Désinformation:Pays à Vendre

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Pays à Vendre

De notre envoyé spécial  Anna Arlington - ‎le 18 septembre 2011

LondresAngleterre — La Grèce ouvre peut-être une voie dans le rétablissement des finances européennes. Le gouvernemet britannique se penche sur la question.

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Les lèvres du Prime Minister restèrent entr'ouvertes quelques secondes. Puis il reposa sa tasse de thé et regarda attentivement le Très Honorable William Hague, actuel Secrétaire d'État des Affaires étrangères et du Commonwealth. La nouvelle que venait de lui annoncer ce dernier avait de quoi surprendre.

Il était 5 heures de l'après-midi passées de trente-deux minutes au 10 Downing Street. Les deux hommes prenaient le thé, une sorte de réunion informelle autour d'un shepherd's pie[1], plat qu'apréciait particulièrement le Très Honorable David Cameron. William Hague arborait un sourire amusé qui en disait long sur son état d'esprit.


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Ainsi après l'annonce la semaine dernière par le ministre de l'Economie allemand, Philipp Rösler qui avait déclaré qu'une mise en faillite bien ordonnée de la Grèce n'était plus un sujet tabou, Bruxelles était passé aux actes. Très officieusement la vente de la Grèce avait commencée, les services diplomatiques des États-Unis et de la Chine en avaient été informés en primeur. La démarche était on ne pouvait plus inhabituelle et inconvenante.

David Cameron sentit ses poils se hérisser, une démangeaison soudaine apparut autour de ses fixe-chaussettes. Il se gratta machinalement les mollets, une idée jaillit alors dans son esprit en alerte.


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David Cameron : Vous êtes sûr de vos informations, William ?
William Hague : Ho ! Le SIS est tout à fait formel. Pas très dur d'espionner Bruxelles en ce moment... Les services de sécurité belges sont à la ramasse.
David Cameron : Bien. Très bien. Mettons l'Irlande en vente !
William Hague : Nous ne possèdons, hélas, qu'une petite partie de l'île.
David Cameron : C'est ce que ces paysans d'irlandais croient. En fait nous détenons toute l'île depuis Henri II.
William Hague : Non ! C'est pas possible ! Est-il vrai cela ?
David Cameron : Depuis Henri II ! C'est la Reine qui garde les titres de propriétés. Et ils sont authentiques !
William Hague : Ha ! Ça ! Mon tailleur est riche et le jardin de l'oncle de mon frère est plus grand que la bow-window de la nièce ma soeur.
David Cameron : Et avec les bénéfices achetons le Portugal. C'est un coin tranquille pour les vacances. Les plages sont agréables et les portugais sont des gens bien plus calmes que les irlandais.

Le très honorable David Cameron reprit une part de shepherd's pie et s'apprêtait à la déguster quand il s'aperçut que le téléphone était décroché. Il se souvint alors qu'il était en conversation avec une correspondante d'un journal français, un nom bizarre à la consonnance anglaise, dont il ne se souvenait plus du titre. Il prit l'écouteur et raccrocha.


Certes la Reine veillissait, mais tout de même, Charles s'expliquait mal quelle mouche avait piqué son aïeule. Sa Majesté avait décidé que le "Day's Information", un petit journal français, ferait désormais partie des journaux officiels de la cour. Un journal français !


Notes


  1. Sorte de hachis parmentier.


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