Désinformation:Rebondissement : La petite Fiona aurait été tuée par le bijoutier de Nice

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Rebondissement : La petite Fiona aurait été tuée par le bijoutier de Nice

De notre envoyé spécial  χλςmith ΤrismégistΞ Pendu or.png - ‎le 11 octobre 2013

Perpignan, France — Rebondissement dans l’affaire de la petite Fiona : les expertises balistiques révèlent que c’est un plomb perdu, tiré par le de moins en moins irréprochable bijoutier niçois, qui serait venu se loger dans la nuque de la fillette disparue.

Tout le monde en rit aujourd’hui, mais ce drame aurait pu être celui de deux parents, aimants et dévoués, accusés de la pire chose au monde : le meurtre de leur enfant. Heureusement, l’enquête rendue publique tôt dans la matinée lève tout doute sur la culpabilité du père et de la mère de la petite malchanceuse.

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Tu peux reposer tranquille, petite, tes parents sont de braves gens qui ne t’ont pas assassinée.

Cela fait une fille disparue en moins, mais une balle perdue en plus : une relation laurent balle / fille qu'a tenté de nous expliquer sans problème le représentant de la police scientifique, le professeur Professeur (eh oui, ça arrive), dans une conférence de presse : « l’enfant a été comme qui dirait shoot…ahem, je vois que les parents sont dans la pièce…disons plutôt que : si la tête de la fillette avait été une pastèque, eh ben la pastèque elle aurait explosé et foutu des morceaux un peu partout, quoi. Ah, j’en ai encore sur mes pompes… » Notre rédaction, par délicatesse, se refuse à donner davantage de détails ; sachez seulement que le corps d’un enfant peut contenir jusqu’à 3 litres de sang.


Rappel des faits

Un pauvre (mais néanmoins honnête) orfèvre de la Côte-d’Azur est braqué par deux malfrats qui tentent de fuir en scooter. Mal leur en prend, car après leur avoir fait les seize sommations légales et leur avoir envoyé un fax comportant la date et le numéro de l’affaire déposée au greffe de la gendarmerie locale, le brave homme dégaine une carabine à plomb et abat l’un de ses agresseurs. Il n’a, malheureusement, que le temps de blesser le second à l’œil.

Six plombs ont donc été tirés : un dans la tête et trois dans le cœur du premier, dans un formidable tir groupé ; et deux en direction du second, qu’un des deux a esquivé pour suivre la trajectoire esquissée par le rapport balistique (cf. infra). Une performance, sur cible mouvante, le tout en devant recharger à chaque tir.


Un rapport qui ne laisse que peu de place au doute

Prudemment, le plomb égaré se serait acheminé vers Clermont-Ferrand, en respectant les limitations de vitesse pour plus de discrétion. Il serait venu, en bout de course, s’échouer dans la nuque de Fiona qui se promenait de manière irresponsable à proximité du lac d’Aydat, où pourtant régulièrement des balles perdues sont retrouvées dans le corps de personnes pieds et poings liées.

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Le contournement par le périphérique sud de Lyon aura pris au projectile deux heures : deux heures fatidiques pendant lesquelles Fiona aura eu tout le temps de se diriger, lentement, vers son destin inéluctable (mais néanmoins tragique).


Le rapport mentionne deux faits générateurs de l'incident : la mauvaise vue du bijoutier niçois d'une part ; et la formidable analyse de la trajectoire improbable mais pas impossible pour un plomb de carabine, dans des exo-conditions tachy-péageo-cinétiques particulières :


«1.1 - Circonstances évolutives de type TPC de facteur Z+

Une double implication de la mauvaise vue du bijoutier et de la formidable analyse que notre service a faite permet de conclure à l'implication du bijoutier de Nice, allez.

L'hypothèse est la suivante (après enquête etc.) :

□ - tir à bout portant
□ - tir de précision par tireur d'élite posté à plus de 300m
☑ - tir à la trajectoire improbable mais pas impossible
□ - autre»


Une analyse qui n’a été permise que par les développements récents qu'a connus la police scientifique, impulsés par les trois premières saisons des Experts.


Les développements récents qu'a connus la police scientifique, impulsés par les trois premières saisons des Experts

Les conclusions sur notre affaires expédiées en introduction, la suite de ce rapport de 613 pages détaille le modus operandi employé pour confondre le bijoutier (honnête mais néanmoins pas disparu).

À l'honneur, les travaux de l'officier de police judiciaire Peter McCalloway, profiler pour le FBI détaché auprès du commissariat de police de Perpignan : selon lui, ses conclusions sont sans appel : et les meilleures qui soient. Après avoir éliminé une à une chaque hypothèse, il lui est apparu évident que la petite n'avait pu mourir que sous l'assaut armé d'un homme d'une cinquantaine d'année, niçois, en état de légitime défense, sans quoi la balle aurait « certainement été tirée dans le front » selon le beau-père de la jeune fille.


Ainsi, il apparaît évident que pour des affaires présentant ce niveau de complexité, il devient urgent de réfléchir à une généralisation des Peter McCaloway. Car dans les petites villes de province où les budgets ne permettent pas le recours à un expert, il ne fait aucun doute qu'erreurs judiciaires et affaires non élucidées continueront de véroler notre police traditionnelle.


Quant à l’enquête, pour le moment, elle piétine : sans le corps de Fiona pour s’en assurer, tout cela ne reste qu’une hypothèse hautement vraisemblable.

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