes gravures dans le style corinthien, qui semblait, quand on l'a découvert comme ça, tout raide et goguenard, avoir été érigé juste pour lui au-dessus de la place. C'est pour ça que je vous enjoins à plus de prudence dans votre histoire de Titres. Plus d'un y a laissé des plumes.





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