Dame Carcas

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Dame Carcas peinte par Foy Lamovèze

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Une version non autorisée de la légende de Dame Carcas. Merci au caricaturiste Pierre Michon, dont nous violons le copyright, pour l'utilisation non autorisée cette image

Dame Carcas ou Carcasse, est une héroïne légendaire sarrasine qui n'aimait pas le cochon. L'origine de cette ridicule héroïne est discutée. Certains prétendent qu'elle aurait donné son nom à la ville de Carcassonne à la suite d'un siège mené par l'empereur Charlemagne, d'autres, que ce n'est qu'une invention commerciale pour vendre de la charcuterie.

[modifier] Une étymologie discutée

Si la plupart des spécialistes s'accordent pour reconnaître que l'héroïne tire son nom de la carcasse du cochon, d'autres ont fait remarquer que le nom CARCAS n'est qu'une forme corrompue et qu'il ne devait à l'origine pas comporter de R. Toujours est-il qu'on se demande quel est l'esprit imbécile qui a bien pu inventer ce nom ridicule. Selon une version de la légende, Dame Carcas aurait involontairement donné son nom à la ville en sonnant du cor. Charlemagne, en entendant cela aurait dit "Dame Carcas sonne". Mais selon une autre version l'héroïne n'aurait jamais sonné du cor : elle avait seulement abusé de haricots et n'avait pu se retenir d'émettre un son aussi bruyant qu'inconvenant avec son corps[1]

Une troisième version vient contredire les deux autres en affirmant les faits suivants: Un soir, Charlemagne invita Dame Carcas et Roland dans sa tente pour partager un cochonnet. Au cours de cette soirée bien arrosée le vieil empereur se mit à lutiner la belle sarrasine. Celle-ci se défendit et sonna l'empereur à la barbe fleurie en l'assommant avec la carcasse du cochon. C'est alors que Roland se serait écrié "Au secours, Dame Carcas sonne l'empereur !". L'histoire raconte encore que cette dispute fut de courte durée car le lendemain soir Dame Carcas se rendit dans la tente de Charlemagne et lui affirma : "Je me donne mais on ne me prend pas !". Pour sceller cette réconciliation ils firent plein de cochonneries qui donnèrent naissance neuf mois plus tard à plein de petits cochons, ancêtres de tous les Carcassonnais.[2]

[modifier] Une utilisation commerciale douteuse et improbable

BoucherieCharcuterieHalal.jpg

L'une des premières charcuteries halal de Carcassonne, commercialisant la marque Dame Carcas

Selon Foy Lamovèze, docteur en ridiculogie, cette légende douteuse a fait en 2011 l'objet d'une utilisation commerciale pour le moins improbable. Voici ce qu'elle écrivait à ce sujet :

Le grand rabbin et l’imam de la grande mosquée de Carcassonne se sont associés dans une initiative destinée à donner du travail à leurs communautés respectives tout en promouvant le dialogue interreligieux. « L’idée nous est venue, affirment les deux religieux, après avoir visionné le dernier film de Sylvain Estibal, Le cochon de Gaza. Ce film est une formidable comédie en faveur de la réconciliation israëlo-palestienne. Nous avons donc voulu nous en inspirer pour lancer une production de charcuterie halal et casher réalisée en partenariat avec des producteurs locaux de porc noir. » « Nous avons déjà reçu le soutien du département de l’Aude qui nous accordé le label « Pays cathare » pour cette production originale », rajoute le rabbin. Et l’imam de poursuivre : « Cette production sera commercialisée sous la marque dame Carcas. Car rappelons que cette héroïne qui, selon la légende, est à l’origine du nom de notre ville, est un symbole de la réconciliation et de l’amour. Alors qu’elle était assiégée depuis sept ans par Charlemagne, elle lança du haut des remparts un cochon gavé de haricots. Par ce stratagème, l’empereur des Francs fut convaincu que la ville possédait encore de grandes réserves de nourritures et découragé, décida de lever le siège. Mais ce qu’on oublie souvent de préciser c’est que dame Carcas sonna du cor pour rappeler l’empereur. Et c’est autour d’un cassoulet confectionné avec les restes du cochon que Charlemagne et dame Carcas se réconcilièrent et que l’héroïne trouva son mari chrétien. »

« Nos autorités religieuses ont bien sûr été consultées » affirment les deux hommes. De fait, selon une dépêche de l’agence Reuters, Tariq Ramandan, grand spécialiste d’une lecture progressiste des textes sacrés de l’Islam, aurait déclaré qu’il fallait mettre un moratoire à l’interdiction de la consommation de cochon dans le monde musulman. En effet, dans la sourate 115 du Coran, qui n’est connue que par la version de Nasr Eddin Hodja dans son Kitab al-haram al-halal (Traité de l’interdit licite), le prophète Mahomet autorise une telle consommation sous certaines conditions. De son côté, le chat du rabbin Joann Sfar, grand connaisseur de la mystique juive interrogé par l’AFP, affirme que la Kabbale possède des textes allant dans le même sens.

Selon une source bien désinformée proche du Vatican, sa Sainteté aurait, dans un esprit œcuménique et pour favoriser cette initiative, autorisé les prêtres du diocèse de Carcassonne à remplacer la traditionnelle hostie par des rondelles de saucisson « Dame Carcas ». Le curé de Bugarach aurait confirmé que ce saucisson se mariait particulièrement bien avec le Fitou (attention à l’abus d’alcool - à consommer avec modération) et pouvait favoriser la rencontre avec des êtres célestes.

Le président de la Région, interrogé par Midi Libre a déclaré : « Cette initiative est une grande leçon de socialisme dont feraient bien de s’inspirer nos leaders ». De source non autorisée la dernière visite à Carcassonne de Nicolas Sarkozy -qui venait de rencontrer le leader palestinien Mahmoud Abbas- ne serait pas sans rapport avec cette initiative.

Seules notes négatives. La présidente du Front national a déclaré à France Inter que cette initiative risquait de priver des Français de souche de leur aliment favori. Le maire de Castelnaudary, quant à lui, a déclaré que « cette histoire n’était qu’un ramassis de mensonges destinés à promouvoir le cassoulet de Carcassonne, qui, comme chacun sait, ne vaut pas celui de Castelnaudary ».[3]

[modifier] Notes et références

  • Pour en savoir moins sur cette extravagante légende, vous pouvez consulter toutes les pages inexistantes de cette dÉsencyclopédie. Et si vraiment vous ne pouvez pas faire autrement, si vous n'avez rien compris à cette histoire, aller voir notre déloyale concurrente, l'encyclopédie Wikipédia à la page Dame Carcas.

Notes :

  1. Foy Lamovèze, Dame Carcas et les haricots merdiques, Revue Française de Ridiculogie, tome 23, 1926, p. 6.
  2. Foy Lamovèze, Cochonnailles, cochonneries et conneries dans la Légende de Dame Carcas, LXIXth Congress of The International Ridiculogic Society, 1969, p. X.
  3. Foy Lamovèze, De la culture des grenouilles en terrain xérophile, éditions Dunod, 2011.
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