DÉBonsFilms:Shymning

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Synopsis – Shy’m, chanteuse, accompagnée de Matt Pokora et de Jean-Marc Généreux, est engagée comme gardienne de l’hôtel Overcool pendant l’hiver, entre deux saisons de Danse avec les Stars, alors que l’énorme bâtiment se retrouve isolé dans la montagne sous des mètres de neige et de swag. Très vite, Jean-Marc Généreux, doté d’une voix à la con et d’un accent québécois, a des visions terrifiantes de la déco de l’hôtel. Shy’m de son côté, obsédée par son nouveau projet de chanson et souffrant de claustrophobie, sombre progressivement dans la folie, en mode #yolo. Hantée par les fantômes de l’hôtel, elle se met en tête de « corriger » les membres de sa famille. Le « Shymning » devient alors la seule chose qui pourra sauver Matt Pokora et Jean-Marc Généreux.


Gllaum3.pngGllaum3.pngGllaum3.pngGllaum3.pngGllaum4.png – Note de la rédaction de Bons Films
Gllaum3.pngGllaum3.pngGllaum3.pngGllaum3.pngGllaum3.png – Note des téléspectateurs


L'avis Bons Films – Stanley Culdebrique nous offre avec ce film dont il est le réalisateur, un chef d’oeuvre majeur du septième art à la plastique superbe et à la bande son époustouflante. Et pourtant on lui a mis qu'une étoile. Ahah.


Un savant mélange d’épouvante et de RnB


Le pari est pour le moins étonnant : tenter de mêler RnB et film d’horreur. Si la plupart des réalisateurs se seraient lamentablement vautrés dans une parodie de trains fantômes de la fête forraine, Stanly Culdebrique s’en sort avec une ondoyance et une joliesse qui frise l’insolence caractéristique des génies qui le sont à des fins, et malheureusement à défaut tant le cinéma contemporain se fend d’une frilosité patentée qui rend ce missile cinématographique si unique, en dépit de sa propension philanthrope quoiqu’un peu chimérique à singer les classiques du genre (références aux Oiseaux, à M le Maudit, aux Power Rangers), et si balistique. Putain je suis vraiment un pur critique de cinéma. Téma la phrase yo.


C'est sympa de mettre des titres en gros comme ça


Le réalisateur nous plonge dans un réel climat d'angoisse avec ses espaces immenses enneigés, son labyrinthe fascinant et les couloirs interminables de cette hôtel Overcool où l'on se sent comme prisonnier, le tout sous les rythmes les plus connus de Jenifer, Keen’V et autres Matt Houston. Shy’m est époustouflante dans sa capacité à incarner cette chute inexorable dans la folie, comme dans cette scène où l’on s’aperçoit qu’elle a rempli des pages entières avec la même phrase. Et puis bordel de dieu qu’est ce qu’elle est bonne. Pfouah. Sacré paquet.


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Ce contraste magnifique et magnifiant, et même magniolias entre ce corps si sublime, et cet esprit RnB qui dérape, plonge le spectateur dans tout un mélange de sentiments, d’émotions, qui donne au film une teinte toute particulière, et qui provoque un nombre incalculable d’érections un peu bizarres. De son côté, Matt Pokora joue une partition classique du chanteur de variétés enfermé dans un hôtel avec quelqu’un qui veut le dézinguer avec une hache, sans toutefois faire montre d’une Swatch. Ahah non ça c’était un jeu de mot. Mdr. Oui donc Matt Pokora ne brille pas particulièrement, si ce n’est cette scène où on le voit reculer en moonwalk face à une Shy’m plus menaçante que jamais avec une hache. Jean-Marc Généreux est sûrement très bon mais perso je coupais le son quand il parlait parce que franchement, l’accent québécois je peux pas. Autant l’accent belge, suisse, circonflexe, ça va, mais le Québec non merci.


A la fin, Shy’m meurt


Le scénario, directement inspiré d’un bouquin de je sais plus qui, de toute façon je lis pas trop, à part mon horoscope et les notices Ikea, entretient un suspens haletant qui ne permet en aucun cas au spectateur d’aller pisser sans mettre pause. D’ailleurs, la scène de fin, dont il n’est évidemment pas question de révéler quoi que ce soit (et surtout pas que Matt Pokora et Jean-Marc Généreux se font courser par Shy’m dans un labyrinthe), fait partie des scènes les plus intenses du cinéma, au même niveau que la scène où Astérix parvient à vaincre l’insoutenable regard d’Iris, dans les douze travaux d’Astérix. J’adore ce film.


Conclusion de la critique (merci de lire le reste cela dit)


En bref, Shym'ning possède tous les atouts qui font qu’un film passe à la postérité : un scénario bien ficelé, du RnB, et un sacré cul bien ferme. Mais honnêtement, maintenant que j’y pense, c’est quand même un cran en dessous des douze travaux d’Astérix. Je veux dire franchement, le repas de Mannekenpix là, où il arrive avec « la montagne de caviar ! » et « le petit toast qui va avec !! » Lol j’adore. Putain allez voir les douze travaux d’Astérix franchement.


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