DÉBonsFilms:Très Mauvais Voyage : comment dit-on remake en français

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Synopsis – Comment dit-on remake en français ? Si personne ne le sait, et si ceux qui prétendent qu'on dit reprise ferment leur gueule un peu pour voir, tout le monde comprendra pourquoi en regardant Très Mauvais Voyage.

Hein ? Comment ça faut un synopsis ? Oh, ben, c'est une adaptation française de Very Bad Trip. Française mais de Luc Besson.


Gllaum3.pngGllaum3.pngGllaum3.pngGllaum3.pngGllaum3.png – Note de la rédaction de Bons Films
Gllaum3.pngGllaum3.pngGllaum3.pngGllaum3.pngGllaum3.png – Note des téléspectateurs


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Cette image tirée de la merde originale vaut à elle seule toute la pâle copie.

L'avis Bons Films – Pourquoi parler d'un film qui n'en vaut pas la peine infligée ? Précisément parce que Luc Besson, dont nous adorons tous les films, qui étaient de mieux en mieux il faut bien le crier haut et fort, nous gratifie d'un retour aux sources du film français...mais à travers un cuisant échec d'adaptation ! Si après ce film il ne sort pas un cross-over entre Taxi et le Transporteur qui se déroule dans l'espace, c'est qu'il aura décidé d'en finir avec le cinéma.

Mise en situation : Trois amis parisiens un peu bobos et un de leurs frères attardé (que l'on a déjà tous identifié sur l'affiche) partent à la Jonquèra, à la frontière espagnole, pour fêter le mariage imminent de l'un d'eux avec une provinciale un peu conne. Ceci constitue 95 % du film Il leur arrive toutes sortes d'aventures. Et voilà qui constitue les derniers 5 malheureux % de ce film prévisible tant les gags sont gros comme ma bite.

L'histoire commence par la présentation des personnages, qui vivent leur vie burliqueste (c'est un tout petit peu burlesque) à Paris ou en banlieue. Bernard, par exemple, est un professeur contractuel récemment licencié du film Les Trois Frères 3 qui fume beaucoup d'herbe et a toujours été le trublion de la bande. Jean-Pierre est un maître-nageur, dont la présentation commence sur fond de Jean-Michel Jarre new-age et par un focus de 20 minutes sur son torse nu nageant avec deux orques mâles de 4 tonnes chacun. Marc est un ancien chanteur de musique pourrave, et Éric, on s'en contrebranle.


Leurs traits caractéristiques vont se mêler dans des situations toutes les plus infiniment burliquestes les unes que les autres (certaines étant carrément burlesques) :

  • Bernard, qui a une phobie des orques, prend peur et manque de mourir d'une crise d'asthme avant que Éric, qui est asthmatique aussi, lui prête sa ventoline ;
  • Un moment que Marc improvise une chanson sur la fille qui est derrière lui sur l'affiche, cette dernière s'aperçoit que le maître nageur est beaucoup plus sexy. Elle trompe Marc avec son ami et pour se venger, le chanteur frotte la brosse-à-dents de la demoiselle sur l'herpès génital d’Éric ;
  • Alors que Jean-Pierre et Bernard discutent de ce que Marc Lavoine est un mauvais chanteur, Marc accourt pour les contredire et en arrière-plan l'orque, excité par son pas cadencé, mange Éric.


Il n'était pas idiot de reprendre l'ensemble des éléments du Cœur des Hommes, qui ressemble à un very bad trip entre quinquas gays refoulés qui se découvrent une paire de couilles. Mais rajouter tant de longueurs pour expliquer l'importance de leur amitié, alors que le ressort comique est normalement la direct line de ce film tout public (classé X dans tous les pays orthodoxes) : inutile de dire que Luc Besson a su tirer le pire du moyen-bien.

Le scénario du film original est là pour soutenir un film plus que français, disons le tout net : parisien. Sa prétention le dispute au fait de ne pas être à la hauteur, et les deux gagnent car c'était la seule bonne façon de présenter ce désastre. Des clins d’œil au Grand Bleu, mais également à plusieurs autres des succès de Luc Besson comme Fiction Pulp ou Léon (une scène ou Éric arrose sa plante), finalement le film n'est qu'un prétexte, un prétexte pour de l'argent, pour de l'argent sale, et NON, cher lecteur, nous t'en prions par tous les seins de la raction, ne va pas voir ce film.


Jamais.



Ne va même plus jamais voir un film de Luc Besson (ça, ça reste vrai).


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