Craintes de vieilles dames

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Les vieilles dames ont parfois des petites peurs irraisonnées mais que l'on peut toutefois comprendre étant donné leur âge avancé. On a beau les rassurer, rien n'y fait, elles restent persuadées qu'un malheur est si vite arrivé, vous savez, jeune homme. Alors elles vous grondent gentillement mais fermement afin que vous cessiez ces âneries. On ne saurait leur en vouloir, elles sont bien fragiles et si charmantes, un souffle de vent pourrait les emporter.

[modifier] Les couteaux

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Il est une lubie toute particulière, mais que l'on se doit de citer ici, c'est la crainte des coupures. Ho ! Pas pour elles-mêmes... elles s'effrayent devant des actes hautement osés dont elles sont les témoins. Car enfin rien n'est plus dangereux que de lécher son couteau à table lorsque vous avez fini de manger. C'est certainement la gourmandise, jeune homme, qui vous pousse à lécher votre ustensile couvert de sauce, mais songez un peu à l'horrible douleur et au sang répandu si par maladresse vous veniez à vous couper. Tout de même la langue ça saigne beaucoup et vous auriez l'air de quoi si vous veniez à vous entailler la commissure des lèvres. Et puis ça n'est pas poli, voilà.

[modifier] Les portières de voiture

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Les vieilles dames craignent aussi que les portières des automobiles ne se referment sur elles alors qu'elles sont péniblement en train de s'extraire de leur siège. On peut les comprendre, à cet âge là les os sont moins résistants. Alors elles vous rappellent qu'il existe un protocle de bienséance qui veut que l'on vienne leur ouvrir la portière. Vous comprenez jeune homme, c'est une marque de courtoisie que de venir ouvrir la portière aux femmes. Et s'il vous plait vous vous arrangez pour que la voiture soit garée de manière à ce que la dame puisse sortir sur le trottoir. Ha, et aussi, quand nous vous accordons notre confiance et vous faisons l'honneur d'utiliser votre véhicule, vous devez en premier lieu nous ouvrir la portière et la tenir le temps que nous soyons assises. Et surtout, surtout ne l'ouvrez pas de l'intérieur, car ça c'est vraiment se montrer irrespectueux.

[modifier] Les clefs

Elles ont parfois la mémoire qui flanche, on ne saurait leur en vouloir, elles ne savent plus où elles ont posé leurs clefs. Elles tournent en rond chez elles pendant un bon moment, habillées pour sortir, avant de remettre la main sur le trésor. Car bien prudentes comme elles le sont, elles se sont bien sûr enfermées à double tour chez elles. C'est pourquoi elles se soulagent d'un poids lorsque vous êtes là, elles vous confient le trousseau tout entier. Et comme les vieilles dames ont de multiples placards, au moins une cave et un grenier, et aussi des coffres à bijoux et les clefs de la maison de campagne et encore celles de la voisine, on sait jamais jeune homme on peut les perdre à tout moment, d'ailleurs ma voisine me garde mes clefs, elles finissent par avoir des trousseaux de clefs impressionnants, encombrants et lourds. Oui, elles mettent toutes ces clefs sur un même trousseau sinon elles ne savent plus où elles sont rangées. Comment, ça déforme les poches de votre pantalon ? Ce n'est rien ça jeune homme, je vous passerai un coup de fer là dessus, il sera comme neuf votre pantalon.

[modifier] Les parapluies

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Ça se retourne au moindre coup de vent, ça vaut rien du tout.

Les vieilles dames s'accrochent à leur parapluie, elles le serrent fermement et luttent courageusement contre le vent. Elles ont toujours des parapluies énormes avec des manches en fer forgé parce que vous comprenez, jeune homme, tous ces petits parapluies que l'on range dans son sac à main, c'est de la cochonnerie, ça se retourne au moindre coup de vent, ça vaut rien du tout. On ne peut leur en vouloir, à cet âge là les mises en plis tiennent plus difficilement. Leur crainte c'est de s'envoler avec le parapluie, un jour de grand vent, un jour épouvantable où il pleuvrait aussi et où elles ne pourraient faire autrement que de sortir LE parapluie. Elles vous laissent porter LE parapluie car vous avez de la force vous, et s'accrochent à votre bras. C'est un moment qu'elles affectionnent, ce n'est pas tous les jours qu'on les voit accompagnées d'un galant jeune homme, n'est-ce pas, et surtout il faut le maintenir de sorte à nous soyons tous les deux protégés, je ne voudrais que vous soyez trempé. Elles en profitent un peu pour se coller à vous, mais elles sont si charmantes et si attendrissantes, comme leur résister ?


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