Désirs d'avenir/Biographie

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« Pour comprendre la politique moderne des années 00 »
Ségolène Royal


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Le vraie vie véritable de Ségolène Royal

La naissance

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Ségolène Royal, toujours au Zénith.

A priori, rien ne devait distinguer ce 22 septembre 1953 des autres 22 septembre 1953. Le monde pansait encore ses plaies datant de l’avant-dernière Guerre Mondiale, l’Europe proférait à peine ses premiers balbutiements et la France, ma France, menée d’une poigne de fer par l’intrépide Général de Gaulle, préparait tranquillement la Coupe du Monde 1958 en Suède où elle finira 3ème grâce notamment à Just Fontaine, auteur de 13 buts, record qui tient toujours aujourd’hui.

Quand soudain, à des milliers de kilomètres de là, à Dakar précisément (Afrique Occidentale Française, c’était le bon temps), naquit sans demander la permission la petite Marie-Ségolène Royal, rapidement surnommée Ségolène par ses détracteurs. Inondés de joie et de bonheur par l’arrivée de ce premier enfant, M et Mme Royal remercièrent le Seigneur de sa bonté et le directeur de l’Hôpital Raymond Poincaré de sa propension à accepter les bakchichs pour permettre aux Gentils Colonialistes de passer en priorité devant les femmes parturientes indigènes.


L’enfance

L'enfance de la petite Ségolène Royal se passe sans problème. Son papa Marcello Royal, pizzaiolo de formation et créateur de la fameuse pizza qui porte son nom, gagne suffisamment sa vie pour subvenir aux besoins de sa famille qui au fil des années va tout de même s’agrandir un peu, la maman de Ségolène, Antigone Royal, mettant au monde 19 enfants en 14 ans.

Malgré l’ambiance chaleureuse du foyer assurée par la présence du four à pizzas installé au milieu du salon, la famille Royal décide de déménager, voulant profiter de la nouvelle loi sur les allocations familiales qui vient d’être entérinée en France. Toute la petite famille embarque donc sur le vol régulier Dakar / Saint-Gilles-Croix-de-Vie, le grand-père de Marcello étant originaire de Vendée et possédant encore là-bas une grande demeure que les habitants appellent avec une pointe de jalousie le Palais Royal.

Ségolène vient alors d’avoir 15 ans et poursuit sa scolarité avec ses frères et sœurs à l’école privée Notre-Dame-Sainte-Sophie de la Conception Immaculée où son éducation est assurée par une troupe de religieuses très à cheval sur les principes. Elles mettent un temps fou à débarrasser la fougueuse adolescente des étranges manies qu’elle a contractées au Sénégal comme par exemple le fait de parler en transformant les R en W, se coiffer avec des dreadlocks ou encore piler les aliments avant de les ingurgiter. Finalement, celle qu’on appelle déjà plus que Ségolène obtient son Baccalauréat de justesse et décide à l’aube de ses 18 ans de « monter à Paris ».

La rencontre avec François

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La première version d'"À prendre ou à laisser" - qui n'a malheureusement connu qu'un succès d'estime - était tournée en extérieur. Pour l'anecdote, Ségolène détenait la boîte contenant 300 Francs (anciens) alors que celle de François cachait une brosse à chiottes.

La bac, c'est bien mais ça ne suffit pas à faire vivre son homme, et a fortiori sa femme. Pour subvenir à ses besoins, Ségolène est dans un premier temps tentée par une carrière de conductrice d'engins sur les chantiers de La Défense puis tour à tour de prestidigitateuse, chercheuse en bio-électronique, cobaye auprès des firmes pharmaceutiques et enfin Présidente de la République Française, mais n'anticipons pas trop.

C'est en 1975 qu'aura lieu la rencontre qui bouleversera sa vie. Après avoir envoyé un SMS surtaxé à TF1, elle est tirée au sort pour participer à la première édition du célèbre jeu "À prendre ou à laisser", animé à l'époque non pas par Arthur mais par Guy Lux. Et quel est donc le mystérieux candidat qu'elle retrouve à sa gauche pendant l'enregistrement de l'émission, rien moins que François Hollande, son futur premier mari. Encore une coïncidence incroyable.

Dès les premières minutes de leur rencontre, rien ne se passe. En réalité, Ségolène commencera à prêter attention à son voisin au moment où celui-ci racontera à Guy Lux la fameuse histoire de la grosse pute syphilitique (cf. Annexe IV). Elle tombe sous le charme et ne quittera plus jamais son « homme ». Pour les deux tourtereaux, ce sont des années de bonheur sans tâches qui commencent. Ils se marient dès la semaine suivante à Bécon-les-Bruyères (92), à la grande désapprobation de Marcello Royal qui avait arrangé le mariage de sa fille aînée avec Léopold Sédar Senghor, et produisent dans la foulée 4 enfants, Pierre-Antoine, Pierre-Daniel, Marie-Gwendoline et Marie-Marie.

