Désinformation:L'enfant sauvage de Beuzeville

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L'enfant sauvage de Beuzeville

De notre envoyé spécial  Haïdi Lomkipenzeu - ‎le 19 janvier 2010

Beuzeville, Haute-Normandie, France — Cela faisait plus de 200 ans que nous n'avions plus eu en France, de cas d’enfant sauvage élevé par des animaux. La découverte récente du petit Dylan, surnommé « l’enfant sauvage de Beuzeville », provoque des interrogations au niveau gouvernemental sur la baisse de la qualité de vie en France et le manque d’efficacité de nos services sociaux.

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Le brigadier Dumesnil, encore sous le choc de sa rencontre avec Dylan.

C’est hier en fin de matinée, lors d’une vérification de routine suite à une plainte pour tapage, que deux brigadiers de la gendarmerie de Beuzeville découvrirent Dylan, 5 ans, livré à lui même dans un appartement de lotissement, situé au sud de la commune.

L’appartement avait été mis sens dessus dessous et c’est avec d’énormes difficultés que les gendarmes ont réussi à capturer l’enfant pour le confier aux services sociaux de la ville. « Le prévenu … je veux dire l’enfant, m’a agressé physiquement dès qu’il nous a vu », nous a confié avec des trémolos dans la voix, le Brigadier Dumesnil. « Il m’a sauté au visage en hurlant et m’a mordu l’oreille jusqu’au sang. Sans l’intervention de mon collègue, aujourd’hui, c’est avec une oreille en moins que je répondrais à vos question ». Par pudeur, nous tairons que visiblement traumatisé par sa confrontation avec le petit Dylan, le Brigadier Dumesnil s’effondra en sanglots, qualifiant le petit garçon de« monstre inhumain » et précisant que malgré les « nombreux coups de matraque  » dont il fut l’objet, le petit Dylan se relevait inlassablement, mordant et griffant des gendarmes désemparés par tant « méchanceté ».

Pour sa part, Stéphane Cordier, psychologue de la DDASS de Beuzeville, se dit « perplexe » sur le cas Dylan. Malgré le fait que le petit garçon s’exprime uniquement par onomatopées et semble avoir des problèmes d’interactions sociales, Stéphane Cordier exclut l’autisme comme origine des troubles comportementaux du petit garçon. « J’ai observé Dylan. Son excellent état de santé et sa bonne hygiène, me font écarter les hypothèses d’abandon et de maltraitance. Dylan s’exprime dans un langage qui lui est propre et s’adapte de manière instinctive aux changements d’environnement et autres stimuli que nous avons testés sur lui ... », nous explique Stéphane Cordier dans un jargon d’expert très compliqué à comprendre.

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Séquence émotion : les premiers mots du petit Dylan

« Si j’osais, je comparerais son cas à ceux de ces enfants sauvages élevés par des animaux. Or le contexte sain dans lequel Dylan semble avoir grandi, ne se prête pas à ce genre d’élucubrations... », conclut Stéphane Cordier dans un jargon d’expert très compliqué à comprendre.

Mis en garde à vue, ce sont les parents de Dylan qui donneront le fin mot de ce mystère. Un père peu présent pour des raisons professionnelles, une mère au foyer un peu dépassée par les évènements et un petit Dylan qui depuis nourrisson est collé 24 heures sur 24, devant les programmes pour la jeunesse des chaînes câblées. « On ne s’est rendu compte de rien  », ont répondu les jeunes parents déroutés. « C’est vrai que mon Dylan n’articule pas très bien, mais il n’a que 5 ans et à vrai dire, je comprends tout ce qu’il dit : Pika, pika, ça veut dire qu’il a faim ; Pikaaa, qu’il a peur ; Pika, pika, pika, qu’il veut aller aux toilettes … et puis, il est tellement sage quand il regarde la télé… », s’est justifiée la jeune mère en pleurs. Elle expliquera aux gendarmes qu’hier matin, ce n’était pas la première fois qu’elle laissait Dylan seul à la maison, car il piquait de terribles crises lorsque qu’on l’empêchait de regarder la télévision. De plus, elle n’avait pas à cœur de priver le cher ange de son dessin animé préféré, les Pokémons, une véritable obsession pour Dylan… Tout aurait pu continuer ainsi dans le meilleur des mondes mais c’était sans compter sur une panne d’électricité, qui a plongé le petit Dylan dans une fureur monstrueuse, dérangeant par son tapage tout le voisinage.

Nous connaissions les enfants élevés par des loups, des ours, des chiens voire des moutons, mais Dylan est le premier cas avéré d’enfant sauvage élevé par des Pokémons.


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