Désinformation:Le Discours de la Servitude Volontaire : un manga qui troue le cul !

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Le Discours de la Servitude Volontaire : un manga qui troue le cul !

De notre envoyé spécial  χλςmith ΤrismégistΞ Pendu or.png - ‎le 24 octobre 2011

GrenobleFrance — Les livres sont ringards ? Lire c'est chiant et ceux qui lisent ont une vie de merde que personne n'envie ? Qu'à cela ne tienne la culture vient mettre un pain aux intellos, et à la rencontre des autres.

Quand on n'aime pas les livres, on lit de petits livres. Quand les petits livres ne suffisent plus, qu'on manque d'images explicites pour bien comprendre où Gérard de Villiers veut en venir quand il confronte Malko Linge et le back office de la princesse Alexandra Vogel, il est temps de passer à la bande dessinée. Cette dernière a depuis longtemps acquis ses lettres de noblesse et c'est aujourd'hui le média le plus répandu au cabinet et chez le docteur, deux endroits où tout le monde conviendra qu'il y passe un certain temps.

C'est en partant de cet espiègle constat que Kévin Montebourg et Natacha de la Hussette ont mis en place le mouvement Réfléchir, c'est ouf dans ta tête.

Après le succès de leur opus Étudier, se prostituer et se loger à Paris, les deux étudiants en techniques marketings et commerciales de l'achat compulsif par chèque lancent la dernière née de leurs bonnes actions : le Discours de la Servitude Volontaire version shōnen.

Présenté au salon de la bande dessinée d'Angoulême en février prochain, le DSVBD – comme l'appellent déjà les rumeurs qui font le 100m en moins de 10 secondes – pourrait être l'attraction du moment à ce moment. C'est du moins la certitude de celle que l'on surnomme l'autrice, alias Natacha :

« Ne voyons pas dans le DSV 2.0 nickel-chrome edition, comme nous aimons à le voir écrit un peu partout, une tentative pseudo-intellectuelle de réhabilitation d'un texte court et percutant auprès des illettrés d'aujourd'hui. Non. Non...avec Kévin, on s'est dit que les gens méritaient mieux que des films d'action pourris avec Jackie Chan. Du coup, après avoir élargi mes horizons dans sa décapotable sur la colline, il a imaginé tout le potentiel d'un manga d'aventure calqué sur le Discours de la servitude machinchose. Tout le chemin du retour on a joué au roi du silence d'après et j'ai alors su qu'il réfléchissait encore à ce moyen de faire du bien et des sous. Une fois arrivé devant chez moi, il m'a dévoilé son grand projet et m'a expliqué combien il allait falloir travailler dur...qu'il nous faudrait reprendre des relations professionnelles stricto sensu de manière à ne pas se disperser durant cette lourde tache. Je lui ai fait promettre de me remettre un coup de temps en temps, et il a accepté mais à contre cœur je vous assure. »

Si la conférence de presse donnée par les deux nominés au prix Goncourt a pu se perdre ça et là dans quelques digressions, le message a été clair : Natacha est une grosse conne. C'est également l'avis de sa maison d'édition qui, forte de cet atout très relatif, a avancé au plus tôt la sortie du futur best seller. De façon à « précipiter la culture dans les grandes surfaces », selon les propres termes du communiqué qui nous est parvenu hier par texto.

« Natacha est une bonne salope, mais cela ne nous détournera pas de nos objectifs », a souligné le co-auteur. Il a également livré quelques unes des ficelles utilisées par cette dernière pour rendre sa production populaire auprès du jeune public. C'est ainsi qu'ont été rapportées les collaborations exclusives de Kentaro Miura, auteur du célèbre manga Berserk, et de Bernard-Henri Lévy, vulgarisateur en philosophie classique. Au cours de l'épopée, qui devrait compter 69 tomes pour rendre hommage à Natacha, le héros rencontrera le Super Guerrier Habitt-Üde et toutes les forces du mal. Il devra pour survivre fighter la soumission et s'affranchir du tyran Robert, par la prise des trente couteaux sanguinaires de la désobéissance civile. Montebourg a précisé qu'un des nombreux plus apportés par les phylactères à l'essai d'origine était cette possibilité offerte aux personnages de s'envoyer niquer leur mère à foison, ce qui n'était pas possible avec les moyens de l'époque (1549, ndlr).

Et pour les lecteurs (mouhahaha) qui ne s'en pourlécheraient pas encore les badigoinces, une planche de l'œuvre a été offerte en avant-première à notre rédaction, dont vous pouvez admirer ci-dessous la reproduction (cliquez dessus si vous ne parvenez pas à lire ou si vous aimez cliquer).

DSVBD.jpg

Un machiniste a accroché un fil au bras de Jean d'Ormesson afin qu'il puisse le soulever pour saluer l'initiative des deux jeunes idéalistes. Il espère qu'il n'y aura pas trop de fautes d'orthographe. Sébastien Folin espère quant à lui qu'il fera beau temps.

La presse, de son coté, est en haleine. Car il se pourrait bien que le nouveau format utilisé pour adapter ce classique de la littérature reçoive l'approbation de la couche la moins réceptive de la population : les jeunes crétins. Frédéric Mitterrand s'est d'ores-et-déjà saisi de l'affaire. La culture suit son cours.


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