La rencontre avec François (l’autre)

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Une grande complicité liait Ségolène Royale à François Miterrand (ici déguisé en Bertrand Delanoë à l'occasion du Bal des Pompiers de l'Élysée en 1989)

Le 10 mai 1981, tout bascule. La France vire à gauche, les habitants du triangle Neuilly-Auteuil-Passy s’apprêtent à passer à l’ouest et les chars soviétiques sont aux portes de la banlieue est de Paris. L’élection de François Mitterrand à la présidence de la République est le signe qu’attendait Ségolène pour savoir sur quel pied danser politiquement. Après s’être essayée au libéralisme, au nationalisme, au communisme, au centrisme et après avoir même tenté de fonder son propre parti - le Parti Royaliste repris plus tard par son voisin vendéen Philippe de Villiers -, elle décide de rejoindre les rangs de la nouvelle majorité fraîchement élue.

Faisant des pieds et des mains et des bouches[Réf. nécessaire], elle parvient finalement à rencontrer François Mitterrand qui après des nuits de négociation entre les murs feutrés de l’Élysée lui promet un portefeuille. Elle veut le Ministère de la Défense, elle aura le Secrétariat d’État à la Famille. Un léger revers qui aura toutefois l’avantage de la marquer profondément et d’alimenter encore davantage son ambition politique. Parallèlement, François Hollande gravit un à un les échelons de l’appareil du P.S. Que ce soit par leurs adversaires politiques, mais aussi et surtout par les cadors du Parti à la rose, le couple infernal est désormais surnommé « le couple infernal ».

Maire de Tulle, patron du P.S., député de Corrèze au nez et à la toison pubienne de Jacques Chirac pour l'un, Ministre, député des Deux-Sèvres, présidente du Conseil Régional de Poitou-Charentes pour l'autre, Hollande et Royal trustent les postes de prestige au sein de la République et commencent à se faire pas mal d'ennemis.

Changement de cap

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Poitou-Charentes (détail)

Le 8 mai 1995, tout bascule. La France vire à droite. Les habitants du triangle La Courneuve-Saint-Denis-Garges-lès-Gonesse s’apprêtent à partir en Corée du Nord et les sous-marins américains sont aux portes de la banlieue ouest de Paris. Ségolène reprend son prénom officiel de Marie-Ségolène et tente une approche désespérée auprès de Jacques Chirac pour conserver son poste de Ministre de l’Éducation Nationale. Elle voit sa route barrée par Bernadette qui en a vu d’autres et a bien compris son manège. Cette fois c’est inéluctable, Ségolène Royal sera dans l’OPPOSITION !

Une situation inédite pour la première dame de Poitou-Charentes. Mais qu’à cela ne tienne. Puisqu’elle ne parvient pas à intégrer le gouvernement, y compris pendant les différentes périodes de cohabitation du fait de la haine féroce que lui porte Lionel Jospin, elle n’aura plus qu’un seul but : devenir elle-même Présidente de la République. Mais n’anticipons pas.

La campagne de 2002

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"Peuh, c'est facile de gagner quand on a plus de voix", Ségolène Royal

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, elle laisse passer sans faire de vagues l’élection de 2002 qui voit Jacques Chirac se faire réélire par un véritable plébiscite (82,5% des voix), le peuple le gratifiant d’un tel score pour le remercier de tout ce qu’il a fait pour le pays notamment sur les plans économiques (la création de l’Euro), internationaux ("you want me to go back to my plane ?"), écologiques (Club Med Plutonium Radioactif de Mururoa) et sportifs (ET 1, ET 2, ET 3 - ZÉ-RO !) entre autres.

Mais dès 2003, elle infiltre le Parti Socialiste pour devenir LA candidate à l’élection présidentielle de 2007. Et elle y parvient sans trop de mal en écartant notamment son mari grâce à une tactique simple : des patates au beurre à tous les repas qui lui font prendre 35 kg et le rendent inéligible aux yeux des Français. Hélas trois fois hélas, elle pense qu’elle devra alors se mesurer à un Jacques Chirac certes toujours bel homme mais un peu vieillissant ou au pire à un de ses plus proches collaborateurs présidentiables comme Philippe Douste-Blazy, Jean-Louis Debré ou pourquoi pas le fringant Valéry Giscard d’Estaing qui croit d’ailleurs toujours être président, prenant la France pour une province auvergnate. Mais non. Son adversaire sera bien plus redoutable puisqu’il se nomme tout simplement… suspens insoutenable... Nicolas Sarkozy !

Malgré une campagne irréprochable, elle ne parvient pas à dominer Sarkozy qui profite de façon éhontée du bilan de son prédécesseur et raille son adversaire en jupons en arguant, je cite « qu’une femme est tout juste bonne à faire la vaisselle, torcher les mômes, éventuellement défiler sur des podiums et faire des disques mais quant à diriger la France il faut quelqu’un à la hauteur, donc un homme ». Il est malheureusement écouté par une légère majorité des Français et Ségolène perd d’un cheveu le suffrage. Sa tristesse et ses larmes feront un contraste saisissant au milieu des rires et lazzis des éléphants du Parti Socialiste qui s’imaginent enfin être débarrassés de cette encombrante gorgone. Mais ne serait-ce pas que partie remise ?




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