Désinformation:Le Djihadisme : un marché prometteur et bénéfique pour tous !

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Le Djihadisme : un marché prometteur et bénéfique pour tous !

De notre envoyé spécial  Uluter (discussion) - ‎le 24 janvier 2015

ParisFrance — Alors que l'actualité française n'en finit plus de faire les gros titres sur les récents attentats qui ont eu lieu en région parisienne, la toute première PME djihadiste sur le territoire français vient d'ouvrir ses portes.

Lui, c'est Jean-Charles Mohamed, jeune homme dynamique tout juste trentenaire, et il fait partie de ces quelques centaines de jeunes Français qui se lancent chaque jour dans la création de leur propre entreprise. A ceci près que lui a décidé d'être un pionnier dans le secteur du djihadisme, bien trop peu développé en France selon lui.

« Au début, mon banquier m'a ri au nez », confie-t-il alors qu'il agite avec fierté le trousseau de clés de ses bureaux qui sont maintenant le fief de "Djihad Express".

La demande d'un prêt à la banque est un exercice difficile, la plupart des jeunes créateurs d'entreprise doivent passer par cette étape pour financer leur projet, et Jean-Charles n'y a pas échappé, essuyant de nombreux refus :

« Pas assez crédible, trop risqué pour les retombées judiciaires, concurrence internationale trop rude... Malgré ma motivation et mes présentations Powerpoint très bien huilées, je me heurtais toujours aux mêmes arguments. C'est alors que les frères Kouachi m'ont donné le déclic : je devais changer d'approche. »

En effet, avant l'attentat contre Charlie Hebdo, le journal satirique était en pleine déroute financière et était même sur le point de fermer ses portes. Le formidable impact médiatique ainsi que le fameux slogan "Je suis Charlie" qui ont suivi ont alors fait plus que redresser l'entreprise : les millions de ventes du "numéro des survivants" à travers le monde leur ont permis d'atteindre une place de leader sur le marché en l'espace de quelques semaines, ce qui n'aurait eu aucune chance d'arriver sans l'intervention salvatrice des frères Kouachi. Quant à l'épicerie casher, elle n'en finit plus de recevoir des clients de tous horizons, comprenant même des touristes venus du Japon, faisant grimper en flèche leur chiffre d'affaires ! Même l'entreprise d'imprimerie située en Seine-et-Marne, qui a vu les frères Kouachi se faire abattre par la police, ne compte désormais plus les commandes et les nouveaux clients.

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En rouge le chiffre d'affaires de Charlie Hebdo après l'attentat, en bleu l'estimation en cas d'absence d'attentat

« Je me suis dit : Jean-Charles, voilà comment ça doit marcher ! Cette source d'inspiration m'a aussitôt permis de convaincre mon banquier de me lancer sur ce qui était encore considéré comme un marché de niche jusqu'à maintenant. »

Le slogan de Djihad Express ? Allahou akbar, et ça repart !

De la détermination et de la bonne ambiance, voilà ce qui transparaît quand on parcourt les locaux de cette jeune entreprise. La standardiste gratifie même son patron d'un « Salut Jean-Charlie ! » en guise de bonjour.

Leur accroche pour appâter les clients est simple : commettre un attentat dans leurs locaux et, au prix de quelques sacrifices matériels et humains, leur donner un coup de boost publicitaire phénoménal. Pour mieux illustrer son plan, Jean-Charles nous accorde une petite démonstration dans sa salle de réunion flambant neuve, qui doit aujourd'hui recevoir un patron d'une entreprise locale spécialisée dans le télé-marketing.

« J'installe confortalement mon client et je lui diffuse des images via un rétro-projecteur. J'use de plusieurs lots d'images pour les convaincre, mais mon préféré est celui montrant les photos de SDF. On y voit d'abord celle d'un SDF vieux et fortement alcoolisé, disposant d'un simple carton demandant quelques pièces. Son bocal est désespérément vide. Le client comprend l'analogie avec sa propre boîte, bien souvent en difficulté, qui elle aussi propose des contrats sans grande conviction. Ensuite vient la photo d'une famille de Roumains, avec au premier plan un petit garçon aveugle sans bras ni jambes, ainsi qu'un nourrisson clairement en état d'hypothermie au vu de la forte neige qui tombe sur sa mine pathétique. Une seule chose saute aux yeux : leur bocal est rempli de billets! »
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Tout réside dans l'impact émotionnel

Selon M. Mohamed, le déclic part de là et le client est alors prêt à discuter du contrat, pouvant décider lui-même de la date et l'heure de l'attentat, les armes utilisées ainsi que les personnes à tuer car le nombre de morts a une forte influence sur l'impact médiatique. Des options supplémentaires proposent notamment de poster des individus filmant avec leur smartphone l'évènement, permettant de diffuser des images sensationnelles et des plus authentiques aux chaînes d'information en continu.

Il est ensuite temps de proposer le tarif qui peut souvent paraître important, mais qui est aussitôt compensé par les futures et inévitables retombées médiatiques amenant avec elles clients, commandes et slogans divers et variés sur les réseaux sociaux. Une équipe se charge même de la distribution de cartons "Je suis ...", à compléter bien entendu par le nom de l'entreprise visée.
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Version vierge

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Exemple de version proposée à un client précédent

« Tout le monde est gagnant ! » se félicite le jeune patron.

Mais qu'en est-il de la question morale sur les sacrifices matériels et humains pour le client ? Nous avons posé la question à Monsieur D. qui désire rester dans l'anonymat suite à son entrevue avec Jean-Charles Mohamed :

« Nous sommes une entreprise comprenant un certain nombre de travailleurs handicapés. Ces employés coûtent cher car ils nécessitent un aménagement des locaux et de leur poste de travail, des arrêts de travail à répétition, sans oublier les places de parking réservées et les fauteuils roulants qui monopolisent l'ascenseur : tout cela n'aide vraiment pas à la bonne cohésion de nos équipes. Un bon carnage permettra à nos employés survivants d'être soudés comme jamais, et nous bénéficierons d'un élan de solidarité magnifique car, en effet, qui ne s'apitoie pas devant un handicapé criblé de balles ? »

A-t-il déjà choisi ses cibles ? Il nous donne sa réponse avec un sympathique sourire en coin :

« La comptable qui nous emmerde avec ses béquilles, l'informaticien diabétique qui monopolise les chiottes pour faire ses piqûres d'insuline, et aussi le stagiaire cul-de-jatte qui est récemment devenu papa et qui nous saoûle tous les jours à nous foutre les photos de son chiard sous le nez. »

Encore un client qui repart conquis de sa venue chez Djihad Express, une petite entreprise qui monte et qui fera sans doute beaucoup parler d'elle au vu du nombre impressionnant de clients se pressant à sa porte.


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